Après avoir donné mes ordres de bataille, je me prépara pour la bataille. Je mis ma cote de maille, elle appartenait à mon père, cela ne lui avait pas vraiment portée chance. Je mis mes bottes de fer, mon épée à ma ceinture de mon côté gauche, et ma dague de mon côté droit. J’enfilais mes gants, puis mon home, il avait une forme de croix, comme pour me rappeler que j’étais l’instrument de Dieu. Mais on se demande parfois avec qui est Dieu. Je monta Bellérophon mon fidèle destrier. Puis je m’élança dans la forêt, suivit de mes cavaliers.
J’entendis les archers tirer les premières flèches, comme un sifflement dans les airs, puis de cris de douleur. Mais je n’avais pas de temps à perdre. Je devais arriver derrière les lignes ennemis. Ducan devait les rabattre sur moi afin que je puisse les achever, sa charge avait dû commencer, car maintenant ce sont les chevaux qui hennissent. Cela faisait plusieurs dizaines de minutes que nous courrions à travers les bois, jusqu’à ce que je vois l’un de mes cavaliers tomber de son cheval ensanglanté, une flèches l’avait transpercé, ou plutôt un carreau, je me suis alors écrié :
- Aux armes, arbalétriers.
Une volée de flèches arriva sur nous, les ennemis étaient là bien cachés par cette brume de matin, je donnais l’ordre de charger.
Une boucherie eu alors lieu carreaux contre épées, j’en vis un dissimuler dans un buisson, et pour la deuxième fois de ma vie, j’ôtât la vie à un être humain, en lui donnant un violent coup au torse.
Les arbalétriers n’étaient pas si nombreux que cela, une trentaine. Mais, 17 de mes cavaliers étaient morts et 6 de mes hommes sans chevaux.
Et c’est en me retournant pour voir si d’autres lâches ne s’étaient pas dissimulés que je vis dans la plaine, à travers les arbres, un lion d’or, non trois lion d’or sur un fond rouge. J’avais réussi à passer derrière les lignes ennemis.
- Reformé la ligne, reformé la ligne, CHARGER !! !
C’est alors que l’ennemi vit sortir de nul par, une centaine de cavalier derrière ses lignes. Les archers étaient près à faire feu sur La Hire et Ducan lorsqu’il nous virent charger sur eux. Il changèrent de direction leur arcs, et eurent le temps de tirer une salve de flèches dont l’une d’elle m’atteignit dans l’épaule gauche. Entre l’épaulette et la cote de maille, heureusement pour moi, je suis droitier. Plusieurs de mes cavalier s’effondrèrent, sous la pluie de flèche. Mais, rien n’aurait pu arrêter notre charge. Nous fendîmes leur première ligne sans problème, nos chevaux, piétinant leurs hommes, c’est alors que j’aperçu leur chef au milieu du champs de bataille, tranchant la tête d’un de nos fantassin. Je chevauchais à grande allure vers lui, en frappant de part et d’autre de mon cheval, fracassant ainsi le crâne de nombreux archers et de fantassins ennemis.
En arrivant à la hauteur de leur chef, celui-ci ne voulant pas abandonner la partie, décida de se battre jusqu’à sa mort. Il me vit et c’est ainsi que commença notre combat. Nos épée se croisant dans de violent coups. Personne autour de nous, ne remarqua que s’était les deux chefs d’armées qui se battait. Les coups que nous nous donnions étaient si violent que j’ai bien crus que mon épée allait se briser. Probablement fatigué, il baissa sa garde en me laissant une ouverture. Je frappa de toutes mes forces et mon épée passa entre son home et sa cote de maille qu’il portais au cou. Il tomba de cheval, et celui-ci s’enfuit. Puis je regarda à travers la fente de mon home en forme de croix, le cou ensanglanté de mon ennemi, jeté à bas. Lorsque je regarda autour de moi, je ne vis que La Hire retirer son arme d’un corps et Ducan me saluant de loin…