Chapitre 10 : L´inspecteur Dainbridge
Xavier n´en croyait pas ses yeux, ce qu´il voyait devant lui était vraiment très étonnant. Il commença à avancer entre les différentes étagères, et regarda plusieurs papiers, il pu y lire différentes phrases qu´il juga inintéressantes. Enfin, arrivé dans un coin de la pièce, il vit un corps gisant sur le sol. Il accourru vers celui-ci, le retourna et reconnu le visage du directeur. Choqué, il tituba en reculant sur plusieurs mètres avant d´arriver en plein sur un des rayons, qu´il renversa. Toute une rangée d´étagères tombèrent alors, les unes à la suite des autres, sous le regard ébahi de Xavier. Le vacarme provoqué par ce désastre était insurmontable, enfin, le bruit s´arrêta. Il se sentit fatigué, et s´effondra inconscient sur le sol.
Le lendemain, il se réveilla dans l´infirmerie de l´Asile, atteint d´un trou de mémoire conséquant. Il ne savait pas ce qu´il s´était passé la veille.
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Le soleil se levait lentement sur le parc. Gerald attendait, depuis déjà quelques minutes. Une silhouette vint. Ce n´était pas Leonard, qu´il attendait pourtant, mais Alexis, l´étrange personnage qu´il avait rencontré quelques jours auparavant. Il s´approcha et commença :
«C´est bon, j´ai vérifié, Xavier est bien arrivé à destination...
-Ouf, c´est bon alors... répondit Gerald qui voyait venir Leonard.
-Mais maintenant, que faire ?
-Rien, il faut se taire, et n´en parler à personne...
-Alors, vous parlez de quoi ? demanda Leonard.
-De ce qui s´est déroulé, hier... répondit discrètement Gerald
-Ah...
-Bon moi j´y vais, j´ai des choses à faire, déclara Alexis, et il s´en alla.
-Tu fais confiance en cet homme ? Demanda alors Leonard.
-De toute façon nous n´avons pas le choix...
-On peut essayer de euh... l´éliminer.
-Nous ne sommes pas des criminels, s´offusqua Gerald. On a pas que ça à faire de tuer tout le monde.
-Non mais c´est bon, c´était juste une proposition.
-A part ça, j´aimerais savoir un truc, qu´est ce que tu étais avant d´arriver ici ?
-Un humain... répondit Leonard, et il s´en alla, laissant sur place son ami, en pleine réflexion après cette dernière phrase.
Le soleil avait atteint le zénith, et les températures remontaient rapidement. Le froid qui s´était abattu sur l´Asile ces derniers temps semblait disparaître maintenant, au profit d´une chaleur presque estivale. Les patients aflluaient dans le parc, si bien qu´il était devenu assez énervant d´y aller, car on manquait presque de place où être réellement tranquille.
Gerald contemplait l´horizon. De sa chambre la vue n´était certe, pas extrêmement incroyable, mais elle était tout de même suffisante pour qu´on est loisir à la contempler lorsqu´on avait que ça à faire. Dans le couloir, il y´avait beaucoup d´animation. Un des pensionnaires avait réussi à trouver une réserve de boîtes de pétards, et il négociait maintenant les prix à d´autres patients. Tout le monde criait, sans aucune discrètion, pour avoir sa boîte.
Gerald sourit, et referma la fenêtre.
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La porte trembla sous les coups de l´inspecteur Dainbridge. Elle fut ouverte rapidement, par une femme, charmante, qui s´occupait de l´accueil. L´inspecteur se présenta, et expliqua qu´il était là pour la disparition du directeur. La femme pris alors l´air affligée, mais ce n´était pas très convaincant. C´est ce que ce dis le collègue de Charlie Dainbridge qui écrivit sur son calpin cet élement assez intéressant. Puis, après avoir encore discuté de formalités administratives et après avoir posés quelques questions, les deux policiers commençairent une visite du bâtiment.
Un peu plus haut, les échanges de boîtes s´interrompirent, un guet avertit tout le monde que deux inconnus arrivaient. L´agitation se fit plus importante, puis s´arrêta. Le couloir était de nouveau calme.
Gerald remarquant ce détail décida de sortir de sa chambre, en profiter pour prendre l´air avant que l´agitation ne ressurgisse. Mais, alors qu´il avait parcouru la moitié de la chambre, il eut un préssentiment, et entendit alors deux voix. Il écouta discrètement derrière la porte :
«Sérieusement, vous pensez qu´il est mort ? Demanda une voix fluette, mais une voix masculine quand même.
-Pas sûr. Il a pu s´enfuir, mais sans argent, ni affaires, ce n´est pas logique... répondit une voix beaucoup plus grave, impressionante.
-C´est sûr...
-Enfin, nous allons voir ça. Je vais visiter cet étage de fond en comble. Allez voir le suivant je vous prie. Puis nous ferons la même chose plus haut. J´irai voir l´étage suivant le vôtre, et vous celui suivant le mien. Vous avez compris ?
-Oui, j´y vais.»
Gerald entendit des bruits de pas s´éloigner, et il décida alors d´ouvrir la porte. Mais la personne qu´il vit devant lui l´étonna au plus haut point.
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C´était il y´a quelques semaines, l´inspecteur Dainbridge était de service, quand on l´appella pour un meurtre.
Il arriva sur les lieux. La scène était macabre. Un saxophoniste gisait sur le sol, le costume en sang. Il observa la scène quelques instants, puis alla voir un collègue de la police scientifique. Celui-ci lui dit alors :
«A prioris le tir viens des balcons. Mais on a trouvé aucune trace là-haut. Par contre, on sait la marque du revolver, c´était un...
L´inspecteur n´écoutait qu´à moitié, il regardait en direction d´un attroupement de médecins et de policiers.
...alors qu´en pensez-vous, inspecteur ?
-Pas grand chose... Deux secondes voulez-vous ?»
Il se dirigeait maintenant vers l´attroupement. Quelqu´un se trouvait au milieu, examiné par un infirmier. Autour, les gens discutaient vivement. L´inspecteur s´adressa à l´un deux :
«Que se passe-t´il ici ?
-On dit que l´homme est arrivé avant le meurtre et a averti tout le monde de ce qui allait arriver... Mais personne l´a cru. Il s´est évanoui... Il s´est réveillé une fois, tout à l´heure, mais il délirait. On va le transferer à l´Asile du Chemin Perdu...»
L´inspecteur décida de rentrer dans l´ambulance pour espérer pouvoir questionner le patient, mais les médecins ne le souhaitaient pas. Il accompagna tout de même le "fou", qui finit par se réveiller...
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L´inspecteur Dainbridge pris la parole :
«Bonjour. Vous êtes un patient d´ici ?
-Oui, répondit Gerald, mais excusez-moi, je n´ai pas trop le temps...
-Ah, c´est fort dommage... Eh bien au revoir.
-Au revoir, Gerald s´éloignait déjà...
-Hey ! En fait, je ne vous auriez pas déjà vu quelque part ? demanda l´inspecteur, paraissant maintenant soucieux.
-Non, je ne crois pas...
Et il s´éloignèrent l´un et l´autre. L´inspecteur se questionnant sur où et quand avait-il pu voir ce patient, et Gerald qui se calmait progressivement. Cette apparition ne lui faisait pas vraiment plaisir, car il sentait que ce n´était pas le bon moment pour dire la vérité...