Renault/Red Bull Racing: Accord fait à 80%
Un contrat de Formule Un liant deux partenaires, motoriste/équipe ou pilote/équipe, est un document d’une formidable complexité dans son contenu, mais inévitablement binaire dans sa validation : lorsqu’il n’est pas paraphé par les deux parties concernées, il tombe dans le domaine des négociations, qui peuvent capoter à tout instant.
Gerhard Berger, patron de Toro Rosso et mandaté par Red Bull Racing pour entamer des négociations avec Renault, explique pourtant à F1 Racing que « l’accord avec Renault est fait à 80%. La Renault est rapide comme l’éclair et fiable à 100%. C’est ce dont vous avez besoin pour gagner. De plus, le moteur Renault est moins onéreux et plus robuste que le Ferrari. »
Berger s´ouvre-t-il en public de négociations n´ayant abouti pour l´heure à aucun contrat pour faire pression sur Ferrari et pour précipiter les choses ? Le contrat liant Ferrari à Red Bull Racing pour la fourniture de V8 avait été annoncé à Imola l’année dernière, pour une durée de deux années à compter de 2006. Dietrich Mateschitz (fondateur et président de Red Bull Racing) devrait donc casser son contrat, à l’amiable ou au forceps, en argumentant sur le fait que son bloc développe 500 tours/min de moins que celui qui équipe les 248 F1. Est-ce une entorse à l’accord liant le cheval cabré et le taureau rouge ? Une chose est sûre, Berger serait ravi de ‘récupérer’ les V8 de Maranello et Renault ne verrait pas d’un mauvais œil de financer une partie de son écurie mère via la fourniture de moteurs.
D’une pierre deux coups, Flavio Briatore pourrait également caser Heikki Kovalainen chez Red Bull Racing, tout en continuant de tenter de convaincre Kimi Räikkönen que sa meilleure option pour 2007 à pour forme un losange. Kovalainen arriverait chez Red Bull en terrain connu et non miné : il fut vice-champion GP2 2005 avec Arden International, l’écurie de Christian Horner (directeur de RBR).