- Fédération de Russie, Moscou, Kremlin, bunker de commandement*
Le bunker de commandement est dans un état d’activité presque imaginable : Toutes les cinq minutes les cartes des différents engagement sont réactualisés, vingt hommes des renseignements écoutent incessamment les rapports qui leurs sont envoyés, des soldats courent en tous sens et les généraux Russes sont tous couverts de sueurs et ont la gorge sèche à force de parler avec force, mais l’ardeur des commandants ne diminuent pas pour autant car la situation était critique …
Ils ne s’occupèrent pas du bref et violent conflit qu’il y eut entre la Corée et l’Irak car eux même étaient envahis…
Les différents généraux commentaient les faits :
« - les escadrilles ‘Etoiles rouges’ ont engagés le combat au-dessus du kamtchatka. Les F-15 africains sont entrain de se reformer pour un tir groupé… Nos Beriev A-50 entament le brouillage pour dérouter les missiles et nos Su-35 brisent la formation en lançant des leurres … Ah merde ! On a perdu au moins 15 appareils … Nos Su-35 se regroupent à leur tour et tirent leurs missiles longues portée … »
« - Les combats au sol sont d’une terrible violence : En Ukraine, grâce à nos troupes d’élites nous sommes entrain de les repousser mais en Lettonie la situation nous échappe : Nous devons envoyer au moins 100 000 hommes de plus … »
« - Flotte de Nezgro repéré dans l’océan pacifique ! »
« - Envoyez les Tu-22 Backfire ! Harcelez les sans arrêt ! Coulez le maximum de navires ! Nous pouvons effectuer plus d’une dizaine de raid de 60 Tu-22 alors profitons-en ! »
« - Non de dieu ! L’Irak n’arrête pas d’envoyer du matériel militaire à l’Afrique du Sud! »
« - Et nous ne pouvons rien faire pour les en empècher … »
« - Trois commandos (irakien) ont saboté trois endroits stratégiques ! Nous avons repéré leurs hélicoptères ! Ils vont passer la frontière dans 15 minutes … »
« - Nous avons deux Su-35 dans le secteur ! faites les abattre ! »
« - Nouveau rassemblement de troupes en Mongolie détecté par notre satellite espion. Ordre d’envoyer 250 missiles de croisières sur les sites principaux .. »
Et cela s’enchaînait depuis des heures et à chaque fois la situation semblait se dégrader un peu plus. Le président Gurlokovich se posa dans un fauteuil et pris un verre de Whisky, l’air profondément attristé. Son état-major, tous des amis proches, le regardaient, sans savoir quoi dire … Gurlokovich brisa le silence :
« - Messieurs, si cela continu comme cela, nous perdrons la guerre … »
« - Mais, nous sommes entrain de les repousser et … »
« - Oui Volch, la première vague, mais une deuxième attaque approche et nous ne pourrons la stopper net, pas avec nos moyens militaires. Sans compter que l’Afrique du Sud a des alliés invisibles … »
« - Vous nous dites d’abandonner ? »
Gurlokovich se tourna vers l’homme qui venait de parler, c’était Sergetov, un jeune homme encore… Son regard se fit dur, puis s’adoucit mais plein d’une détermination nouvelle : il se leva avec entrain et dit avec une conviction implacable :
« - Non, il nous faut montrer à Nezgro que la Russie ne baissera pas les bras quelles que soient les pertes, quelques soient le prix, parce que si nous tombons, ce sera toute la population qui deviendra l’esclave de ce dictateur ! »
Les généraux se turent et se remémorèrent l’image des manifestations de soutien à cet homme dans les rues de Moscou, et contre Nezgro qui avait attaqué la fédération de Russie sans aucune raisons apparente… Que deviendraient toutes ces femmes, ces enfants ? Gurlokovich prit de nouveau la parole avec énergie :
« - Ravivez le moral des troupes, engagez la population dans ce combat, augmentez encore la production militaire, harcelez l’ennemi, sapez ses envois de renforts et lancez l’opération Barracuda ! »
- Quelque part dans les profondeurs d’un océan, à 200 miles des côtes africaine*
Le commandant Kabalevsky du sous-marin nucléaire de classe Akula II « Etoile de Sibérie », reçut enfin les ordres qu’il attendait. Voilà une semaine qu’il évitait les forces côtières africaine sans jamais avoir été repéré : Trente ans d’expérience lui était d’un grand secours. Il était un des douze sous-marins russes chargés de cette mission : Grâces aux relevés des satellites espions, l’emplacement précis des douze plus grandes bases aériennes de Nezgro avaient put être cartographiés. Chaque sous-marin portait vingt missiles de croisières de fortes puissance, soit 240 en tout, et chacun visait une cible différente grâce à des données GPS… De quoi ralentir ou paralyser le trafic aérien militaire d’Afrique.
Quelques instants plus tard, en moins de deux minutes, 20 missiles de croisières furent lancés simultanément par chaque sous-marin en crevant la surface de l’océan : les missiles montèrent en piquet pendant un instant avant de redescendre en rase motte, à cinq mètres au dessus des vagues, puis des collines africaines, volant à une vitesse effrayante vers leurs objectifs …