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Fan-Fic MH Dos (la suite de vos romans)

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
15 avril 2007 à 13:39:45

Chapitre XVII : un rétablissement total et des informations intéressantes

Pendant que l’on entendait le blondinet en train de hurler de douleur pendant que l’infirmière poussait le brancard dans le couloir, une infirmière blonde plutôt jolie vint vers nous.
« Que puis-je pour vous ? »
Je quittais Wod du regard pour la regarder. Elle était vêtue d’une robe blanche d’infirmière avec le blason de Maanselkä : une montagne avec un drapeau sur fond noir. Une sorte de chimère semblait être dessinée dans les airs. Un Kusha.
« Euh bonsoir » commença Plasma avant que je puisse commencer quoique ce soit. En fait on cherche des soins pour la demoiselle qui nous accompagne. » Continua-t-il, les yeux plein d’espoir.
« D’accord, suivez-moi. »
Plasma se retourna vers Kud et Yami.
« Pouah t’as vu comment elle m’a regardé ! »
« Ouai ouai… Bon en attendant si on la suivait ? » Répondit Yami.
Plasma était surexcité, fier de sa performance de drague directe. Il fut vite calmé par un gabarit au dessus.
« Plasma, je peux te parler ? » murmura Cronos, derrière nous. On continua à avancer, devinant que ce n’était pas nos oignons.
« On va se mettre d’accord. Cette fille, c’est ma femme, t’y touche, je te coupe les bijoux de famille. On est d’accords ? »
Plasma déglutit avec difficulté. Il fit un signe de tête en guise d’appréhension, et nous rejoignit, abattu.
« Bah alors Plasmi, ça va pas ? » lança Ekud, le sourire aux lèvres.
« Ta gueule. »
« Yeah ! »
J’esquissais un sourire. Cette bande là, elle était irrécupérable. Cronos avait rejoint devant nous l’infirmière. Ils nous emmenaient dans des dédales de couloirs, passant dans différents secteurs comme « Secteur des Soins de blessures causées par les Wyverns de petite taille » ou « Secteur des Soins face aux brûlures causées par les Wyverns volcaniques ». On entra dans le Secteur des Blessures conventionnelles. Il était beaucoup moins actif que les autres.

L’infirmière nous fit patienter dans une salle confortable, pendant qu’elle emmenait Yuri aux soins.
« Nous serons de retour d’ici un quart d’heure. Cronos, tu les occupe? »
« Pas de problèmes. »
« Kali, tu peux prendre Oriane pendant ce temps ? » me demanda Yuri.
J’acquiesçais, et elle me fit un clin d’œil. Puis elle suivit l’infirmière. Je me sentais enfin en sécurité dans cette ville. Plasma, abattu, contemplait ses souliers. Cronos le regarda d’un air anxieux. Il s’en voulait à mon avis. Il s’approcha de lui et lui tapota l’épaule.
« Tu sais Plasma, faut pas faire la tronche pour ce que je t’ai dis. J’ai dis ça en rigolant, mais c’est juste que nous avons je pense tous peur de ces choses là. Tu ne crois pas ? Je préférais te dire ça maintenant plutôt que tu te fasses de faux espoirs. »
« Non mais je ne t’en veux pas. Juste que j’en ai marre, j’ai l’impression que je vais pourrir seul là, ça me bande. »
Il eût droit à un superbe bouzon facial général. Je m’approchais de lui pour finir assis à ses cotés.
« Plasma, le monde tourne autour de l’Amour. Si tu vois autant de jeunes déprimés, c’est sans aucun doute en partie à cause de ça. Mais si tu te dis ça, ne t’étonne pas d’échouer si souvent. Dans toutes les relations, il y a des hauts et des bas. Même si tu sens que celle-ci va être spéciale, tu ne seras jamais à l’abri d’un accident. Même si tout semble concorder, si tu sais que c’est la femme de ta vie, n’importe quoi peut t’attendre au virage. Alors plutôt que de baisser les bras avant d’avoir commencé, marche sur ta route, et attend le prochain carrefour. »
Un silence suivit mes paroles. Un papillon grilla ses ailes dans la lampe à pétrole posée sur la table de chevet de la pièce.
« Bon bah voilà. C’est dit » finis-je en lui tapotant gentiment l’épaule. Il esquissa un sourire, et me fit une accolade. Pendant que j’avais parlé, les autres avaient quitté la pièce, pensant que nous laisser tous les deux seraient une meilleure idée. Lorsque nous les rejoignis, je vis Yami et Ekud interroger Cronos sur la nature de ces propos. Ce dernier semblait débattre sur sa position.
« Yuri est revenu ? » demandé Plasma, le sourire aux lèvres.
Ils se retournèrent.
« Euh… Non » répondit Yami, qui semblait s’interroger sur son changement brutal d’attitude.
« Bon bah on n’a plus qu’à attendre » déclarais-je.
Ekud me tira à l’écart.
« Tu lui as dis quoi pour le changer comme ça ? »
« Beuh… Rien, je lui expliquais ma vision de l’Amour. »
« Ca m’intéresse, depuis quand tu te mets à philosopher toi ? »
« Depuis toujours. »
« Tsss… »
Une porte derrière nous s’ouvrit, et Yuri entra dans la pièce suivie de l’infirmière.
« Voilà, la demoiselle n’aura plus aucun problèmes à l’avenir, dans trois jours elle ne sentira plus rien. Au fait, c’est bien « demoiselle » n’est-ce pas ? » Me fit-elle.
« Hein ? Ah ! Euh oui oui, enfin pour le moment hé hé » répondis-je en rougissant.
Elle me fit un sourire et rejoignit les bras de Cronos. Yuri me rejoignit de même. Elle prit Oriane dans ses bras, et lui redonna du sein.

On rejoignit l’accueil, sous un climat plus jovial. Je m’arrêtais sur le seuil de la sortie, me rappelant d’une chose.
« Deux secondes, je veux juste me renseigner sur un truc. »
Je me dirigeais vers le comptoir, pour m’adresser à la secrétaire.
« Vous pourriez me renseigner sur une personne s’il vous plaît ? »
« Ca dépend. De qui s’agit-il ? »
« Wod. Ou Wodryu si vous préférez. J’aurais aimé savoir ce qui lui était arrivé. »
« Alors attendez, je regarde ça de suite »
Yuri m’avait rejoins, ainsi qu’ Ekud.
« Ah voilà. Alors il est aux soins des blessures graves causées par les grosses Wyverns. Vous êtes au courant de ce que nous avons fais ces derniers temps ? »
« Euh… Non » répondit Yuri.
« Nous avons envoyé une escouade pour chasser le Kusha des montagnes. Il causait trop de problèmes à la ville, provoquant des avalanches du sommet jusqu’ici. Une dizaine de chasseurs est partie le chasser, et Wod est le seul à être revenu, le bras en charpie. Il hurlait des choses, personne ne comprenait, mais ce que je peux vous dire c’est qu’il parlait de « chimères en groupe ».
Je regardais l’infirmière fixement, visualisant la scène dans ma tête.
« C’est possible d’avoir une rencontre avec lui ? »
« Le connaissant, il devrait s’en remettre assez vite. On a des soins très efficaces ici, et Wod est un de nos meilleurs chasseurs. Il n’y a pas meilleur poudrier que lui ! »
Je me rappelais en effet de ces jets de bombes en tout genre, certaines confectionnée par lui-même.
« Eh bien merci, faites lui passer le message comme quoi Kali et d’autres chercheurs sont passés, et qu’il peut nous rejoindre à l’auberge, nous allons rester deux jours tout au plus en ville, histoire de nous préparer à la traversée du sommet. »
« Vous comptez traverser le Pic Ancestral ? Je vous le déconseille, avec l’hiver les le Kusha qui rode, vous êtes mal barrés. De plus, s’il n’est pas seul, je vous plains… »
J’esquissais un sourire, et sortis de l’hôpital, les autres à mes côtés.

K-Wod
K-Wod
Niveau 10
15 avril 2007 à 14:04:43

lol le réconfort qui tue tsé^^
Sinon j´avais complètement oublié que je balancais des bombes partout moi ça va etre cool :p)

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
16 avril 2007 à 16:52:25

Bon comme je voulais à tout prix poster la suite avant la reprise des cours, j´ai du séparer en deux le chapitre. Donc si là rien de concret ne se passe, c´est normal, la suite arrivera demain soir. Et l´ascension aussi, tant qu´on y est. J´espère :/ Ah oui et je rajoute, jespère ne "choquer" persnne à un passage :/

Chapitre XVIII : remise à niveau

L’air frai de la nuit me caressa le visage. Yuri emmitoufla Oriane dans sa couverture. Un léger vent s’était levé, rafraichissant instantanément la température. Cronos nous conduisit à l’auberge de la ville. On demanda deux chambres, comme dans notre dernier passage « funeste » en ville. Espérons que cette fois la nuit serait plus calme. Tout le petit monde se souhaita bonne nuit, et Cronos repartit chez lui, après nous avoir dit qu’il repasserait demain matin. Je rejoignais Yuri qui couchait Oriane dans le lit double installé dans la chambre. A peine j’avais fermé la porte de la chambre que j’entendais un vacarme indescriptible dans la chambre voisine. La chambre 12, qui allait héberger Ekud, Yami et Plasma. La bataille d’oreiller semblait avoir commencé. Déjà.

Je posais toutes mes affaires près de la porte, enlevais mon armure et m’allongeais, torse nu, sur le lit. Je passais mes mains derrière la tête. Yuri me rejoignis, après s’être changé elle aussi. Elle posa sa tête sur ma poitrine, et s’y blottit.
« J’ai peur. »
« Je sais. On a tous peur je crois. Même si tous ne le montrent pas. On a tous peur. C’est humain. »
« Il n’empêche que j’ai peur. Pour Oriane. Pour toi. Pour nous. Pour eux. J’ai peur. C’est tout. »
« L’heure qui survient en plus, sans avoir été espérée, est grâce. Tu ne crois pas ? »
Elle se blottit encore plus, cherchant la chaleur de mon corps. J’entourais sa taille de mes bras, l’embrassais dans le cou. Elle tremblait légèrement. Elle soupira. Je ne sus si c’était d’aise ou de réconfort intérieur. Elle se retourna vers moi, et m’embrassa. Elle me prit le visage dans les mains et me caressa les joues. Je l’embrassais tendrement à mon tour, mes mains parcourant son dos. Je chassais le voile qui la recouvrait, pour sentir la peau sous mes doigts. Oriane dormait paisiblement, le pouce aux lèvres.
Je descendais sa colonne vertébrale de mes ongles, puis remontais jusqu’à sa bretelle de soutien gorge. Je m’arrêtais, l’index dessus. J’ouvris les yeux puis la regardais, mes yeux bleus plongés dans ses yeux verts. Elle me sourit, lentement, sensuellement. Elle passa ses jambes autour de mon bassin, et se redressa de tout son corps. Elle descendit ses mains vers mon nombril, l’effleura. Elle ferma les yeux, et baissa sa taille pour se coucher sur moi. Elle soupira. Je sentis une larme couler sur ma poitrine. Je la séchais de mes mains, et approchais sa tête de la mienne.
« Je t’aime, tu n’as rien à craindre, il n’arrivera rien là haut. »
« Je sais. Je le sens. Mais j’ai peur. »
Elle enleva son soutien gorge et le jeta du lit. Elle se releva de nouveau de tout son corps.
« Promets le moi, Kali. Promets-moi qu’il n’arrivera rien. »
« Je te le promets. »
Je passais mes mains dans son dos, et descendis jusqu’aux reins. Je chassais le voile qui était descendu à leur niveau, pendant que Yuri éteignait la lampe à pétrole. La chambre se plongea dans l’obscurité, et je sentis bientôt une main qui cherchait à se débarrasser de mes sous vêtements. Je fermais les yeux, laissais mes mains sur le haut de ses fesses, et m’abandonnais à ses caresses.

Lorsque je repris mes esprits une bonne heure après, je pouvais entendre dans la chambre voisine des échos de voix. Ils avaient l’air plongés dans une discussion. Yuri était allongée à mes côtés, et sa tête était posée sur mon thorax. Elle était encore éveillée, mais s’abandonnait au sommeil peu à peu. Je m’endormis bientôt, son parfum m’embaumant l’esprit.

Un rayon de soleil perçait les rideaux de la pièce. La tête de Yuri demeurait toujours sur ma poitrine, et l’une de ses mains était avachie autour de mon cou. L’envie de me lever était forte, mais réveiller quelqu’un est une chose que je n’ai jamais pu supporter. Je tournais la tête vers la fenêtre. Une belle journée s’annonçait. J’avais l’intention de me rendre à l’armurerie avec les autres pour nous équiper en vue de la dure ascension qui nous étendait. On n’allait pas non plus y aller en touriste. D’autant plus qu’un Kusha rodait dans la montagne, et apparemment, il n’était pas seul. Et réactualiser notre équipement ne ferait pas de mal. La chambre à côté était paisible. Etaient-ils déjà levés ? Aucune idée.
« EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEKUUUUUUUUUUD !! !! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Je sursautais brusquement, Yuri bondis du lit, ne comprenant pas ce qui se passait.
« Qui vient de hurler comme ça ?? ? » me fit Yuri, cherchant une couverture pour couvrir son corps nu.
« C’est Plasma… C’est évident. A mon avis, il devait en avoir marre d’attendre les autres. Maintenant faut voir la réplique d’Ekud… »
Je décrochais un sourire. Il ne manquait pas d’entrain celui là. La réplique ne se fit pas attendre. Un énorme bruit de lit qui grince suivit d’un formidable hurlement primaire brisa le silence qui s’état installé. Un miroir semblait s’être cassé, vu le bruit qui avait suivi. Des coups avaient dû suivre, vu les bruits étouffés que produisait Plasma.
« BANDE DE CHIEURS !! ! » fit la voix de Yami, qui semblait émerger d’un sommeil profond lui aussi.

Je tendis de quoi s’habiller à Yuri, et me levais aussi. Je revêtis mon armure et pris mon Katana en main. J’aidais Yuri à habiller Oriane, et fis le lit. C’était toujours le souk à côté. Yuri donna du sein à Oriane, qui semblait être en pleine forme, malgré la nuit agitée…
J’ouvris la porte au même moment que celle d’à côté. Sauf que cette dernière avait explosée sous le poids de Plasma qui venait d’être éjecté de la pièce. Ekud, en boxer noir et Yami en caleçon et T-shirt noir suivirent, mais debout. Ils le ramassèrent, et le plaquèrent contre le mur.
« La prochaine fois, ce sera pire… » Commença Ekud.
« Ouai… Bien pire… » Enchaîna Yami.
« Beuh… C’était pour rigoler… » Balbutia Plasma.
« Beuh… Nous aussi ! »
Ils le relâchèrent, et il soupira.
« Euh… Bien dormis ? » Osais-je.
Ils se retournèrent rapidement, et semblaient enfin découvrir que nous étions là.
« C’est plutôt à nous de vous demander ça, parce que nous au début c’était un peu dur. Il y avait comme qui dirait un bruit de fond dérangeant. Comment tu dirais ça Yami ? » Répondit Ekud.
« Comme si une fille était satisfaite. Ouai, tu sais, comme quand une fille est contente quoi. »
« Pis t’avais aussi un autre bruit, mais ça c’était le lit. Il avait l’air de souffrir. Et ce pendant une heure » conclut Plasma.
« Hum… Bon on va faire un tour à l’armurerie ? » Proposais-je, pour dissiper le malaise qui s’était installé.
« Bonne idée ! » Clama Yuri.
« Mouai… Bon bah on s’habille et on vous rejoint ! »

J’attendais dehors, appuyé sur le mur de l’auberge, les bras croisés. Je pris Oriane dans mes bras, et la cajolais.
« Qu’est-ce qu’ils foutent ? » demanda Yuri.
« Tu les connais… »
Ils arrivèrent enfin, encore en plein discussion.
« Désolé de vous interrompre, mais c’est par où ? »
« Cronos devait nous rejoindre ici normalement, on a qu’à attendre. » répondit Ekud.
En effet, il arriva quelques minutes après.
« Bien dormis ? »
« Ca va. Dur de s’endormir, et dur de se réveiller… Mais bon, on s’y fait à la longue… » Ronchonna Yami, en regardant successivement Yuri, Plasma et moi-même.
« Ah ? Pourquoi ? Les lits n’étaient pas biens ?
« Ce n’était pas un problème de lit Cronos… Quoique… » Enchaîna Ekud.
« BREF, l’armurerie c’est par où ? » coupa net Yuri.
« Hein ? Ah ! Euh par là, suivez-moi » répondit Cronos, un peu dépité par le changement de sujet.

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
16 avril 2007 à 16:54:53

Bon comme je voulais à tout prix poster la suite avant la reprise des cours, j´ai dpu séparer en deux le chapitre. Donc si là rien de concret ne se passe, c´est normal, la suite arrivera demain soir. Et l´ascension aussi, tant qu´on y est. J´espère :/

Chapitre XVIII : remise à niveau

L’air frai de la nuit me caressa le visage. Yuri emmitoufla Oriane dans sa couverture. Un léger vent s’était levé, rafraichissant instantanément la température. Cronos nous conduisit à l’auberge de la ville. On demanda deux chambres, comme dans notre dernier passage « funeste » en ville. Espérons que cette fois la nuit serait plus calme. Tout le petit monde se souhaita bonne nuit, et Cronos repartit chez lui, après nous avoir dit qu’il repasserait demain matin. Je rejoignais Yuri qui couchait Oriane dans le lit double installé dans la chambre. A peine j’avais fermé la porte de la chambre que j’entendais un vacarme indescriptible dans la chambre voisine. La chambre 12, qui allait héberger Ekud, Yami et Plasma. La bataille d’oreiller semblait avoir commencé. Déjà.

Je posais toutes mes affaires près de la porte, enlevais mon armure et m’allongeais, torse nu, sur le lit. Je passais mes mains derrière la tête. Yuri me rejoignis, après s’être changé elle aussi. Elle posa sa tête sur ma poitrine, et s’y blottit.
« J’ai peur. »
« Je sais. On a tous peur je crois. Même si tous ne le montrent pas. On a tous peur. C’est humain. »
« Il n’empêche que j’ai peur. Pour Oriane. Pour toi. Pour nous. Pour eux. J’ai peur. C’est tout. »
« L’heure qui survient en plus, sans avoir été espérée, est grâce. Tu ne crois pas ? »
Elle se blottit encore plus, cherchant la chaleur de mon corps. J’entourais sa taille de mes bras, l’embrassais dans le cou. Elle tremblait légèrement. Elle soupira. Je ne sus si c’était d’aise ou de réconfort intérieur. Elle se retourna vers moi, et m’embrassa. Elle me prit le visage dans les mains et me caressa les joues. Je l’embrassais tendrement à mon tour, mes mains parcourant son dos. Je chassais le voile qui la recouvrait, pour sentir la peau sous mes doigts. Oriane dormait paisiblement, le pouce aux lèvres.
Je descendais sa colonne vertébrale de mes ongles, puis remontais jusqu’à sa bretelle de soutien gorge. Je m’arrêtais, l’index dessus. J’ouvris les yeux puis la regardais, mes yeux bleus plongés dans ses yeux verts. Elle me sourit, lentement, sensuellement. Elle passa ses jambes autour de mon bassin, et se redressa de tout son corps. Elle descendit ses mains vers mon nombril, l’effleura. Elle ferma les yeux, et baissa sa taille pour se coucher sur moi. Elle soupira. Je sentis une larme couler sur ma poitrine. Je la séchais de mes mains, et approchais sa tête de la mienne.
« Je t’aime, tu n’as rien à craindre, il n’arrivera rien là haut. »
« Je sais. Je le sens. Mais j’ai peur. »
Elle enleva son soutien gorge et le jeta du lit. Elle se releva de nouveau de tout son corps.
« Promets le moi, Kali. Promets-moi qu’il n’arrivera rien. »
« Je te le promets. »
Je passais mes mains dans son dos, et descendis jusqu’aux reins. Je chassais le voile qui était descendu à leur niveau, pendant que Yuri éteignait la lampe à pétrole. La chambre se plongea dans l’obscurité, et je sentis bientôt une main qui cherchait à se débarrasser de mes sous vêtements. Je fermais les yeux, laissais mes mains sur le haut de ses fesses, et m’abandonnais à ses caresses.

Lorsque je repris mes esprits une bonne heure après, je pouvais entendre dans la chambre voisine des échos de voix. Ils avaient l’air plongés dans une discussion. Yuri était allongée à mes côtés, et sa tête était posée sur mon thorax. Elle était encore éveillée, mais s’abandonnait au sommeil peu à peu. Je m’endormis bientôt, son parfum m’embaumant l’esprit.

Un rayon de soleil perçait les rideaux de la pièce. La tête de Yuri demeurait toujours sur ma poitrine, et l’une de ses mains était avachie autour de mon cou. L’envie de me lever était forte, mais réveiller quelqu’un est une chose que je n’ai jamais pu supporter. Je tournais la tête vers la fenêtre. Une belle journée s’annonçait. J’avais l’intention de me rendre à l’armurerie avec les autres pour nous équiper en vue de la dure ascension qui nous étendait. On n’allait pas non plus y aller en touriste. D’autant plus qu’un Kusha rodait dans la montagne, et apparemment, il n’était pas seul. Et réactualiser notre équipement ne ferait pas de mal. La chambre à côté était paisible. Etaient-ils déjà levés ? Aucune idée.
« EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEKUUUUUUUUUUD !! !! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Je sursautais brusquement, Yuri bondis du lit, ne comprenant pas ce qui se passait.
« Qui vient de hurler comme ça ?? ? » me fit Yuri, cherchant une couverture pour couvrir son corps nu.
« C’est Plasma… C’est évident. A mon avis, il devait en avoir marre d’attendre les autres. Maintenant faut voir la réplique d’Ekud… »
Je décrochais un sourire. Il ne manquait pas d’entrain celui là. La réplique ne se fit pas attendre. Un énorme bruit de lit qui grince suivit d’un formidable hurlement primaire brisa le silence qui s’état installé. Un miroir semblait s’être cassé, vu le bruit qui avait suivi. Des coups avaient dû suivre, vu les bruits étouffés que produisait Plasma.
« BANDE DE CHIEURS !! ! » fit la voix de Yami, qui semblait émerger d’un sommeil profond lui aussi.

Je tendis de quoi s’habiller à Yuri, et me levais aussi. Je revêtis mon armure et pris mon Katana en main. J’aidais Yuri à habiller Oriane, et fis le lit. C’était toujours le souk à côté. Yuri donna du sein à Oriane, qui semblait être en pleine forme, malgré la nuit agitée…
J’ouvris la porte au même moment que celle d’à côté. Sauf que cette dernière avait explosée sous le poids de Plasma qui venait d’être éjecté de la pièce. Ekud, en boxer noir et Yami en caleçon et T-shirt noir suivirent, mais debout. Ils le ramassèrent, et le plaquèrent contre le mur.
« La prochaine fois, ce sera pire… » Commença Ekud.
« Ouai… Bien pire… » Enchaîna Yami.
« Beuh… C’était pour rigoler… » Balbutia Plasma.
« Beuh… Nous aussi ! »
Ils le relâchèrent, et il soupira.
« Euh… Bien dormis ? » Osais-je.
Ils se retournèrent rapidement, et semblaient enfin découvrir que nous étions là.
« C’est plutôt à nous de vous demander ça, parce que nous au début c’était un peu dur. Il y avait comme qui dirait un bruit de fond dérangeant. Comment tu dirais ça Yami ? » Répondit Ekud.
« Comme si une fille était satisfaite. Ouai, tu sais, comme quand une fille est contente quoi. »
« Pis t’avais aussi un autre bruit, mais ça c’était le lit. Il avait l’air de souffrir. Et ce pendant une heure » conclut Plasma.
« Hum… Bon on va faire un tour à l’armurerie ? » Proposais-je, pour dissiper le malaise qui s’était installé.
« Bonne idée ! » Clama Yuri.
« Mouai… Bon bah on s’habille et on vous rejoint ! »

J’attendais dehors, appuyé sur le mur de l’auberge, les bras croisés. Je pris Oriane dans mes bras, et la cajolais.
« Qu’est-ce qu’ils foutent ? » demanda Yuri.
« Tu les connais… »
Ils arrivèrent enfin, encore en plein discussion.
« Désolé de vous interrompre, mais c’est par où ? »
« Cronos devait nous rejoindre ici normalement, on a qu’à attendre. » répondit Ekud.
En effet, il arriva quelques minutes après.
« Bien dormis ? »
« Ca va. Dur de s’endormir, et dur de se réveiller… Mais bon, on s’y fait à la longue… » Ronchonna Yami, en regardant successivement Yuri, Plasma et moi-même.
« Ah ? Pourquoi ? Les lits n’étaient pas biens ?
« Ce n’était pas un problème de lit Cronos… Quoique… » Enchaîna Ekud.
« BREF, l’armurerie c’est par où ? » coupa net Yuri.
« Hein ? Ah ! Euh par là, suivez-moi » répondit Cronos, un peu dépité par le changement de sujet.

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
16 avril 2007 à 16:55:30

Oups boulette, je me suis trompé de forum -_-

Bon bah vous l´avez en double dis donc :)

K-Wod
K-Wod
Niveau 10
16 avril 2007 à 22:14:02

boulet go forum MH1 lol

Diamond27
Diamond27
Niveau 32
21 avril 2007 à 10:26:21

:up:

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
02 mai 2007 à 18:54:50

Chapitre XIX : le départ

On remontait la rue vers l’armurerie, Cronos en tête. Nous étions chargés comme des bœufs, prêts à upgrader nos armes ou à les vendre en fonction de ce que l’on allait prendre. Il faisait beau, mais froid. Un bon temps d’hiver, sec, mais agréable. Le soleil était déjà haut lorsque nous atteignîmes la place centrale de la ville. Construite en relief, la ville était disons bancale, il fallait donc remonter une à une les rues faites de pavé. Les côtes étaient assez ardues. Lorsque nous avons traversé la ville, nous avons pu voir un bon nombre de boutiques qui s’ouvraient, les commerçants tous plus joviaux les uns les autres. Cronos adressait de brefs signes de mains à plusieurs personnes, il était sacrément connu pour ses talents de chasseur. Et ça se comprenait.

Je poussais la petite porte en bois de l’armurerie. « Armurerie Thanos, équipement de haut niveau pour la chasse et l’armée ». Une gigantesque galerie s’étendait devant nous, proposant des articles plus ou moins variés. A l’entrée, une hache imposante reposait, elle devait faire partie d’une collection. Au dessus du cadre de la porte était fixée une gigantesque épée en métal renforcé.
« Guah »
« Non, on verra ça après » fit Yami en tirant Plasma par le col.
Je parcourais les étals, en suivant l’axe principal qui menait au comptoir, où une jolie jeune fille en était accoudée et nous regardait d’un air passif. Elle avait un imposant piercing « spike » sur la lèvre inférieure, et ses yeux étaient renforcés de noir.
« Bonjour » fis-je avec mon plus grand sourire, nous aurions besoin de… Disons… De quoi survivre à une éventuelle traversée polaire… Si vous voyez ce que je veux dire. »
J’eus droit à un formidable haussement du sourcil droit. Elle se redressa, titilla du bout de sa langue son piercing, soupira, craqua son dos et ses doigts, fit le tour du comptoir et se posta nonchalamment devant moi :
« T’essaie de me dire que vous voulez traverser le Pic Ancestral ? »
Au vu de la tête qu’elle tirait et de son piercing qui dardait vulgairement devant moi, agité par sa langue, je décidais de répondre du mieux que je pus :
« Bah euh… Ouai. »
Un silence pesant s’installa. Elle me regardait de ses yeux noirs, jouant toujours avec son piercing. Un énorme bruit de choc métallique vint briser le silence pesant de la pièce. On se sursauta, et vit Ekud qui venait de faire tomber toutes les flèches de mithril d’un carquois suspendu au plafond. Il s’écarta vivement des flèches, comme s’il n’avait rien fait.
« Tu te fous de ma gueule ? » me dit la vendeuse punk-goth qui n’avait même pas sillé. T’es un bon rigolo toi. Vous venez pour quoi là ? Pour me faire perdre du temps ? »
J’entendis un léger « ta gueule » derrière moi. Devinant que c’était forcément Yami, je ne pus m’empêcher de sourire.
« Écoutez je pense qu’il n’est pas très judicieux de s’énerver, on a l’air un peu tous tendus non ? » osais-je.
Une main se posa sur mon épaule.
« On veut simplement améliorer nos armes et renouveler certaines choses pour traverser la montagne. » me devança Yuri. Vous vous en foutez, vous nous vendez ce que nous voulons acheter, et basta. Vous êtes heureuse, nous aussi, je ne vois pas où est le mal. »
La vendeuse la dévisagea de haut en bas, soupira, et s’avachit dans un fauteuil en cuir derrière elle.
« Faites ce que vous avez à faire, et ne perdez pas de temps. Si vous avez des questions posez-les-moi, je reste ici. »
Je me retournais vers le groupe. Cronos me regardait d’un air exaspéré, impuissant à ce qui venait de se passer.
« Tu sais Kali, elle est tout le temps comme ça. Mais alors mon gars, quand tu la connais c’est un ange. »
« Tu m’en vois ravi et convaincu »
« Allez va, fais ton choix d’arme au lieu de ronchonner. Regarde les autres ils sont déjà à leur affaire. »

Je rejoignais Ekud, qui contemplait un arc lourd, aux airs stylés et puissants.
« Y’a pas moyen. Il me le faut. »
Je souris, et posais ma main sur son épaule.
« C’est toi qui achète. Pense à faire le plein de flèches utiles, si tu vois ce que je veux dire. »
Il acquiesça. Je rejoignis ensuite Yuri dans le rayon des Duals. Elle était en train d’essayer deux lames de mithril.
« J’en ai marre de rester à l’arrière. Je veux me battre. »
« Je sais ma chérie. Mais je ne veux pas que tu prennes trop de risques. Prends ces duals si tu veux, mais ne prends pas de risques inutiles. »
Je regardais Oriane, qui était dans la poche kangourou que l’on avait acheté en ville.
« Y’a pas moyen que tu tourne ce truc pour être plus à l’aise ? » demandais-je.
« J’sais pas, je ne me suis pas penché sur la question Kali » fit-elle en rigolant.
Je lui tournais la poche kangourou sur le dos, pour qu’elle soit plus libre en mouvement. Oriane avait l’air de trouver ça rigolo, et Yuri semblait plus libre.
« Bon bah voilà c’est fait. »
Elle m’embrassa, et retourna à son essayage aiguisé.
Je contournais les étals, lorsque j’entendis Yami et Plasma en grande discussion.
« Tin mais non mais pas celle là t’es fou toi. »
« Mais non ‘spèce de no brain, cette épée me va très bien j’te dis. »
« Preuve que je préfère mes bonnes duals. Sur ce je vais d’ailleurs en essayer une ou deux, au lieu de contempler un noob qui sait pas se servir d’une GS. »
« C’est ça ouai, casse toi. »
Yami, qui s’en allait vers l’étal des duals, rigolait.
« Tendu ce matin Plasma non ? Il n’a pas réussi à bien dormir ou quoi ? »
« Kali, tu sais aussi bien que moi que PERSONNE n’a bien dormi, à part toi et Yuri. »
« Je t’enmerde. »
Je rejoignais Plasma donc, pendant que Yami continuait de rigoler. Il essayait une imposante GS en métal chromé.
« Cette lame mon pote, elle est empoisonnée. Je crois que je vais l’acheter finalement. »
J’acquiesçais. La vendeuse nous rejoignit rapidement, et se posta aux côtés de Plasma.
« Excellent choix » fit-elle, d’une voix qui se voulait séduisante.
« Aheum… Merci » Plasma rougit, et se tourna vers moi. Je lus sur ses lèvres « nom de dieu c’qu’elle est b**** !! ! », caché de la vendeuse.
« Bon eh bien écoutez je vous laisse! »

Cronos était accoudé à un mur, lisant un prospectus au mur. Il avait l’air endormi.
« Tu comptes faire quoi à notre départ, Cronos ? » lui demandais-je.
Il tourna son visage vers moi.
« Vous ne partirez pas sans moi. »
Je le regardais, interloqué.
« Comment ça ? Tu veux dire que tu vas venir avec nous ? »
« C’est simple Kali. Sans moi, c’est foutu » répondit-il, en éclatant de rire.
« Et ta copine ? »
« Ayri ? T’inquiète pas pour ça va. Elle a un métier, elle est encore chez ses parents et puis bon, je compte rester avec vous jusqu’à la fin, et c’est dans pas très longtemps »
« Dans ce cas, tu m’en vois ravi » lui répondis-je, avec le sourire.
« Mais moi de même Kali. Moi de même. »

Il ne me restait plus qu’à me préparer. En parcourant le rayon des Katanas, j’en trouvais un à mon goût. Noir et rouge sur le tranchant, des pics noirs sur le dessus. « Un Katana qui à la base est de puissance remarquable. Celui-ci a été renforcé par l’élément dragon. » Il ne m’en fallut pas plus pour le prendre. Après avoir renforcé nos armures de cristaux protecteurs et de runes, nous payâmes le tout. Il y en avait pour un sacré paquet. La vendeuse et Plasma étaient en grande discussion. En sortant, il eut même le droit à un regard enjôleur et une grosse bise sur la joue.
« A bientôt toi ! »
« Salut ma biche !! ! »
Plasma était heureux. Personne ne fit de commentaires, on avait tous compris. On remontait la rue vers la taverne. Le soleil se levait derrière les bâtiments. Ce serait une dernière halte à la taverne. Peut-être le dernier éclat de rire. Peut-être la dernière accolade.

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
09 mai 2007 à 18:46:55

Chapitre XX : le départ

On se posa à la taverne pour échanger quelques paroles, avant d’aller se préparer à l’hôtel.
« Ce sera ? » nous demanda une charmante serveuse.
« Boarf… Pas soif. » Répondis-je.
« Un saké bien serré. » se contenta Cronos.
« Ah bah ça va tu ne fais pas dans le léger toi. » lui dis-je.
« Non ça va, je ne trouve pas ça trop fort, c’est buvable, pis ça a ce léger goût relevé mmmh, succulent. »
Les autres commandèrent divers boissons, histoire de s’occuper. Je décidais finalement de me prendre un bon petit jus de citron, comme à mon habitude. Elle revint nous les servir quelques minutes après. La taverne n’était pas trop bondée, c’était agréable. Yuri était assis à mes cotés, Ekud de l’autre. On parlait de tout et de rien, mais on était motivés. Yami ne se sentait plus depuis qu’il avait acheté ses duals flambant neuves. Elles étaient rouge orangé sur les bords, et l’une d’elles était plus épaisse. Elles avaient l’élément dragon, autant dire que Yami avait déboursé une somme gastronomique là-dedans. Mais aucuns doutes qu’avec ses capacités au combat et ses connaissances (étranges ?) de la région, il n’allait vraiment pas être de trop. Ekud discutait avec Yuri qui avait Oriane dans ses bras, de notre situation et essayait de la rassurer. J’étais occupé à embêter Cronos qui ne s’arrêtait pas lui aussi de m’embêter sur divers sujets, comme à son habitude. Plasma lui, se trémoussait sur son siège, guettant l’entrée de la taverne, dans l’espoir de voir sa dulcinée arriver. Sauf qu’il ne vit pas de dulcinée arriver. Il vit un paumé de la vie, blond avec des cheveux en épis, vous savez, comme ceux qui sortent d’une boîte à surprise. Aucuns doutes, c’était Wod. Sa gigantesque GS sur le dos et des barils tout autour de la ceinture, il poussait les portes de la taverne avec un sourire à faire rougir de jalousie Ségolène Royal. Il nous vit de suite, et s’avança vers notre table.
« Hey you !! ! » s’exclama-t-il.
Un silence religieux pesait maintenant dans la taverne. Je me levais et contournais la table pour arriver face à lui. Il me dépassait légèrement, c’est qu’il avait grandi ce p’tit bambin. Il souriait toujours, en train de titiller une mèche d’un de ses barils.
« Comment ça va ? »
« Eh bien comme tu le vois, on se prépare pour aller dans la montagne » répondis-je avec le sourire.
« Ouais je sais, l’autre folle d’infirmière là, comment elle s’appelle déjà… Ayri ouais c’est ça… Bah elle m’a dit que vous alliez tenter la traversée du Pic Ancestral mais euh… Comment dire… Je ne la croyais pas trop en fait… »
Cronos venait d’exploser sa choppe d’une poignée un peu trop brutale. Il se leva et empoigna Wod par le collet, le souleva de terre et le mit à plat contre le comptoir.
« Hmm Wod, tu sais que je t’aime toi hein… Mais alors beaucoup… J’ai beaucoup de respect pour ta connerie sans limite, mais il y a aussi des limites à ma patience… C’était qui tu dis, cette « folle d’infirmière » ? »
« Bah Ayri » répondit Wod, qui n’avait pas perdu de son superbe sourire.
« Bien bien… Bon tu sais qu’elle et moi nous avons une relation disons… Qui ne tolère pas de tels propos devant moi, si tu vois ce que je veux dire. »
« Aaaah ok !! ! Bah fallait le dire plus tôt ! Non parce que m’enfoncer une seringue de trois mètres de long dans le bras ça l’a pas dérangé, au contraire elle avait l’air de prendre son pied !! ! Et je ne parle même pas de celle qu’elle m’a foutu dans le c** parce que… »
« C’est normal, c’est ma femme. » coupa net Cronos
Nouveau blanc dans la salle. Cronos le souleva une nouvelle fois et l’assis d’un coup sur l’un des bancs qui entourait la table.
« Bon bah voilà, ça c’est fait » souffla Plasma. Et si on y allait, parce que je suppose que l’autre noob là il n’est pas prêt du coup, et qu’il va venir avec nous n’est-ce pas ? »
« Ah mais si je suis parfaitement prêt, vous n’avez qu’à chercher vos affaires à l’hôtel, je vous attendrai aux portes de la ville si vous voulez. J’ai fais le plein de barils hier, et ma GS est aiguisée et prête à trancher du dragon ».
« Dans ce cas c’est parfait » dis-je. On te rejoint là-bas d’ici une demi-heure histoire qu’on regroupe les affaires. Cronos, tu te prépare de ton côté et on se rejoint pareil là bas ? »
« Ca marche ».
Il finit la moitié restante de son Saké cul sec, se leva, empoigna son Eternal et poussa les portes avant de disparaître de notre champ de vision. Wod le suivit de près, après nous avoir fait un bref signe de main.
Je regardais l’ensemble des visages restants, ils avaient tous l’air prêt, mais la peur ne semblait pas être absente dans les yeux. Je fis un signe de tête, et on se leva pour prendre la direction de l’hôtel.

Arrivés à l’hôtel, Yami, Plasma et Ekud entrèrent dans la chambre 12 pour y remballer leurs affaires. Je fis de même avec Yuri, Oriane toujours sur son dos, qui tétait son pouce. Je ramassais les vivres et le mettait dans le sac en peau de Khelbi que j’avais fais durant ma première année de chasse. Le sac sur le dos, je regagnais le hall, ou Ekud, Yami et Plasma nous attendait, les sacs aux pieds. On sortit, le soleil en plein visage. Je respirais l’air frais mais agréable de la ville à plein poumons, et me mis en marche, Yuri à mes côtés. On rejoignit rapidement Wod et Cronos qui attendaient déjà aux portes de la ville. Ayri était à ses côtés, et une larme perlait sur sa joue.
« Bon les gars… C’est peut être la dernière fois qu’on met les pieds dans une ville. Peut être la dernière fois que l’on a dormie au chaud dans une couverture… » Commençais-je.
« Non mais Kali, on n’a pas tous dormi. » dit Ekud, le sourire aux lèvres.
« Non mais ce que je veux dire, c’est que on sait pas ce qui nous attend là haut. On n’en sortira peut être pas tous vivants de là. Alors voilà, je voulais juste vous dire que vous êtes les personnes qui comptent le plus dans mon cœur. Tous. Toutes ces choses qui se sont passées, je vous demande juste de ne pas les oublier. On ne sait pas ce qui nous attend là haut. A partir de maintenant, on ne laisse tomber personne, et si UNE personne a un problème, on se replie, on ne la laisse pas tomber. »
Cronos tendit la main au centre du cercle que l’on avait formé. Je posais la mienne sur la sienne. Ekud me rejoignit bientôt, suivit de Yuri, Wod et les autres. On resta quelques minutes dans le silence.

Ayri rejoignit Cronos pendant que les portes s’ouvraient face à nous. On les laissa faire leurs adieux. Cronos semblait confiant, et pas du tout inquiet. Il avait l’air de faire une corvée qui lui prenait du temps, alors qu’Ayri était au bord de la crise cardiaque. Je me posais sur une berge en attendant. Le cours d’eau s’écoulait au loin, je le suivis du regard un instant, jusqu’à voir qu’il rejoignait le pied de la montagne. Elle se dressait devant nous, guère loin de la ville. Je regardais le sommet, et vis que des nuages sombres semblaient cacher quelque chose d’inquiétant au dessus. Ils s’éclairaient de temps à autres, frappés par la foudre. Les bruits de tonnerre nous parvenaient de temps à autres. Je me relevais finalement, péniblement, et rejoignis le reste du groupe, bientôt suivit par Cronos, qui, le regard déterminé, fixait au loin le Pic Ancestral.

ikkitousen1031
ikkitousen1031
Niveau 5
11 mai 2007 à 22:29:56

toujour aussi beau

K-Wod
K-Wod
Niveau 10
16 mai 2007 à 18:14:23

Nooooon!!! Ca il fallait pas!!!!! :snif: un sourire à faire rougir de jalousie Ségolène Royal

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
16 mai 2007 à 18:21:10

:rire:

Kornog
Kornog
Niveau 9
02 juin 2007 à 21:42:31

:hello:
Je suis nouveau mais je n´ais qu´une chose a dire:
c´est beau :content: :coeur:

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
02 juin 2007 à 21:55:23

:) :merci:

Kornog
Kornog
Niveau 9
03 juin 2007 à 08:58:46

D´ailleurs, ça me donne envie de m´y mettre. Ca s´appelera "Kornog, ou les chroniques d´un chasseur raté" (Ames sensibles s´abstenir)

Kornog
Kornog
Niveau 9
18 juin 2007 à 20:50:48

Si ca se fait car la flemme est un vilain defaut :sarcastic: :honte: ...

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
19 juin 2007 à 19:10:19

Chapitre XXI : le Pic Ancestral

Je menais la marche. Le petit groupe était compact, et bien armé. Ayri était restée aux portes de la ville, et laissait échapper son chagrin. A mes côtés, Yuri tenait Oriane dans sa poche kangourou. Ekud huilait ses flèches tout en marchant, juste derrière nous. Plasma et Yami discutaient vivement de leurs tactiques de combat qu’ils avaient élaboré pour contrer toutes sortes de dangers. Cronos fermait la marche, sa gigantesque Eternal sur son dos, le regard vagabond. Je m’aperçus que quelqu’un manquait.
« Quelqu’un a vu Wod ? »
« Mouk mouk !! ! »
Il surgit de mon dos, un formidable sourire aux lèvres.
« Ne refais plus jamais ça. »
« Boh, on ne sait pas trop ce qu’il ya là haut, faut bien profiter de la vie nan ? »

On suivait le cours d’eau, l’adrénaline montant dans les corps peu à peu. L’ambiance se faisait électrique, comme si les nuages qui couvraient le sommet nous partageaient leurs charges. Les conversations vives d’il y a quelques minutes s’estompaient. Un avant poste se dressait devant nous, à peine quelques centaines de mètres des premiers reliefs. Un garde vint à notre rencontre.
« Vous ne devriez pas traîner par ici. Vous foutez quoi ? »
Avant que j’ai pu répondre, une main se posé sur mon épaule, et m’écarta légèrement sur la gauche.
« Vous nous laissez passer, point barre. » répondit Cronos, qui était passé devant.
« C’est ça, pour que je sois responsable de vos morts ? Ah ah ah! Elle est bien bonne celle là ! Dis-moi, sais-tu seulement ce qu’il y a là haut ? »
« Parfaitement, et je crois que je suis plus au courant que toi de ce que je dois faire de ma vie. »
« Nous ne vous laisserons pas passer de toutes façons. »
Cronos se tourna vers nous, le regard blasé.
« Kali, je suis désolé d’avoir à faire ça, mais bon. Wod, viens deux secondes par ici. »
Wod s’approcha de lui. Il n’eût rien le temps de faire. Cronos attrapa un des barils que Wod, avait accroché à la ceinture, ce qui l’alluma, et le brandit fermement en direction du garde.
« Vous ne nous laissez pas passer, soit, mais il faudra, je crains, ajouter vos vies aux nôtres au registre des responsabilités, si vous voyez ce que je veux dire… » Enchaina Cronos, le regard fixé sur le garde. Entre eux, la mèche se consumait rapidement, jetant des étincelles ici et là.
« Jetez ça espèce de fou !! ! »
« Je n’attends que ça, mais avant j’aimerais juste avoir une autorisation pour passer. »
« Cronos, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée… » Essayai-je.
« T’inquiète pas, je connais parfaitement la durée de vie de ces mèches. » me murmura-t-il.
« Ok !! ! C’est bon !! ! Jetez ça maintenant ! »
« Très bien. »
Cronos cassa la mèche de son index, et tendit le baril à Wod, qui avait pâli, comme le reste du groupe d’ailleurs.
« Messieurs, merci. » Dit Cronos en traversant l’avant poste, suivit de près.
« Inconscients !! ! Vous ne savez pas ce qu’il y a là-haut !! ! »
Les paroles du garde s’évanouirent dans le vide.

C’est ici que commença la longue ascension. L’herbe sèche de la région commençait à disparaître, la neige la recouvrait peu à peu. L’air devenait de moins en moins supportable, l’oxygène se faisant rare. On trouva un plateau qui nous permit de faire une halte. On s’assit en groupe, pour se tenir chaud autour d’un feu. On sortit des vivres pour casser la croûte et reprendre des forces. Nous devions être en fin de journée, car le soleil était déjà bas. Je le regardais disparaître derrière un pic rocheux. L’air se faisait plus froid. Je décidais de bouger tout le monde pour se remettre en marche, et ne pas rester trop longtemps immobile. On reprit nos affaires et on entama de nouveau une escalade longue et périlleuse. J’aidais du mieux que je pouvais Yuri, qui, avec Oriane, avait des difficultés à monter. Je décidai de prendre Oriane, pour économiser les forces de Yuri. Nous étions tous en fil indienne, escaladant les parois rocheuses de la montagne, Cronos et Wod menant le mouvement, car ils connaissaient les dangers de la montagne mieux que quiconque.

Il faisait nuit à présent, et nous avions fais une bonne partie de l’ascension. L’oxygène était rare, nous faisions attention à nos mouvements pour économiser notre énergie et ne pas s’essouffler. Personne ne parlait, la montagne était silencieuse, seuls les flocons et le vent semblaient troubler par moments l’ordre des éléments. De temps en temps une voix brisait le silence, soit parce que Plasma jurait, soit parce que Plasma se plaignait de ne pas être à me place, c´est-à-dire derrière Yuri, à faire attention au moindre au faux pas de la jeune demoiselle, profitant d’une jolie vue. Mais en dehors de ceci, tout le monde s’attelait à sa tâche.

Au dessus de moi, je vis Cronos disparaître sur une corniche. J’entendis peu après la voix de Wod, qui l’avait rejoint.
« On va s’arrêter ici pour la nuit les gars, c’est tranquille. »
Tout le monde avait l’air du même avis. On se hâta de les rejoindre sur le plateau. J’aidai Oriane à se hisser sur le rebord, qui m’aida à son tour. On aida les autres qui arrivaient, à bout de souffle. Je me retournai enfin, pour voir où nous avions mis les pieds. Une gigantesque tour se dressait devant nous. Je regardai derrière moi, pour voir à quelle hauteur nous étions. Des nuages blancs masquaient les landes qui entouraient Maanselkä. Il était donc évident que cette tour était invisible d’en bas, puisque les nuages qui entouraient la montagne la cachait.
« Cronos, qu’est-ce que fout cette tour ici ? « demanda Yami.
« D’après les gens du village, cette tour est un ancien lieu de culte. C’est ici que les Ancien se retrouvaient pour célébrer leurs dieux. Enfin, ce ne sont que de simples suppositions. Mais tout porte à croire. Tiens regarde : ce sont des ruines. » Répondit Cronos en montrant des restes de pierres au pied de la tour. Un village semblait enfoui dans le sol et sous la neige.
« Et c’était quoi comme « dieux » ou autres fantaisies qu’ils célébraient ? » demanda Plasma.
« Ils avaient peur, semble-t-il, de deux entités. Ils les vénéraient et faisaient régulièrement des sacrifices pour s’en protéger. On n’a jamais su quelles entités c’était, car personne n’est jamais revenu de cette tour. Ce ne sont donc que des rumeurs infondées. » Rétorqua Cronos, un sourire aux lèvres.
Tout le monde semblait pendu à ses paroles, légèrement aux aguets.
« Boah ! Balivernes tout ça moi j’dis » clama Ekud, en secouant la tête pour chasser les flocons de ses longs cheveux noir de jais.
J’étais sceptique. En général quand une civilisation établit un culte, c’est toujours à partir d’un élément précis et solide. Ils le déforment à cause de l’interprétation qu’ils en donnent et au culte qui s’en suit, mais le fondement est toujours là. Toujours.

On décida finalement d’entrer dans la tour. Il y avait de grands courants d’air à l’intérieur, mais l’air y était plus chaud tout de même. Nous étions dans une sorte de hall. Un grand escalier s’étendait devant nous, et conduisait en contrebas à une gigantesque salle. Elle était rongée par la végétation, et les pierres semblaient abimées par le temps. On descendit les marches, tout en contemplant ces vestiges des temps passés.
« C’est énorme, ça me rappelle les bouquins mystiques de mon père » murmura Wod.
« Chacun son trip » répondit Plasma.
Je vis un autel au bout de la salle. Après m’en être approché, je vis du sang séché sur la pierre qui servait d’autel, avec un crâne qui gisait sur le côté.
« Charmant, fis-je avec une grimace. Je berçais Oriane dans mes bras, lui susurrant une berceuse. C’était d’ailleurs plutôt drôle, si on regardait l’environnement macabre et mystique des lieux, et un père qui chantait une berceuse à son bébé qui ne semblait pas du tout se rendre compte de ce l’entourait.
« Tenez, ce sont les escaliers qui mènent au sommet. » Nous montra Cronos, un bras tendu vers un escalier tout aussi imposant que le dernier. Il s’engageait vers les hauteurs de la tour, en montant en spirale. Instinctivement je levai les yeux, et vis qu’il n’y avait pas de plafond, mais en effet un gigantesque escalier qui montait en spirale jusqu’au sommet. Le plafond de la salle semblait si loin. D’imposantes colonnes soutenaient les marches à certains endroits. Elles étaient usées, et la végétation avait pris possession des lieux.
« C’est magnifique. » Commenta Ekud.
« Ca en revanche, ça l’est moins… » Dit Yami.
Je me tournai vers lui.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Regardez les murs. »
Je regardai celui qui était le plus proche. Cinq hommes armés de lance étaient représentés. Ils combattaient une imposante créature ailée. Plus sur le côté, une autre gravure montrait les cinq hommes morts, sur le sol, avec la créature au milieu d’eux. Soudain, je réalisai quelque chose.
« Wod, viens par là. C’est quoi que tu devais aller chasser en montagne ? »
« Le Kusha pourquoi ? »
« Ca ne ressemble pas à ça n’est-ce pas ? »
« Non en effet, ça je ne sais pas ce que c’est… Et je n’ai aucune envie de faire copain copain avec cette bestiole. »
« Merde alors ! Qu’est-ce que c’est ? »
« Kali, la secrétaire du centre hospitalier de la ville t’a dit quoi au sujet de l’expédition de Wod qui a tourné au désastre ? » me demanda Yami.
« Elle m’a dit que Wod était le seul survivant d’une chasse au Kusha, et à priori… »
« A priori non, c’est une certitude : il n’y avait pas qu’un foutu Kusha je vous dis !! ! » le coupa Wod.
« Bah voilà, on sait ce qui est représenté, hein Wod ? Lui dis-je.
« Ecoutez les gars, je suis le mieux placé ici pour savoir ce qu’il y a dans cette montagne, on est d’accords ? Ce que je sais c’est que l’on nous a ordonné de chasser un Kusha qui faisait des ravages dans le coin. Nous avons donc commencé une ascension au Pic Vyrilyas, le point culminant du Pic Ancestral si vous voulez. On n’est donc pas passés par ici, on a pris l’autre côté de la montagne. On s’est retrouvés face au Kusha, et quand j’ai vu comment mes coéquipiers se sont fait charcuter, j’ai tenté de battre en retraite. Et vous le savez très bien, lorsque l’on combat un Kusha, le temps change. Lorsque j’ai essayé de m’échapper, un monstre qui n’était pas le Kusha est arrivé à travers la tempête de neige. Le Kusha a donc tourné son attention vers lui, et j’ai pu repartir sans trop de peine. Mais nom de dieu, je ne sais pas si c’est cette bestiole qui est représentée, je ne l’ai pas vue ! »
Tout le monde l’avait écouté en silence. A présent, personne ne disait mot. Je regardai à nouveau les gravures, sentant mon cœur battre dans ma poitrine. Je touchais machinalement la gueule de la bête représentée. Elle était imposante, et avait quatre pattes. Ses ailes semblaient puissantes. Elle avait une tête qui ressemblait à celle d’un lion. Je retirais doucement ma main du mur, et me tournai vers les autres. Tous semblaient un peu abattus.
« On reste ici se reposer ou pas ? » proposai-je.
Un bruit sourd retentit dans le hall. Il semblait venir de dehors. Cronos tourna la tête vers l’entrée.
« Merde. »
« Quoi ? » demanda Yuri.
« On va avoir des ennuis. Il arrive. »
« Qui ça il ? » demanda Plasma.
En guise de réponse, un rugissement fit trembler les pierres autour de nous, accompagné d’un souffle chaud qui envahit la salle. Un torrent de feu traversa la salle, une dizaine de mètres au dessus de nous. La bête savait que nous étions à l’intérieur, et avait bien l’intention de se remplir la panse.
« Nana… » Commença Cronos. « Un Nana n’est jamais seul. Putin Wod, c’était un Nana que tu avais vu, comment ais-je pu ne pas y penser plus tôt ! Et là, on va avoir en prime le Teo. Le duo Nana/Teo, véritable récit de légendes, nous attend… ».

Kornog
Kornog
Niveau 9
20 juin 2007 à 08:55:12

stressant :peur:
C´est quoi cette Nana? un piment rouge de 20 mètres de haut?? :mort:

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
20 juin 2007 à 11:10:19

Une chimère de MH Dos.

KaliLockheart
KaliLockheart
Niveau 18
20 juin 2007 à 20:18:13

Chapitre XXII : Nana Teskatory

Je plongeai au pied des marches pour éviter le torrent de flammes qui partait du haut des marches et qui balayait la pièce. Tout le monde fit de même.
« C’est chaud… » Commenta Yami.
Une violente secousse vint ébranler les fondations de pierres. De la poussière commençait à tomber du plafond.
« Je crois qu’elle veut essayer de rentrer, elle aura un peu de mal. Le hall est grand à l’intérieur, mais l’ouverture ne l’est pas assez pour elle. » Remarquai-je.
« Oui c’est ça. Et on a plutôt intérêt à dégager vite d’ici si on ne veut pas se prendre quelques milliers de tonnes de pierres sur la gueule. » Enchaîna Cronos.
Wod partit devant, deux barils de poudre dans les mains. Ekud tenta de l’attraper par la jambe, en vain.
« Eh reviens s’pèce de malade !! ! »
Wod était arrivé à quelques marches de l’entrée lorsqu’il y balança ses barils de toutes ses forces. Il tenta de revenir vers nous, mais une violente explosion suivit d’un rugissement hors du commun le projeta un peu plus vite que prévu en bas des marches. Il atterrit à mes côtés, amorti par son armure de Rathalos supérieur des régions du nord.
« J’aime ce bruit, pas vous ? »
On le regarda tous, allongés sur les marches, incrédules.
« La voie est libre à présent, on peut sortir ! » Enchaîna Wod, en voyant que personne ne parlait.
Tout le monde se leva au pas de course et bondit vers la sortie. Je tenais Oriane dans mes bras, la protégeant des débris tombant du plafond. Yuri courait à mes côtés, et semblait vouloir reprendre le bébé.
« Kali ! Une fois dehors, je vais rester avec Oriane, je préfère si tu veux bien que tu combattes, tu seras plus efficace que moi dans ce rôle. »
« Je ne t’aurais pas laissé le choix de toutes façons Yuri. Je ne veux pas que tu prennes un risque inutile. Mets-toi à l’abri dès que possible d’accord ? »
Je lui passai le bébé, pendant que les autres sortaient dans la nuit, armés jusqu’aux dents. On les rejoigna, après un long baiser. Un torrent de flocons nous accueilli, et le froid nous paralysa un instant. Je vis le Nana qui marchait face à nous, la gueule en flammes, du sang coulant de sa crinière. Les bombes de Wod avaient dû lui ouvrir la carapace. Elle attendait un geste suspect de notre part, et continuait de marcher en biais face à nous, comme pour nous empêcher toute issue du plateau. Yuri attacha Oriane chaudement au niveau de sa poitrine, et se positionna derrière moi, délicatement. Le temps semblait s’être arrêté.

Tout le monde avait sorti ses armes, et bandait ses muscles au maximum, prêt à plonger. Soudain, ce fut le déclic. Le Nana saute droit sur le groupe légèrement sur ma droite, composé de Yami, Plasma, Ekud. Cronos plonge en même temps et lui assène un coup d’Eternal dans le ventre, pendant que le Nana est encore dans les airs. Pendant ce temps Yami s’est décalé sur la gauche, ses Duals Dragon dehors, ainsi qu’Ekud. Seul Plasma ne bouge pas, et interpose au dernier moment sa large GS empoisonnée, faite de métal sombre et ultra tranchant. Le choc est violent. Le Nana s’écrase la mâchoire sur la lame, et Plasma recule pour ne pas dire vole. Les deux semblent sonnés. Ekud dégaine son arc nouvellement acheté, et commence déjà à tirer des flèches pleines d’huile. Elles viennent se planter sur le dos de la chimère, qui semble légèrement dépassé par la multitude des attaques.
« WOD !! ! BALANCE UN BARIL DANS CETTE HUILE POUR VOIR !! ! » Crie Ekud.
Wod jette plusieurs barils consistants sous la bête, pendant que cette dernière est occupée avec Cronos à débattre sérieusement sur le sujet de l’efficacité de l’Eternal Annihilator. Au vu des gémissements de la bête, Cronos mène vivement le débat. L’explosion est formidable, le Nana est projeté sur le côté, et s’affale violemment dans la neige. Je me mets à courir vers Plasma et l’aide à se relever.
« Pfu, elle a failli avoir ma peau cette conne… »
« Sois poli tout de même ! Allez viens ! »
Je dégaine enfin mon Katana rouge sang mêlé de noir. Je fonce vers les pattes de la chimère, tandis que Plasma se place derrière elle. La chimère me voit approcher et détourne sa gueule de Cronos pour me projeter un joli jet de flammes. Par pur réflexe je plonge dans la neige qui git à ses pieds. J’ai l’impression qu’on m’arrache la peau du dos. Les flammes semblent se déverser à l’infini, et je ne peux rien faire, le dos à découvert, la tête enfouie sous la neige. Une explosion retentit au dessus de ma tête, la bête gémit, et la brûlure s’arrête. J’ose péniblement un coup d’œil au dehors. Je sens un liquide chaud couler sur mon visage. Une main puissante me hisse sur mes pieds. Je ne vois plus rien, la douleur de mon dos m’aveugle. Je trébuche, cours, et m’affale le dos sur la neige. Les couleurs reviennent, les formes deviennent plus distinctes. Je vois à présent que c’est Cronos qui m’a aidé à me relever et que c’est Ekud qui a interrompu le jet de flamme du Nana grâce à une flèche explosive. Wod a sorti sa GS et s’attaque à la queue avec Plasma, tandis que Yami fauche le ventre de ses Duals. Mes sens reviennent peu à peu, et je tente de me redresser avec mon Katana. Mon dos est à vif, et je sens que mon armure dorsale n’est plus. Yuri se tient à côté de moi, les yeux plein de larmes.
« Fais attention !! ! Ca a à peine commencé, t’es fou ou quoi ?! »
« Désolé… Mets toi à l’abri derrière ce rocher s’il te plaît, je n’ai pas la conscience tranquille… »
Yuri suit mon conseil et se recroqueville derrière un piton rocheux, Oriane dans ses bras. Je me remets sur pieds, respire profondément, et me remets en conditions.

Le Nana fauche l’air de ses pattes, ne voyant quasiment plus rien, car Ekud a réussi à l’aveugler avec ses flèches. La pauvre bête gémit, saignée à blanc par toutes ces armes. Je n’avais pas le dos brûlé gravement, j’aurais de la pitié. Je vois la chimère se dresser sur ses deux pattes arrière, émettre un puissant grognement et gonfler sa poitrine.
« Elle va cracher du feu, foutez vous à couvert ! » criai-je.
« Non. Elle met moins de temps que ça d’habitude. » Me répondit Cronos.
En effet, elle restait grogner, sur ses deux pattes. D’un coup, je sens ma gorge se serrer, je suffoque. Je regarde autour de moi, dans l’espoir de comprendre ce qui m’arrive. Je vois les autres tituber, cherchant à s’éloigner de la bête. Une aura est apparue autour de nous, et des particules jaunes flottent dans l’air. Je n’arrive plus à respirer, et je sens des nausées me remonter dans l’estomac. Je m’écarte des pattes et cherche à sortir de cet aura. Yami tombe à terre, à mes côtés. Je le traine avec moi. Je sors de l’aura avec lui, et respire une bouffée d’air frais.
« PUTIN SORTEZ DE LA !! ! SORTEZ !! ! » Criai-je aux autres.
Cronos arrive à m’atteindre, mais Ekud, Plasma et Wod sont à terres, et n’arrivent plus à respirer.
« J’y vais ! »
Je retourne les chercher, je sens ma trachée brûler, ainsi que les écailles de mon armure fondre doucement. C’est une fournaise. Cronos vient avec moi. Il attrape Wod par le collet, et traîne Plasma d’une autre main. Je choppe Ekud par les épaules et commence à le traîner dans la neige. Je le sors péniblement de là, tout en voyant le Nana me fixer dans les yeux. Elle repose ses quatre pattes, et replie ses ailes. L’aura disparaît. On respire plus facilement, mais nous sommes gravement affaiblis. Tout le monde s’est remis sur pieds, et fait front commun à la bête, qui ne semble pas vouloir faiblir ses coups. Seul le vent balaye le plateau, les flocons de neige brouillant notre vue. J’entends Oriane sangloter dans mon dos, et Yuri se retenir de foncer tête baissée dans la mêlée qui allait de nouveau se préparer. Je serre mon arme, chasse une larme de ma joue, ferme les yeux. Il n’y a plus un bruit, à part le vent, et les grognements de la bête. Elle est faible, mais ne se retiendra pas pour autant.

Personne n’ose bouger. Mon regard se tourne vers les cieux. Une ombre se dessine parmi les flocons. Je pense à une constellation mêlée aux flocons, mais elle bouge. Elle descend en cercle. Ce n’est plus seulement une ombre, mais une couleur rouge.
« MERDE LE TEO !! ! »

Musiques écoutées: Symphony of Destruction (Megadeth), My Favorite Game (The Cardigans), Don´t Say a Word (Sonata Arctica), Battery (Metallica).

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