- Fédération de Russie, Sibérie*
Tout semblait calme dans la toundra glacée. La forêt de sapins n´étaient agités que de rares cris d´animaux et du souffle du vent..
Soudain un grondement se fit entendre. D’abord lointain, il se rapprochait très rapidement. Des animaux s’enfuirent alors que le sol commençait à trembler. Soudain, des chars d’assauts lourds surgirent de nulle part, progressant dans la neige à vive allure et pulvérisant les rares obstacles qui piégeaient leurs routes…
Une centaine de véhicules blindés se joignaient à eux : Des transports de troupes, des canons automoteurs et des chars légers… La cible était droit devant eux…
A l’horizon se détacha une sorte de complexe composé de bâtiments en béton. Le bruit des tirs d’artilleries vint se joindre à l’enfer sonore déjà existant et des gerbes de glaces et de terre commençaient à s’élever autour et dans le complexe.
Les blindés encerclèrent la position ennemie et des véhicules blindés commençérent à ouvrir le feu à 12 kilomètres de distance : Des obus et des roquettes rajoutèrent aux dommages causés par l’artillerie et des mitrailleuses lourdes balayèrent le secteur..
Les avocats ne se laissent pas démonter par les menaces et très vite les journalistes s’emparent de l’affaire.. Le lendemain même, l’histoire fait la une des journaux : Les plus virulents accusent directement le gouvernement Sud-africain, tandis que d’autres font seulement des suppositions sur les intérêts stratégiques et économiques des brevets militaires..
Mais une chose est sûre, ce ne serait pas des russes qui tueraient ces avocats, défendant les intérêts de leur pays..
Le lendemain de la publication, deux avocats ont disparu ! Les journaux titrent sur l’enlèvement des hommes de barreaux. Pour la population russe, cela ne fait aucun doute, c’est le gouvernement Sud-africain qui est à l’origine de l’affaire ! Dix mille manifestants encerclent l’ambassade Sud-africaine et brisent quelques vitres avec des pavés avant que les forces de l’ordre ne les fassent se disperser dans le calme..
Un homme à l’allure inquiétante entra dans le bureau du président Gurlokovich. Grand, costaud, un visage strié de balafres et de cicatrices, l’homme aussi célèbre que le président lui-même : Le Commandant du FSB (service secret russe) Ocelot, une légende vivante..
Il s’assit dans un fauteuil, apparemment les deux hommes se connaissaient bien, mais l’affaire était assez grave pour qu’ils ne s’échangent pas les politesses d’usages :
« - Ou en est l’opération ? »
« - Ces idiots ne se sont pas rendu compte que dès que les avocats ont reçu des menaces, nous avons placé leur maison sous surveillance, nous savons déjà ou ils ont caché leur « butin », dans vingt-cinq minutes, l’assaut va être donné par nos meilleures équipes d’interventions.. »
« - Et les autres avocats ? »
« - Mes hommes les ont planqué eux et leur famille dans des cachettes sures et bien gardé : Un régiment ne pourrait pas les atteindre.. »
« - Bien, maintenez montrez leur que nous ne plaisantons pas, faites des prisonniers mais faites croire que tous les terroristes ont été tués.. »
« - Bien Nikolaï, je vais m’occuper personnellement d’eux .. »
Gurlokovich sourit :
« - Pour cela, je vous fais confiance. »
« - Que se passera t-il si nous découvrons que ce sont bien des agents Sud-africains ? »
« - C’est évident : Nous étalons les preuves devant tous les grands dirigeants de ce monde, et si les Sud-africains ne reconnaissent pas leur tort, ce sera la guerre .. »