Alonso lâché par Renault ? Briatore met les points sur les i !
La réaction d’immaturité de Fernando Alonso ne pouvait pas longtemps rester sans réaction de la part de son employeur, qui s’est attaché à lui mettre les points sur i, par l’intermédiaire du directeur de RenaultF1, Flavio Briatore.
Au sentiment d’abandon ressenti par Alonso, sentiment que l’Espagnol a livré au public hier en conférence de presse, la réponse de Briatore est catégorique. « J’ai parlé à Fernando et à Fisichella. On peut parfois ressentir de la frustration, mais je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème. En Chine le second pit stop n’aurait de toute façon eu aucune influence sur la course, et il était évident que Fisichella devait le dépasser. »
« Il était impossible de conserver Fisichella et Schumacher derrière Alonso. Vous avez vu la course. Nous ne nous attendions pas au graining, nous avons changé les pneus uniquement à la demande du pilote » poursuit Briatore en mettant Alonso face à ses responsabilités. Victime de son style agressif, l’Asturien avait martyrisé son pneu avant gauche et avait légitimement décidé de changer de gommes au moment de son premier pit stop.
Quel que soit le bout par lequel le premier volet de sa déroute à Shanghai soit pris, Fernando doit en assumer la responsabilité. Sans chercher, en désespoir de cause, une solution miracle de son écurie. Demander à Fisichella de rester sagement derrière Alonso et de bloquer Schumacher le temps que le graining s’estompe sur les pneus avant de Fernando, c’était courir un risque en piste, mais aussi sur tapis vert. Le collège des commissaires aurait tôt fait d’enregistrer une plainte de la Scuderia Ferrari, justifiée en l’espèce (Alonso était 4 à 5 secondes moins rapides que l’Allemand à ce moment de la course), contre une manœuvre de blocage ostentatoire. Renault et Alonso auraient risqué le déclassement pur et simple.