Cyclisme - TDF - Tracé : Les réactions
Oscar Pereiro (ESP/Caisse d´Epargne, deuxième du dernier Tour de France) : «Ce sera un Tour avec beaucoup de difficultés, à l´image de ce qu´il a pu être l´an dernier. Peut-être que les Alpes seront moins difficiles que les Pyrénées, mais il faudra tout de même être fort. Quant à la question de savoir si je suis le vrai vainqueur de la dernière édition du Tour de France, je ne veux pas trop m´exprimer sur le sujet pour l´instant, car Landis n´est à ce jour pas disqualifié et, par conséquent, je suis encore second.»
Christophe Moreau (FRA/AG2R Prévoyance) : «C´est le mot équilibre qui caractérise ce Tour, un subtil mélange entre les étapes de plaine et de montagne et entre les deux massifs. Les difficultés sont bien réparties. On entre vite dans le vif du sujet et c´est un avantage. L´étape qui me plaît le plus est celle de Briançon, car j´y suis sensible en tant qu´ancien vainqueur du Dauphiné. Le Tour sera encore très ouvert, d´autant qu´il n´y a pas de vainqueur de l´édition 2006. Ce sera propice pour les attaques. Mais, avant tout, j´espère surtout que ce sera profitable à notre sport. Ce qu´on a connu en 2006, on ne veut plus le revivre. On ne peut plus continuer comme cela. A nous d´être irréprochables. On nous parle de prélèvement d´ADN, de contrôles sanguins plus nombreux, voire aux départs. Si ce sont les solutions pour redorer le blason de sport, alors agissons. On n´a plus d´autre alternative.»
David Millar (GBR/Saunier Duval) : «Partir de Londres est un rêve. C´est une grande opportunité pour moi de faire savoir à mes amis, à ma famille, pourquoi je suis amoureux de cet événement. A propos du tour, les organisateurs ont suivi peu ou prou le même protocole que l´an passé. Je suis satisfait qu´il n´y ait pas de contre-la-montre par équipe, en revanche le second contre-la-montre individuel arrive trop tard dans la course. J´espère malgré tout être en forme pour le disputer.»
Sylvain Chavanel (FRA/Cofidis) : «C´est un beau Tour, la première semaine sera pour les sprinteurs et, à partir du 1er contre-la-montre, on verra les coureurs qui se placeront pour le classement général, avant la montagne. Le Tour s´annonce ouvert et difficile, mais j´espère surtout sans tricheurs. Je veux voir des coureurs sains, qui font du vélo en respectant certaines valeurs. Je crois qu´on est sur la bonne voie. Avec le miroir qui s´est brisé sur le Tour de cette année, on a la preuve qu´il est possible d´assainir notre sport.
Eric Boyer (FRA/directeur sportif, Cofidis) : »C´est un Tour bien équilibré, entre le massif alpin et le massif pyrénéen, qui sera, à mon avis, le plus dur des deux. Dans les Alpes, on aura certainement un premier aperçu des potentiels vainqueurs du Tour de France, mais on ne connaîtra pas l´élu avant la fin des Pyrénées, voire à Cognac. A ce titre, le contre-la-montre à Cognac, justement, me semble parfait. D´autant que les rouleurs auront les montagnes dans les jambes et ceux qui sont habituellement forts pour les contre-la-montre auront une fatigue supplémentaire, qui pourrait bouleverser la donne.
Laurent Jalabert (FRA/ancien coureur) : «C´est un parcours plus classique, où les montagnes auront un rôle très important. Alors que les Alpes apparaissent comme une grande difficulté, on pouvait penser que les Pyrénées allaient être plus +light+. Il n´en est rien. Le col de l´Aubisque en est la preuve et sera d´ailleurs l´étape décisive de ce Tour. Il y a également deux beaux contre-la-montre assez longs, qui provoqueront des grands écarts.
Richard Virenque (FRA/ancien coureur, septuple meilleur grimpeur du Tour de France) : «C´est un beau Tour, difficile, qui promet du suspense jusqu´à la fin, puisque la dernière semaine s´annonce redoutable. A ce titre, je crois que les organisateurs ont privilégié le spectacle. J´aurais effectivement aimé courir ce Tour, qui comporte beaucoup d´étapes de montagne. Il y aura de la tension, l´aspect tactique sera important. Les Pyrénées seront décisives, bien que le Tour puisse aussi se jouer à n´importe quel moment.»