Foot - L1 - Arbitres : Puel participe au débat
S´il est entré dans la préparation d´une série de trois rencontres à l´extérieur en l´espace d´une semaine (Le Mans, AEK Athènes puis Valenciennes), Claude Puel s´est invité ce jeudi de façon constructive et réfléchie dans le débat qui fait rage sur la qualité de l´arbitrage.
«Il y a beaucoup de choses à dire et les diverses déclarations sont plus ou moins valables. Cela démontre qu´il y a un ras-le-bol général. Il n´y a plus de sérénité», explique l´ancien milieu de terrain défensif de l´AS Monaco, pour qui l´un des problèmes essentiels découle de la fameuse politique de «nettoyage» des surfaces de réparation : «Cela part d´un bon sentiment. Mais cela ne veut pas dire non plus qu´il faille inventer des fautes. Il y a déjà assez d´imprévus dans un match pour ne pas en rajouter. Il faut que ces imprévus soient uniquement liés au jeu.»
Puel avance ainsi que la volonté de sanctionner plus sévèrement les fautes aux abords des buts a finalement eu pour conséquence l´amplification, par les joueurs de l´équipe en position offensive, de ces fautes. Ou comment passer d´un extrême à l´autre. «Quand je vois ce que fait Hilton, on va dans l´excès. Les joueurs en ajoutent. En cas de doute, on siffle penalty, ce qui veut dire que des entraîneurs, des joueurs travaillent là-dessus. Je m´interdis d´apprendre cela à mes joueurs. A Lille, quand on fait une faute sur nous, on essaie de rester debout. Simuler ne nous intéresse pas. Maintenant, les joueurs en situation offensive se permettent des choses pas possibles.Ca m´énerve.»
«On siffle l´engagement»
Reste qu´en attendant de voir le monde du football trouver de réelles solutions aux problèmes actuels, solutions qui passeraient, pour le technicien nordiste, par une utilisation limitée à quelques situations de jeu (hors-jeu, penalties) de la vidéo, Claude Puel avoue être obligé de composer avec les décisions arbitrales. «Je suis pragmatique et j´ai intégré l´arbitrage comme un fait de jeu. Avant les matches, je préviens les joueurs du fait qu´ils peuvent avoir contre eux une décision injuste et qu´ils ne doivent pas se disperser, ressasser ou demander. J´ai l´impression, parfois, qu´on lance une pièce en l´air et que l´on va voir où elle va tomber. Je n´ai pas l´impression que ce soit comme cela au niveau européen.»
Où la différence avec la Ligue 1 est flagrante: «Il est difficile de savoir où aller. Aujourd´hui, si on va dans le respect des règles de façon stricte et aveugle, ça hache le jeu. En Ligue 1, on ne peut plus jouer un tacle glissé ou jouer épaule contre épaule. C´est sifflé... On siffle l´engagement ! Résultat, quand on va à Anderlecht, en Ligue des Champions, on se fait rentrer dedans et on met une mi-temps à s´adapter.» La conclusion de Puel a quant à elle le mérite, rare à l´heure actuelle, de ne pas pointer un doigt inquisiteur sur les hommes en noir : «Ils ont une pression de folie, entre leur direction et l´aspect médiatique, les joueurs et les dirigeants... Ils ne s´y retrouvent pas.»
meme puel defend l´OM lol!