Je marchai déjà depuis un bon moment. Paulette me rattrapait petit à petit, et, ce qui était étrange, c’est que plus je pressais le pas, plus elle allait vite.
Goulou : Au fait Paulette, tu vas au Pôle en été ? Hu hu hu !
Paulette : Taggle sale payday
.
Après ce jeu de mot tout à fait extraordinaire et tout à fait extraordinairement drôle je jetai à un regard vers le point noir. Celui-ci voltigeai de gauche à droite, de haut en bas, de diagonale en… diagonale, perpendiculairement et parallèlement. Bref, il voltigeai quoi… Parfois il disparaissait pendant un moment mais il réapparassait toujours en plein mileu du chemin. Je me demandai si le point noir devait bouffer pour vivre…
Goulou : Je me demande si le point noir doit bouffer pour vivre…
Paulette : Taggle sale enculay
.
Goulou : Eh j’hallucine, l’autre elle se permet de me tromper avec d’autres forumeurs et elle continue à l’ouvrir.
Paulette : Trompay lay gens cay le bien
.
Goulou : Et tu sais quoi ?
!
Paulette se tut complètement. Eus-je omis de préciser que j’avais, il y a quelques heures, rencontré les autres forumeurs avec qui Paulette me trompait et les avait… Hum… fui ? Mais je me jurai de défoncer leur gueule la prochaine fois que je les verrais.
Goulou : Je me promets de défoncer leur gueule la prochaine fois que je les verrais.
Paulette : Nan mais ta…
Goulou :
!
Paulette : …
Je marchai encore un moment dans la douce campagne. Le vent me caressait les cheveux, les papillons volaient, le soleil me réchauffait, les bonnes odeurs m’assaillaient, une pierre m’atterrit dans la gueule… Ah… Gné ?
Goulou : OUCH !
La pierre glissa lentement de mon visage et tomba sur le chemin. Evidemment, Paulette en profita et me submergea tout d’un coup.
Paulette : PWNED
.
Je tombai donc, inconscient, une bosse saillant sur mon front précédemment percuté. Pendant un temps indéfinis, ce fut le noir total. Puis un bruit strident me réveilla. Ca ressemblait à une fanfare.
??? : Eh couillou, ca serait bieng que tu arrêteuh avec ta trompetteuh hé ! Tu vas réveiller le giber, cong !
??? : Nan mais je joue si je veux, hein, tsé, c’est pas toi qui vas me commander, tsé.
??? : Tu me parleuh pas sur ce tong, petit insolent, cong !
??? : Nan mais s’pas ma faute si t’es un vieux qui comprends rien à rien, tsé.
??? : Boudiou, boudiou. Arrête, mes vieux os ne vont pas tenir.
J’ouvris petit à petit les yeux en m’accoutumant à la luminosité de la pièce. Je me trouvais dans une petite cabane en bois. Un feu brulait tout prêt. Mmh… trop prêt même. Oulà ! Bien trop prêt ! Je me rendis compte que je me trouvais dans une marmite en forme de champignon. Le feu brûlait au dessous de moi.
Goulou : SACRE NOM DE ZEUS !
??? : Eh beng, tu l’as réveillé, tu vois !? Heing ?! Tu vois ce que tu as fait, cong ?
??? : Oh, mais ça va tsé !
S’ensuivit une série d’évenement que l’auteur dû trouver hilarant. En effet pour sortir de cette immense marmite je fut contraint de mettre mes mains sur le rebord. Lequel était bouillant. J’empêchai un cri de sortir et sautillai – ou plutôt pataugeai – dans le chaudron… qui se renversa à cause de toutes mon agitation et éteingnit le feu. Celui-ci était la seule source de lumière et je me retrouvai dans le noir. Puis, comme si cela ne suffisait pas, en essayant de fuir, je trébuchai sur le rebord de la cheminée et m’étalai une énième fois de tout mon long sur le parterre humide. J’entendis aussitôt un cri signifiant que j’avais écrasé quelque chose. Une sorte de SPLOTCH précédé d’un couinement.
??? : KIKI !!!
??? : Qui a éteint la lumière ?
??? : Mon kiki ! J’ai entendu un droleuh de bruit ! Je crois qu’il leuh lui est arrivé quelqueuh chose !
??? : On s’en fout, qui a éteint la lumière ?!
??? : Vite ! Il faut retrouver mon kiki avant qu’il neuh soit trop tareuh !
??? : BORDEL, QUI A ETEINT LA LUMIERE !?
??? : KIKIIIIIIIIIIIII !!!! Kiki, viens icieuh ! Je t’en prieuh !
??? : Mais tu vas te taire, toi ?! JE VEUX SAVOIR COMMENT CETTE PUTAIN DE LUMIERE S’EST ETEINTE !
??? : Aïeuh ! Tu m’as touché l’épaule !
??? : Premièrement, j’ai pas fait exprès. Deuxièmement : bien fais pour ta gueule, le vieux.
??? : Ouh putaing ! Je suis déjà assez enervé commeuh ça, tu vas pas me foutre en rogne non plus, heing !
??? : Mais tu m’as frappé, vieux con !
??? : AHHHHH ! MES YEUX !!!!
??? : C’est pas là que je voulais viser, mais c’est pas grave…
???: Ouh putain mes *bip* !!
Voilà qu’ils entamaient une baston. Moi évidemment je ne pouvais que entendre, et ce que j’entendais ben c’était pas le doux clapotis d’un ruisseau à la montagne quoi. Je m’appuyai d’une main sur le rebord de la cheminée et je sentis quelque chose. Ca resemblait à… une boite d’allumette ! Quel hasard extraordinaire ! Pour une fois que j’étais doté de chance ! J’ouvris la boite et y plongeai les doigts. Aussitôt je fis une grimace. Quel con je faisais aussi… Espérer avoir un tant soit peu de chance… Ce truc c’était du mastic ! !
Après m’être essuyé sur mon T-shirt j’entrepris de rechercher la boite d’allumette.
J’étais loin de me douter que… Mon lavabo débordait, à cause du fait que mon robinet fuyait…
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Voilà
. Ca peut paraitre un peu court, mais demain une longue journée m'attends, alors je préfère m'arrêter là .