Bon je poste tout de suite le chapitre 1 pour que vous puissiez vous faire une meilleure idée de cette fic.
Chapitre 1
Le petit garçon ouvrit tout d’abord un de ses tiroirs et en sortit une vieille paire de gants de Mickey qu’il avait un jour acheté à Disney Land. Elles seraient ses nouvelles mains magiques et lui permettraient de créer chaque monde et son histoire.
Il se para donc de ses Créa-mains et saisit un petit personnage à la casquette rouge qui portait une salopette bleue. Il s’agissait là de Mario…
Tel un chef d’orchestre, il agita ses mains et immédiatement le décor se planta, d’abord flou, puis de plus en plus net. C’était un monde haut en couleur, plutôt du genre pacifique, et les graphismes étaient simples mais pas dénués cependant d’un certain charme. Le garçon créa un grand château somptueux, entouré de jardins magnifiques et d’une cascade à la beauté sans pareille. A l’intérieur, il y réunit ses héros, et donna là une pièce de théâtre…
Mario : Princesse, votre beauté est tellement sublime que je ne me remets pas de vos charmes si attirants.
Peach : Oh, Mario, cessez donc toutes ces flatteries, vous allez me mettre mal à l’aise.
Mario : Oh, Princesse, pardonnez-moi de vous demander d’accepter mes excuses, si j’ai pu vous gêner de quelque manière que ce soit.
Peach : Sachez, plombier moustachu, que vous êtes tout excusé. Veuillez qui plus est accepter ce baiser que je vous offre en gage de remerciement pour vos belles paroles qui me vont droit au cœur.
Mario : Pardon, Princesse ? Je ne puis ; en effet, mon très cher frère Luigi, qui en ce moment même repasse mes caleçons, m’en voudrait toute sa vie si j’osais ne serait-ce que vous effleurer.
Peach : Ah ! Quel triste dénouement que celui-ci, mon bien-aimé Mario. Mais il me vient à l’esprit une chose bien singulière : votre vocabulaire n’est plus le même lorsque vous parlez de votre frère.
Mario : C’est que, Princesse, et malgré tout le respect que je vous dois, Luigi n’est qu’un bon à rien. Il était légitime qu’il s’occupe à des tâches autrement plus utiles que glander avec Daisy…
Le petit garçon, qui commençait déjà à s’ennuyer de cette scène, fit intervenir une énorme tortue qui n’était autre que Bowser. Après tout, il faisait ce qu’il lui plaisait.
- Moi Bowser, dit-il. Moi maître du monde. Moi casser château toi, ajouta-t-il en s’adressant à la princesse.
- Mario, mais faites donc quelque chose !
N’écoutant que son courage, Mario se précipita sur Bowser et lui sauta sur le dos. Le petit garçon choisit ce moment précis pour faire apparaître sur le dos de Bowser quantité de pics tranchants. Faisant fi de la douleur dans ses pieds transpercés, Mario lança alors une boule de feu sur Bowser qui s’étala lourdement sur le marbre au sol.
- Moi déjà perdant, se plaignit Bowser. Mais fils à moi rejoindre Bowser et ensemble réduire toi miettes !
Mario emmena alors sa dulcinée sur son fidèle coursier Yoshi, et tous trois s’enfuirent loin, très loin, tellement loin que je ne peux plus les suivre.
Le petit garçon, content de sa première création, se saisit en riant de Pikachu et des autres Pokémons pour les envoyer dans un nouveau monde, plus sophistiqué cette fois que le précédent.
- Pika pika !
- Rondoudou !
- Pichu !
En fait, le petit garçon trouva ça nul. Il jeta Pikachu et ses amis par la fenêtre et ceux-ci disparurent dans l’amoncellement de neige en contrebas. Il chercha du regard un personnage qui pourrait être plus intéressant, et il le trouva.
Un guerrier aux cheveux bleus, qui tenait fièrement une épée flamboyante. D’innombrables idées germèrent dans l’esprit du petit garçon quant aux possibilités infinies de ce personnage d’héroic-fantasy. Son monde allait être gigantesque et sublime, et les grands royaumes s’y feraient la guerre sans relâche.
- Monseigneur Marth, il me semblât qu’il fut nécessaire que nous eussiâmes une conversation sur l’avancée de l’adversité.
- Diantre ! Vous eûtes raison sur ce point, car la forteresse demeure la proie des flammes en dépit de mes efforts inconsidérés. Il ne me sied guère que l’on s’empare de mon patrimoine familial. Que fais donc ce bouseux de Roy ?
- Je crains malheureusement, Monseigneur Marth, qu’il ne se soit encore fait punir avant que nous saisissâmes l’opportunité de l’amener ici pour qu’il déffeure sa lame à nos côtés. Si Monseigneur permettait à un forgeron sans honneur tel que moi de donner son avis, je vous eûsses répondu que Roy batifolât dans les champs pas plus tard que ce matin.
- Par tous les saints, voilà qui m’emplit d’une colère sourde ! Et voilà nos vils ennemis qui s’engouffrent par-delà nos frontières. Vas-tu sonner du cor pour la contre-attaque ?
Le forgeron s’exécuta et le château entier résonna d’une note unique, puissante, qui s’enfuit à l’horizon, bravant les intempéries.
L’ordre fut unanime, et les soldats du prince Marth se rassemblèrent lentement derrière l’entrée, attendant que leurs ennemis défoncent la porte de la citadelle. Au milieu des combattants, Marth aperçut des cheveux roux qui contrastaient avec les mornes armures.
- Ainsi donc, te voilà, ingrat ! lui lança Marth.
- Si Monseigneur voulait bien clore son moulin à paroles malodorant, je lui en saurais gré ! renchérit Roy.
- Comment oses-tu…
Mais à ce moment la porte qui résistait tant bien que mal aux assauts des ennemis vola en éclat et une marée de guerriers hurlant s’engouffra à l’intérieur de la place forte et commença à massacrer avidement.
- Il est temps de mourir en brave, mes frères ! cria Marth.
- Ma remarque de tout à l’heure n’a pas décourager Monseigneur Marth à l’ouvrir, à ce que je vois, lança Roy en ricanant.
- Si je n’étais point occupé à régler son compte à ce malfrat…
Les ennemis, largement supérieurs en nombre, commençaient à prendre le dessus, et bientôt Marth, Roy et quelques autres malheureux se trouvèrent encerclés de toute part.
- C’est la fin, dit Marth.
Alors le petit garçon tendit les mains et sauva ses personnages d’une mort certaine. Il les arracha à leur monde et les déposa délicatement sur son lit, fier d’être lui aussi un héros.
Et puis la porte de la chambre s’ouvrit, et une femme apparut dans l’embrasure de la porte.
- Mario[128], il est temps d’aller te coucher, dit-elle.