tout commence au moment de la découverte des sexes. Chez des personnes, cette découverte est interprétée comme une castration de la Mère qui renvoie à une angoisse fixée, insurmontable (accès au dossier "angoisse"). Face à cette angoisse, le pervers élabore un déni de la différence des sexes, et ne renonce à aucun prix à la puissance imaginaire du Phallus. Mais ce déni n´est pas total: une partie de son Moi nie la différence des sexes tandis que l´autre la reconnaît et élabore des conduites appropriées pour lutter contre la castration. C´est ce qu´on appelle le clivage du Moi (savoir et croyance cohabitent). Pour lui, il y a ceux qui ont quelque chose et ceux qui ne l´ont pas. S´exhiber par exemple, est un triomphe sur la castration. Structurellement, il y a autant de pervers hommes que de pervers femmes, mais dans les faits, on retrouvera moins de femmes car celles-ci ont une défense naturelle, l´Enfant.
Résumé : il y a 3 mécanismes importants, l´angoisse de castration, le déni de la différence des sexes et le clivage du Moi.
L´angoisse de castration va entraîner une régression vers des fixations antérieures, et une libération des pulsions partielles. Là où d´autres surmontent l´Oedipe, le futur pervers ne peut le passer et recule à un stade antérieur plus revalorisant. Cela peut être dû à un Père trop castrateur. Il y a investissement des Objets partiels (boudin fécal, pénis...) et affectivité relative à cette époque (auto-érotisme, ambivalence, agressivité...).
Facteurs de cette fixation : ils peuvent d´abord être constitutionnels. Il peut aussi y avoir une expérience infantile de séduction active correspondant aux fantasmes de séduction, scène primitive... Il peut enfin s´être passé une identification floue, peu définie et non Oedipienne. Le pervers aura souvent une identification à la Mère Phallique.
Economie : dans les perversions, les pulsions partielles se satisfont directement dans la réalité, alors qu´à contrario, la névrose mettra en place des mécanismes de défense contre ces mêmes pulsions partielles (accès au dossier "nevrose").
Le Surmoi du pervers est resté au stade pré-Oedipien, c´est à dire qu´il retient le sujet au niveau des interdits du stade anal (accès au dossier "stade anal") ou oral (accès au dossier "stade oral") mais n´a pas de loi de type social. Car les lois sociales naissent de la confrontation Oedipienne (accès au dossier "complexe d´oedipe").
Le Surmoi du névrosé est par contre plus tyrannique, plus culpabilisant. Le névrosé fantasme là où le pervers agit. Ainsi, dans les cas d´homosexualité par exemple, elle est acceptée et revendiquée par les homosexuels pervers tandis qu´elle est culpabilisée par les névrosés.
Ca lui correspond bien 