Je ne sais pas pourquoi, mais j´ai un avis plutôt mitigé sur ce texte...
Peut-être parce qu´Ilyana n´est pas vraiment mon perso préféré...
Enfin bon.
Bonne lecture!
C’est l’hiver. En ce beau jour enneigé, Ilyana s’est assise au bord de notre chariot, en route pour Melior. Le vent joue avec ses étranges cheveux d’une blancheur immaculée. Vêtue d’un manteau brun pour se protéger du froid, elle lit un livre traitant de la magie. Ses longs doigts fins parcourent les pages jaunies par le temps. Une aura de calme s’émane d’elle. Triste et un peu mélancolique aussi. Petite fille étrange qui s’est retrouvée par hasard au milieu d’une guerre entre deux pays.
Se sentant sans doute observée, elle ferma son livre et dirigea sonn doux regard violet tirant vers le blanc vers moi. Un peu inquiète, elle me demanda :
- Quelque chose ne va pas Jorge ?
Maladroitement, je lui réponds :
-Non. Non tout va bien. Ne t’inquiète pas.
Un peu suspicieuse, elle retourne à son livre. Et moi à mes pensées.
Je me souviens…du jour de son arrivée.
Je me souviens d’une ruelle blanche. Couverte de neige. C’était dans les bas-fonds de Melior.
Je contemplais avec Daniel le beau paysage d’hiver.
Nous marchions, nous rions sans cesser une seconde.
Puis nous nous sommes arrêtés.
En voyant une fleur rouge au milieu de la ruelle.
Rouge…comme le sang.
De cette étrange petite fille aux longs cheveux blancs, à moitié morte sur la route.
Elle ne se souvenait de rien, Aimee lui a trouvé un nouveau nom. Qui débuta sa deuxième vie. Petite fille sans nom amnésique est devenue Ilyana, mage qui voyageait avec nous. Elle est très talentueuse en ce qui concerne la magie de foudre. Donc Muston l’a en quelque sorte engagée pour nous protéger.
Ilyana a toujours beaucoup mangé. Muston et nous riions gentiment d’elle et Aimee était un peux jalouse d’elle qui pouvait tant manger sans que ça silhouette en pâtisse. Peut-être…que j’ai une explication pour ça.
Ah mon frère rirait bien en me voyant jouer au philosophe !
Ilyana était certainement une enfant des rues, qui avait peu eu à manger. C’était une si grande privation que son subconscient a sans doute gardé des séquelles. C’est pour ça qu’elle mange autant.
Ilyana affiche toujours son air triste et douloureux. Son teint pâle rehausse encore plus cette impression. Souffre-t-elle de ne pas savoir qui elle est ?
Cela doit faire mal de se retrouver dans une vie où l’on n’a aucun repère.
Un monde vide.
Difficile de s’accrocher à cette vie.
C’est dur d’avancer. Dans le noir. L’obscurité.
Où tout est flou, où rien n’est certain.
Elle a dû se sentir différente des autres.
Exclue.
Seule.
Comme je m’en veux maintenant de ne pas pouvoir l’aider !
Je ne suis qu’un forgeron. Je peux lui donner des armes pour se battre contre nos adversaires.
Mais je ne peux pas l’aider à combattre son doute.
Je suis impuissant.
-Jorge ! Tu es sûr que ça va ?
Elle est là, la petite Ilyana. Ses traits tirés par l’anxiété se tiennent devant moi.
-Rien ne t’inquiète pas.
-Ah…
Un silence s’installe entre nous. Je brise la glace.
-Dis, Ilyana…
-Oui ?
-Es-tu heureuse ?
Elle esquissa un sourire. Comme elle le faisait si souvent. Mais celui-ci était différent. Sans empreinte de douleur. Aussi pur qu’un rayon de soleil se reflétant sur la neige. Un beau sourire. Beau et pur. Comme la neige sur laquelle nous l’avons trouvée.
-Je ne vois pas pourquoi je ne le serais pas.
J’espère que je pourrais revoir ce beau sourire, Ilyana.
Preuve de ton bonheur.