Chapitre XXII : affrontement de Titans
Les flocons s’écartent, redoublent d’intensité, et le Teo s’impose comme étant le maître de l’arène. Il pose ses pattes sur le sol, aux côtés de sa femelle, replie ses ailes, et pousse un rugissement si puissant que le souffle nous atteint. Personne ne bouge. Le Nana semble en piteux état mais en état de combattre, le Teo est resplendissant, et nous sommes tendus, prêts à agir au moindre geste. Nous nous observons ainsi, plusieurs secondes, et d’un coup, les bêtes chargent au sol au même moment. Nous nous dispersons. Je décide d’attendre le dernier moment. Le Téo me prend pour cible. Lorsqu’il arrive devant moi j’ai le temps de plonger entre ses pattes et de lui planter un coup dans l’abdomen. Je rebondis avec force.
« Il est blindé ! »
« Kali, écarte toi, il peut activer son aura à tout moment, et celle-ci peut être permanente. Va falloir y aller aux armes à distance pour lui péter les ailes, ensuite on pourra l’approcher ! » Me crie Cronos.
Je m’écarte vivement de la bête, en profitant pour lui asséner des coups désespérés. Je vois sa gueule se diriger vers moi, et s’ouvrir. Je sens les flemmes monter en lui, mais elles ne sortiront pas. Une épée courte orange vif se plante sous son museau. Je tourne la tête vers la droite, d’où venait la Dual, et je vois Yami qui prépare sa deuxième dual au lancer. Je profite de ce moment de flottement chez le Teo pour retirer l’épée de sa gueule, et lui enfoncer un bon gros coup de pied dans la mâchoire. Il s’affale, sonné.
« Bien joué Yami. »
« Eh, une fois cramé, pas deux Kali ! »
Wod enchaîne le Teo en posant deux barils au niveau du ventre. Il se retourne pour éviter l’attaque violente du Nana qui avait profité de l’agitation pour le charger. Il l’esquive donc, et le Nana finit sa course contre le Teo, au milieu du stock de poudre. Une explosion retentit, et les deux Titans son violemment touchés. Le Teo semble encore plus réveillé, et crache des flammes régulièrement de sa gueule. Un hurlement primaire retentit dans mon dos, je me retourne et vois Plasma accompagné de Cronos charger le Nana qui est totalement sonné. Ekud quand à lui occupe le Teo qui semble surchargé de dédain. Yami fonce avec moi vers le Teo, bientôt suivis de Wod, sa GS dehors. Le Teo déverse ses flammes sur nous, mais nous avions anticipé. Un véritable torrent de feu s’abat sur le milieu du plateau. Nous plongeons sous sa gueule pour semer la confusion chez lui. Yami se relève et lui assène un violent coup sous la mâchoire inférieur, je me charge de rouler jusqu’aux pattes pour tenter de toucher ses points sensibles, tandis que Wod se décale sur le côté de la gueule et abat sa GS sur la tête. Le Teo rugit, et donne un violent coup de patte avant à l’aveuglette. Il ne touchera que de la neige. Un rugissement plus aigu retentit, je regarde instinctivement les autres, occupés au Nana. Le Nana gît, inconscient, dans la neige, une Eternal plantée de moitié dans la crinière, et la GS chromée de Plasma dans le dos. Plasma retire sa GS, et la secoue pour en chasser le sang.
« Mmmh… Elle a sali ma lame… » Fait-il rapidement. Il nous regarde, et voit que le Teo commence à perdre sa marge de supériorité.
« Cronos ? »
« Yep, allons-y. »
Ils chargent le Teo avec vivacité. Le Teo nous prend tous de revers en s’envolant subitement. Il prend de l’altitude, et semble prendre conscience du massacre. Sa femelle gît, inanimée, près des ruines de ceux qui les craignaient auparavant. Des Hommes. Les mêmes que ceux qui les affrontent aujourd’hui. L’Homme a évolué, il a su s’adapter aux contraintes de la Nature, et à se rendre plus fort. Il nous toise, la rage se lit dans ses yeux. Il rugit une nouvelle fois, et s’envole.
« C’est étrange… » Commente Ekud.
Il tente quelques flèches, qui finalement se perdent dans le vent et la neige. Elles n’arriveront jamais à destination. Le silence est peu à peu revenu sur le plateau. Je regarde rapidement si Yuri tient bon. Je vois qu’elle contemple la scène, horrifiée par ce qui s’est déroulé.
Les flocons sont plus gros à présent, et le vent redouble d’intensité.
« Oh non… Pas ça… Ca vous dit une revanche ? » Lance Yami, alors que tout le monde semble un peu perdu.
« De quoi tu parles ? » demande Plasma.
En guise de réponse, Yami pointe son doigt vers les cieux. Les flocons masquent toute étoile, le vent est puissant. Soudain, un rugissement brise la monotonie du vent. Une bourrasque me souffle. Je suis éjecté du plateau, mais je me raccroche instinctivement à une roche. Neuf mille mètres se trouvent sous mes pieds, et le premier rocher qui m’accueillerait volontiers se trouve quelques dizaine ne mètres en contre bas, acéré.
« Kali ! Kali tiens bon ! » Me crie Yuri.
Je me cramponne du mieux que je peux à ce qui ressemble à une pierre saillante. Mes pieds battent le vide, cherchant désespérément un appui. Mes yeux cherchent de l’aide, et malgré le visage de Yuri en larmes face à moi, je ne peux que voir ce qui a provoqué toute cette agitation. Le Kusha noir vient de se poser, dispersant le groupe sur le plateau. Et ma terreur se décuple lorsque je vois le Teo se poser à ses côtés. Yuri me tire vers le haut de toutes ses forces. J’arrive à me hisser, mon dos me fait de plus en plus souffrir. Je ramasse mon Katana qui gît quelques mètres plus loin. Yuri me tient toujours le bras, et ne semble pas vouloir le lâcher. Je me tourne vers elle, et lui fait comprendre que tout se jouerait ici. Il fallait en finir. Elle descend sa main pour prendre la mienne, la serre. Je l’embrasse, longtemps, tout en étant aux aguets. Le temps semble s’être de nouveau arrêté. Yuri retourne sur le côté, ne me quittant pas du regard. Je m’approche d’Ekud, qui a son arc bandé, prêt à tirer un énorme pieu sur la gueule du Kusha. Les autres sont tout aussi prêts. Des tornades entourent le Kusha, et envoient tout voler. Le Teo a son aura, ce qui n’a pas l’air par ailleurs d’affecter le Kusha. Ce dernier décolle soudainement du sol, et commence à attaquer en raz-motte. Le Teo charge Cronos et Plasma, bien décidé à les pourrir. Ils esquivent tous deux et frappent chacun un côté de la bête. Je me contente de courir pour éviter le Kusha qui charge tout en restant au raz-du sol. Yami tente de l’approcher, mais se ramasse à cause des vents puissants qui balayent la zone autour du Kusha, à la manière de l’aura du Teo. Wod essaie de balancer des barils à distance, mais ils n’atteignent pas leur cible. Ekud décide de passer aux choses sérieuses. Il se place devant Yuri et Oriane, s’agenouille et sort de son sac un fusarbalète personnel.
« Kali, Yami et Wod !! ! Attirez-le par ici, je vais le foutre à terre ! »
Il déplie son arme, et glisse une sorte de gros obus dans le canon. Yami envoie une de ses lames de toutes ses forces en direction du Kusha. Elle se fiche dans le haut du ventre. Surpris, il zigzag, et se tourne vers nous. On commence à courir vers Ekud, pendant que celui-ci charge son arme. Je n’ose pas me retourner, mais je sens le Kusha balayer l’air derrière nous.
« COUCHEZ-VOUS !! ! MAINTENANT !! ! »
Je plonge vers le rocher, aux côtés d’Ekud, tout comme mes deux équipiers. Ekud appuie sur la gâchette, il est propulsé en arrière, et un silo se dessine bientôt dans l’air. L’obus éclate contre la gueule du Kusha, qui s’écrase contre le sol, Il ne se relèvera pas.
« Euh… Je ne savais pas que j’avais mis autant de nitro dans cet obus. Ca peut être utile comme quoi… »
Pendant que nous reprenons nos esprits et chargeons de nouveau le Kusha, décidés à ne pas lui laisser un moment de répit pour qu’il reparte dans les airs ; Cronos et Plasma évitent tant bien que mal le Teo lorsqu’il s’approche d’eux avec son aura. Il est affaibli, plus lent, mais toujours aussi dangereux.
« Cronos, je ne t’ai jamais dis que t’étais un sacré chanceux ? »
« Euh, ça se pourrait ouais. »
« Non parce que bon, entre nous, Ayri, franchement… Non mais Cronos, écoute quand je te parle ! »
Cronos plonge pour éviter un torrent de flammes, qui bientôt se dirige vers Plasma. Ce dernier abat sa GS sur la gueule du Teo au moment où celui-ci tourne la tête vers lui. Les flammes s’estompent, et ils repassent à l’action. Cronos tente une nouvelle fois d’empaler la bête, mais il est repoussé par ses pattes. Plasma dévie l’attention de la chimère en agitant bêtement la main sous son nez. Cronos parvient à se positionner et plante de toutes ses forces son Eternal dans l’abdomen. Le Teo rugit, remue la tête violemment et propulse Plasma de sa patte contre le mur du temple. Cronos reste accroché à son arme. Le Teo Teskatory, blessé à mort, s’affale dans la neige, qui bientôt devient rouge sang.
Plasma se relève péniblement, secouant sa tête.
« Raaah mais à chaque fois je loupe le meilleur, ça me soule ça ! »
« VENEZ NOUS AIDER DANS CE CAS !! ! » rugit Ekud, occupé à décharger ses différentes créations d’artillerie lourde.
Le Kusha n’avait pas essayé de s’envoler une nouvelle fois, il gardait les pattes au sol, et multipliait ses puissantes attaques. Ses souffles d’airs pouvaient nous ensevelir d’un moment à l’autre sous plusieurs mètres de neige, ou nous expulser du plateau. Son aura nous empêchait toujours d’approcher, et ses attaques étaient redoutables et difficiles à esquiver. La fatigue commençait à envahir nos membres aussi, malgré l’adrénaline qui nous animait. Alors que Wod tenta une nouvelle approche, le Kusha changea subitement d’attitude. Il détourna son regard et le posa dans mon dos. Mon sang ne fit qu’un tour. Evidemment personne ne compris, sauf moi. Yuri. Le Kusha avait compris que c’était cela notre faiblesse. Elle ne résidait pas dans nos moyens employés, mais par ce que l’on cherchait à cacher depuis le début. Son aura disparut. Il bondit au dessus de tout le monde. Ekud n’eût même pas le temps de tirer une nouvelle fois, il était dans son dos. D’un coup de queue il l’envoya valser quelques mètres plus loin. Ekud atterrit dans la neige, inerte, son fusarbalète gisant près de lui. Je suivis mon instinct et n’eus même le temps de voir s’il était conscient ou non, je chargeais de toute mes forces le Kusha, et lui plantai mon arme dans le dos. Il rugit, mais ne se retourna pas pour autant.
« Yuri noooooon !! ! »
Le Kusha leva sa patte, mais fut aussitôt arrêté par une lame qui venait de mon dos. Yami venait de jeter une nouvelle fois une de ses armes, et Cronos en profita pour charger avec Plasma le dos, où je me tenais. Le Kusha, gravement blessé, semblait hésiter. Yuri se tenait toujours à ses pattes. Soudain, elle se dressa sur ses jambes, et sortit deux lames de mithril. Elle asséna plusieurs coups dans le ventre de la bête, qui tituba. Un nouvel obus explosa au sommet de son crâne, et Yuri en profita pour se dégager et nous rejoindre. La tête du Kusha heurta le piton rocheux, sa langue pendante. Il s’affaissa, la respiration faible mais saccadée. Tout le monde se précipita pour achever cette bête néanmoins formidable.
Je m’écroulai dans la neige, laissant tomber mon arme. Ekud fit de même, après s’être péniblement relevé, ainsi que les autres. Seule Yuri se tenait debout, une de ses Duals à la main, l’autre dans la neige pourpre. Je me relevai doucement, allant la rejoindre. Je la pris dans mes bras, fermant les yeux. Son bras libre m’entoura le cou, et de mes mains je caressai la tête d’Oriane. Yuri pesait de plus en plus lourd dans mes bras. Je rouvris les yeux pour la regarder. Elle avait fermé les yeux, soulagée.
Musiques écoutées: Live Shit - Blinge and Purge (Metallica)
Chapitre XXIII : l’Héritage
Je tournai le regard, pour prendre conscience du carnage. Cronos tâtait le Teo de son pied, le visage vide d’expression. Plasma était aux côtés d’Ekud, qui était quelque peu sonné, allongé dans la neige.
« Mon fusil *guah* fu-fu-fusil ! »
« Allez c’est bon ça va aller, reste là, bouge pas j’te dis ! Il est là ton joujou ! »
Wod était agenouillé aux côtés du Nana, passait sa main sur la crinière de la chimère, l’air perdu. Je cherchai Yami. Il était en train de marcher vers le hall du temple, hésitant. Je le rejoignais.
« Qu’est-ce qui va pas ? Ca n’a pas l’air d’aller… »
« Je ne sais pas si on a bien fait… Tu vois Kali, pendant presque dix ans j’ai voulu venger mes parents, ce massacre qui a rasé mon village. Et là, je crois que l’on a fait une bêtise. »
« Qu’est-ce tu raconte ?
« Ecoute Kali… Tu sais après cette attaque du village, j’ai développé mes sens, j’ai appris à sentir le Kusha. Le Kusha est une chimère unique, tout comme le Teo et le Nana. Il n’y en a pas d’autres sur cette terre. Je me suis vite plongé dans des livres à Maanselkä, lorsque j’ai grandis là bas, emporté par cette équipe de chasseur qui évacuait le village. J’ai rencontré Ekud et Yami, et je passais mes journées en leur compagnie, tout en me renseignant un maximum sur la chasse. J’ai appris aussi, comme toi et Yuri, que les monstres libéraient des spores. Tu sais, ces spores qui te rendent fou et monstrueux. Mais j’ai aussi appris une autre chose. »
« Bah accouche. »
« Si les trois chimères venaient à mourir, l’équilibre des races serait perturbé. »
« Hein ? Je ne comprends rien. »
« Ces trois chimères établissaient un équilibre dans le monde. Elles assuraient, si tu veux, l’équilibre des races de monstres entre elles, et leur évolution. Etant immortelles, elles vivaient au cours des siècles. Habituellement elles n’attaquent pas les Hommes. Mais il y a sept ans, le Kusha a attaqué mon village. J’ai donc rapproché cet événement avec ce que je savais, et j’ai donc vu qu’il y avait un problème. »
« Tu me fais peur là, c’est quoi le problème alors ? Pourquoi le Kusha aurait-il attaqué ton village c’est ça ? »
« Exact. J’en suis venu à la conclusion suivante : si le Kusha est devenu offensif, c’est que quelque chose a troublé l’ordre des choses. Personnellement, je pense que c’est l’Homme en règle générale qui est responsable de tout ça. Tiens, regarde ce temple. Il est la preuve parfaite du respect qu’avaient les Hommes dans les siècles passés. A présent, il chasse, saccage et détruit son environnement. Peut être que ces chimères ont décidé de lancer un avertissement. En vain à ce que je vois aujourd’hui. Que va-t-il se passer maintenant ? »
« Euh… Dis moi, ça n’aurait pas un rapport avec les spores dégagées par les monstres ? »
« Ces spores, pour moi, sont le moyen qu’avaient les monstres pour protéger leur équilibre. Leur seule et unique arme contre la course effrénée des Hommes pour contrôler la Nature. »
« Ah… Je comprends mieux. Et ça vient d’où ? Parce que j’imagine que ça n’est pas originaire de la nuit des temps cette connerie, sinon nous ne serions pas autant développé qu’aujourd’hui je présume ? »
« Je ne sais pas trop… »
« Moi je pense que ce sont ces chimères qui en sont l’origine. »
« Peut être que dans ce cas les spores n’existeront plus… Et l’Homme n’aura plus de limites.» Répondit sombrement Yami.
« Peut-être… » Répondis-je.
Je repartis vers Yuri, pour voir si elle allait mieux. Plusieurs minutes s’écoulèrent sans une seule parole, chacun étant occupé à reprendre ses esprits. Yuri resta dans mes bras longtemps, reposée. Une rafale de vent plus puissante que les autres jeta mes cheveux dans la figure. Une lumière se dessina sur la neige. Machinalement, j’écartai Yuri de moi, et me retournai. Je vis Yami agenouillé auprès du Kusha, les mains aux côtés de sa tête, reposée sur la neige. Une aura s’échappait du corps inerte de la bête. Elle rentrait en contact avec celui de Yami. Au moment où le filet de lumière jaune toucha son dos, Yami se redressa subitement, projetant ses cheveux en arrière. Je courrai vers lui, avec les autres.
« Yami ! Qu’est-ce qui t’arrive ?! »
« T’approche pas Kali, ça peut être dangereux » me retint Cronos.
Ekud tenta une approche mais lorsqu’il toucha Yami il fut rejeté en arrière. Yami avait ses yeux révulsés, une aura jaune entourant son corps. Il brillait, hurlait, tout son corps se crispait. Puis tout d’un coup, lorsque toute l’aura du Kusha fut entrée dans son corps, il s’affaissa dans la neige, inerte.
Tout le monde se précipita sur lui. Je tâtai son pouls, et vit qu’il battait toujours. Wod ouvrit un de ses yeux. Il était révulsé.
« Merde, qu’est-ce qu’il a reçu ? C’était quoi ce truc ?? ? » S’écria Plasma.
« Je m’y connais en médecine, mais là sérieux, j’ai jamais vu un truc pareil » murmura Yuri, Oriane au chaud dans ses bras, regardant la scène d’un air intéressé, le pouce fiché dans la bouche.
On attendit longtemps, guettant le moindre geste de sa part. On ne fit aucun geste de secours, car il était agité par moments de petits gestes nerveux, comme dans un rêve. Il voyait des choses. Un long moment de silence passa, puis il ouvrit les yeux, doucement. Il passa sa main sur le front, et ferma les yeux à nouveau.
« Yami ! Eh Yami ! Qu’est-ce qui t’es arrivé !? » Cria Ekud.
« J’ai tout vu. Tout. Le village en feu, les gens qui couraient sauver leurs enfants… Et le Kusha. Je l’ai vu brûler le village. Mes parents avec… Ils m’ont parlé. Ils m’ont souris. Je vois les morts. »
Il y eut un silence dans le groupe.
« Les morts ? » Murmura Cronos.
« Les morts. »
Il se redressa, tituba et s’accrocha à mon épaule.
« Je les vois, autour de nous. Ils sont là. »
« Mais qui ça bon sang ?? ? Tu me fais flipper merde ! » S’écria Wod.
« Les Anciens. Ils sont là, dans ces ruines. Je les vois, ils me voient, et parlent avec moi. Pourquoi je peux les entendre et les voir ? »
« Yami, je crois que tu as développé un lien pas très naturel avec le Kusha, ainsi qu’avec ton apprentissage des sens durant ces années de chasse… » Lui dis-je.
« Je crois surtout que c’est parce que j’ai éprouvé trop de rage envers cette bête, et que j’ai attendu ce moment durant près de dix ans… Peut être que les chimères voient-elles comme moi en ce moment. Un monde ravagé, où âmes et corps se mêlent… »
« Ca craint… » Dit Ekud.
« Je vois mes parents près du Kusha. Je dialogue avec les morts par la pensée. »
Il se tourna vers nous. Il avait les yeux révulsés. Ce n’était plus que deux billes blanches.
« Yami… Tu es aveugle n’est-ce pas ? » Lui demandai-je.
« Disons plutôt que je vois le monde comme le voient les chimères. Un monde où les éléments se manifestent, en ruine, ravagé. Et je vois les morts. Humains ou animaux. Ils sont tous là. Ils continuent leurs tâches. Mais ils sont incolores. »
« Yami, tu as changé… Tu sembles vide d’énergie… » Interrompit Plasma, s’approchant de lui.
« Kali, Yuri… Pourquoi vois-je vos parents dans votre dos, le visage triste ? »
Chapitre XXIV : de nouvelles réponses amènent de nouvelles questions
Un silence de plomb s’installa sur le plateau.
« Nos parents… ? » S’étonna Yuri.
Pour moi tout était clair. Pour elle aussi, mais elle ne semblait vouloir y croire. Je me retournai, et commençai à marcher vers le piton rocheux. D’un coup je projetai mon poing dans la roche, en hurlant. Mon armure se brisa net, et une douleur aigue me traversa le poing. Je tombai à genou, en larmes. Yuri s’agenouilla à mes côtés, pleurant dans mes bras. Une main se posa sur mon épaule.
« Ils sont désolés. » murmura Yami. C’est le Téo. C’était un ultime avertissement. Et c’est récent.
Personne n’osa nous approcher durant tout ce temps. Lorsque je pris le temps de réfléchir à ce qui s’était déroulé en deux ans, je vis que c’était à prévoir. Tout avait commencé par une simple escapade dans un désert. Ensuite j’étais devenu chasseur. Les événements s’étaient enchaînés, et ma relation avec Yuri s’était renforcée jusqu’à devenir sulfureuse, à un tel point qu’Oriane entra dans ma vie. Mes parents avaient perdu beaucoup de place. Lorsque j’avais quitté le village à cause d’un incident, je n’avais pu dire à mes parents ce que j’avais sur le cœur. C’est la dernière fois que je les ais vus. Et c’était pareil pour Yuri.
Je pris sur moi. Mes larmes séchées, je me relevai, déterminé. Je pris Yuri par les épaules, et la relevait. Je la retournai vers moi. Elle avait le visage enfouie dans ses mains. Je les lui enlevai du visage, et l’embrassai.
« Yuri, c’est fini. Retournons au village, et rebâtissons-le ensemble, comme il y a un an. »
Elle me regarda dans les yeux. Ses yeux verts m’avaient toujours enjôlé. Je ne pus décrocher. Elle hocha de la tête, et sécha ses larmes. Je me retournai vers les autres, qui nous regardaient, anxieux.
« Retournons au village, les chimères ont eu ce qu’elles méritaient. Tant pis si l’équilibre des races est perturbé. Qu’importe si l’Homme est condamné à s’éteindre plus tôt que prévu. La seule chose qui compte à présent, c’est vivre. Pour moi, c’est élever Oriane, et être auprès de ceux que j’aime. Rentrons, s’il vous plaît, et rebâtissons ensemble ce qui nous a été volé, sans reprendre ce que l’on a volé dans le passé. »
Ekud se leva, et me regarda. Il s’approcha, et me tendit la main. Je tendis la mienne, et serrai la sienne. Wod nous rejoins bientôt, et posa la sienne sur les nôtres. Les autres firent de même. Yami semblait voir, mais différemment. De plus, il semblait plus sombre que jamais. Il avait littéralement changé.
Lorsque je repris mon sac sur le dos, et préparai les affaires pour redescendre le Col, je vis Cronos s’affairer autour de chaque chimère.
« Fallait bien prendre un souvenir de ces bêtes tout de même. » Me dit-il en me montrant des morceaux de leurs chaires.
« Chacun son trip » rétorqua Plasma. Remarque tu as raison, on pourra renforcer nos armures.
« Plasma, je ne parlais pas de chasse. Je voulais juste les garder en souvenir. Après tout ça, je ne toucherai plus à mon arme. Ca m’a fait réfléchir, et on n’a pas à faire ça. L’Animal nous respecte si on se met à le respecter. » Répondit Cronos.
Plasma le regarda longtemps, et rangea finalement son couteau de carve.
« Tu as raison. »
Sur ces paroles, il mit son sac sur le dos, et m’aida à préparer les cordes de descente. Wod mettait ses barils dans son sac, avec précaution. Yami rangea ses duals sur son dos, et Ekud prépara ses affaires, encore un peu sonné. Yuri profitait de cette accalmie pour donner le sein à Oriane.
Nous descendîmes la montagne en deux jours, sans ennuis majeurs, à part une ou deux gamelles de plusieurs mètres amorties par la neige épaisse. Lorsque je touchai le sol humide de la terre au pied de la montagne, je me sentis en sécurité, et reposé. L’air était plusdoux, et respirable. Lorsque tout le monde fut descendu, on commença à nous mettre en route vers Maanselkä. Mais à mi-chemin, Yami fut à nouveau saisi de convulsions. Il tomba à terre, à quatre pattes, les mains crispées sur la terre. Je tentai une nouvelle approche, et exactement la même chose se produit. Je fus éjecté de la même manière qu’Ekud auparavant. Il fut secoué de spasmes pendant de longues minutes. Une aura jaune semblait s’échapper de son corps, s’envolant dans le ciel. Bientôt, l’aura dessina un Kusha dans le ciel, qui étendit ses ailes, puis s’évapora dans les cieux. Peu après, on aperçut vers le sommet de la montagne les spectres des chimères qui rejoignaient l’endroit où celui du Kusha avait disparu.
« Woow » siffla Cronos. Les corps resteront en haut, préservés dans la glace, mais il semble qu’une autre histoire soit écrite pour ces âmes. »
Yami semblait retrouver ses esprits peu après. Nous nous étions mis en cercle autour de lui, patients.
« Il nous refait quoi là ? » demanda Ekud, le visage traduisant une certaine appréhension. Vous croyez qu’il a des visions ? »
« C’est ça, et tant qu’on y est il va devenir medium hein ! » rétorqua Wod, sarcastique.
Yami ouvrit les yeux à nouveau. Ils étaient revenus à leur position normale. Il se redressa, doucement.
« Oh pu… Eh mais, je vois en couleur ! »
« Ca y est, il devient fou » chuchota Plasma.
« Je suis redevenu normal ! Comment ça se fait ? »
« Je crois que l’âme du Kusha était en toi quelques instants, et t’a quitté peu après. Mais pourquoi je n’en sais rien… » Lui répondis-je.
Yami semblait perdu. Il se releva, cherchant ses repères.
« Je ne comprends vraiment rien là… Pourquoi moi, et pourquoi ça ? »
« Tu t’imagines que l’on a les réponses peut-être ? » répondit Yuri.
« Non mais avouez que c’est space. »
« Comme je l’ai dis c’est sans doute parce que tu étais une personne qui nourrissait une haine assez profonde envers le Kusha, et que tu avais un sens aigu pour diverses choses. Ensuite, je pense que le Kusha a voulu profiter une dernière fois de sa présence terrestre pour montrer la connerie humaine. Une dernière fois. Il a su prendre par les sentiments. Mas je ne fais que poser des hypothèses. Et j’ai l’impression de tout rationaliser. » Enchaînai-je.
« Je pense que ce sont des hypothèses à ne pas exclure. De toute façon, il sera impossible d’en être certain. » Dit Ekud.
Yami reprit son sac sur son dos, et lorsqu’il eut reprit ses esprits, on décida de reprendre la route pour la ville, où un bateau pourrait nous porter le plus près possible de notre village, grâce au fleuve.
Demain normalement: le dernier chapitre ainsi que l´épilogue, un élément clé pour la suite.
Et voilà, le dernier chapitre... L´épilogue arrive sous peu, le temps que je mange quoi :/
Chapitre XXV : retour au bercail
La nuit tombait lorsque nous pénétrions dans Maanselkä. Une aurore boréale traversait le ciel, illuminant de vert les habitations. Les étoiles brillaient de mille feux. Tout semblait paisible. Les ruelles étaient quasi désertes, silencieuses. Seuls un ou deux clochards traînaient, une bouteille de Vodka à la main, et une chanson paillarde aux lèvres.
« Bon…Je vais aller voir ma miss… Je pense que nos chemins vont se séparer ici. » Nous arrêta Cronos.
Je m’interrompis, sur la route de pavés qui descendait vers le port. Je baissais la tête. Je redoutais ce moment. Je savais que lui et Wod resteraient. Peut être que les autres aussi finalement, mais ça me semblait si improbable que je n’avais pas envisagé l’hypothèse. Mon égoïsme me surprit. Je me retournai vers eux finalement, le visage sombre.
« Je sais Cronos… Va, et garde contact avec nous. J’espère que la poste sera plus efficace que la dernière fois ! »
« T’inquiète Kali. Wod, tu restes ? »
Wod avait baissé la tête, et ne semblait se décider. Plasma s’approcha de lui, et posa une main sur son épaule.
« Tu sais Wod, il y a moyen pour qu’on te construise une petite cabane je pense. Mais bon faut que tu te bouges les tétines pour cela. »
Ce dernier redressa la tête, le visage s’éclairant. Un sourire se dessina sur ses lèvres, et il hocha la tête.
« Cronos… Tu n’es pas obligé de rester là non plus… » Essayai-je.
« Kali, si Yuri décidait de rester ici, tu ferais quoi ? »
J’avais très bien compris. Je n’insistai pas. Je fis un signe du menton, en guise de compréhension. Il sourit, et me tendit la main.
« Enchanté d’avoir combattu à tes côtés. Ce fut un honneur. »
Je lui tendis la mienne, le cœur chaud. On se serra la main, longtemps, heureux que ça se finisse comme cela.
« N’hésitez pas à passer, vous serez toujours les bienvenus les gars. »
Il s’interrompit, et regarda Yuri.
« Toi aussi miss, bonne chance avec Oriane, ainsi qu’avec ce noob » fit-il avec un sourire en coin, me désignant.
« Tu changeras jamais. » lui répondis-je.
« Moi ? Ahah ! Certainement pas. »
Puis il tourna les talons, et remonta l’allé. Il ne se retourna pas. Je lâchai une larme malgré moi.
Nous regagnions le port, en silence. Au comptoir, un homme somnolait, une choppe de bière entre les mains.
« J’peux vous aider ? »
« Quand est-ce qu’il y a un bateau pour cette ville ? » demanda Ekud, en tendant une carte de la région. Il montra la ville la plus proche de notre « village ».
« Il y en a un qui part vers minuit, c’est un transport de marchandises, mais si c’est pressé je devrais pouvoir vous trouver des places. »
« Ce serait sympa oui, merci. »
« Patientez ici, je reviens. »
L’homme sortit de son cabanon, et rentra dans un bâtiment plus large, éclairé par des lampes à pétrole. Il en sortit quelques minutes plus tard, avec une longue liste.
« Bon voilà, ça sera plus cher que d’habitude, mais vous pouvez y aller. »
« Ok, bon ben on y va alors. »
« Il partira d’ici une demi heure, c’est le grand bâtiment là-bas. Vous payez ici. »
Après avoir payé, on se dirigea vers l’énorme bateau à voile, où des hommes s’affairaient déjà. Plusieurs faisaient passer des sacs de vivre sur le pont, d’autres préparaient les commandes. On nous fit monter, et nous montra nos loges, petites mais non négligeables après tout ce qui s’était passé.
Le bateau partit peu après, et nous naviguâmes toute la nuit. Au petit matin, il arriva à destination. On descendit. C’était un petit port de pêche, non loin de notre village. On se mit rapidement en marche, après une bonne nuit de sommeil. Les gens avaient cependant la mine sombre. Personne ne souriait. On pénétra bientôt dans la jungle. La tension commençait à monter à mesure que l’on s’approchait du village. Je ne savais pas ce que l’on allait découvrir là-bas, et à mon avis au fond de moi je n’en avais pas envi. Mais Yuri elle, semblait décidée. Elle marchait devant moi, l’air sombre. Peu après, une odeur de brûlé me saisit au nez. Je compris que l’on approchait. La forêt devenait plus claire, et on déboucha bientôt sur la plaine où notre village se dressait d’habitude. Tout n’était plus que ruine. Certaines habitations se consumaient encore, mais tout n’était que cendre. Une forte odeur de chaud et de viande calcinée flottait dans l’air.
« Non… » Fit Yuri, une main en avant.
Elle tomba à genou, impuissante. Je contemplais le désastre, et retrouvai du regard l’emplacement de mon ancienne cabane. Je vis aussi celui de mes parents, où tout n’était que cendres. Les larmes me montèrent aux yeux. Je m’approchai du tas de cendres, fumant.
« Allez Kali, t’y peux rien. Pis tu n’as pas à te dire que tu ne peux rien faire maintenant, car tu as fais ce qu’il fallait. Le Kusha n’est plus là, c’est fini. » Me dit Ekud.
« Ca me désole de savoir que l’on est arrivés trop tard. C’est tout. Et mes parents… La dernière fois que je les ai vus remonte à si loin. Pis le fait que le dernier souvenir de moi fut celui d’un tueur, non merci… »
Ekud resta silencieux. Il repartit vers les autres. Je restai longtemps dans cette position, perdu dans mes pensées. Je relevai la tête, et me remis sur mes jambes. Je me retournai, et vis Yuri toujours à terre. Je me dirigeai vers les autres, décidé.
« Comment va-t-on procéder ? »
« Je ne sais pas, déjà il faudra faire le tri entre ce que l’on va garer ou non de tout ça. » dit Yuri, qui nous avait rejoint. « Ensuite, décider si on s’installe au même endroit. Et si oui, déblayer tout ça, et reconstruire. »
« Mmmh… Moi je pense qu’il faudrait établir un camp à proximité, pour que l’on puisse dormir et se nourrir sans trop de problèmes en attendant tout ça. » Proposa Wod.
« Ouais. Je pense que de toute façon ça ne va pas se faire dans l’immédiat. » Dit Plasma.
« N’oubliez pas… Quand il faudra se nourrir, tuons un minimum. » Rappela Yami.
Je hochai de la tête. Je le fixai un moment. Il était redevenu comme avant, mais semblait encore plus développé. Il sera sûrement utile pour ce qui est de voir les dangers approcher. Et tant que l’on sera sans abris, ce sera profitable.
Je posai mon sac près d’un arbre, à la lisière de la forêt. On avait décidé de s’y installer en attendant une décision concrète. Je me laissai tomber contre l’arbre. Ekud s’assit à mes côtés.
« Kali… Je voulais te dire merci. »
« Pour ? »
« Tellement de choses. Il n’y a pas de mots. Tu vois, pendant toutes ces années avec Yami et Plasma, j’étais persuadé que je ne verrai pas de personne aussi formidable qu’eux. J’ai maintenant la preuve du contraire. Je ne veux pas te perdre, c’est tout. Les mots sont inutiles pour te dire ce que j’ai sur le cœur. Je voulais juste te dire merci. »
Je restai sans voix. Je le regardai. Il avait le regard plongé dans la plaine dévastée. Il regardait Yami et Plasma préparer un endroit pour s’installer. Je suivis son regard. Yuri jouait avec Wod, qui faisait rire Oriane. Yuri était devenue forte.
« Ekud… Tu sais… »
« Tu es gay ? »
« Non » dis-je, en éclatant de rire. « C’est à moi de te dire merci. »
« Allons bon. C’était ma minute émotion, c’est fini maintenant. »
Il se leva, et me tendit la main. Le soleil brillait derrière sa tête. Je tendis la mienne, et il me tira vers le haut.
« Allons aider ces pauvres noobs à couper du bois, parce que j’ai franchement l’impression qu’ils n’ont pas l’air de se débrouiller. »
En effet, je m’approchai de Yami et Plasma, et je vis que Plasma manquait de décapiter Yami à chaque fois qu’il armait sa hache. Yami lui, coupait sans problèmes. Il avait bien changé.
Avant de prendre la hache qu’Ekud me tendait, je me retournai une dernière fois. Yuri me sourit, Oriane dans les bras.
« Papapapapou ! »
« Beuh ? Elle m’a appelé Papa ! »
Yuri éclata de rire. Oriane avait parlé !
« Eh bien Kalinounet, t’es devenu Papapapapou dis donc ! » me charia Wod. « Allez ! On va fêter ça ! »
Il alluma une de ses bombes, et la lança de toutes ses forces dans le ciel, au dessus du village en ruine. Le vent était de face, et le baril revenait vers nous. Il tomba aux côtés de Plasma et Yami. Il explosa deux secondes après. Plasma vola, Yami aussi.
« Oups… »
« S’ PECE DE NOOOOOOOOOOOOOOOB !! !! !!!!!!!!! RAMENE TA FRAISE QUE JE TE FASSE BOUFFER TON BARIL PLEIN DE POUDRE !! ! » S’écria Plasma, qui se relevait, fumant.
Yami semblait sonné, mais sans plus.
« J’vais te couper en morceaux, je te jure. »
Il dégaina ses duals, et s’élança à sa poursuite, avec Plasma.
« Mais, bordel ! Je vous jure que c’est le vent !! ! »
« Et mon cul cramé c’est le vent peut-être ?? ? » criait Plasma.
J’éclatai de rire, avec Ekud et Yuri. Elle se tourna vers moi, et m’embrassa. Elle prit largement les devants, et j’en fus surpris. Elle m’attirait vers la forêt.
« Bon ben, je vais leur donner un coup de main moi hein, je vous laisse… EH, ATTENDEZ-MOI !! ! »
Et Ekud se mit à courir vers eux, tirant son arc de sa taille.
eu y aura t´il une suite pk la .....
c´est terible si s´est la fin .
sinon s´est super comme histoire franchement kali tes iper douer .
ikki
Ca fait plaisir d´avoir de tes nouvelles!!!
Oui il y a une suite, sous peu!
mais jte vois plus connecter alors
eu dit je pourais etre dans l´histoire stp nefuse kun pti peux sinon epiloge est bien vive la suite car latente est insoutenable.
Je t´ai dis que tu y seras, mais je n´ai pas fini donc bon.
Et sinon c´est parce que mon adresse a été piratée donc je n´y pose plus trop les pieds.
ha sa explique .
bais je suis toujour la pour te soutenir
Voilà le recueil des deux tomes, avec une préface qui pourrait vous éclaircir.
Elle est uploadée sur MegaUpload. Il vous suffit de cliquer sur le lien, et d´entrer les lettres qui sont affichées en haut à droite.
Vous n´avez plus qu´à dézipper le tout, et vous avez les deux tomes. La préface est à lire avant u__u
http://www.megaupload.com/fr/?d=BYM9GFEA
vive ke la suite sa la
....
s´est noir cette épisode ^^ mais j´att vivement la suite continue
Tu n´as pas une version txt téléchargeable? (c´est plus facile à lire quand je suis pas sur le net)
Bien sûr, j´ai fais un "recueil" des deux premiers tomes si ça t´intéresse. Par contre, n´oublie pas de lire la note fournie avec avant de lire, ça t´éclairera un peu.
http://www.megaupload.com/fr/?d=BYM9GFEA
N´oublie pas de lire la préface avant ^^ Le troisième tome, dont le prologue ci-dessus n´est que le début, est en cours décriture, je le mettrai régulièrement ici.
Bonne journée ![]()
En tout cas c´est bien sympa d´ajouter ce coté scénario à MH:
c´est le double effet de ne pas avoir de réelle histoire:
-d´un coté on a qu´une suite de quetes sans scénario ni reel background, qui peut etre bizard quand on est habitué à tout les jeux
- de l´autre, ca permet de donner le sens que l´on veut à nos aventures. on a pas de limite de temps, on peut donner la raison que l´on veux à nos quêtes et donc s´identifier plus facilement à nos perso (des feuilles vierge)... entout cas moi c´est ce qui m´est arrivé, et au bout de 200heures on peu avoir l´impression que c´est une partie de nous, et qu´on a réellement buté un cargo de dragon
A pars quelqu´un a lu le roman et les manga tirés de monster hunter? (je parle de ceux édités par Capcom, pas le manga n´ayant rien à voir)
Merci pour tes critiques Kira
Je n´ai pas lu les romns ou mangas dont tu parles.
En outre, j´ai vu que tu t´étais inscris sur e forum des KOS, je me trompe? Je n´ai pas eu le temps de te répondre encore, je le ferai sous peu.
Bon alors, du nouveau en ce qui concerne ma fic´, pour ceux que ça intéresse.
Je compte finalement ne pas faire deux tomes de plus, mais un seul et unique. Ce sera le dernier, définitif, de cette trilogie. Les deux premiers tomes sont en téléchargement. Le troisième, dont le prologue est lisible au dessus, est en cours d´écriture.
Je comptais faire deux histoires parallèles: celle d´Oriane, sombre, noire. Puis celle du groupe qui a agité les deux premiers tomes. Non, finalement ma décision est prise: je vais en faire un seul, où la symbiose de ces personnages sera au rendez-vous. Une histoire, deux intrigues, un dénouement. Il sera certainement plus long que les tomes précédents, en tout cas ce qui est sûr, c´est que je vais tout mettre dedans. Les questions sans réponses seront élucidées les choses bizarres qui vous avaient rendues sceptiques vous paraîtront plus rationnelle, et surtout, le style n´en sera que plus différent.
Inutile de chercher une comparaison possible avec les autres tomes, vous n´en trouverez pas. Ah si, peut être avec le groupe connu, et encore, il sera métamorphosé. Pourquoi? Parce que je ne pense plus écrire pour un groupe de joueurs, mais des lecteurs.
Il faut donc dès à présent prendre en compte un remaniement des chapitres, je serai donc plus lent à les écrire.
Voilà, le chapitre I, j´espère, d´ici minuit.
Chapitre I : un nouveau départ
Le soleil embrasait les hautes herbes de la plaine. Il disparaissait derrière l’horizon, tranchant, impassible. Les derniers oiseaux encore dans le ciel regagnaient paisiblement leur nid, fuyant le voile de ténèbres qui arrivait par l’Est. Le soleil dans la journée avait chauffé les hautes herbes de la plaine, déversant son halo de chaleur dans la région. Les animaux y étaient rares, les Aptomoths avaient regagné en troupeau leurs espaces sécurisants, loin des vastes domaines gardés par des monstres aériens. Les quelques reptiles qui vivaient trouvaient ces hautes herbes rassurantes. Dégageant la chaleur de la journée, elles préservaient aussi du regard. Des rochers apparaissaient ci et là parmi les hautes herbes, donnant un semblant de savane à la plaine. Perché sur un de ces rochers, un homme fixait l’horizon qui s’embrasait. Ses yeux habituellement bleus s’enflammaient devant ce spectacle saisissant. Bien qu’étant habitué, il ne cessait de regarder tous les soirs ce coucher de soleil avec autant d’intérêt. Renforcé par la chaleur, le sol semblait se soulever vers les cieux. Les mirages dessinaient des flammes au loin. Une légère brise agitait les dreads locks blondes du jeune homme. Les quelques atebas parmi ses mèches lui donnaient un air indien, renforcé par son teint mat qu’il avait gagné suite à de longues heures passées au soleil, à travailler. Ses longues dreads nouées avec une sorte d’élastique tombaient au milieu du dos, reposant sur une chemise de lin, beige. Légère, elle s’agitait mollement au vent, se courbant sur les muscles du jeune homme pensif. Il laissa pendre une jambe de son perchoir, se laissant tomber sur la roche. Il était vêtu d’un pantalon beige aussi, tirant un peu sur le vert par endroits, en lin tressé de ses propres mains. Pieds nus, il laissait la brise l’envahir et le rafraichir. Une dure journée de travail s’achevait encore. Il ferma un instant les yeux, sentant l’énergie du monde le pénétrer, comme chaque moment de ce type. Les vibrations du monde passaient dans ses mains adroites, posées sur la roche. On aurait pu dire qu’il se sentait apaisé.
Il ouvrit les yeux subitement. Il le savait. Quelque chose n’allait pas évidemment, il essayait de fuir cette inquiétude. Il fallait se rendre à l’évidence, quelque chose n’allait pas. Depuis deux heures environ il avait soigneusement tenté de fuir ce sentiment de crainte qui l’avait envahi peu à peu. Il s’était dit qu’en allant regarder le soleil se coucher, comme à son habitude, cela passerait. Au fil des minutes, il s’était rendu compte qu’au lieu de régresser, elle n’avait fait qu’augmenter. La crainte est comme la rouille accompagnée du temps et de l’eau. Elle est corrosive. Le jeune homme prit sa décision en deux temps trois mouvements. Il sauta à terre. Après une chute de trois mètres, ses pieds touchèrent le sol avec une légèreté rare. Il contourna le rocher saillant sans presser son pas, mais parut soudain déterminé. Il se tournait vers l’Est, vers ce voile de ténèbres qui grandissait, chassant l’astre flamboyant qui disparaissait peu à peu derrière l’horizon.
Les herbes s’écartaient, sentant que l’homme ne leur ferait pas de quartier si un obstacle se dressait. Il était insondable, son regard trahissait une volonté incalculable, mais un éclat d’inquiétude brillait dans ses pupilles. Ses bras puissants écartaient les herbes, ses jambes accélérèrent. Il courait à présent. Ses pieds nus, habitués aux brindilles en tout genre, fauchaient le sol aride de la plaine. Il évita une souche renversée, cachée par la végétation. Son saut le projeta sur de longs mètres. Il atterrit sans bruit plus loin, légèrement, mais tout en puissance. La première barricade n’était plus qu’à quelques mètres. Il ne prit pas la peine de trouver la poignée de portillon sur la droite, il sauta les un mètre vingt en bois aisément. Il atterrit sur un sol fait de pavé. Son village. Plongés dans le silence du soir, les habitacles suivaient l’homme qui remontait à présent l’allée centrale.
Pas un chat ce soir. Il l’avait remarqué dès son enjambée de la palissade. Un soir d’une rude journée, comme tous les jours d’été. Il bifurqua dans un froissement d’étoffe sur sa droite, vers une colline verdoyante, enflammée par les dernies rayons du soleil. Il courait toujours, mais ne semblait pas à bout de souffle. Il était léger. Le collier en perle de bois lui tapait le menton, recouvert d’un bouc blond sombre. La plume attachée entre les perles centrales du collier brillait d’un éclat rouge sang, animée par l’éclairage solaire. Il tourna le dos au soleil lorsqu’il entra.
La porte s’ouvrit brusquement, soulevant un voile de poussière dans l’encadrement de la porte. L’homme apparût soudainement et ne prit pas la peine de la refermer. Il entra dans la vaste pièce, sûrement le salon. Une jeune femme était avachie près de la fenêtre de la pièce, ou filtrait un mince rayon orangé. Elle tissait du lin, pour une chemise. De longues tresses châtain foncé pendaient dans son dos, coincées entre le fauteuil et son corps. De longues atebas tombaient dans ses cheveux, de diverses couleurs, comme l’homme qui se tenait sur le seuil du salon. Elle avait allumé une lampe à ses côtés lorsqu’elle fit un bond en levant les yeux, dans sa direction. Ses yeux verts pétillaient, et renforçaient un très beau côté asiatique qui caractérisait son doux visage. Les traits fins, ses yeux bridés ajoutaient un charme particulier à la jeune femme. Elle était vêtue d’un débardeur vert en soie, léger, qui épousait ses formes généreuses à la poitrine. Un collier disparaissait entre ses formes féminines, du même motif que celui de l’homme. Ses longues jambes étaient repliées sur elles mêmes. La jeune femme semblait souple, et athlétique. Ses puissantes cuisses ne se cachaient pas sous le pantalon marron clair qu’elle portait. Pieds nus, elle semblait reposée quelques secondes avant l’intrusion.
- Kali ! Mais t’es malade ou quoi ?
- Yuri, ça peut pas durer, tu sais aussi bien que moi que ce n’est pas normal. Quelque chose cloche.
- Kali…
Yuri se leva, étirant ainsi son corps. Un ventre plat et mat était apparu entre le débardeur et le pantalon. Elle passa une main autour du cou de Kali, sa bouche s’approchant de la sienne.
- Je sais que ce n’est pas normal. Mais peut être qu’elle est simplement restée plus longtemps, tu sais comment elle est…
- Justement, il y a quelque chose qui ne va pas, merde !
Il fuya les lèvres de la jeune femme, et se retourna. Il ne savait plus quoi faire.
- Yuri, je vais jeter un œil.
- Kali ! Tu sais aussi bien que moi que la forêt est sans dangers, qu’est-ce qui aurait pu lui arriver ? Sincèrement, qu’est-ce qui aurait pu lui arriver ? Kali ?
La jeune femme regardait un seuil vide. Elle marcha vers l’entrée d’un pas précipité. Kali sortit subitement de la pièce sur sa droite, un sac en bandoulière pendant au niveau de la taille.
- Kali, qu’est-ce que tu…
- Soit tu viens avec moi, soit tu restes ici. Ma décision est prise.
Yuri le considéra longuement des yeux. Elle vit Katana noir et rouge dans le dos, accroché à une cingle de cuir.
- Kali… Tu avais promis…
- Il y a des fois où il faut se montrer plus prudent qu’on devrait l’être.
- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée…
- Moi non plus, mais je tente. Tu viens, oui, ou non ?
La jeune femme regarda la lame scintiller sous le dernier rayon de soleil qui perçait l’habitat. Elle baissa la tête, et disparut derrière le rideau de soie qui fermait l’entrée de la pièce où Kali était rentré quelques instants auparavant.
A plusieurs centaines de kilomètres de là, une jeune femme cria toutes les peines du monde, celui d’une femme qui ne désire plus qu’une chose, au point de l’espérer: mourir.
Bon alors, j´ai un petit projet qui vient de clore dans mon esprit
Depuis plusieurs jours, je suis en train de me demander: est-ce que ma fic´ pourrait être adaptée en BD?
Personnellement je trouve l´idée sympathique. Certains passages pourraient vraiment être jouissifs.
Plusieurs informations et modifications seraient donc à prendre en compte:
- les noms des personnages: certains devront être changé
- le style de dessin serait à définir précisément
- pour finir, et surtout, trouver un(e) ou des volontaires... Bon, ce que je pense faire c´est chercher de mon côté, une fois sur Brest l´année prochaine. Si parmi vous vous connaissez des personnes intéressées de bosser bénévolement pour le moment (
), vous pouvez m´en faire part. A noter que ce serait, pour le début du moins, en couleurs.
De mon côté, je vais essayer de faire des croquis des personnages, mais alors là c´est beaucoup moins sûr, je ne suis pas très doué en dessin. Mais si ça peut aider à faire une idée plus précise du style et des personnages, vu que je pense être celui qui visualise le mieux les choses =)
Je vais potasser un peu tout ça, je vous tiendrai au courant.
Pour ce qui est de la suite, je suis en train d´y travailler. L´intrigue va se lancer sérieusement. Mais je ne change pas de style pour le moment, je m´y sens trop bien.
moi je suis volontaire faux juste ke tme fille quellque image a koi tu veux ki resemnbe pk j´ai un pti prob du coter de la créativité mais sinon je suis ton n´homme ![]()
Je savais bien que c´était toi!
Je prendrai contact avec toi dès que possible.