Franchement.... Chapeau melon et botte de cuir ^^ C'est bien ficelé, y'a du suspens, c'est vraiment plaisant. Pour les longs délais d'attente, étant donné que j'écris moi-même deux fictions, je sais ce que c'est, c'est pas toujours facile de se lancer et d'écrire pendant les temps libres(qui sont pas toujours bien nombreux), on a pas toujours forcément l'inspiration.
En tout cas, sache que pour quelqu'un qui a lu d'une traite l'ensemble, on peut facilement voir que tu as fait beaucoup de progrès depuis le début de la fiction, aussi bien au niveau des mots utilisés qu'au niveau de la psychologie des personnages, et c'est très bien.
Que dire d'autre ? On attend la suite avec impatience :D
En te félicitant encore, j'espére pouvoir lire la suite trés bientôt, à plus.
Merci à vous deux Jolee et Levail57 pour vos commentaires. ^^ Ca fait plaisir de voir que je suis encore lue malgré les longs délais d'attente concernant la publication des chapitres (j'essaie d'y remédier, mais ce n'est pas facile avec tout le boulot qu'on a en classe prépa et ce, même pendant les vacances XD). Sera a fait de la propagande ? ^^ Ben tant mieux, si ça permet à d'autres gens de découvrir cette fic ça ne me dérange absolument pas. Au contraire, je la remercie. Je remarque aussi, Jolee, que tu as constaté le changement dans mon style. J'avoue que je suis assez d'accord avec toi. J'ai pris le temps de relire mes anciens chapitres et je dois dire que je me suis vraiment améliorée (il y a beaucoup moins de " avant " déjà. XD Je commence à guérir !). Parfois je m'étonne moi-même. O_o Enfin, en tout cas, je suis contente de réussir à maintenir le suspense (parce que c'est pas toujours évident) et de voir que je réussis à bien respecter les caractères des personnages (et ce n'est pas toujours facile). Sans compter qu'il y a pas mal de personnages à gérer. J'ai même dû dresser une liste pour ne pas en oublier en route. XD Bon allez, j'arrête de blablater. En tout cas merci encore à vous deux de me suivre. J'ai déjà commencé l'écriture du prochain chapitre, je le posterai dès que possible. Je préfère ne pas donner de date précise afin d'éviter les faux espoirs. Enfin, ne vous en faites pas, je n'arrêterai pas l'écriture de cette fiction donc pas de souci à se faire de ce côté-là. ^^ A très bientôt j'espère.
Je reposte juste pour vous rassurer un peu. XD Sachez que le prochain chapitre avance bien, je vous demanderai donc d'être patients. ^^ Enfin tout ça pour dire que je ne vous oublie pas malgré les jours qui passent. Ce serait merveilleux si j'avais une année rien qu'à moi sans avoir à aller en cours, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Dure dure la vie d'étudiance, j'en viens même à regretter le lycée parfois. XD Allez, bisous à vous et à très bientôt j'espère. ^^
Content de l'apprendre, j'attends toujours avec impatience la suite.
On attend, mais on est patient, lache pas tes études, maiso n espère quand même que tu auras finis assez tôt ![]()
Qu'est ce que ce serait bien une année sans étude, ni devoir, mais il faut pas trop réver non plus
ne t'en fait pas pour l'attente du moment que le résultat est toujours aussi bon XD. En tout cas pour moi ce n'est pas un probléme. En espérant te revoir bientôt je te dis
![]()
Salut à tous. ^^ J'espère que vous allez bien. Moi oui en tout cas, et comme c'est bientôt les vacances j'aurais enfin un peu de temps libre pour écrire davantage (tout du moins espérons). ^^ Le chapitre 30 n'est malheureusement pas encore achevé, mais il a bien avancé. D'ailleurs, j'ai une question, est-ce que vous aimeriez que Tormod soit mort ou que finalement Rhys ou quelqu'un d'autre parvienne à le soigner ? Donnez-moi votre avis et j'aviserai ensuite. Pour terminer mon blabla, je vous offre quand même un morceau du chapitre histoire de vous faire réfléchir et mariner. C'est toujours bien de donner un avant-goût. ^^ N'hésitez pas à laisser des commentaires ou à me corriger si j'ai omis quelques fautes de conjugaison, d'orthographe, etc... Bonne lecture !
Chapitre 30 : Dilemne
D'abord rien ne se produisit. Puis ce fut le noir. Le noir complet. Comme si plus rien n'existait, comme s'il était englouti... dans le néant.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, il fut aveuglé par une intense clarté qui l'obligea à les refermer. Puis, lentement, il ouvrit de nouveau prudemment les paupières afin de laisser sa vision s'accommoder à la forte luminosité. Après un court temps d'adaptation, il constata que ce sur quoi il était allongé s'avérait doux et frais. Au-dessus de lui, un ciel bleu s'étendait à l'infini et l'astre solaire brillait plus que jamais, étirant ses rayons orangés au maximum comme pour réussir à réchauffer même les contrées les plus lointaines. Encore quelque peu engourdi, le bretteur du désert tourna légèrement la tête sur sa droite et distingua nettement un champ de fleurs multicolores. Il fronça les sourcils. Où avait-il donc bien pu atterrir ? N'était-il pas censé se retrouver dans un univers sombre et interminable, à savoir dans le néant ?
- Tu comptes rester allongé là encore longtemps ? lança une voix féminine d'un air agacé.
Stefan en chercha la provenance sans rien trouver avant qu'un visage aux traits parfaits ne se penche vers le sien. Les yeux, couleur des ténèbres, de l'individu le toisaient avec sévérité.
- Allez, lève-toi fainéant ! insista-t-elle en lui tapotant le visage du bout de ses doigts fins.
N'attendant pas qu'il s'exécute dans l'immédiat, l'inconnue se redressa et passa une main dans ses longs cheveux noirs et lisses pour les remettre en ordre. Nullement satisfaite pour autant par le résultat obtenu, elle plongea sa main dans la poche droite de sa robe aux couleurs de l'astre nocturne et en extirpa un bout de tissu mauve. Elle laissa un instant couler les mèches sombres entre ses doigts pour les observer avant d'entreprendre de les tresser avec application. Le travail achevé, elle noua le tout à l'aide du ruban et reporta son attention sur le guerrier qui la regardait à présent sans pour autant oser se redresser. Lui jetant un regard las, l'inconnue s'approcha de nouveau de l'homme aux cheveux verts et se baissa légèrement pour s'emparer de la dague Katti qui reposait à ses côtés. Puis, sans crier gare, elle la fit tournoyer entre ses doigts d'un geste expert avant de la brandir, pointe vers le bas, au-dessus du torse du guerrier.
- Si tu ne te redresses pas dans la seconde, je te perfore la poitrine, c'est plus clair comme ça ?
Quelque peu amusé par l'attitude de la jeune femme, un petit sourire glissa sur les lèvres du bretteur. Sourire qu'il fit rapidement disparaître afin de ne pas l'énerver davantage. Il se leva ensuite sans un mot et porta instinctivement la main sur la garde de l'épée qui reposait toujours dans son fourreau au cas où il perdrait la précieuse dague Katti.
- Ce n'est pas trop tôt, fit-elle en lui lançant la lame courte que l'homme rattrapa d'un geste virtuose. Et tu ferais mieux de prendre un peu plus soin de cette arme si tu ne veux pas qu'elle te trahisse un jour.
Stefan préféra ne pas lui demander de s'exprimer plus clairement. Il opta plutôt pour le fait d'aller directement à l'essentiel. Il n'avait pas de temps à perdre.
- Etes-vous la déesse du néant ?
- Bien sûr que non, je suis un arbre, ça ne se voit pas ? répliqua-t-elle, sarcastique. Evidemment que c'est moi. Je suis la grande Kuukyo, déessse du néant. Et tu es ?
- Stefan. Je suis ici pour formuler un vœu.
- J'imagine bien que tu n'es pas ici pour me conter fleurette. Humains, Laguz, Marqués, ce sont tous les mêmes. Tous viennent ici pour voir leurs souhaits se réaliser sans avoir conscience du danger que cela pourrait avoir de faire un pacte avec moi. Mais soit... quel est ton vœu, Marqué ?
- Comm... ?
- Quel est ton vœu ? l'interrompit-elle d'un ton sec.
- Sauver Tellius.
- De quelle menace ?
Le bretteur fronça les sourcils.
- Il y en a plusieurs ?
La déesse se pinça l'arrête du nez, agacée.
- Evidemment. Les fous voulant détruire ce continent se succèdent. Je suis étonnée d'ailleurs que cette portion de terre ait résisté jusque-là. Je répète donc ma question, de quelle menace parles-tu ?
- La colombe.
Kuukyo saisit quelques mèches de cheveux noir d'un air ennuyé et les fit glisser entre ses longs doigts pâles.
- La colombe, dis-tu ? La marionnette de ma très chère sœur Ashera, commenta-t-elle, lasse. Quelle idiote. Vous êtes sa création, mais à présent elle souhaite vous détruire. Et dire que la plupart d'entre vous la vénèrent...
La moquerie brillait clairement dans ses prunelles pourtant aussi sombres que la nuit.
- Qu'est-ce qu'Ashera à avoir là-dedans ? s'enquit Stefan en la fixant sans pour autant relâcher sa garde.
Kuukyo reporta son attention sur le bretteur.
- Veux-tu entendre l'histoire de la création de Tellius, Marqué ?
- Cela m'intéresserait, oui, mais ce sera pour une autre fois. Le temps presse et mes compagnons comptent sur moi.
- Des compagnons, dis-tu ? fit-elle, sceptique. Seraient-ils prêts à risquer leurs vies pour sauver la tienne ? Si ce n'est pas le cas, ils ne peuvent pas être considérés comme tels. D'ailleurs, il ne me semble pas que tu leur aies dit à tous qui tu étais réellement. Vivre constamment caché, se méfier sans cesse, n'est-ce pas trop dur ? N'est-ce pas révoltant ? Et tous ces gens que tu méprises et qui te méprisent, méritent-ils vraiment ta clémence ?
Si certains des mots de la déesse avaient fait mouche, Stefan n'en montra rien. Kuukyo cherchait simplement à le faire réagir, à le voir s'énerver afin de se distraire un peu. Mais il n'entrerait pas dans son jeu car des millers de vies - pour la plupart innocentes - étaient entre ses mains. Le temps n'était pas à la colère.
Ne le voyant pas ciller une seule seconde, la déesse laissa échapper un soupir.
- Je suis admirative. Tu fais preuve d'un tel sang-froid.
- Exaucerez-vous mon vœu ?
Kuukyo s'avança à pas feutrés et approcha son visage du sien. Instinctivement, le guerrier commença à tirer l'épée du fourreau. Amusée par son geste, la déesse esquissa un sourire avant de se pencher vers son oreille :
- Espères-tu me tuer avec une simple lame, Stefan ? Penses-tu vraiment avoir le dessus sur une déesse ?
Le bretteur resta silencieux. Elle poursuivit :
- Très bien, je réaliserai ton souhait. Pour mettre fin à la menace que tu as mentionné, tu auras besoin de la dague Katti. Je la bénirai et ainsi elle te protègera du halo. Tu n'auras ensuite plus qu'à te rendre dans le lieu où se trouve la colombe. Lorsque tu seras face à elle, perce-lui le cœur et ton vœu sera exaucé.
- Si je comprends bien, je devrai la tuer ?
- Cela te pose-t-il un problème ? Tes mains sont déjà souillées, que représente une victime de plus ? Son sacrifice sauvera des milliers des gens, n'est-ce pas ce qu'elle voudrait ? dit la déesse, impitoyable.
- N'y a-t-il pas d'autres moyens ?
La déesse du néant s'écarta de l'homme.
- Oh, il y en a. Mais le tribut à payer sera lourd, beaucoup plus lourd. Mais c'est à toi de voir. Hâte-toi cependant. N'as-tu pas dit toi-même que le temps t'était compté ? fit-elle, un sourire presque cruel sur les lèvres.
- Quel sera le prix à payer si je choisis la première option ? s'enquit prudemment Stefan.
- La dague Katti, après avoir accompli ton office, suffira amplement. Je sais que cette arme est importante pour toi. Te l'arracher sera donc suffisant.
- Vénérer les dieux est un tort, lança-t-il, railleur. Votre cruauté n'a d'égal que votre orgueil.
La déesse se mit à rire.
- Cela faisait bien longtemps que personne n'avait osé nous cracher nos quatre vérités au visage. Tu es courageux, Marqué. Ou alors téméraire. J'aime ça. Alors, quel est ton choix ?
- Quelles sont les autres options ?
- Eh bien, commença-t-elle. Je pourrais t'accompagner et mettre fin à tout ceci par mes propres moyens. Néanmoins, je doute que tu accepteras cette proposition.
- Quel est le tribut ?
- La vie de la personne qui t'est la plus proche.
Kuukyo esquissa un sourire qui contrastait fortement avec la cruauté qui étincelait dans ses prunelles.
- Si je ne m'abuse, elle s'appelle Mia, n'est-ce pas ?
Le bretteur du désert fronça les sourcils.
- Je vous interdis de poser ne serait-ce qu'un doigt sur elle.
- Eh bien, on perd son sang froid ? lança-t-elle, provocatrice. Dis-moi, aurais-tu réellement des sentiments profonds pour cette Beorc ?
- Cela ne vous regarde pas, répondit-il, froidement.
- En effet, dut-elle admettre. Alors, quel est ton choix, Marqué ? Sacrifieras-tu Mia ou la colombe pour le bien de Tellius ? Trahiras-tu ton cœur ou ton ami ? J'ai hâte de connaître ta réponse. Et n'espère pas que je prenne ta vie à la place de celle de ta chère et tendre. Ta vie ne m'intéresse pas.
Il y eut un moment de silence avant que le combattant ne daigne prendre la parole.
- Bénissez la dague.
- Bien, fit la déesse. La colombe est déjà gravement blessée, mais le pouvoir octroyé par Ashera la garde en vie pour le moment. Même si tu ne la tuais pas, elle serait condamnée. Considère juste que tu l'aides à mourir sans souffrance.
- Cherchez-vous à m'éviter la culpabilité ? s'enquit Stefan, sceptique.
Kuukyo joua distraitement avec une mèche de cheveux noirs.
- Je n'ai aucune compassion à votre égard, je suis un être cruel qui s'ennuie profondément. Néanmoins, pour une raison qui m'échappe, tu m'agaces moins que tous les autres qui sont venus me voir. C'est pourquoi j'essaie de te réconforter... un peu. Tout du moins, je le crois. Mais trève de bavardages... Prête-moi cette arme, qu'on en finisse rapidement.
Le bretteur s'exécuta et lui tendit la dague Katti. Sans plus attendre, la déesse s'en empara, passa une main sur le métal et se coupa volontairement. Quelques larmes de sang commencèrent aussitôt à perler de son poignet. Loin d'être effrayé, l'être divin contempla ce spectacle morbide presque avec fascination. Lentement, elle porta le membre blessé à ses lèvres et lécha la blessure en fermant les yeux. Elle se délecta un instant du liquide vital avant de faire en sorte que quelques gouttes écarlates viennent toucher le fil de l'épée. A peine furent-elle entrées en contact avec le métal que la dague commença à briller d'une belle lueur bleue et ténue.
- Voilà qui est fait, conclut-elle en lui lançant l'arme qu'il rattrapa au vol. Retourne d'où tu viens à présent, Marqué. La prochaine fois que tu viendras, si je suis de bonne humeur, je te conterai l'histoire de Tellius.
Ce furent les derniers mots qu'il perçut avant de s'effondrer.
Des souvenirs commencèrent à défiler dans sa mémoire. Un à un.
" Elle courait à vive allure dans les couloirs du château aux teintes ocres, sa longue robe blanche flottant derrière elle au rythme de ses pas.
- Emeline ! Emeline ! Revenez ici, bon sang ! s'écria une voix féminine.
Loin d'obéir, la jeune fille accéléra la cadence et bifurqua dans un nouveau couloir en riant aux éclats jusqu'à ce qu'elle percute quelqu'un de plein fouet. Sonnée, elle fut sur le point de tomber lorsqu'une main ferme la retint in extremis, l'aidant ensuite à recouvrer un équilibre stable. N'osant lever les yeux, la jeune fille garda la tête baissée et se confondit aussitôt en excuses.
- Vous n'avez pas à vous excuser, princesse Emeline. Je vous en prie, redressez-vous, vous m'embarrassez.
Timidement, l'adolescente daigna relever la tête pour dévisager l'inconnu. Il était beau et dans la fleur de l'âge, cela va sans dire. Ses traits étaient durs, mais bien dessinés. Son nez, légèrement recourbé, rappelait le bec d'un oiseau de proie et ses lèvres semblaient douces au toucher. Ses yeux, couleur de jade, brillaient comme deux émeraudes. Sa peau était pâle et ses cheveux noirs, s'arrêtant au niveau des épaules, contrastaient fortement avec elle. Vêtu de beaux apprêts - à savoir un pantalon noir et une veste couleur crème - il arborait une épée au pommeau d'argent à son côté.
- Pardonnez-moi, mais à qui ai-je l'honneur ? s'enquit-elle d'une petite voix.
Le jeune homme mit un genou à terre et s'empara de la main fine de l'adolescente pour y déposer un baiser. Quelque peu gênée, les joues de l'adolescente prirent une jolie teinte écarlate.
- Je m'appelle Lozas, princesse Emeline et je suis chargé de votre protection.
- Ma protection ? Je ne comprends pas, suis-je en danger ?
- Vous n'avez à vous inquiéter de rien, poursuivit-il sans tenir compte de ses interrogations. Je vous protégerai, sachez-le. "
Un autre.
" Emeline, approche ma fille, j'aimerais t'offrir un présent.
- Un présent ? répéta l'adolescente, curieuse, en s'avançant pour faire face à l'adulte.
Sa mère était une femme au port royal, en plus d'être d'une beauté indescriptible. Et toute la tendresse du monde semblait se lire dans son regard azur. Lentement, elle quitta son siège et franchit les derniers mètres qui les séparaient l'une de l'autre. Doucement, elle passa une main dans les cheveux d'or de sa progéniture avant de plonger la main dans l'une de ses poches pour en retirer un pendentif de couleur pourpre. Emerveillée par la beauté du bijou, Emeline resta sans voix tandis que l'adulte le lui accrochait autour du cou.
- Ce pendentif te protégera, ma fille. Lorsque le moment sera venu, il t'aidera à révéler tes véritables ailes. Alors n'abandonne jamais, même si la situation semble désespérée. Tu es une colombe, tu représentes tout ce qu'il y a de plus pur en ce monde. Ne l'oublie jamais.
L'adulte déposa un baiser sur son front en guise d'encouragement."
Et un autre.
" Tu n'es rien qu'une marionnette, souffla une voix dans ses songes. Ma marionnette. Tes ailes sont aussis noires qu'une nuit sans lune, aussi souillées que les mains d'un tueur sans âme. Tes ailes ne réprésentent que le chaos. Tu es le chaos, tu apporteras le chaos sur Tellius. Tu es celle qui me permettra de me venger des créatures que j'ai créé et qui ont osé me trahir. Tu es mes ailes du chaos. Les ailes que je chéris plus que tout. "
Encore un autre.
" Fuyez princesse ! s'écria Lozas en croisant le fer avec deux ou trois individus vêtus de noir. Je vous rejoindrai plus tard !
- Je ne peux pas ! Ils ont tué ma mère ! s'exclama Emeline, les larmes aux yeux.
- Et ils vous tueront aussi si vous demeurez ici.
Sa lame décrivit un bel arc de cercle avant de perforer la poitrine de l'ennemi le plus proche. Celui-ci s'écroula dans un bruit sourd. Il ne fallut pas plus de temps à Lozas pour régler le sort des deux autres. Empressé, il s'empara de la main de la jeune fille qui avait détourné les yeux pour ne pas assister à ce spectable morbide, et la tira à sa suite. Ils coururent à travers un village mis à feu et à sang et parvinrent, avec beaucoup de mal, à dénicher un cheval à la robe noire.
- Montez, princesse.
- Mais, et vous ?
- Je vais rester pour les retenir.
- Hors de question ! Si vous restez, ils vous tueront vous aussi.
Le guerrier la prit par les épaules et ancra son regard dans le sien.
- Avez-vous oublié les mots que j'ai prononcé lors de notre première rencontre ? J'ai dit que je vous protégerai et c'est ce que je ferai. Si nous voulons que notre continent retrouve un jour sa gloire d'antan, il vous faut traverser les mers, trouver des gens aptes à nous aider. Vous devez demeurer en vie jusque-là, c'est ce que votre mère aurait souhaité.
- Lozas... murmura-t-elle, la voix brisée.
Le combattant passa une main sur sa joue pour en essuyer les larmes.
- Vous aurez été la plus belle femme qu'il m'aura été donné de rencontrer. J'espère que vous trouverez un jour un homme digne de vous aimer et de vous protéger. Je prierai pour cela lorsque je serai de l'autre côté.
- Je ne vous oublierai jamais, souffla-t-elle.
Leurs lèvres se rencontrèrent. Leur baiser fut doux, tendre, avant de devenir de plus en plus passionné, de plus en plus enfiévré. C'était là leur premier et dernier baiser et ils en avaient conscience tous deux. Alors juste pour un instant, une minute, une seconde, ils ne désiraient plus être Elle et Lui, mais Nous. Deux êtres liés par les mêmes sentiments. Deux cœurs battant à l'unisson. "
Et encore un autre.
" Le navire commença à s'éloigner dès que le vent eut gonflé les voiles. Les deux mains posées sur la rambarde, Emeline pleurait la perte de son royaume et de ses êtres chers. Mais bientôt les larmes se tariraient pour laisser place à l'espoir. L'espoir d'un renouveau. L'espoir d'un monde meilleur sans violence, sans combat, sans haine, sans discrimination.
- Je me battrai. Je vous le promets."
Puis, ce ne furent plus des souvenirs du passé qui envahirent son esprit, mais le visage de Kleith. Kleith. Elle devait continuer à vivre pour lui. Pour son continent. Pour sa mère et Lozas. Pour elle. Elle devait lutter.
Stefan ouvrit péniblement les yeux. Mia, qui était à ses côtés, s'en aperçut et fit signe aux autres d'approcher tandis que le bretteur se redressait tant bien que mal. Secouant un peu la tête, il tenta de recouvrer ses esprits. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Kleith fut sur lui :
- Alors ? As-tu rencontré la déesse du néant ?
- Oui, approuva-t-il. Et je dois avouer qu'elle est tout sauf charmante, tout du moins au niveau du caractère.
Yuko s'avança.
- Quel sera le tribut ? s'enquit-elle prudemment.
L'homme aux cheveux verts épousseta un peu ses vêtement et étudia les visages de chacun avant de reprendre la parole :
- La dague Katti.
- Et tu as accepté ? Enfin Stefan, tu tiens à cette arme plus qu'à toute autre chose ! s'exclama la Marquée, visiblement mécontente.
- Je sais, mais il faut parfois faire des sacrifices. Et au moins plus personne ne pourra mettre la main dessus, n'est-ce pas Lara ?
Celle-ci, légèrement en retrait, préféra détourner les yeux, coupable, tout en restant silencieuse. Dans un geste de réconfort, Ranulf posa une main sur son épaule et Mist lui offrit un sourire amical.
- Le halo prend de plus en plus d'ampleur, intervint soudainement Ryo. Nous ne devrions pas perdre davantage de temps.
- Ryo a raison pour une fois, approuva Ely.
Le Marqué lui décocha un regard hostile.
- Comment ça " pour une fois " ? Tu insinues que j'ai toujours tort ? lança-t-il en portant la main au fourreau.
Tanith vint se mettre entre eux et leur adressa à chacun un regard plus que sévère.
- Comme tu l'as si bien dit, Ryo, nous manquons de temps et il n'est guère recommandé de le gaspiller avec vos chamailleries.
Les deux Marqués se turent, visiblement peu enclins à recevoir encore une fois les reproches de la guerrière aux cheveux courts. Le Seigneur Wyverne les dépassa afin de se retrouver en face du bretteur du désert.
- Comment vas-tu t'y prendre pour faire cesser ça exactement ? s'enquit Haar en étouffant un bâillement, ce qui lui valut une petite tape sur l'épaule de la part de Jill.
- Monsieur Haar ! le rabroua-t-elle à voix basse.
- Je ne pense pas qu'il soit nécessaire que vous en ayez connaissance, répondit le combattant.
- Et je pense le contraire, fit Soren d'un ton sec.
Stefan laissa échapper un soupir.
- Je suis aussi de son avis, soutint Shinon.
Zihark se pencha vers Ilyana et lui souffla à l'oreille :
- Note ça quelque part, Ilye. C'est bien l'une des premières fois où ces deux-là sont d'accord sur quelque chose.
Ces propos amenèrent un sourire amusé sur les lèvres de la jeune femme.
- Alors ? s'impatienta l'archer d'élite.
Stefan hésita, regarda brièvement Kleith qui attendait sa réponse, avant de reporter son attention sur Soren et Shinon. A n'en pas douter, Kleith n'allait pas apprécier ce qu'il allait annoncer, ce qui risquerait de les retarder encore une fois.
- Très bien, je vais dire ce qu'il en est, mais uniquement au chef du groupe.
- Depuis quand est-ce que les humains se font des cachotteries entre eux ? interrogea Janaff, resté en retrait.
- Depuis toujours, Janaff, depuis toujours, répondit Ulki d'un ton monocorde.
- Tu pourrais te montrer un peu plus vivant quand tu t'exprimes.
- Le protocole, Janaff, le protocole.
- Rah, tu m'énerves avec ça ! s'emporta son ami.
Kleith, resté silencieux jusque-là, parcourut d'un pas vif les quelques mètres qui le séparaient de Stefan et le saisit par le col, énervé.
- Est-ce que cela veut dire que tu ne nous fais pas confiance ?
Soupirant, Yuko reprit sa forme animale et bondit sur Kleith pour lui faire lâcher prise, le plaquant au sol sans préavis.
- Lâche-moi tout de suite, Yuko ! cria-t-il. Si tu refuses...
- Tu feras quoi ? s'enquit-elle, moqueuse. Tu vas me tuer, peut-être ? Tu vas tuer l'un des tiens ? Tu crois que Marwin te le pardonnerait ?
Rageur et impuissant, l'épéiste se mordit la lèvre presque jusqu'au sang avant d'abdiquer tandis que Stefan et Soren s'éloignaient.
- Alors ? Je t'écoute. Et fais vite, maugréa le sage.
- Tu as toujours un aussi mauvais caractère, dit Stefan d'un ton badin.
- Epargne-moi tes commentaires inutiles avant que je ne te grille par inadvertance. Qu'as-tu l'intention de faire pour mettre fin à cette destruction prématurée ?
- Kuukyo, la déesse du néant, a béni la dague Katti. Elle me protégera du halo et je n'aurai plus qu'à tuer Emeline.
- Tuer la colombe ? Bah, j'imagine que c'est ce qu'elle voudrait de toute manière. Et puis, une vie vaut bien d'être sacrifiée si elle permet d'en sauver des milliers d'autres.
- Etrangement, je me doutais que tu resterais de marbre face à cette annonce. Est-ce que tu as vraiment un cœur au moins ? le questionna Stefan, sceptique.
Le sage ignora royalement sa question et poursuivit :
- Ne dis rien à Kleith à propos de ça. Je n'ai pas envie de subir ses jérémiades. Pareil pour Shinon.
Stefan arqua un sourcil, intrigué.
- Pourquoi ne rien dire à Shinon ? Tu le hais tellement que...
- Ca n'a rien à voir, le coupa-t-il, agacé. Cet imbécile s'est épris de ce volatile.
- On parle bien du même Shinon, là ? Celui qui déteste à peu près tout le monde ?
- Peu importe, grogna le sage. Rends-moi le médaillon.
- Il appartient aux Marqués. Je ne peux pas te le donner.
- Je suis un Marqué aussi si je ne m'abuse.
Stefan lui adressa un sourire railleur.
- Tu ne mentionnes ta vraie nature que lorsque ça t'arrange.
Le sage tendit la main, paume ouverte.
- Rends-le moi. A moins que tu préfères que j'emploie la force ? Ca ne me dérange pas le moins du monde de te mettre une raclée, depuis le temps que l'envie me démange...
- Ne te donne pas cette peine, fit-il en déposant le bijou dans la paume de Soren. Lorsque tu auras fini de l'étudier, assure-toi juste de le remettre entre les mains de Marwin. Enfin, j'imagine que cela ne posera pas problème si tu nous rejoins.
Soren lui décocha un regard hostile.
- Je ne vous rejoindrai pas. Il me semble que j'ai été assez clair là-dessus.
De nouveau silencieux, les deux combattants rejoignirent le reste du groupe.
- Stefan doit se rendre à l'endroit où se trouve la colombe, expliqua Soren. Tanith, prête-lui ton pégase.
- Minute ! s'exclama Kleith. Pourquoi est-ce qu'il doit se rendre là-bas ?
- Je t'en pose des questions, moi ? rétorqua le stratège, d'un ton acéré. Dois-je te rappeler qui donne les ordres ici ?
- Je me fiche de savoir que tu es le chef ! s'emporta l'épéiste. Dis-moi juste ce que Stefan compte faire à Emeline !
- Lui sauver la vie, c'est tout, mentit le stratège. Et sauver le continent, par la même occasion.
- Lui sauver la vie ? répéta Kleith, sceptique. Comment ? Pourquoi tous ces secrets ?
Il se tourna vivement vers le bretteur du désert.
- Qu'est-ce que la déesse du néant t'a dit de faire ? Parle !
Yuko posa une main sur son épaule, exerçant une légère pression sur celle-ci.
- Ne recommence pas, Kleith.
- Mêle-toi de ce qui te regarde une bonne fois pour toute, Yuko !
- Je sais ce que tu ressens pour Emeline, mais crier sur Stefan n'arrangera rien.
- Je n'arrêterai pas tant qu'il ne m'aura pas dit ce qu'il en est ! Et ce, même si je dois croiser le fer avec lui !
Voyant que la situation commençait à dégénérer, Soren s'adressa une nouvelle fois à Tanith :
- Peux-tu lui prêter ton pégase ?
- J'ignore s'il pourra traverser le halo, fit celle-ci. Un pégase est une créature magique, certes, mais j'ignore si ses pouvoirs seront suffisants.
- Je me chargerai de son transport, lança Reyson, le prince des hérons.
- Je ne peux pas me permettre de mettre votre vie en danger, déclara Soren. Je ne tiens pas à ce que le royaume de Criméa souffre de la vengeance du roi des faucons si vous en veniez à mourir.
- Je ne mourrai pas, assura le Laguz. Je pense être en mesure de traverser le halo le temps d'un aller-retour grâce à la magie seid.
- Il me semble pourtant vous avoir entendu dire que la magie seid ne pouvait pas rivaliser avec ce halo.
- Si j'y mets toutes mes forces, je pense pouvoir réussir, insista Reyson.
- Je crois que tu devrais accepter son aide, Soren, intervint Mist. Nous n'avons plus vraiment d'autres alternatives.
- Bien, abdiqua le stratège. Faisons ainsi. Ilyana !
La jeune femme s'extirpa des bras de son amant et se dirigea vers le chef du groupe.
- Qu'y a-t-il, Soren ?
Celui-ci lui tendit le médaillon.
- J'aimerais que tu l'examines et que tu fasses quelques recherches dessus.
- D'accord, approuva-t-elle en le prenant, quelque peu prise au dépourvu.
- Stefan ! s'écria le stratège. Reyson va t'emmener à l'endroit où se trouve la colombe.
Le bretteur du désert s'apprêta à le rejoindre lorsque Mia se dressa devant lui, un pâle sourire aux lèvres. Se dressant sur la pointe des pieds, elle posa délicatement ses deux mains sur les joues du guerrier avant de l'embrasser avec douceur. Elle s'écarta au bout de quelques secondes à peine et se mit à sourire de nouveau.
- Sois prudent surtout.
Stefan passa une main dans ses cheveux mauves et en profita pour remettre une mèche derrière son oreille.
- Ne t'en fais pas pour moi, ça ira.
Il fut sur le point de partir pour de bon cette-fois, mais Shinon lui crocheta le bras droit avant même qu'il n'ait pu faire un pas.
- Ne t'avise pas de faire du mal à Emeline, tu pourrais le payer très cher.
- Je m'en souviendrai, fit Stefan d'un ton neutre, en se dégageant.
Quand il arriva enfin auprès du petit groupe resté à l'écart, le combattant aux cheveux verts remarqua que Reyson avait déjà reprit sa forme animale et l'attendait patiemment.
- Il ne sera pas trop lourd pour lui ? s'enquit Janaff. S'il l'écrase, ça va encore être pour notre pomme. Et connaissant notre roi, il serait bien capable de nous arracher les plumes une à une avant de nous faire rôtir et...
- Janaff, le prévint Ulki d'un ton calme où perçait pourtant clairement la menace.
- Oui ? fit son ami d'un ton mielleux.
- Tais-toi avant que je ne décide de t'arracher la langue.
- Quelle cruauté...
Le bretteur s'assura que la dague était bien à son côté avant d'enfourcher le bel oiseau au plumage aussi immaculé que la neige.
- Accroche-toi bien, souffla Reyson avant de prendre son envol.
- Prions pour que le prince nous revienne indemne, murmura Tanith.
Reyson s'élevait toujours plus haut, toujours plus loin, battant des ailes avec puissance avant de se laisser planer de temps à autres. Stefan pesait plus lourd qu'il ne le pensait, mais il ne se plaignait pas. Il n'était pas faible contrairement aux dires de la plupart des gens qu'il connaissait. Lui aussi pouvait être fort, lui aussi pouvait se battre pour protéger.
Encore quelques secondes à présent et il se retrouverait face au halo. Il augmenta l'allure tandis que Stefan tirait la dague Katti de son étui afin d'être sûr et certain que la bénédiction de la déesse fonctionnerait et qu'il ne serait pas blessé. Le prince, quant à lui, se mit à chanter de sa voix mélodieuse tout en faisant appel à l'intégralité de sa magie seid. Sa voix était belle. Enchanteresse. Et s'élevait avec grâce et légèreté dans les airs. Les plumes du héron se mirent alors à briller d'une lueur dorée et ténue. Reyson resplendissait à présent, plus que jamais. Tout son être vibrait de magie. Tout en lui n'était plus qu'harmonie. Et c'est sans mal qu'il perça le halo comme s'il n'avait été qu'une simple membrane de papier.
- J'ignorais que la magie seid pouvait faire de tels miracles, commenta Stefan.
- A vrai dire, j'en suis le premier surpris, avoua Reyson.
Ils restèrent silencieux le reste du trajet et n'atteignirent l'endroit où se trouvait Emeline qu'au bout d'interminables minutes. Le prince des hérons déposa alors son passager sur une corniche étroite.
- Je reviendrai te chercher dès que le halo aura disparu, dit Reyson. Bonne chance.
Le bretteur du désert le remercia d'un signe de tête. Le Laguz le lui rendit avant de reprendre son envol.
Une fois que Reyson eut complètement disparu de son champ de vision, Stefan pénétra à l'intérieur du bâtiment délabré et entreprit de partir à la recherche d'Emeline. Mais il eut à peine le temps de faire un pas qu'un oiseau de grande envergure fusait déjà dans sa direction, prêt à en découdre. Plus vif que l'éclair, Stefan frappa. Mais l'inconnu fit preuve d'une célérité incroyable et parvint à esquiver à la dernière minute. Le combattant se mit donc de nouveau en garde, s'attendant à une nouvelle offensive, toutefois il n'en fut rien. Au lieu de ça, ce fut un Naesala quelque peu titubant qui alla à sa rencontre.
- Alors c'était vous, l'oiseau qui vient juste de m'attaquer !
- Oui, affirma-t-il. Désolé pour ça, je croyais que c'était un ennemi.
Aucune insolence, aucune arrogance ne transparaissaient dans ses mots, ce qui eut le don de surprendre l'homme aux cheveux verts. Il ne fit pourtant nulle remarque.
- Comment se fait-il que vous soyez encore en vie alors que vous êtes au cœur même du halo ?
- Je n'en sais trop rien. On dirait que si l'on reste assez près de la colombe, on ne risque rien. J'imagine que ma magie doit aider aussi.
- Bon, peu importe, conclut le bretteur. Où est-elle ?
Sans émettre de protestation, le roi des corbeaux le mena à Emeline qui, recroquevillée sur le sol, semblait souffir plus que le martyr. Des ailes immenses et écarlates avaient surgi de son dos et émanaient d'elles une aura noire et ténébreuse. La jeune fille, les larmes aux yeux, serra les poings et se mordit les lèvres jusqu'au sang, sans pour autant parvenir à faire quoi que ce soit. Elle avait perdu le contrôle, tout simplement. A présent, elle n'était plus qu'une marionnette, comme le lui avait si bien dit Ashera dans ses songes. Une simple marionnette incapable de couper elle-même ses propres fils. Une perle translucide coula sur sa joue et alla finir sa course sur le sol. Elle avait beau lutter, se battre, rien n'y faisait. La vie lui échappait, son pouvoir lui échappait. Tout lui échappait. Elle avait échoué. Elle allait mourir ici et emmener Tellius dans sa tombe. Car elle était le chaos, avait toujours été le chaos, était les ailes du chaos. Ainsi, elle releva à peine la tête lorsqu'elle entendit des pas s'approcher d'elle.
- Qui... est... là ? murmura-t-elle. Kl... eith ?
La dague Katti gagna en intensité, brillant d'un bleu très clair, presque surréaliste. Stefan raffermit ses doigts sur le pommeau, avança encore tandis que Naesala restait en arrière. Ce dernier avait compris ce que le combattant allait faire. Il ne fallait guère être devin pour le savoir. Mais il n'approuvait guère cette méthode. Toutefois, il ne tenterait rien pour l'arrêter car c'était bien là leur dernière chance de survie. Et que sa vie ainsi que celles de son peuple, de Leanne et de Reyson primaient sur celle de la colombe. Emeline n'était qu'une étrangère. Autrement dit, elle n'était rien, ne représentait rien à ses yeux. Elle n'était qu'une victime parmi tant d'autres de la cruauté du monde. Une martyr. Sacrifiée pour le bien de tous.
- Kl... eith... est... ce... que... c'est toi ? murmura-t-elle.
Stefan brandit l'arme, pointe en avant, au-dessus du corps brisé et désarticulé de la colombe.
- Kl... eith... j'ai pe... ur... ne veux... pas... mourir.
La lame plongea et transperça. Et le sang jaillit.
Et voilà enfin le chapitre 30 posté, désolée encore pour la longue attente. Vous aurez le prochain pendant les vacances (si j'ai le temps. XD Bosser, toujours bosser...). Allez, à bientôt ! ^^
Yeah merci pour le chapitre. Malheureusement on n'peut pas sauver tout l'monde, pauvre Emeline. (Bon ok elle m'énervait un peu *sort* XD)
Mhh et j'suis contre que Tormod meurt pasque l'est bien sympa le nain =D Et puis ... voilà. '_'
Bonne chance pour le bossage ^^
(Je suis un peu en retard là mais...) Super le nouveau chapire, comme toujours, qu'en au fait que Tormod meur je suis contre car son humour va beaucoup nous manquer si il passe l'arme à gauche, voilà c'est tout ce que j'avait à dire
Je passe par là juste histoire de dire que le prochain chapitre devrait être disponible d'ici les vacances d'octobre ou un peu avant je pense, alors encore un peu de patience. ^^
Même si personne ne t'a mis de nouveaux commentaire sache qu'a chaque fois que j'allume mon ordi je vais voir si tu as poster la suite donc décourage pas
au moin tu es sure d'avoir un lecteur ![]()
Moi qui pensais que Sheezy ne passait plus. ![]()
Eh si, je passe encore. ^^ J'ai bien l'intention de terminer cette fanfic même si ça doit me prendre des mois. XD Le début du chapitre 31 est écrit, vous voulez que je le poste dès maintenant ou vous préférez attendre qu'il soit terminé ? ^^
Bonjour à toi Sheezune,
tu as un nouveau fan ^^". J'adore ta fan-fict, humour, tristesse, joie...tout est réuni pour une merveilleuse histoire^^ Tu as de très bonnes idées, et moi, je veux la suite!
Et surtout, je suis content que Emeline meurt *s'en va très loin*. Je l'ai jamais aimé, apportant le mal partout! Et puis suis sur que Naeselea s'est allié aux aigles, c'est trop louche qu'il dise un "bonjour " à Stefan^^
Moi je préférerais que tu termine le chapitre avant de le poster, j'ai horreur de commencer quelque chose sans le finir
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Pauvre Emeline, elle n'a rien demander à personne
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Eh bien, contente de te compter parmi mes lecteurs Oraclon. ^^ Je suis toujours ravie de voir d'autres amateurs de ma fic et j'avoue qu'avoir des commentaires me motive plus que de raison. En ce qui concerne Emeline... Eh bien, pourquoi est-ce que tout le monde s'acharne sur elle ? XD La pauvre, elle est mal aimée. T.T Naesala, allié aux aigles ? Mais pourquoi ferait-il une chose pareille voyons ?
Naesala est la bonté incarnée (bon, j'exagère un peu... beaucoup même XD). Il n'empêche qu'il pense avant tout à son peuple donc ça serait un peu étrange qu'il s'allie à des gens qui veulent anéantir tout le continent, y compris son peuple, non ? Surtout que le peuple aigle a été anéanti, ou presque tous ses membres tout du moins. Cela dit, peut-être que... malgré tout... * cherche à attiser le suspense *
Quoi qu'il en soit, vous aurez le chapitre 31 dès ce soir ou demain grand maximum. Il ne me reste plus qu'à le relire et à le compléter et ce sera bon alors encore un tout petit peu de patience. ![]()