je vous explique :
La bombe N, malgré sa faible puissance, reste un engin nucléaire à fission-fusion et présente les effets habituels de ce type d´armes :
* le souffle et l´onde de choc associée
* un important dégagement de chaleur
* l´impulsion électromagnétique
* des retombées radioactives
Effets du flux de neutrons
Les effets de la bombe à neutrons résident dans le fait qu´un neutron rapide (d´une énergie de plus de 1 000 eV), est capable « d´ébranler » le noyau d´un atome. Le noyau positif se mettant à osciller dans un cortège électronique négatif, va produire un effet d´ionisation au niveau de ce cortège, et donc provoquer « l´expulsion » d´un ou plusieurs électrons de leur(s) orbite(s). L´atome devenu ainsi un cation, va déstabiliser la molécule où il se trouvait et provoquer sa rupture. Notons par ailleurs que plus les électrons qui partent étaient contenus dans les couches profondes, plus leur départ provoquera un réarrangement électronique important, et par la même occasion, une émission d´un ou plusieurs photons (ultraviolet, rayons X). Cependant, l´énergie du neutron qui heurte un noyau varie selon la quantité de nucléons (donc varie en fonction du nombre de masse A). En effet plus le nombre de masse sera petit, plus l´énergie cédée par le neutron sera importante.
En revenant à la bombe N, les neutrons pourront donc traverser des blindages ou des murs, composés d´atomes avec un nombre de masse important, sans perdre « trop » d´énergie, et ainsi auront un effet dévastateur au niveau des molécules d´eau, qui rappelons-le, composent à hauteur de 70 % l´organisme humain (le noyau d´hydrogène étant le plus simple des noyaux, avec un seul proton, pour l´isotope le plus répandu).
Utilisation [modifier]
Lutte anti-électronique [modifier]
Les bombes N pourraient être utilisées comme armes anti-missiles stratégiques, en exploitant les propriétés du flux de neutrons pour endommager les composants électroniques des têtes nucléaires ou comme armes tactiques employées contre des blindés, en exploitant les effets délétères du flux de neutrons sur les tissus organiques. L´armée américaine n´a déployé ces engins que pendant une courte période précédant la signature du traité ABM, au sein de ses missiles anti-missiles Sprint, en 1975.
Lutte anti-char [modifier]
Les bombes à neutrons tactiques ont été conçues principalement pour tuer les soldats et personnels ennemis, dans un cadre de lutte anti-chars. Les blindés sont en effet relativement résistants à la chaleur et à l´effet de souffle produits par des armes nucléaires classiques, et des protections spéciales contre les armes NBC permettent de garder les systèmes protégés opérationnels, même dans les zones de retombées radioactives. En émettant de grandes quantités de radiations pénétrant facilement les blindages, la bombe N a une efficacité améliorée contre les cibles blindées, comparativement aux armes nucléaires classiques à fission.
Le flux de neutrons peut créer une importante radioactivité ayant une durée de vie brève dans l´environnement immédiat de l´explosion qui a été soumis à un flux neutronique intense. Les alliages utilisés dans les blindages peuvent développer des taux de radioactivité dangereux pendant 24 à 48 h. Si un char frappé à une distance de 690 m était immédiatement occupé par un nouvel équipage, celui-ci recevrait une dose de radiations létale en 24 h. Un des principaux inconvénients est que seule une partie des troupes irradiées sera mise immédiatement hors de combat. Après de brèves périodes où ils seront atteints de nausées, les sujets ayant subi une exposition entre 5 et 50 Sv vont subir un bref rétablissement pouvant durer quelques jours à quelques semaines (la « Walking Ghost Phase »)[12], au terme duquel la mort surviendra de manière inéluctable. Ces troupes, sachant qu´elles mourraient dans peu de temps, pourraient se mettre à combattre de manière fanatique, sans faire attention à leur vie comme des troupes non exposées.
Lutte anti-personnel [modifier]
Un des problèmes de la lutte anti-personnel liée à l´utilisation de radiations est que pour rendre rapidement la cible inopérante, il faut utiliser des quantités de radiations largement supérieures à la dose létale. Ainsi, une dose de 6 Gy est traditionnellement considérée comme létale, elle tuera au moins 50 % des humains y ayant été exposés, mais les premiers effets mettront plusieurs heures à se faire sentir. Les bombes à neutrons sont conçues pour délivrer des doses de l´ordre de 80Gy, ce qui permet d´avoir un effet neutralisant immédiat, en provoquant un coma, suivi de la mort en quelques heures. Une bombe N d´1kt peut délivrer cette dose à l´équipage d´un char de type T-72 à une distance de 690 m, alors qu´un engin nucléaire classique aura une portée efficace réduite à 360 m. Pour une dose de 6 Gy sur la même cible, les portées respectives seront de 1 100 m et 700 m. Pour administrer la même dose à des soldats non protégés par un blindage, les portées seront respectivement de 1 350 m et 900 m. Le rayon d´action du flux de neutrons est alors supérieur à celle de l´effet de souffle et de l´effet thermique, et ce, même sur des cibles non protégées.
L´effet « propre » de la bombe à neutrons ne tuant que les soldats et laissant les infrastructures intactes, est également sujet à caution, étant donné que pour une bombe de 1 kt, à la portée efficace de 690 m, bien peu de structures civiles pourraient résister à l´effet de souffle. De plus, étant donné la faible portée efficace des radiations, il faudrait littéralement tapisser une zone sous les bombes pour stopper une attaque ennemie.
et puis c´ets bientot noyel 