Episode 21
L’ombre de la nuit.
Dans l’épisode précédent, le côté obscur noctali provoque en duel aquali puis prend pour cible pyroli. Celui-ci semble sans défense mais lorsque l’on insulte noctali…
Il m’aurait presque fait peur avec ses yeux. Des yeux tout petits et tout noirs qui jettent des regards foudroyants. Il avait vraiment l’air en colère. Pourquoi donc ? Seulement parce-que j’avais « insulté » son petit compagnon ? Ce serait plutôt à noctali de défendre son pitoyable compatriote. Il s’était pourtant relevé et avait murmuré, noyé dans sa haine :
- Je t’accorde ta revanche…
Parfait ! J’allais enfin pouvoir le battre et lui montrer ce qu’il en coûtait de se moquer de moi !
Nous nous plaçâmes convenablement sur notre aire de combat puis nous nous dévisagèrent, tentant chacun d’intimider l’autre, sans succès. J’étais vraiment très excité à l’idée de battre mon adversaire et d’en finir avec lui. J’étais très confiant et mon adversaire semblait si fragile que si on lui aurait soufflé dessus, il se serait brisé en mille morceaux. L’air s’était légèrement refroidi et le vent s’était levé. Les rafales sifflaient dans mes oreilles si bien que tous les autres sons se perdaient dans le vacarme. Le soleil avait complètement disparu du ciel, caché par les nuages gris qui annonçaient la pluie.
Pyroli se tenait à quelques mètres de moi, droit comme un lampadaire et impatient. Les premières gouttes tombèrent puis ce fut un vrai déluge. Il pleuvait vraiment fort. Le premier coup de tonnerre fut le signe de départ.
Pyroli se lança dans une course effrénée qui fut finalement stoppé par un de mes coups de pattes dans la figure. Il tomba de tout son long sur le sol noyé d’eau. Lorsque je m’anvançai vers lui, il se releva brusquement et battit en retraite. Je me lançai à sa poursuite en lui lançant des ball’ombres qu’il esquivait agilement. Il n’avait plus rien à voir avec tout à l’heure, il semblait agressif et déterminé. Il s’arrêta soudainement et me sauta dessus. Il était sur moi, j’étais allongé sur le sol et il essayait vainement de me mordre le visage. Je le repoussai du mieux que je pouvais mais cela ne changeait rien. Je sentais son haleine de fauve et il devait sentir la mienne. Il avait la gueule grande ouverte et de la bave coulait le long de son visage jusqu’à s’écraser sur moi. J’étais horrifié mais ne le fit pas savoir et continuai de le repousser.
- DANSE-FLAMME !
Il était si près de moi qu’il n’aurait pu rater son attaque. C’était une offensive efficace qui me blessa légèrement, mais assez pour ralentir mes réflexes. J’éteignai d’un revers de la patte les derniers poils qui brûlaient.
Pyroli recula de quelques mètres d’un saut.
J’étais enragé, j’allais le tuer !
Je fonçai sur lui le plus vite possible.
- TENEBRES !
Il tenta d’esquiver mon attaque mais n’y parvint pas. Il était autant blessé que moi désormais. Il fallait changer de tactique pour pouvoir le vaincre, les attaques de front mises bout à bout ne feraient que m’épuiser. Pourquoi pas le prendre par surprise ?
- As-tu peur du noir ?, questionnai-je le sourire au lèvres.
Pyroli ne bougea pas d’un poil signifiant par là qu’il était terrifié.
- Bien sûr que non !, assura-t-il d’un ton faussement étonné tandis que des gouttes de sueur perlaient au coin de son front.
Mon adversaire était étrangement confiant dans ses mouvements moi, pour avouer, j’étais terrifié. Il faut dire que j’ai peur du noir. Très peur. Il y a tout plein d’ombres bizarres et c’est effrayant mais si c’est le noir complet, c’est encore pire ! On ne voit rien et tous les bruits deviennent terrifiants ! On a l’impression de devenir fou !
La force maléfique de noctali se manifesta soudain. De son corps, émergea une ombre qui fonça vers le ciel à la vitesse de la lumière.
Soudain, toute lumière disparut, nous laissant dans un noir complet, ponctué des régulières rafales de vents et de la pluie. J’étais horrifié, je ne voyais rien du tout, même pas à deux centimètres et puis pour tout arranger, qu’est-ce que j’avais faim ! Et ne me traitez de pas de bênet rouge affamé sinon ça va barder ! Je reçus soudain un coup dans le crâne qui me fit m’étendre de tout mon long sur le sol.
Un rire effrayant s’éleva dans la pénombre. Un rire horrible, à en faire peur ! J’ai si peur ! Je suis toujours tout seul ! Et ne dites pas que je suis une poule mouillée sinon ça va barder !
Je reçus un second coup dans le ventre, qui me fit grimacer de douleur.
- Alors, pyroli ? Tu as peur du noir maintenant ?
La suite dans l’épisode 22.