[Partie 5 - Chapitre 7]
Combat final
Le soir du dénouement était bien vite arrivé. Réunis dans la plus grande salle du palais, les convives commençaient à manger des biscuits apéritifs. Tanguy était placé dans un cachot, sous bonne garde. Il n’arrêtait pas de repenser au beau visage de Lucie. Il pensait aussi un peu au combat qui l’opposerait à Charfalaq… Cette fois, il serait seul, et, il devrait triompher, pour sauver le maximum de gens possible… Et libérer Lucie de l’emprise qu’avait Charfalaq sur elle, car Tanguy était sur qu’elle n’agissait pas naturellement… Une si belle personne…
Le son d’une corne retentit dans tout le palais. Comme si ils avaient reçu un ordre invisible, les gardiens, équipés d’une cuirasse verte incrustée de pierre précieuse, firent pénétrer la clé en or dans la serrure de la porte.
Un gros bruit suivit l’ouverture de la porte. C’était des applaudissement. Sans doute Charfalaq était sorti de ses appartements privés pour rejoindre la salle ou le combat aurait lieu…
Tanguy fut rapidement jeté dans la salle par les gardiens. D’un geste de la main, Charfalaq fit taire les aplaudissement. Certains des habitants avaient une mine effrayée « certainement ceux qui connaissent la prophétie », commença à penser Tanguy.
Toute la population avait des vêtements de fête. Deux énormes tables étaient disposées de chaque côté de la pièce, mais, même avec toute cette place de prise, l’espace libre restait tout de même très grand.
Les habitants étaient assis côte à côte, positionnés sur des chaises en bois. Au milieu des deux tables, il y avait un grand drapeau, orné d’un chat tigré, sur un fond bleu clair « ce doit-être l’emblème du royaume… Mais, pourquoi un chat ? » pensa Tanguy.
Il entendit une autre voix… « C’est un chat parce que les chats sont connus parce qu’on dit d’eux qu’ils ont neuf vies. Ils sont plus près de l’immortalité que tout autre animaux. Charfalaq voulait mettre un phénix, mais, bizarrement, à chaque fois, l’oiseau s’effaçait magiquement… »
Tanguy scruta la salle. Personne n’avait l’air de lui avoir parlé, et, personne n’avait l’air d’avoir entendu ce qu’il avait pensé.
- Qui es-tu ? Pensa-t-il.
La même voix que la précédente vint lui répondre…
- Je suis Lucie. J’ai le pouvoir de communiquer par télépathie. C’est un pouvoir rare, mais, personne ne doit le savoir… Sinon, je deviendrais trop proche de l’entourage de Charfalaq pour pouvoir espérer m’enfuir un jour.
- Au moins, tu as une chance de t’enfuir, alors que moi…
- J’emploierais tout mes pouvoirs magiques pour t’aider, tu sais… Répondit Lucie, toujours par la même voie de communication.
- Non, imagine qu’il le découvre… Il te transformerait en chair à pâté…
- Je connais les risques que je prends.
Une voix s’éleva par-dessus les murmures des paysans et gens importants réunis autour des grandes tables.
- Le combat va bientôt commencer ! Vous pouvez dors-et-déjà commencé à manger pour fêter ma victoire !
Tanguy ne répondit rien, toujours à l’affût de la douce voix de Lucie dans son esprit.
Plusieurs secondes après l’annonce, il l’entendit :
- Bonne chance…
- Attends Lucie ! Je sais que ça peut paraitre bizarre, je t’ai vu que deux fois, mais… Je t’aime.
Soudain, prit d’un courage à toute épreuve, il se dirigea vers Lucie, et l’embrassa. Il voulait que ce moment dure des heures, mais, les cris de stupéfaction des habitants le ramenaient à la réalité. Elle lui rendit son baiser, malgré l’air énervé de Charfalaq, puis, il se plaça pas très loin du grand Magicien Noir, et le défia du regard. Tanguy se pinça les lèvres, elles avaient encore le gout de celles de Lucie…
Pendant ce temps là, à des centaines de mètres de là…
La résistance avait réussi à s’infiltrer dans la ville, qui était déserte. Ils avaient d’abord crus être tombés dans une embuscade, mais, un tintamarre assourdissant venait du château, ce qui leur fit comprendre que beaucoup de gens étaient réunis là-bas.
- Nous devrions nous dépêcher, lança Tom Nook à ses compagnons.
- Nous allons aussi vite que nous pouvons, mais, nous sommes tous éreintés ! Répliqua Opélie.
- Je sais, mais, la survie de plusieurs milliers de personne en dépend… Il ne faut surtout pas que Tanguy meure. Il faut d’abord qu’il accomplisse sa destinée…
- Tu crois que Tanguy sera assez fort ?
- Justement, j’en doute… Répondit Tom Nook. C’est pour ça que nous comptons l’aider, moi, et la force de ce manuel. Quant à vous, je ne veux pas que vous vous mêliez à ce combat. Si il venait à arriver malheur à Tanguy, je veux que vous vous enfuyiez tous. Vous ne seriez pas assez puissants pour battre Charfalaq et son armée. Par contre, une fois de retour à TornVille, je veux que vous recrutiez le plus de personne possible. Il faut que Charfalaq soit anéanti, même si , sans Tanguy, il ne pourra jamais être battu définitivement…
Pendant la discussion de Tom Nook et Opélie, le groupe était déjà arrivé devant les énormes portes du palais, magnifiques. Ils essayèrent de l’ouvrir, mais, elle était solidement fermée par des moyens magiques. Ils employèrent toutes les formules qu’ils connaissaient, en espérant que ça marche…
Une cuirasse avait été amenée à Charfalaq. Une autre avait été aussi amenée à Tanguy, mais, elle ne risquait pas de servir à grand-chose comme ce n’était pas un combat à l’épée…
- Quelle est ta dernière volonté ? Demanda le mage Noir, moqueur.
- Que vous fermiez votre clapet répondit courageusement Tanguy.
- J’espère que tu sais ce que tu fais… Je pourrais toujours me servir de Lucie contre toi… Gardes, jetez-là au cachot ! Si elle est trop récalcitrante, tuez-là.
Déterminé à ne montrer aucun signe de terreur, Tanguy ne put s’empêcher d’avoir un haut-le-corps. Il ne pouvait imaginer le corps de Lucie sans vie… Malheureusement, Charfalaq l’avait vu.
- Que vas-tu faire, maintenant que tes amis ne sont pas là ?
- Je vais faire ce que je dois faire, je vais me battre, répondit Tanguy, tout en sortant sa baguette.
- Oh, tu espère pouvoir gagner ?
- Avec la puissance de l’amour que me porte Lucie, je suis prêt à tout…
- Dans ce cas là, que ça commence !
Tanguy reçut un « Je t’aime, tu dois gagner ce combat, pour moi, pour tous ces gens… », puis Charfalaq dégaina sa baguette magique.