Je marchai seul dans la forêt sombre et humide de « Marsorreux » quand brusquement j’entendis des pas derrière moi. Je m’arrêtai, me retournai et je vis une jeune femme blonde qui s’arrêta et me regarda d’un air méfiant. Elle était armée et suivie par une dizaine d’hommes qui avaient tous leurs armes pointées sur moi. Je leurs souris et leurs demandai qui ils étaient même si je me doutais de la réponse. C’est la jeune femme qui répondit, leur chef à mon avis. C’était un groupe de résistants et elle était la fameuse Lana. Puis elle me demanda a son tour qui j’étais et je ne lui donnai que quelques informations de moi : seulement mon nom et ce que je cherche. Ils baissèrent leurs armes à ses ordres, elle s’avança et me tendit une poignée ferme, très ferme. Je lui proposai de faire équipe et elle me demanda de la laisser en parler avec ses hommes. Je restai à l’écart en les regardant débattre. Ils n’avaient pas l’air convaincus mais Lana leur tint tête et se retourna vers moi et me lança « C’est d’accord, on t’aide mais pas de coups tordus », à la suite je lui répondis « Marché conclu ! » En jetant un coup d’œil rapide aux hommes qui semblaient hostiles à ma venue. Mais l’un d’eux ne l’était pas, je pense vu sa manière d’agir, qu’il s’avère être le second de Lana. Il était grand, brun et paraissait très dévoué à la cause qu’il défendait. Sous le regard méfiant des autres je m’avançai et leur annonçai notre prochaine destination : une forêt aux alentours de Vienne. Leurs réactions ne se sont pas faites attendre. Ils furent tous étonnés de ce choix mais je savais que quelque part dans cette forêt une des deux reliques s’y cachait. On était à deux jours de marche, il fallait éviter les grandes routes pour ne pas rencontrer ces monstres aptes à prendre n’importe quelle forme. Je fis un tour des rebelles pour savoir quel type d’armement ils possédaient. Ils disposaient d’explosifs, d’armes de poing, de fusils d’assauts militaires (on en trouvait un peu partout sur les théâtres de l’horreur qu’étaient les champs de batailles dévastés), des armes blanches, de talkies-walkies militaires, des grenades et à ma grande surprise un lance roquettes. « Et toi ? » me lança un des hommes « Quelles armes utilises-tu ? ». Je leurs fis un immense sourire et leurs dis : « Vous le verrez en temps voulu… »