[Tome 2 - Partie 1 - Chapitre 4]
Apprentissage
Wellan se lanca donc dans un récit passionné ou il était question de son pays natal, ou plutôt, de son "monde", comme il aimait l'appeler.
- Je viens d'un monde parallèle au tien, Tanguy. Mon monde est accessible par le biais d'une incantation complexe, qui n'est réalisable que si la personne possède une grande force magique. Dans mon monde, cette force magique s'appelle "Le mirage intérieur". On appelle souvent ça le mirage, ce qui est plus rapide. Le sortilège est très rarement cité dans les livres. Tout simplement parce qu'il est très difficile à réaliser, et qu'il est très ancien. Il viendrait d'une antique tribu, la Peuple de la lande Aux Âmes Perdues. Ce peuple était un peuple nomade, et qui voyageait à travers les mondes. Il y aurait sept mondes connus, et trois accessibles. Le premier, le mien, est rempli de sorcier, et se nomme le Acamacreth. Le deuxième, le tien, est constellé de personnes en tout genre. Il se nomme le Narvath. Le troisième se nomme le Méralath. C'est un monde hostile ou la violence est règne, et ou les brigands sont rois.
- Mais, pourquoi personne n'est au courant ? Demanda Lucie.
- Tout simplement parce qu'un sortilège a été lancé. Toute personne dévoilant le secret à une personne qui ne serait pas dotée de pouvoir magique deviendrait alors muette, sourde et aveugle. La personne sans pouvoir, quant à elle, perdrait la mémoire. Et puis, la société des Sorciers préfère rester secrète, et, mon monde en est rempli. C'est d'ailleurs pour ça que cette ville n'est pas remplie de touristes désirant voir à tout prix voir des animaux parlant. D'ailleurs, si ces animaux parlent, c'est grâce à de puissants et anciens sorciers... Et, étant donné que la plupart des animaux ici sont des magiciens, ils ont eux aussi développé la coutume du secret.
Opélie, qui était la nouvelle maire du village depuis la mort de Tom Nook acquiesça, et dit à Tanguy que le secret de la ville était également solidement gardé par un sortilège.
- Mais... Commença Tanguy, si le taxi qui m'a emmené ici pour la première fois connaissait cette ville, c'était un magicien ?
- Pourquoi crois-tu que tu aie eu l'idée de venir ici, lui demanda Opélie.
- Ben je...
- Tu n'as pas trouvé tout seul ! Le coupa Opélie. Sentant en toi le potentiel de vaincre Charfalaq, le chauffeur t'a lancé un sortilège de persuasion pour "t'aider" à choisir.
Tanguy était désagréablement surpris. Il ne s'était jamais douté de rien ! Il croyait être arrivé ici grâce à sa propre volonté... Mais, ça ne changeait rien. Il était ici, et pas ailleurs. Que se serait-il passé si il était parti autre part ? Il n'aurait jamais rencontré ni Tom Nook, ni Lucie ! Et puis, il ne connaitrait rien de sa puissance magique...
- Mais, Ambor et Bertholen n'avaient pas de pouvoirs magiques... Comment Charfalaq a-t-il pu leur demander de nous espionner ici, si le sortilège protégeait la ville ? Questionna Tanguy.
- Il a réussi à rompre le sortilège. Il s'en vantait beaucoup, d'ailleurs, lui répondit simplement Lucie.
- Bon, Tanguy, si je suis ici, c'est pour t'apprendre une autre forme de magie. Et pour cela, tu dois au préalable devenir mon Apprenti. Es-tu d'accord ? Lui demanda Wellan.
Tanguy sentait qu'il avait en face de lui un homme de confiance. Et puis, n'était-ce pas Tom Nook, l'homme, ou plutôt l'animal au plus grand cœur qu'il n'ait jamais connu qui le lui conseillait ?
- D'accord, répondit alors Tanguy.
Puis, la plume de phénix que Wellan n'avait toujours pas fait disparaitre commença à briller d'une étrange lueur jaune-orangée. Wellan l'a saisit, et dit à Tanguy :
- Répète après moi ce que je vais te dire.
Wellan traça de nouveaux signes sur la main droite de Tanguy, avant d'en tracer sur sa propre main.
- Moi, Tanguy, je jure que j'apprendrais ce que l'on m'apprendra, que j'écouterais ce que l'on me dira, et que je mémoriserai ce que l'on me demandera de mémoriser.
Tanguy répéta. Puis, Wellan, dit, solennellement :
- Je promets d'apprendre à mon Apprenti tout ce qu'il doit savoir.
La lueur de la plume s'estompa, et elle disparut. C'est alors de bon matin que venait de se sceller un pacte crucial dans la vie du jeune homme : Il venait de devenir Apprenti !