"Deuxiemement les Byzantins ont participe a la croisade en tant qu´allie donc des catholiques . Mais Venise, la rivale de Costantinople paya des croises pour que ces dernieres pillent Costantinople et c´est ce qu´ils ont fait, sans scrupule ."
En fait, Venise n´a pas tellement "payé" les Croisés, mais ceux-ci leur ont demandé des navires pour aller en Terre Sainte. Le doge a alors fixé son prix: d´accord pour les navires, mais en échange les Croisés devaient payer une forte somme d´argent, et reprendre la ville de Zara aux Hongrois.
Mais les vaisseaux vénitiens mirent le cap sur Constantinople, et on sait ce qui s´ensuivit: la mise à sac de la ville, ce qui évidemment n´a pas arrangé les relations gréco-latines.
De toute façon, ces relations-là ont toujours été tendues, sauf à des moments particuliers dans l´histoire des croisades. Mais sinon les grecs et les latins ne se sont jamais franchement entendus. A Constantinople, lors de la première croisade, les croisés "populaires" (ceux qui ont été massacrés par les Turcs) avaient carrément tué et fair rotir le lion apprivoisé de l´Empereur, outrage sans pareil.
Ensuite, pendant le siège d´Antioche, le contingent byzantin impérial fut accusé de complot avec les Turcs. De plus, les Croisés s´étaient engagés à rendre Antioche aux Byzantins sitôt que celle-ci serait prise. Il faut dire qu´Alexis Comnène, l´Empereur byzantin, avait réclamé le serment de fidélité des Croisés dès leur arrivée à Constantinople - l´idée était d´enrôler la croisade à son service. Pour l´obtenir, il n´hésita pas à forcer la main des chefs tels que Godefroy de Bouillon, qu´il fit attaquer pour le forcer à remettre son serment de fidélité, ce qu´il finit par faire, ainsi que les autres chefs croisés, non sans réticence.
Ce n´est qu´une fois devant Antioche que Bohémond, qui voulait se débarasser des Byzantins, mit au point une habile ruse: il alla trouver les chefs byzantins et leur dit qu´il y avait un complot contre eux parmi les Francs (les latins). Les Byzantins prirent peur et partirent avec armes et bagages, sur quoi Bohémond vint retrouver ses hommes, et déclara à l´armée franque que les Byzantins les abandonnaient comme des lâches. Puisqu´ils partaient, que Byzance laissait tomber les Croisés, le serment de fidélité n´avait plus aucune valeur.
Et voilà comment les latins s´emparèrent d´Antioche sans rien devoir aux Byzantins... on se doute qu´ils n´apprécièrent que très peu.