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[Fiction décalée]N-Clone

Touch2
Touch2
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:35:03

Vous en avez assez de la violence ? Vous vous ennuyez tout seul ? Alors rendez vous dans votre magasin le plus proche pour acheter un N-clone ! Une apparence humaine mais une âme de personnage de jeux-vidéo ! C'est fabuleux n'est-ce pas ? Choisissez entre une large collection : Pit, NIGHTS et même Mario ! Et tout cela pour un prix dérisoire, seulement 145€ ! Vous avez bien entendu, 145€ ! Alors venez vite en profitez !

-Quartier du Sniper-

Siegfried se leva de son fauteuil rouge. Il commençait à en avoir marre de ces pubs débiles pour les N-clones. C'était d'un pathétique, qui voudrait acheter un N-Clone sérieusement ? C'était juste un espèce de robot qui pouvait servir de garde du corps ou d'ami à la rigueur et qui avait le mental d'un héros de jeu vidéo.
Il atteint la lumière de sa petite chambre et s'engouffra dans la ruelle sombre où il habitait. Les paroles des autres habitants rebondissaient sur les parois et arrivaient à ses oreilles. Il releva le col de sa veste grise pour couvrir son cou de la froideur languissante de la rue. Il n'avait pas encore trouvé mieux comme logement, il devrait faire avec.
Ce quartier faisait partie de la banlieue de L-City, une grande ville à la pointe de la technologie. Mais à côté du centre-ville très moderne se trouvait une autre réalité : des murs grisonnants, des toits troués et des trous mal rebouchés dans le goudron qui recouvrait la route, et le trottoir.
Soudain un énorme bruit ébranla les murs du quartier. Siegfried se retourna brutalement. Un courant d'air froid passa à côté de lui, comme si quelque chose était passé à très grande vitesse. Soudain, une douleur vive traversa sa colonne vertébrale, il tomba à genoux. La pluie se mit à tomber tandis qu'un voile sombre s'abattit sur ses yeux.

-???-

Siegfried ouvrit doucement les yeux. Une lueur bleuté vint violemment lui transpercer la rétine. Il ferma rapidement les paupières. La lumière était très forte, impossible de regarder devant lui. Il essayai de bouger ses bras et ses jambes, mais elles étaient solidement maintenues.
Soudain, il entendit une porte s'ouvrir. Puis des pas sur le sol en métal. Les pas s'arrêtèrent à quelques centimètres de lui, deux voix commencèrent à parler d'un air triste.

????1 : Tu crois que tout va marcher cette fois ?
????2 : Je ne sais pas, espérons. C'est quand même le 50ème que nous testons pour NIGHTS.

Siegfried ne comprenait pas vraiment tout. Que voulait-il dire par NIGHTS ? NIGHTS comme le personnage inventé par Nintendo ? Quel était le rapport entre son enlèvement et NIGHTS ? Trop de questions affluaient dans son esprit et se mélangeaient.
Soudain, il sentit quelque chose traversé la peau au niveau de son bras, comme quelque chose de piquant. Rien ne se passa sur le coup. Puis soudain, son cœur se mit à battre plus vite, des flashs violets apparaissaient devant ses yeux, sous ses paupières.
Le phénomène dura quelques secondes avant que tout redevienne normal. Enfin, normal, était-ce bien le mot ? Siegfried sentait comme une aura de liberté autour de lui, il se sentait comme s'il volait en toute liberté, alors qu'il était attaché. C'était une sensation étrange.

????2 : Ça a marché ?
????1 : On dirait bien. Détachez-le pour voir.

Siegfried sentit les menottes qui lui inséraient le poignée ainsi que les pieds, s'ouvrir brutalement. Il se sentit tomber en avant. La chute fût interminable, il n'aurait pas pensé être si haut. Soudain, il entra en contact avec le sol froid.

????1 : Finalement ça a encore raté...

Siegfried ouvrit les yeux. Il se trouvai sur un carrelage vert, maintenant couvert de petites ou grosses tâches rouges à cause du sang coulant de son nez. Siegfried connaissait ce carrelage, c'était des gros carreaux, un peu comme dans les films, dans les laboratoires.
Le deux hommes continuait encore à parler, mais leur discussion était confuse, Siegfried ne comprenait pas ce qu'ils disaient, son cerveau était sûrement encore sous le choc. Il ne sentait pas bien. Soudain, il eu un fort spasme et son corps se mit à se décoller légèrement du sol.
Les deux hommes arrêtèrent de discuter et le regardèrent. Siegfried voyait le sol s'éloigner progressivement de lui. Il entendait en même temps une étrange mélodie à la flûte dans sa tête. Soudain, elle s'accentua. Il traversa le mur en face de lui très rapidement. Tout se passa en un éclair, il traversa tout les murs du bâtiment qui le bloquait, vola en l'air et atterrit sans trop comprendre en haut d'un des gratte-ciel du centre-ville.

-Bureau de la N Compagny-

Le directeur de la N compagny, entreprise fabriquant les N-clones, était en colère, très en colère. Les imbéciles du service recherche et développement n'avait pas réussi à garder leur prototype de clone NIGHTS.
Il ne comprenait pas ? NIGHTS n'avait jamais pu être immiscé dans une personne. Seul ce cobaye avait survécu. C'était incompréhensible, il fallait régler rapidement ce problème avant de pouvoir lancer les véritables N-clones, et non ces vulgaires robots.
C'était ça le problème des N-clones à base humaine, il avait faillit lui aussi y rester en se faisant transformer en N-clones, sans se faire laver le cerveau par contre, il ne fallait pas qu'il oublie lui, sinon comment marcherait l'entreprise.
Dans tout les cas, le directeur renvoya rapidement les deux scientifiques qui avait laissé échappé le cobaye 1-N et décrocha son téléphone afin d'envoyer son homme de main le retrouver. Il raccrocha et regarda longuement devant lui.
Il se leva à son tour. Même son meilleure homme de main pouvait faillir, on n'était jamais mieux que par soit même. Il sortit à son tour en laissant un message à sa secrétaire. Il ne serais pas là pendant quelques jours, voire quelques mois si le cobaye était bien caché.

-En haut de la tour Sinclair-

Siegfried regardait la ciel étoilé. Il n'avait pas compris ce qu'il s'était passé aujourd'hui. Il était tranquillement sortit de chez lui et il était maintenant capable de voler. De voler en faisant des petites étoiles scintillantes derrière lui et en entendant une flûte jouer dans sa tête. Ça c'était du pouvoir pourri.
Enfin bref, il regardait les étoiles, perdu dans ses pensées, sans se soucier, ni savoir, qu'à l'autre bout de la ville, la traque envers lui venait de commencer. Il s'endormit en haut de cet immeuble, dans le froid, roulé en boule.
Mais malgré tout cela, il était bien, il avait l'impression d'être dans l'air, d'être dans son élément ici. C'était comme une place toute naturelle.

Un petit grincement sourd se fit entendre, suivi d'un bruit de métal. Une poubelle tomba sur le sol, déversant son contenu sur le sol. Une femme se trouvai derrière, visiblement apeurée.

???? : Je suis pas capable de voir qu'il y a une poubelle et je suis censé incarner la sagesse ?

A suivre !

toady16
toady16
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:36:35

Tu es sûr que NiGHTS ne vient pas de SEGA plutôt ?

C'est bien le truc violet qui change constamment de sexe, non ? :coeur:

Touch2
Touch2
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:38:20

Si :noel:
Mais bon, les N-Clones ont des caractéristiques de personnages de jeux-vidéos et non pas seulement de Nintendo :noel:
Sinon, après avoir lu ce chapitre je voudrais savoir. De l'humour ou pas ? :hap:

toady16
toady16
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:39:34

Désolé, je n'ai vu aucune trace d'humour, mais plutôt un début d'intrigue intéressant. :coeur:

Touch2
Touch2
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:42:11

Non, c'est pour la suite :hap:
Qui veux que je mette de l'humour ? :hap:

toady16
toady16
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:44:02

Tout dépend de ce que tu veux faire. :coeur:

Les deux me conviennent. :coeur:

Touch2
Touch2
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:51:56

La réponse qui tue :hap:
Bon, je vais voir peut-être au hasard ^^

Nek0-Kawai
Nek0-Kawai
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:53:37

Un peu d'humour ne fera pas de mal. :coeur:

Nek0-Kawai
Nek0-Kawai
Niveau 10
26 mai 2010 à 21:54:49

A moins que ce soit de l'humour qui tue! :fou:

Okay je sors... :dehors:

Touch2
Touch2
Niveau 10
26 mai 2010 à 22:01:42

Neko > On peut voir mon humour un peu comme ça :noel:
Ceux qui ont le malheur dit goûter sont soit presque accro, soit meurt devant la lourdeur de mon humour :hap:

Nek0-Kawai
Nek0-Kawai
Niveau 10
26 mai 2010 à 22:05:22

J'ai hâte de goûter à ton humour alors! :ok:

Touch2
Touch2
Niveau 10
27 mai 2010 à 13:08:24

Épisode 2 : Love me

-Toit de la tour Sinclair-

Siegfried se leva brusquement. Il appuya ses pieds sur la pierre un peu humide qui constituai le toit et sauta en l'air. Il décolla à une vitesse vertigineuse dans les airs, une traîné de petites étoiles mignonnes derrière lui.
La jeune femme suivit du regard ce curieux phénomène. C'était la première fois qu'elle voyait un homme s'envoler comme cela, surtout avec autant de fougue et de passion, à moins que le vol ne soit absolument pas contrôlé. C'était plutôt la deuxième hypothèse pensait-elle.
En plus d'avoir des réflexions assez inutiles pour la suite de l'histoire mais me permettant de combler mon chapitre facilement, c'était une femme, assez blonde mais pas totalement. Avec un regard froid, froid comme une toundra en pleine hiver.
Elle agita ses longs cheveux avant de s'asseoir sur le sol aussi gelé que ses yeux, et aussi dur que son cœur. C'était assez normal, elle avait été abandonnée dans la rue il y a quelque semaine, sans aucun souvenir, tout juste une histoire de Triforce et de sagesse.
C'était le destin des cobayes N-clones qui avaient réussis. Enfin, ceux de la nouvelle génération : ceux qui étaient humains à l'origine. Leur souvenirs étaient effacés, puis ils étaient abandonnés, dans la banlieue, dans un coin sombre où personne n'irai chercher.
Un souffle froid balaya le toit, les cheveux de la jeune femme volèrent, lui battant les tempes avec rudesse. Soudain, Siegfried atterrit, pensant qu'elle était enfin partie. Il fût surpris de la voir encore là. Elle pleurait, les larmes coulaient le long de ses joues, ses paupières étaient gonflées.

Siegfried : Tu pleures ?
???? : Non, tu vois bien que je suis entrain de danser la salsa !
Siegfried : Je me disais aussi.

Un long silence s'installa. L'atmosphère semblait peser entre eux deux, comme une infranchissable barrière invisible. Personne ne parlait, seul le vent résonnait dans la nuit. Il y eu des chiens qui aboyaient pour rien, comme d'habitude, quelques rares bruits de voitures passant rapidement dans le centre ville. Un bruit de soucoupe volante se posant sur le toit d'à-côté. Enfin la routine quoi.

???? : Espèce d'abruti je suis bien entrain de pleurer.
Siegfried : Ah ! Je me disais que tu bougeai pas trop pour être en train danser.

Un long silence s'installa de nouveau entre les deux personnes. Siegfried tourna sa tête vers elle et ouvrit la bouche, comme pour parler, mais ne dit rien. La femme le regarda à son tour, elle aussi ne parla pas. Finalement, c'est Siegfried qui osa recommencer à parler.

Siegfried : Et sinon, les brocolis ?
???? : Toujours pareil.
Siegfried : Non, et Brenda ?
???? : Et bien... mais attend... de quoi tu me parles là ?

Une boule de ronce passa tranquillement devant eux, porté par le vent. Siegfried s'approcha d'elle discrètement. Il se serra contre elle.

Siegfried : Moi c'est Siegfried et toi ?
???? : Je l'ignore, j'ai oublié mon nom et mon passé...
Siegfried : Je peux te donner un prénom si tu veux.
???? : Si tu as envie.
Siegfried : Robert ça te va ?
???? : Tu vas pas bien toi ?!?
Siegfried : Canard WC ?
???? : Tu as le cerveau d'une moule écrasé ou quoi ?
Siegfried : Bon lors Alycia.
???? : Tu ne vas pas bien ? Attend. Qu'est ce que tu as dit ?
Siegfried : Alycia.
Alycia : Alycia c'est bien, il me plaît bien.

Alycia se blottit contre Siegfried et ferma les yeux. Siegfried regarda en l'air puis sombra à son tour dans un profond sommeil.

-Toit de la tour Sinclair (le lendemain)-

Siegfried pourchassait Alycia en volant. Il avait dans sa main une énorme barre de fer qui agitait dans tous les sens. Alycia criait et criait et criait encore. Soudain elle se figea. Des espèces de vapeur roses se dégageaient alors de ses mains.
Elle se retourna violemment vers Siegfried qui était sur le point de la toucher. Alycia forma une boule avec la vapeur que ses mains produisaient. La boule traversa l'air rapidement avant d'arriver devant Siegfried qui avait l'air à son tour effrayé.
Elle claqua des doigts. La boule explosa.
Siegfried sortit de la fumée qu'avait produite l'explosion, deux brochettes à la main. Il regardait Alycia d'un air déprimé.

Siegfried : On est vraiment obligé de faire tout ça pour activer ton pouvoir ?
Alycia : Oui. C'est bête de ne pouvoir activer le feu de Din que quand j'ai peur.
Siegfried : C'est surtout saoulant, je vais pas faire ça tout les jours pour faire cuire deux brochettes quand même.

Siegfried tendit une brochette à Alycia qui s'en empara et commença tranquillement à manger. Siegfried sourit. Même après ce qui lui était arrivé hier, tout n'était pas si mauvais dans la vie. Alycia se retourna vers lui.

Alycia : J'ai encore un peu faim.
Siegfried : Ah non ! Pas question que je recommence !

-Quartier Polka dans le centre-ville-

La pluie avait recommencée. Elle battait le trottoir dans un rythme démoniaque. Des gouttes de pluie tombait sur un homme, allongé, sur le dos. Il ouvrit les yeux.
On pouvait voir autour de lui des morceaux de papier, des notes griffonnées sur du papier froissé. Les papiers formaient trois triangles.
L'homme se redressa. Il avait mal au dos. Il secoua ses cheveux blonds et regarda autour de lui. Que faisait-il ici ? Et où était-ce ?
Il regarda ses habits. Une question plus importante s'imposa : qui était-il ?
Il se mit à marcher, sous la pluie. Cherchant autour de lui des éléments permettant de l'aider à découvrir son identité.
Son épée luisait d'un mélange de couleur acier et rouge.

A suivre !

Touch2
Touch2
Niveau 10
28 mai 2010 à 13:31:30

UP :noel:

Touch2
Touch2
Niveau 10
28 mai 2010 à 22:40:06

Encore un petit UP :noel:

Nek0-Kawai
Nek0-Kawai
Niveau 10
28 mai 2010 à 23:28:05

Suite parfait. :-d

Nek0-Kawai
Nek0-Kawai
Niveau 10
28 mai 2010 à 23:31:01

parfaite* :)

Touch2
Touch2
Niveau 10
31 mai 2010 à 22:27:36

Épisode 3 : Un nouveau compagnon ?

-Toit de la tour Sinclair-

Le temps était venu pour Siegfried et Alycia de décidé de ce qu'ils devaient faire. Rester tranquillement dans l'ombre ou se venger de la L-entreprise. Alycia ne comprenait pas trop qui était la L-entreprise et pourquoi ils voudraient s'en venger.
Siegfried n'avait pas vraiment compris au départ. Il ne savait pas que la L-entreprise lavait le cerveau de tout leur cobaye. C'était sûrement pour cela qu'elle ne connaissait pas son nom. Il n'y avait pas à dire, cet entreprise était vraiment constituée de vraies pourritures.
Siegfried lui raconta alors toute l'histoire. Son enlèvement étrange. Son injection de pouvoir. Sa fuite à travers la ville. En reparlant de tout cela, une question lui vint aux lèvres : pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Était-ce un hasard ou y avait-il une raison derrière leur enlèvement ?

Siegfried : On doit bien avoir quelque chose en commun...
Alycia : Je ne sais pas, je ne me rappelle plus de rien je te rappelle.

-Appartement de Takoi Uni-

Des destins croisés, à l'abri du temps. Se mélangeant comme des feuilles pourpres de saule tombant sous la pluie d'automne. Tel était le début du livre de Takoi Uni, talentueux écrivain d'origine japonaise. Il ne savait pas pourquoi mais cette phrase lui était venu du cœur, il avait écrit cela sans vraiment penser. Il laissa voler sa plume comme un oiseau dans le ciel, l'encre filait librement sur le papier blanc et bon marché qu'il avait acheté.
Il s'arrêta, le soleil s'enfonçait derrière la colline, lançant des rayons rougeoyant. Il ferma les yeux et huma l'air humide. Depuis qu'il était devenu amnésique, il aimait la vie, il ne savait pas pourquoi. Ses livres se vendaient très bien auprès des éditeurs, son premier roman allait sortir le lendemain, il l'avait baptisé « Code NE », encore quelque chose qui lui tait venu à l'esprit.
Il ouvrit un tiroir en chêne et rangea son papier. Il était déjà rempli de son écriture fine et de couleur vermeil, provenant d'un stylo plume japonais qu'il avait trouvé dans ses poches lorsqu'il s'était réveillé, sous la pluie, étalé dans les feuilles fanées d'un érable.
Soudain, sa vie tranquille bascula. Alors qu'il était entrain de verser de l'eau chaude dans une tasse, afin de boire un earl grey tranquillement en regardant le ciel se couvrir d'étoile et s'assombrir. Il y eu d'abord un petit coup, rebondissant dans l'appartement. Puis un plus grand coup, qui déchira le silence paisible et calme.
Un homme défonça la porte, un petit N accroché sur sa chemise, le sigle de la N compagny. Il avait un pistolet dans la main, il visa. La tasse fumait encore sur le comptoir. Un seul soucis pour lui. Takoi Uni n'était plus là.

-????-

Le téléphone du grand patron de la N compagny sonna. Il décrocha tremblotant. Une nuit avait passé depuis qu'il avait déserté de son bureau afin de retrouver le cobaye N1. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait la catastrophe de l'autre côté du fil.
Il écouta vaguement ce que lui disait son interlocuteur. C'était le chef de sa partie « Suivi des cobayes ». Un problème au niveau mental causé par l'effacement de mémoire ? Un déséquilibre entre les deux hémisphères du cerveau.
Les effets pouvaient être multiples suivant le cobaye et suivant le chemin emprunté par le choc visant la partie mémoire du cerveau, pouvant aller de l'hyperzeimer à des pulsions meurtrières par période.
C'était horrible, il y avait de fortes chance que les cobayes qu'ils avaient relâchés dans la nature pourraient se révéler des tueurs en puissance. Il commençait à désespérer et lâcha son portable qui tomba et explosa sur les pavés humides.

Patron : On est mal ,très mal.

-Haut de la tour Sinclair-

Siegfried et Alcyia était tombé d'accord. Ils devaient se rendre au laboratoire de recherche et libérer ceux qui était prédestinés au même sort que eux. Siegfried hésitait encore à agir tout de suite, ils n'étaient que deux, cela ne serait peut-être pas suffisant.
Il s'avança au bord du toit et regarda en bas. La circulation battait son plein. Devait-il faire confiance à Alycia ? Même si elle était gentille en apparence, qu'est ce qui lui prouvait qu'elle n'était pas une envoyée de la N compagny afin de l'espionner.
Il ferma les yeux puis se décida. Il sauta. Alycia se mit à courir et sauta à son tour. Ils fonçait droit vers le bitume glacée, parcourus pas des piétons, des voitures, des vélos. Une aura violette entoura petit à petit Siegfried. Des étincelles jaillirent autour de lui.

Siegfried : Pouvoir de NIGHTS !

Le trottoir n'était plus qu'à quelques centimètres. Il redressa, son pied gauche touchait un peu le goudron. Il s'envola rapidement si bien que les piétons ne virent rien, ils sentirent juste un léger changement d'air.
Il montait dans le ciel, attrapant Alycia au passage qui s'agrippa sur son dos. La vitesse était intense, ils ne voyaient plus rien, rien que du bleu et du gris mélangé ensemble. Il tourna rapidement à gauche, rasant le mur d'un immeuble de bureau de quelques centimètres. Une des fenêtres ouverte laissa s'engouffrer de l'air. Les papiers à l'intérieur volèrent.
Il fonçait sur un nouvel immeuble, un gratte-ciel. Il remonta rapidement, longeant le gratte-ciel. Visant le ciel d'un bleu presque effrayant. Il arriva tout en haut. Soudain, Alycia lâcha, elle se mit à crier.
Siegfried faisait rapidement des tours autour du gratte-ciel tout en redescendant. Alycia criait encore, un cri ignoré des autres personnes, trop occupés à marcher dans les rues remplies de pollution, occultés par le bruit des voitures.
Ses cris se transformèrent en une brume rougeoyante l'entourant. Elle se concentra, la fumée s'accumula dans sa main formant une boule. Le laboratoire de recherche était visible, il ne fallait pas le louper.
La sphère traversa le ciel azuré. Siegfried sortit de sa trajectoire circulaire et fonça sur Alycia. Il tendit les bras et rattrapa la jeune femme puis se remit à voler rapidement, mais en direction du laboratoire cette fois.
Il y eu une gigantesque explosion. Les gens s'arrêtèrent. Le bruit les avaient sortit de leur torpeur habituel, eux qui étaient toujours enchaînés et étouffés dans leur quotidien.
Siegfried et Alycia se posèrent devant le trou béant que l'explosion avait provoqué. C'était le mur d'une espèce de salle d'expérience. Il y avait une gigantesque cuve rempli de liquide vert, dedans flottait un enfant d'environ 7 ans.
Alycia et Siegfried se précipitèrent vers la cuve. Soudain, il y eu un flash jaune. L'enfant fut secoué de spasme. Lorsque Siegfried pu rouvrir ses yeux, il vit l'enfant, l'air évanoui. Il appuya sur divers boutons, la cuve s'ouvrit un peu par hasard.
Alycia recueillit l'enfant sur ses genoux. Il ouvrit un peu les yeux, il avait l'air un peu perdu. Soudain deux gardes ouvrirent la porte, alertés par l'explosion. En voyant les 3 personnes ils pointèrent leur fusil vers eux.
L'enfant les regardaient étrangement. Soudain, il y eu deux deux éclairs qui partirent des joues du garçons. La tête des gardes explosa.

Garçon : Le cerveau est un organe qui obéit à des signaux électriques. Il faut mieux éviter de lui envoyer un éclair signifiant : augmente la pression sanguine, sinon ça fait un peu mal.

A suivre !

Nek0-Kawai
Nek0-Kawai
Niveau 10
01 juin 2010 à 18:11:48

Wow, génial! :-d

Je suppose que le garçon à la fin, il a les pouvoirs de Pikachu. :oui:

Touch2
Touch2
Niveau 10
01 juin 2010 à 18:25:34

C'était si évident ? :noel:
Mince ^^
Content qu'au moins une personne lise ma fic ici ^^

Touch2
Touch2
Niveau 10
16 juillet 2010 à 13:12:25

Épisode 4 : L'homme qui défraye la chronique

-Manoir Grinweld Horrow-

L'inspecteur Iris était policière depuis seulement deux ans mais était arrivé à la tête d'un escadron d'élite très rapidement. Le préfet lui même l'avait placée à la tête de ce groupuscule de policier extraordinaire après un petit entretien avec elle où il avait eu l'air charmé.
Elle accrocha ses cheveux blonds avec un élastique, montrant ses quelques mèches brunes cachés sous ses cheveux jaunes et brillants comme le soleil. Elle regardait devant elle de ses yeux bleus et froids, marchant sur un trottoir un peu défoncé. Son costume bleu la serrait. D'ailleurs pourquoi bleu ? Elle ne savait pas. C'était comme un réflexe quand elle achetait ou s'habillait : elle ne prenait que du bleu, sauf quand elle partait en opération dangereuse où elle s'habillait avec un costume rouge orangée moulant.
Elle réajusta ses lunettes de soleil et entra dans l'immeuble. C'était un immeuble en brique rouge, on pouvait voir des traces noires, sûrement causé par un ancien incendie qui avait léché les murs de ses flammes ardentes. Il était comme tout les autres immeubles du quartier : vieux, bancal, insalubre. Que des personnes arrivent à habiter dedans l'étonnait grandement.
Iris monta les marches quatre à quatre et atteins alors très rapidement le troisième étage. Elle chercha des yeux la bonne porte. C'était l'appartement 66. Elle s'approcha. Sur une petite plaque dorée posée sur le bois pourri de la porte était inscrit le numéro de l'appartement. Le tueur avait rajouté en lettres rouges un petit 6 en rouge.
Elle soupira, c'était encore un coup du « Sixième loup ». C'était comme cela qu'on appelait ce tueur mystérieux. Il tuait toujours des personnes se trouvant à un appartement ou à une maison qui comportait un 6 dans son adresse, il s'amusait alors, sadiquement, à rajouter deux 6. Outre cela, il tuait toujours dans un troisième étage. Malgré cela, la police n'arrivait jamais à l'arrêter.
Iris ouvrit la porte dans un grincement sinistre. Un courant d'air sortit de l'appartement, lui secouant les cheveux. C'était comme le souffle froid qui sortait des tombeaux en hiver. Comme à son habitude, c'était un vrai carnage. Le sang dégoulinait sur tout les murs, s'infiltrant dans la peinture et dans le plâtre.
Une petite fille était là, en larme, complètement choquée, au milieu de ses subordonnés de la section 5, la section spécial de la police. Robert Parkinson, le plus jeune de la section, était entrain d'essayer de calmer la petite fille. Mais c'était peine perdu : la petite fille avait vu son père se faire assassiner devant elle, on ne pourrait pas la consoler, elle était en état de choc extrême.
Iris s'avança. Souleva doucement la tête de la petite fille avec sa main. Elle devait avoir 2 ans, 3 ans maximum. Iris la regardait dans les yeux. Elle plongeait son regard dans le sien avec insistance. Une aura bleue, très faible, apparu autour de Iris, l'aura disparut rapidement, personne ne s'était rendu compte de rien.

Iris : Calme toi et dis nous à quoi ressemblait le tueur de ton papa.
Petite fille : 1 mètre 80. Les cheveux blonds. Une longue épée avec trois triangles assemblés et dorée sur le pommeau.
Iris : Voilà qui est mieux.

Elle lâcha le menton de la petite fille. L'enfant se remit à pleurer comme si rien n'était. Finalement, même si elle ne savait plus qui elle était. Avoir le pouvoir d'hypnotiser les gens grâce à son regard, c'était plutôt pratique.
Elle regarda sur le mur de droite. Sur le sang maintenant presque séché qui le recouvrait, on pouvait voir un signe : un loup.

-Bar « Au beau ténébreux »-

Siegfried poussa la porte du bar. Il était désert, c'était normal, il n'était que trois heures de l'après midi. Alycia entra à son tour, le petit garçon dans les bras. Il s'était évanoui juste après avoir démoli les deux gardes avec deux petits éclairs.
Ils avaient ensuite du s'enfuit face aux autres gardes trop nombreux qui s'étaient lancés à leur trousse. Heureusement grâce à Siegfried et ses dons de vol, le trio avait pu s'échapper assez facilement en passant par la voie des airs.
Siegfried appela le patron du bar. Il le connaissait bien, c'était un ami d'enfance. Alycia, en attendant, alla s'assoir sur une banquette et allongea l'enfant à côté d'elle. Le petit enfant était vraiment très mignon lorsqu'il dormait, pensait-elle.
Mais c'était quand même étrange cet habit jaune et ses pommettes rouges proéminentes. Elle n'eus pas le temps de l'examiner plus en détail. Un bruit provenant des escaliers lui arriva aux oreilles. C'était sûrement le propriétaire.
Sortit de derrière une porte, un jeune homme blond et souriant s'avança dans la pièce. Entre Alycia et lui quelque chose se passa. Ils avaient l'impression de se connaître depuis longtemps. Ils restèrent figés jusqu'à ce que l'enfant se réveille.
Il ouvrit les yeux. Ses pupilles étaient noires ébène. Il regarda de tout les côté, ayant l'air un peu perdu. Une fois son inspection fait, il se redressa et fixa Alycia.

Garçon : Maman ?
Alycia : J'ai l'air si vieille que ça ?
Garçon : Si je réponds oui, est-ce que j'aurai le droit à une part de gâteau ?
Siegfried : Je ne penses pas, peut-être a une tarte.
Garçon : Je met ça dans les facteurs de risques.
Siegfried : En espérant qu'il ne perde pas de lettre.
Garçon : Blague très nulle.
Siegfried : Je sais, j'en ai même honte.

Après ce bref échange. Il fut décidé de garder le petit garçon avec eux. Non sans lui avoir expliquer tout ce qu'il s'était passé. Il avait bien entendu tout oublié, son nom, son adresse, ses parents. Après une longue hésitation et quelques canard WC et Robert plus tard, le nom de Étienne fut retenu pour lui.
Le propriétaire, Léo, les emmena en haut. Dans son appartement, juste au dessus du bar. Siegfried avait discuté avec lui pour qu'il les héberge. Maintenant qu'il était tout les trois recherché par la N compagny, il fallait être prudent.
L'après-midi se déroula calmement, seul une averse soudaine et rapide provoqua un petit changement. Mais même si le ciel était bleu, l'horizon pour nos trois héros s'assombrissait.
La nuit arrivait peu à peu, amenant avec elle les étoiles et la fraîcheur. Le bar ferma, les yeux de Étienne aussi.
Siegfried regarda par la fenêtre. Son ancienne vie, si paisible, si calme, lui manquait. Il était tellement absorbé par ses pensées qu'il ne fit même pas attention à une ombre étrange qui se déplaçait sur l'immeuble d'en face.

-Bibliothèque la lune blanche-

Le libraire mettait en rayon les différents livres. Il y avait de tout : de l'héroïc fantasy, de la science fiction et... Tiens. Il y avait un livre étrange, aux couvertures en velours rouge : « Code NE ».
Ce titre ne lui disait rien. Il se mit à lire, inconscient que le lendemain, il ne serait plus là pour en parler. Tout juste bon à être enfouit sous terre.

Personne ne devait lire ce livre, le secret en dépendait.

A suivre !

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