Alors que la tendance semblait au plus de peur que de mal, Frédéric Michalak n´a pas fini de manger son pain noir. Touché vendredi contre Bourguoin, l´international français souffre d´une rupture du ligament interne du genou droit. Un nouveau coup dur qui devrait le tenir éloigné des terrains durant trois à quatre mois.
Le Stade Toulousain s´est fait une sacrée frayeur ce week-end. Malheureusement partiellement justifiée. Quatrièmes du Top 14, déjà lestés par quatre défaites en treize sorties, les Haut-Garonnais peinent sérieusement à soutenir la comparaison d´un Stade Français euphorique, tout juste rendu vulnérable et faillible ces dernières semaines par deux courts revers concédés sur les pelouses perpignanaise et montalbanaise. Ballotés vendredi soir à Ernest-Wallon par des Berjalliens volontaires et tenaces, les Stadistes n´ont assuré leur triomphe sans gloire qu´à deux minutes du coup de sirène final, à la faveur d´une percée gagnante de Courrent conclue par Maka.
Auparavant, l´enceinte de la Ville rose n´avait pu frissonner que d´inquiétude. Et pas seulement devant l´impuissance chronique de ses pensionnaires. Peu après la demi-heure de jeu, Frédéric Michalak s´était en effet retrouvé le nez dans le gazon, la douleur grimaçante et les mains sur les yeux, comme pour mieux se voiler la face. Lui qui revenait tout juste à la compétition, après huit semaines de repos forcé consécutives à une entorse du genou, gisait sur le terrain tandis que les soigneurs s´affairaient autour de la jambe meurtrie.
Une rechute qui fait mal
"J´ai entendu craquer et j´ai eu peur", avouera plus tard le fragile international tricolore. Plus de peur que de mal? Las non pour les Rouge et Noir. Le verdict des examens passés ce lundi est sans appel. Frédéric Michalak devra manger son pain noir trois à quatre mois de plus. Pourtant, la thèse de la simple alerte sans conséquence tenait la corde avant l´annonce des conclusions médicales. Les jambes cotonneuses, le pas rendu hésitant par l´angoisse de la rechute, le demi d´ouverture haut-garonnais, converti en demi de mêlée pour l´occasion, était resté quatre minutes supplémentaires aux côtés de ses coéquipiers après l´application de quelques onguents curatifs.
D´autant plus rassurant qu´à sa sortie du terrain, au profit du jeune Maxime Mermoz, Frédéric Michalak n´avait pas paru souffrir outre mesure. Sans doute porté par l´ovation d´Ernest-Wallon, le protégé de Guy Novès avait filé droit jusqu´à la ligne de touche, sans signe de faiblesse aucun, sans donner le sentiment de tirer sa jambe largement bandée tel un fardeau. De bons augures hélas sans lendemain, l´IRM tant redoutée ayant révélé une rupture du ligament interne du genou droit.
Le sort semble ainsi s´acharner sur le buteur toulousain qui devra observer un minimum de trois mois de repos avant d´envisager un retour à la compétition. "Il y a deux solutions possibles", réagissait Michalak en découvrant l´étendue des dégâts. "Si je ne suis pas opéré, c´est trois mois d´indisponibilité, et si l´intervention a lieu, l´indisponibilité sera de quatre mois." Un dilemme qui devra trouver une réponse ferme dans les jours à venir.
coup dur pour la france et toulouse