Le président Gurlokovich discutait dans son bureau avec douze membres de son gouvernement, mais malgré le rattachement du Kazakhstan à l’empire de Russie, il ne semblait pas content…
« - Messieurs, l’embargo irakien, bien qu’il ait duré moins d’une semaine, nous a montré à quel point nous étions dépendants des états pétroliers…Or la Russie a d’énormes ressources de pétrole et de gaz naturel ! De plus, le Kazakhstan nous a désormais rejoint – il inclina légèrement la tête en direction du président qui lui rendit aimablement son salut – et ce pays manque d’infrastructure pétrolière alors que c’est le pays possédant le deuxième potentiel pétrolier inexploité au monde ! »
Le ministre du pétrole voulut parler, mais Gurlokovich l’interrompit d’un geste de la main :
« - oui je sais, Vladimir, vous m’avez déjà signalé le manque de moyen, mais je vais y remédier et dès maintenant : Dés aujourd’hui, la production de pétrole, la modernisation des équipements, la construction d’oléoduc, et tout ce qui est lié avec, est la propriété numéro un de l’empire … »
Un de ses généraux leva la tête indignée, car il voulait que l’armée reste la priorité, mais Gurlokovich l’empêcha de parler :
« - Non, je ne veux pas entendre vos arguments, général : la meilleure armée du monde est inutile si elle n’ pas le carburant pour faire marcher ses véhicules et – il haussa le ton car il vit que le général voulait l’interrompre – les réserves militaires ne peuvent pas suffirent à une guerre longue … Surtout si l’ennemi les vise … »