C'est marrant comment j'enchaîne vite les chapitres durant les vacances. 4 chapitres en deux mois ! 
Vous vous rappelez comment, depuis le début de cette fic, je prétendais à chaque chapitre que celui-ci était nul, raté, que mon style d'écriture se dégradait, etc... Ben là, on a atteint le paroxysme je crois. 
Chapitre assez court, à but surtout explicatif, faîtes-vous bien chier à lire un texte pas intéressant sur un écran. 
Introduction la plus courte de tous les chapitres que j'ai faits, ah, et on passe aux dizaines dans les numéros de chapitres.
Chapitre 10
Des images floues se succédant. Des fleurs bleues. Un soleil. Les nuages. La pluie torrentielle se déversant sur une large vallée parsemée d’herbe. Une forme rouge sombre, au contour indéfini. Malsaine. Glauque. Persistante. Le drame. La chute. La mort. La vie. La renaissance. Un son. Un déclic. Une ouverture.
Ness ouvrit les yeux. Il était mort… n’est-ce pas ? Avait-il été ressuscité ? Ou réincarné ?
Il se trouvait toujours dans la pièce où il avait combattu le Tonnerre. Le courant n’était toujours pas revenu, et la pièce se trouvait dans l’obscurité totale. Cela voulait-il dire… que l’adversaire avait été vaincu ?
Semblant lire dans ses pensées, une voix féminine lui répondit :
« -Alors, comment c’était le royaume des Morts ? »
Kumi, évidemment. Ne devait-elle pas se trouver avec le 1er groupe ? Que faisait-elle au sous-sol ? Etait-ce elle qui était venue à bout du Tonnerre ? En l’attente d’éventuelles réponses aux questions qu’il se posait, Ness garda le silence.
« -Tu étais bien décédé. Je t’ai ramené à la vie. Le pouvoir dont tu as fait preuve lors du combat… il est bien plus puissant que tu ne pourrais le penser. Il maîtrise le jour et la nuit, la vie et la mort, le temps et l’espace, les éléments, et plus encore. Tu apprendras à l’utiliser toi aussi, un jour, sûrement proche.
-Je… je saurai ressusciter les gens ? demanda le garçon hasardeusement.
-Oui. Tu veux revoir quelqu’un en particulier ? le questionna Kumi sur un ton léger.
-Non, pas vraiment… »
Bien sûr qu’il voulait ressusciter quelqu’un. Deux personnes en particulier. La première qu’il voulait qu’elle reste toujours à ses côtés, la deuxième dont il espérait des réponses à toutes ses interrogations.
« -Où est Bob ? finit par demander Ness après un silence prolongé.
-Il me remplace dans le groupe 1. Je ne sais pas ce que je ferais sans lui. Il reste tout de même un bon à rien. Tiens, essaye de te lever. On va continuer d’avancer dans le couloir. On ne devrait pas être très loin de la cible.
-La cible ?
-Tu croyais vraiment qu’on allait ramener de la nourriture d’une centrale nucléaire à l’abandon.
-Non, c’était… euh… absurde ?
-Exact, lâcha-t-elle d’un ton complice tout en se mettant en marche vers le fond du couloir. »
La porte ne s’ouvrait toujours pas, par manque de courant.
« PK Thunder ! »
Il n’y avait plus de porte.
Etrangement, la pièce suivante était éclairée. Un petit générateur externe sur la droite l’alimentait en électricité. La décoration de la pièce aussi était bizarre. La tapisserie était composée d’un jaune et d’un vert criards, le plafond utilisait une plus déplacée encore teinte fuchsia. Une autre pièce circulaire plus petite fermée était placée dans la première, dont la porte était un pan du mur avec une simple poignée sobre du côté extérieur, ce qui signifiait qu’il était impossible de l’ouvrir de l’intérieur.
« Parfait pour un suicide… » pensa Ness.
… Ou un meurtre.
Le batteur faillit trébucher sur la Mort. Deux corps jonchaient le sol, le premier méconnaissable pour lui, mais qui semblait être celui d’une vieille femme, contrairement au deuxième qui était celui d’un jeune garçon. Alexeï.
Tous deux avaient le ventre sectionné en deux, dévoilant leurs boyaux dénudés baignant dans une mare de sang. Leurs faces livides aussi étaient tâchées du liquide rouge. La Faucheuse n’avait pas bâclé le travail. L’hémoglobine inondait la pièce, imprégnant l’air de son odeur. Kumi n’osait pas avancer, figée sur place dans une expression d’horreur. Ness, lui, commençait à s’habituer à de telles visions, il avait après tout été l’objet de l’une d’entre elles. Il n’aurait d’ailleurs jamais eu l’occasion de voir celle qui s’offrait à lui si la punk ne l’avait pas ressuscité.
Mais oui ! Il n’avait qu’à demander à Kumi de les ressusciter pour savoir comment ils étaient morts !
« -Impossible.
-Pardon ? Je croyais que ce pouvoir était « sans limites »… bougonna Ness.
-Il l’est. Néanmoins, un passage de la mort vers la vie est une chose exceptionnelle. Je doute qu’ils n’aient envie de finir leur existence les tripes à l’air.
-Les… tripes à l’air ?
-Toutes leurs blessures ne seront pas soignées. Le passage de la vie à la mort ou l’inverse est un cycle, qui induit une évolution, ce qui est fait une fois est donc fait à jamais. C’est pour cela qu’ils ne survivraient qu’avec un ventre scindé en deux le temps que leurs boyaux ressortent complètement, ou encore pour cette raison que tu ne pourras plus jamais utiliser ton œil droit. »
Soudain, l’évidence frappa Ness plus douloureusement que s’il s’en était rendu compte lui-même. Son œil droit, atteint par les attaques du Tonnerre, ne pourrait plus jamais voir. Lui-même, sans la moitié de son appareil visuel, ne pourrait plus jamais découvrir qu’un monde plat. Et pourtant… ceci aurait pu ne jamais arriver. Il avait le pouvoir. Il pouvait se soigner. Il pouvait gagner. Mais il avait choisi... de prier. Demander la faveur divine. Implorer un être qu’il n’avait jamais vu. Il ne devait compter que sur lui-même. Il ne devait se reposer que sur ses uniques capacités. Il devait tracer son propre chemin où il assurerait lui-même sa survie.
Néanmoins, il avait d’autres chats à fouetter pour le moment, à commencer par l’origine du meurtre. L’hypothèse d’un meurtre perpétré par l’un des deux décédés suivi d’un suicide était évidemment à exclure. L’assassin était donc une tierce personne. Qui exactement ? C’est en y réfléchissant que Ness nota la présence de chaînes en fer au bout des bras de la vieille femme. Un indice important ? Sûrement. Sa réflexion s’arrêta cependant subitement lorsqu’il sentit sur sa tempe le canon d’un pistolet, encore une fois. L’homme qui se tenait derrière lui ricanait silencieusement. Tout allait pour le pire. Et tout ne faisait que commencer.
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Je pense qu'à trop vouloir en faire dans le style, ça crée une overdose et ça lasse vite. 