Vêtu de bottes de cuirs violètes, d’un pantalon moulant pourpre qui dessinait ces jambes fébriles, d’une longue robe de la même couleur descendant au niveau de ses genoux, transportant tout un attirail de masques intrigants, le marchand avait un air cabalistique, sibyllin.
Etant captivé et méfiant à la fois, Link de pas indécis s’approcha de « l’anonyme ».
« Oui, mo…mon garçon, tu..tu vas accomplir une tâche pour moi, oui…
-Ah oui ? Qu’aurai-je en échange ? Objecta Link. »
-Tu…tu connaitras un secret…
-Soit. Qu’en est-il ?
-Je vais t’expliquer. Pour des raisons qui…qui ne regardent que moi, je veux que dans…dans un vieille cabane à l’orée de la forêt, à l’Ouest d’ici, tu…tu récupères un masque, un masque blanc, tout blanc, situé dans un des meubles. Cette…cette tâche abouti, tu reviendras dans le village et tu poseras le masque sur le tronc que tu vois là-bas…
-C’est d’accord, je suis assez anxieux, mais j’aime l’aventure, donc pas de soucis…
-A la revoyure, hihinhinhinhin… »
Link accouru jusqu’à son habitation, gravit les échelons de son échelle et prépara son barda ; sa bourse, son épée offerte par son oncle, son bouclier de bois, son lance-pierre.
Une fois prêt, il passa les limites de son village sans attiser les regards des plus curieux et partit ainsi à la recherche de la cabane délabrée.
[OST/OFF]
Sa marche soutenue l’avait épuisé. Parti, tête baissée, toujours à la recherche de choses nouvelles, Link avait malencontreusement oublié sa gourde ; chose vitale dans les chevauchées comme celle-ci. Même à travers les feuillages denses des arbres élevés, les rayons incandescents du soleil semblait le brûler. La soif, commença à s’emparer de lui. Très vite, il se retrouva assis sur le sol, seul, n’ayant aucun espoir de survivre.
Un bruit d’écoulement, très bref se fit entendre. Etait-il pris par des hallucinations, ou bien entendait-il vraiment un bruit d’écoulement ? Il se releva rapidement, affecté par une bouffée soudaine. Enfin, il allait pouvoir se désaltérer. S’en suivit une course soudaine à travers les buissons égratignant ses frêles chevilles par leurs épines aiguisées. Link s’arrêta, soudainement. Le fleuve, coulait, tumultueusement, en direction de la chute qui provoquait un vacarme assourdissant à la sortie de la forêt. Il but goulûment l’eau fraîche qui s’offrait à lui tel un cadeau de la nature et une fois requinqué, il s’engagea, à nouveau dans la forêt féerique.
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La lune avait totalement remplacé le soleil. La forêt autrefois si éclatante était désormais envahie par l’obscurité. Les craquements de branches, les envolements des oiseaux et tous les autres bruits inquiétants de la forêt donnaient au lieu une allure patibulaire.