[Partie 5 - Avant propos]
En Plein Désert
- Ah d’accord, et tu crois que ça va mener à quoi ce que tu veux faire ? Tu veux tous les tuer ? Vas-y, mais saches que nous ne t’aiderons pas ! Notre cible est Charfalaq ! Bien sur, si ses principaux sbires se mettent au milieu de notre chemin, nous pourrons envisager de les tuer. Mais, en attendant, nous ne devons pas penser à ce que nous leur ferons. Nous devons d’abord penser à Tanguy, qui doit être surement enfermé. Ça m’étonnerait pas, car il représente une menace majeure pour Charfalaq, et il connait la prophétie, j’en suis sur, dit Tom Nook avec assurance.
- Comment peux-tu en avoir l’intime conviction ? Questionna Opélie
- Tout simplement parce que tout est écrit dans le livre… Tom Nook sortit de la poche intérieure de sa veste un petit livre. Il avait une couverture dorée, et elle brillait à la lueur du Soleil qui passait tant bien que mal à travers les arbres. Le livre était assez petit. Tout ce qu’il faut pour rentrer dans une poche.
- Comment as-tu eu ce livre ?! Tu as un des grimoires les plus importants que les sorciers n’ont jamais eu, et tout ce que tu trouve à faire, c’est de nous cacher son existence ?! Opélie était énervée. Cela se voyait, ou plutôt, s’entendait dans le ton de sa voix.
Ambor et Bertholen, qui se fichait de la conversation jusqu’ici furent tout d’un coup intéressés. Ambor prit la parole :
- Et, Bertholen ! On a vu le même livre chez Charfa…
- Pauvre fou ! Tais-toi ! Je te rappelle que notre mission est secrète ! Heureusement qu’ils nous ont pas entendu ! Sinon, on serait foutus ! Tiens ta langue, espèce d’esclave infidèle ! S’écria Bertholen
- Ne t’énerve pas . Ils ont pas entendu, c’est bon, non ?
- Imagine qu’ils aient entendu, tu nous aurais mis dans un joli pétrin !
- A ton avis, à quoi sert ce livre ? Questionna Ambor.
- Tais-toi, et écoutons la conversation, je crois qu’elle peut nous servir…
Dans la tour de Charfalaq, nos deux fugitifs avaient réussi à s’enfuir. Maintenant, trois chemins s’ouvraient à eux.
- Ça a bien changé, ici, depuis que je suis rentré en prison ! Dit le fantôme
- On est pas ici pour s’émerveillé sur les nouveautés de la ville. Je te rappelle que nous nous sommes enfuis. Si Charfalaq ou un de ses hommes nous retrouvent, nous sommes mal barrés. Bon, va par ou ?
- Ben… J’en sais rien, moi ! Répondit le fantôme, avec dépit. Pourquoi tu me demande tout ? Tu crois que j’ai le plan de la ville ?!
- C’est juste que tu dois mieux connaître la ville que moi. Je te rappelle quand même que j’ai pas fait très attention aux détails de la ville, en venant ici. Ce garde a tout gaché. Bon, allons tout droit, non ? Au pire, avec toutes ces petites ruelles, nous pourrions nous cachés.
Tanguy avait vu les immenses possibilités de cachette. Cette ville était un véritable labyrinthe à elle toute seule ! Et, ils allaient devoir en sortir… Ce qui n’allait pas être une tâche facile !
Les deux compagnons d’infortune s’étaient donc engagés vers la grande rue, tout droit. Ils voyaient des marchands qui vendait leur camelotte à la criée, mais aucune trace de garde. Une étrange tente surplombait le tout. Elle était surélevée par rapport au reste, et, une lueur étrange et mystérieuse s’en dégageait.
Le fantôme s’était arrêté. Il regardait la tente. Comment était son regard ? Etait-ce de la fascination, de l’intérêt, ou encore de la peur ? Difficile de savoir. Pourtant, il avait l’air d’être intéressé par cette tente, car il avait demandé à Tanguy :
- Et si on y allait faire un petit tour ?
- C’est ça ! Imagine qu’il y est des hommes de Charfalaq, là-dedans, nous serions cuits, et nous serions mis dans des cellules avec aucune possibilité d’évasion ! Je suis sur qu’ils nous séparerons. En plus, je vois pas pourquoi tu veux y aller, ce n’est qu’une tente, après tout…
- Tu ne vois pas l’aura mystérieuse qui s’en dégage ?
Tanguy regarda de plus près la tente. C’est vrai qu’en s’y intéressant, on pouvait déceler une lueur de mystère… Ça donnait envie à Tanguy d’en savoir plus, mais ce n’était pas bien. Ils n’en avaient pas le temps.
- J’aimerais bien y aller aussi. Mais, soyons raisonnables.
- Raisonnable, raisonnable ! Vous, les humains, vous avez que ça en tête, ou quoi ? La vie vaut le coup de prendre des risques !
- Justement, tu n’es plus en vie. Maintenant, continuons.
- Non, je fais ce que je veux.
- D’accord. Si tu veux pas venir, j’irais seul. Si tu te refais attraper, je viendrai pas t’aider.
- On est obligés d’être ensemble pour sortir de cette ville. Ou iras-tu, après ?
- Je rejoindrai mes amis qui doivent être restés dans la forêt. Tout simplement. Après tout, il n’y a pas que toi dans ma vie. Pourquoi crois-tu que tu es si important ?
- Laisse tomber, sale gosse. Bon, si tu veux, nous nous retrouverons sur la plaine située sur le côté gauche de la ville, d’accord ?
- Si je suis d’accord ou pas, tu t’en fiche ! Tu ne me demanderas pas mon avis ! Juste que si tu ne me trouve pas là-bas, ne t’étonne pas. C’est surement que mes amis sont déjà là.
- Oh, la forêt est très loin d’ici, mon petit.
- Bon, aurevoir. Content de t’avoir connu, malgré nos disputes.
- Je t’ai dis que l’on se reverra, et à l’endroit que je t’ai dis.
- Et si j’ai pas envie d’y aller ?
- Tu iras quand même.
- Bon. Je ne veux pas perdre plus de temps. Aurevoir « Monsieur », étant donné que tu ne te rappelle pas de ton prénom…
- Aurevoir Tanguy. Si nous nous ne revoyons pas, bonne chance pour ton affrontement avec Charfalaq. Et, dépêche-toi de sortir de cette ville !
Tanguy se retourna, et continua de courrir. Une larme coula sur sa joue. Une seule et unique larme. Rien de plus. C’est qu’il l’aimait bien, son compagnon d’infortune…
- Bon, se dit-il à lui-même. Ne nous perdons pas dans mes sentiments !
I l courra comme ça pendant encore quelques minutes. A l’arrivée, il était essoufflé, mais, objectif atteint : Il avait trouvé une porte dans les murailles de la ville pouvant lui permettre de sortir. Etrangement, elle était ouverte, et, aucun garde n’était présent.
- Profitons-en ! Se répéta t-il encore une fois pour lui-même.
Sur ces mots, il s’engouffra dans l’étroite porte. Pourquoi s’était une porte, en faite ? Il ne savait. Après tout, il n’y avait pas l’objet répondant au nom de porte… Mais, tant que ça le permettait de sortir, ça allait ! Tanguy était maintenant dans un désert. Il pouvait apercevoir au loin les arbres de la forêt. Ses amis devaient être là-bas, et, en se dirigeant vers là-bas, il pourrait bien les croiser. En attendant, il lui restait la route dans le désert à faire ! Tanguy se laissa guider par ses pas, et commença à marcher, dans l’immensité du désert…