VI)Raison numéro 6 : Yotsuba& vous décrit à quel point le Japon est un pays « safe ». Ce n’est pas compliqué, chez nous, on s’attendrait tous les soirs à voir le portrait de Yotsuba dans un spot Alerte Enlèvement. Elle se promène régulièrement dans son quartier, seule ou avec un ou deux amis qui n’ont que quelques années de plus qu’elle. Et à chaque fois, aucun soucis. Yotsuba part régulièrement à la découverte de son environnement en oubliant les conseils de son père, y croise des commerçants qui discutent et s’amusent un peu avec elle. Même si elle s’égare, il y aura toujours quelqu’un pour la secourir. La série met aussi en avant l’aspect vie de quartier, où tout le monde connait tout le monde, où les voisins sont régulièrement les uns chez les autres. Tout ceci est un peu idéalisé mais donne une ambiance paisible à la série, et il se dégage une aura protectrice et bienfaisante autour ce petit coin de Japon. Et, de toute façon, Yotsuba est invincible, l’auteur semble en avoir décidé ainsi.
VII)Raison numéro 7 : Parce que bien manger, c’est important ! Ce qui participe au charme de la demoiselle c’est qu’elle ne plaisante pas avec le bonheur… et surtout celui de son estomac ! Plus d’une fois l’objectif de Yotsuba sera culinaire : réussir à attendre l’heure du gouter pour manger des « nezclair » puis trouver une combine pour remplacer celui de son père qu’elle a mangé bien avant l’heure, poursuivre sa voisine jusqu’au lycée pour lui livrer du lait parce qu’il est « trobon », découvrir la fête de l’école sur une rumeur de gâteau gratuit, bien s’habiller parce qu’on est au restaurant (et laisser sa bave sur le menu). En tout cas, à chaque fois que le but est atteint, c’est la fête des papilles, le regard illuminé et une assiette qui sera nettoyé de fond en comble !
VIII)Raison numéro 8 : Yotsuba& peut se lire, se relire et se re-relire avec plaisir. Avec un tome par an environ, le temps d’attente entre deux volumes est bien long mais chaque chapitre fourmille toujours de petits détails humoristiques qu’on oublie facilement et qui refont rire à chaque relecture : la tête de Yotsuba quand elle a compris qu’elle a fait une bêtise, les vérités qu’elles se fabriquent du haut de ses 5 ans, le plaisir des autres à la faire tourner en bourrique, etc. Ces tranches de vie peuvent se relire dans le désordre et à tout moment : pour un voyage, avant de dormir, avant de partir pour un rendez-vous… Mais ne laissez jamais un tome de Yotsuba dans les toilettes par contre, vous oublieriez d’en sortir !
IX)Raison numéro 9 : Yotsuba& est l’occasion de vous rappeler les 400 coups que vous avez pu faire durant votre enfance. Parce que Yotsuba va en faire des boulettes ! C’est une vraie casse-cou et une impayable gaffeuse, se baladant sous un typhon avec un parapluie histoire de bien s’envoler à la première bourrasque, repeignant une chaise de la cuisine en bleu sans aucune précaution ou protection, piquant un somme dans un lit de supermarché, faisant de la balançoire tellement fort qu’elle en fait presque un 360° autour du portique, partant à vélo beaucoup plus loin qu’elle a le droit et sans forcément bien regarder devant elle. Yotsuba oublie d’obéir plus qu’elle ne choisit de désobéir, totalement accaparée par ce qui l’entoure ou par les missions qu’elle se confie elle-même ! Heureusement tout se finit toujours bien, mais avec une punition à la hauteur de la bêtise… et ça aussi ça nous rappelle des souvenirs !
X)Raison numéro 10 : Yotsuba& est aussi un manga pour ceux qui aiment les gens avec du caractère et de la répartie ! Comme je l’évoquais plus haut, la demoiselle a du répondant et il ne faut pas essayer de la lui faire à l’envers. Elle prend également les missions qu’on lui donne très à cœur. Plus décidé que le preux chevalier qui doit sauver sa princesse, elle joue l’adulte hyper-sérieuse et plus rien ne semble avoir d’importance dans sa vie… Sauf si elle croise un truc quelconque qui va la distraire, et alors elle oublie tout, quitte à bondir de son lit la nuit suivante pour exécuter la fameuse tâche qu’elle avait, sans le vouloir, mise de coté. Enfin, le plus drôle reste son envie de reproduire les actions des adultes et leurs reparties, forcément décalées et amusantes dans la bouche d’une fille de 5 ans.
XI)Raison numéro 11 : Yostuba& c’est aussi une façon d’éduquer un enfant. Forcément, on pourrait facilement tout lui pardonner, car tout est toujours fait sans mauvaise intention. Mais Kiyohiko Azuma n’a pas voulu créer une quelconque enfant roi, bien heureusement : Yotsuba est régulièrement punie, que ce soit par une classique frappe sur la tête, par une confiscation prolongée du jouet incriminé, ou par une colossale frousse pour lui faire comprendre qu’elle a mal agi. Yotsuba se retrouve par exemple persuadée que la peinture qu’elle a mise sur ses mains, en vandalisant la cuisine au passage, ne partira plus jamais, et son père laissera passer un bon moment avant de lui donner la solution. Les leçons sont toujours appliquées jusqu’à ce qu’elles soient retenues. Même si ça ne l’empêche pas de trouver de nouvelles bêtises à réaliser ^^.
XII)Raison numéro 12 : Yotsuba& est une lecture qui se partage avec vos amis… Même s’il faut quelques volumes le temps d’adopter cette enfant espiègle, tout le monde succombe tôt ou tard à sa fraicheur de vivre. Et c’est alors un véritable plaisir de se remémorer quelques scènes avec des amateurs de la série. Sur le web, sur les réseaux sociaux ou avec vos connaissances mangaphiles, vous trouverez toujours quelqu’un pour se marrer avec vous quand vous évoquez telle ou telle aventure de la jeune fille aux cheveux verts. Yostuba& c’est un peu comme un épisode de Friends ou How I Met Your Mother, ça se raconte entre copains avec des rires et des « tu te souviens la scène avec truc ou ils se retrouvent obligés de …« . Tout le monde aime Yotsuba& et on vous aimera aussi quand vous en parlerez !
Voilà vous savez maintenant pourquoi tous ceux qui ont lu Yotsuba& ont fini par l’adopter et se font un plaisir d’en parler autour d’eux. A votre tour maintenant de lire (ou de relire) cette excellente série !
manga publié aux éditions Kurokawa
prix:7.65€
(j'avais omis ce détail...
)