sympa^^
A quand la suite? j´adore vos romans et je peux les trouvés où?
mais quel suspense insoutenable!! Oo
Chapitre X : « Quand on ne sait pas ce qu´est la vie, comment pourrait-on connaître la mort ? »
Confucius
Le cycle de la vie est fait de tragédie et de miracles. Je pense que nous n’échappons pas à la règle. Personne n’échappe à la règle. La vie peut être injuste avec certains, juste avec d’autres, laborieuse pour les uns et profitable pour autrui. Le monde est comme ça, et l’on ne pourra y remédier.
Je pense que cette fois-ci, malgré les événements, je peux me dire que je fais partie de ceux avec qui la vie a été juste. Moins d’une minute auparavant, le désespoir s’était emparé de nous et plus rien ne comptait. A présent, l’espoir était revenu et on allait peut-être retrouver Yuri. J’avais entamé un massage cardiaque, essayant de gérer ma panique.
De longues minutes s’écoulaient, et tout le monde avait formé un cercle autour de nous. Je m’efforçais de rester régulier dans mes gestes, alternant massage et bouche à bouche, mêlé au sang qui coulait entre ses lèvres.
Le temps semblait s’être arrêté lorsque subitement un goût de sang dans la bouche m’envahit de nouveau. Du sang remontait de sa trachée, jusqu’à ressortir à l’air libre. Sa poitrine se souleva doucement. Je me retirais pour essayer de comprendre ce qu’elle avait.
« Ca y est elle reprend connaissance » fit doucement Ekud.
En effet, elle souleva une paupière et la refermit aussitôt. Je lui pris la main et la serra dans les miennes.
« Faudrait faire un bandage pour atténuer l’hémorragie au ventre, elle est salement amochée » proposa Plasma.
Yami prit dans le sac de vivre un bandage et me le donna. Je l’appliquais sur le ventre de Yuri. La balle était rentrée profondément, il fallait trouver de quoi l’extraire et vite. En attendant, elle allait garder le bandage pour éviter les saignements abondants.
« Le mieux maintenant ce serait de bouger, pour éviter de rester près de la ville non ? » suggéra Plasma.
On porta Yuri sur notre dos, Ekud fermant la marche avec Oriane dans les bras.
« Gouzi gouzi ! Ta môman va mieux, alors pas la peine de chialer ! »
J’esquissais un sourire. Elle n’était pas sortie d’affaire, mais elle était en vie.
On s’enfonçait dans la forêt pour y trouver refuge, tel du gibier pour du gros calibre. On trouva une petite clairière illuminée par les russules phosphorescentes nocturnes qui poussaient dans la forêt. Ekud installa une petite crèche pour coucher Oriane pendant que je posais Yuri contre un arbre. Les autres s’affairaient autour d’un tas de vieilles herbes pour y faire un feu.
« Mais non c’est pas comme ça Yami, tu sais pas t’y prendre… »
« Tu penses que t’es mieux toi ? Non mais regarde, déjà la pierre, tu ne la mets pas comme ça mais comme ça, ensuite… »
« Non mais vos gueules aussi, ça c’est comme ça et pis c’est tout » interrompit Ekud.
« Toujours aussi délicat dans ses propos » fis-je pour moi-même. Je surveillais la respiration de Yuri, j’avais tellement peur qu’elle cesse de vivre d’une seconde à l’autre.
Le feu enfin allumé, Plasma, Yami et Ekud partirent à la chasse histoire de trouver un Bullfango qui traînerait dans le coin. Yuri dormait paisiblement ainsi qu’Oriane. Je la pris dans mes bras et me blottit contre Yuri, près du feu. J’étais perdu dans mes pensées obscures lorsque j’entendis un horrible bruit semblable au porc que l’on égorge. J’en conclus qu’ils en avaient trouvé un. Je sentis Yuri me serrer le bras, je la vis en train de me regarder. Le sourire qui se dessinait sur ses lèvres me fit oublier toutes mes idées pessimistes.
« Ne me fais plus jamais ça » fut la seule phrase que je sus émettre.
« La prochaine fois tu diras aux gardes de ne pas tirer ».
Je la pris dans mes bras, ne trouvant rien à dire. La joie m’emportait de nouveau, laissant de côté tout ce qui avait pu me traverser l’esprit.
Traînant un énorme Bullfango par les pattes, le trio était en plein discussion à propos de ce qui s’était passé cette nuit. On avait échappé à la catastrophe, et il était clair que l’on ne pourrait continuer comme ça. La priorité allait être de soigner Yuri pour qu’elle puisse recouvrer ses aptitudes physiques au maximum et trouver un moyen de ne plus être poursuivi comme du vulgaire bétail. Des chasseurs chassés…
« Bon tu viens manger un bout Kali ? » me dit Yami en me tendant une cuisse bien dodue.
Je l’attrapais et la donna à Yuri.
« T’as besoin de retrouver tes forces Yuri… » Mais elle refusa tout de même de manger un bout.
Elle se rendormit ensuite. J’installais Oriane dans ses bras, et partis rejoindre les autres autour du feu. On plaisantait, essayant de détendre l’atmosphère pesante qui s’était installée ces derniers jours. Mais la pensée d’être constamment chassé et considéré comme des criminels était toujours présente dans les esprits…
tjr aussi genial rien a dire continue comme sa kali ^^
Merci Ikki ![]()
Chapitre XI : confessions
Une odeur de viande cuite me fit prendre conscience que je m’étais endormi sur le morceau de Bullflango. Je me redressais difficilement, les membres ankylosés par la mauvaise position que j’avais prise. Le feu n’était plus que braise, laissant échapper une aurore rougeoyante et chaleureuse. Je me levais pour me dégourdir les jambes, ne trouvant plus le sommeil. Les autres s’étaient endormis, dans des positions tout aussi inconfortables, mais avec la tête bien callée sur leurs sacs. Yuri était adossée sur le même tronc d’arbre, Oriane paisiblement endormie dans ses bras, mon sac et mes armes à côté.
Je m’enfonçais un peu dans les bois, humant l’air silencieux de la nuit. Mon armure faisait un peu de bruit, brisant le silence avec les mailles qui se frottaient entre-elles. Un rapace passa bruyamment au dessus de ma tête, ébouriffant mes cheveux. Ils avaient beaucoup poussés depuis que je les avais coupé. Cela devait remonter à près d’un an et demi. Les mèches frontales me tombaient à présent au niveau du cou, entraînant un dégradé sur les épaules jusqu’aux omoplates. Une légère brise me rafraîchissait le visage, fatigué par un tel voyage. Je passais ma main sur le menton, remarquant une pilosité sans précédent qui s’était installée. Elle s’était formée rapidement, entourant ma bouche d’un léger bouc brun, renforçant le caractère dur qu’avait pris mon visage avec le temps. J’arrivais à présent sur mes dix-neuf ans, la métamorphose avait été rapide.
Je m’assis près d’un ruisseau, laissant aller mes jambes dans l’eau. Un craquement se fit entendre dans mon dos, et c’est avec une détente que j’avais développé avec le temps que j’entrepris de mettre à terre l’homme qui avait voulu me saisir dans le dos. Je le plaquais violemment par terre, déployant toute ma puissance pour le maintenir ainsi. Il essayait de prononcer quelque chose, mais c’était avec difficulté qu’il arriva à :
« Hmpff ‘rrete ‘fai ml.. »
« Attends redis j’entends pas, j’ai des problèmes d’oreilles ces temps-ci. »
Je plongeais ma main dans une poche de mon armure, et sortit un couteau. Je lui mettais la lame sous la gorge, et desserrais mon étreinte.
« Vas-y tu peux articuler »
« KAAAAAAAAAAAALI NE ME REFAIS JAMAIS CA !! !!! »
Je restais pantois devant l’homme. Je reconnus aussitôt la voix de Yami. Je rangeais l’arme et me relevais.
« Désolé je ne t’avais pas reconnu. »
« Mouais… Qu’est-ce que tu fais là ? »
« Je trouvais pas le sommeil alors j’ai préféré marcher un peu. »
« Je t’ai vu partir alors je me suis dis que j’allais voir ce que tu faisais. »
J’esquissais un sourire. Malgré la nuit noire, Yami vit que je souriais.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Non je me disais juste que tu avais l’air d’avoir envi de parler. »
« Boarf… Je me disais aussi que je te devais des explications pour mon comportement bizarre face au Kusha. »
« C’est vrai… Mais tu n’es pas obligé tu sais. Il faut savoir garder certains secrets pour soi, que seul ton cœur peut en avoir la connaissance. »
« Certes, mais ça me ferait du bien d’en parler. »
« Dans ce cas je t’écoute, je suis là pour ça. »
Yami s’assit sur un rocher au bord de l’eau. Je l’imitais aussitôt, ne le quittant pas des yeux. Il avait l’air hésitant, et pas très à l’aise.
« Bon voilà… Comme tu le sais Ekud, Plasma et moi avons grandi ensemble durant notre adolescence. Mais avant cela, j’ai pas eu une vie forcément très facile. A dix ans j’ai perdu mes parents. Si je te dis comment tu vas comprendre. A l’époque on habitait un village près d’une rivière, le climat y était tempéré c’était assez agréable d’après ce que je me rappelle. Le problème c’est qu’un jour les monstres qui habitaient les parages ont tous déserté les contrées. Le chef du village a envoyé des troupes pour tenter de connaître la source de ce comportement. On a retrouvé quelques jours après. les éclaireurs dans un état qui approchait celui de l’écartèlement en phase finale. Le responsable de ce carnage nous a rendu visite après, et a rasé le village. C’était un Kusha gigantesque. Mes parents m’ont confié à un groupe de chasseurs qui avaient pour mission d’évacuer le village. Le Kusha a absolument tout rasé, mes parents avec. J’ai été déposé dans une ville où j’ai pu faire connaissance de Plasma et Ekud. Ca a été l’enfer. Mais ils m’ont aidé à surmonter cette épreuve et à présent j’ai moins de difficultés à m’adapter à la vie en groupe. Mais la mort de mes parents est toujours ancrée en moi, et je n’ai pas l’intention de me laisser faire. Le traumatisme a été si puissant que j’ai la capacité de pouvoir détecter un Kusha en approche. Je ne vous ai pas avertis la dernière fois car lorsque j’ai senti qu’il approchait je n’ai pas cru en moi, je me suis dis que c’était un faux pressentiment, qui de toutes façon était incohérent avec la situation vu que l’on était heureux, tout était calme. A présent je saurai quand il arrivera. »
Je le regardais d’un air appuyé. Je l’avais écouté avec attention, épris de compassion pour ce récit troublant. Yami se cherchait c’était certain, et je me sentais obligé de l’aider. La seule chose que je pus faire ce fut de le prendre de mes bras. L’accolade était puissante, mais sereine et rassurante. Il lâcha une larme, souffrant mais soulagé. Je lui assurais que tout irait bien, quoiqu’il puisse arriver. On repartit vers le campement en silence, perdus dans nos pensées.
Chapitre XII : douzés
La lune devait avoir effectué une bonne moitié de sa course nocturne lorsque l’on était sur le chemin du retour. Cette nuit marqua entre Yami et moi-même un moment particulier de notre relation, qui nous a considérablement rapproché par la suite. Le fait qu’il m’ait parlé lui a permis de soulager sa peine, d’un point de vue minime évidemment mais c’était toujours ça. Puis vaut mieux connaître la personne que l’on a en face de soit.
Nous ne disions mot, remuant ces sombres pensées. Je regagnais ma place pour tenter de trouver le sommeil. En vain. Yami bougeait sans cesse, marmonnant de temps à autre des mots sans queue ni tête, cherchant lui aussi le sommeil. La lune était à présent basse dans le ciel. L’aube allait pointer ses premières lueurs. Je décidais de me lever, sachant que ce la ne servait à rien de cogiter. J’attrapais mon Katana, mon armure que j’enfilais et mon sac de chasse puis partis dans la forêt pour tenter de trouver de quoi manger au petit matin.
L’obscurité semblait reculer, laissant place à l’aura bleutée du matin. La forêt commençait à se réveiller, libérant ses premiers chants. Une petite brise se levait, froissant de son air frais les cyprès. Il était d’ailleurs étrange de remarquer à quelle vitesse les arbres tropicaux de la jungle de Zeindia avaient laissé place à ceux d’une forêt septentrionale. Il ne manquait plus que la neige et le froid, et l’on se retrouvait en plein pôle.
Une masse noire passa sous mes yeux. Je frappais de ma lame cette existence, qui s’affaissa rapidement. Je pus distinguer un lapin de garenne. Toujours intéressant à cuir ça. J’entrepris de le nouer sur le bord du sac de chasse par les oreilles, en imaginant déjà l’odeur de la cuisson titiller les narines des gros dormeurs. Je poursuivis ma route jusqu’à parvenir au bord d’un lac. Je m’assis sur un roc et regardais l’eau scintiller sous les dernières étoiles qui flottaient encore dans les cieux. Une étoile filante vint tracer une courbe sur les flots. Un remous vint l’onduler, brisant la plasticité de cette eau sombre mais brillante. Une bulle perça la surface, suivie d’une autre. Bientôt me dis-je, un geyser allait surgir de nul part. Un éventail surgit de l’eau. Je le connaissais trop bien pour rester assis sur mon roc paisiblement.
J’attrapais mon sac et me mit à courir en direction du camp. J’entendis le rugissement de la bête dans mon dos. La terre se mit à vibrer sous mes pas, m’indiquant que le monstre avait entamé sa course. Je jetais un vif coup d’œil derrière. La masse devait bien faire une dizaine de mètres facile, et une vingtaine en longueur. Ce Plesioth n’était pas aussi petit que ceux de notre région. Celui là était d’un bleu saisissant, bien plus gros et bien plus dangereux. Un instant j’avais pensé à l’affronter seul comme j’avais coutume de le faire, mais mon instinct me conseilla d’en faire autrement. Je fonçais donc tête baissée sous les pins, sautant par-dessus bûches et fourrés de ronces, manquant de m’écraser au sol maintes et maintes fois. Mon sac virevoltait derrière moi, le lapin volant, accroché par ses oreilles, pouvait me faire passer pour un gosse qui avait volé une peluche. Mon arme tintait du fer avec mon armure, me ralentissant. Le Plesioth rugit de nouveau, m’envoyant en pleine narine un flot d’odeur pestilentielle de poisson en décomposition. Je m’efforçais de penser au bon lapin que j’allais cuir après en avoir fini avec lui.
J’arrivais au camp, avec une certaine longueur d’avance sur le Plesioth. J’envoyais mon sac sur la tronche d’Ekud, qui bondit instantanément sur ses pieds en brandissant son arc.
« WAAAHOOUU !! ! Let’s Rock ! » Rugit-il à peine en équilibre sur ses jambes.
« T’es bien matinal dis donc… lui dis-je pendant que je sortais mon arme de son fourreau et fourrais un coup de pied dans l’estomac de Plasma. Ekud se chargea de réveiller Yami en le secouant violemment. L’arme à la main, je partis me poster devant Yuri et Oriane, et bientôt, nous firent un cercle autour d’eux.
« Si ça c’est pas une preuve que je suis douzé, je sais pas ce que je fais » marmonna Plasma.
« On est tous dans la même merde, seule la profondeur varie » dis-je.
« Alors ça, c’était puissant » rétorqua Yami.
« Fini de rigoler « now » » acheva Ekud.
Il décocha une flèche qui vint se planter au milieu du crâne du Plesioth. Ce dernier trébucha et s’écrasa devant le camp. Il gémit et essaya de se remettre sur ses pattes. On chargea tous, excepté Ekud qui nous couvrait avec ses flèches tirées par lot de huit qui inondaient le dos du Plesioth. Certaines ricochaient, d’autres venaient se planter dans les ailerons. Yami sauta sur le dos et planta l’une de ses duals et lança l’autre sur le haut du crâne. Le Plesioth fit une impulsion et se remit sur ses pattes, fou furieux. La dual plantée dans le crâne lui donnait l’air légèrement ébréché. Plasma et moi-même nous contentions de lui faucher les articulations des pattes, le plaquant de nouveau à terre. Yami matraquait la tête de ses duals récupérées, libérant un flot de sang continu.
Ekud tira une flèche à la substance dont il a le secret, dévoilant une jolie déflagration qui enflamma sur le champ toute la partie ventrale du monstre. Yuri était recroquevillée sur Oriane, la protégeant d’éventuels débris. Le Plesioth s’écroula, charcuté de toutes parts, la langue pendante. J’entrepris de lui enfoncer une bonne fois pour toute mon arme dans la mâchoire, ce qui lui fut fatal. Sa tête vint heurter le sol dans un nuage de poussière, Yami avec. Plasma quant à lui était en train d’essayer d’éteindre le feu qui prenait sur son armure. Yuri lui lança une bouteille d’eau de source qu’il déversa sur lui-même, réduisant le feu au silence.
« Tu foutais quoi Kali ? » me demanda Plasma, rouge de sueur.
« J’étais parti chasser, je trouvais pas le sommeil. D’ailleurs je ne reviens pas les mains vides, j’ai trouvé un lapin ! »
« Bon, bah on le cuit ce lapin ? » suggéra Yuri, histoire de calmer la tension qui montait dangereusement.
« Boarf, un lapin ou un Plesioth, quelle différence » marmonna Ekud en rangeant son arc.
« Moi j’en vois une, j’appellerais même ça un douzage intempestif » conclut Yami.
auront nous l´honneur d´avoir la suite du roman pour noel . et bonne chance a tt les hunteur pour vos exam .
kali tjr aussi bien
T´inquiète pas va! La suite sera écrite avant
)
lol menteur^^
Voilà la suite, enfin! Je vous remets comme d´habitude le chapitre précédent, avec le nouveau!
Chapitre XII : douzés
La lune devait avoir effectué une bonne moitié de sa course nocturne lorsque l’on était sur le chemin du retour. Cette nuit marqua entre Yami et moi-même un moment particulier de notre relation, qui nous a considérablement rapproché par la suite. Le fait qu’il m’ait parlé lui a permis de soulager sa peine, d’un point de vue minime évidemment mais c’était toujours ça. Puis vaut mieux connaître la personne que l’on a en face de soit.
Nous ne disions mot, remuant ces sombres pensées. Je regagnais ma place pour tenter de trouver le sommeil. En vain. Yami bougeait sans cesse, marmonnant de temps à autre des mots sans queue ni tête, cherchant lui aussi le sommeil. La lune était à présent basse dans le ciel. L’aube allait pointer ses premières lueurs. Je décidais de me lever, sachant que ce la ne servait à rien de cogiter. J’attrapais mon Katana, mon armure que j’enfilais et mon sac de chasse puis partis dans la forêt pour tenter de trouver de quoi manger au petit matin.
L’obscurité semblait reculer, laissant place à l’aura bleutée du matin. La forêt commençait à se réveiller, libérant ses premiers chants. Une petite brise se levait, froissant de son air frais les cyprès. Il était d’ailleurs étrange de remarquer à quelle vitesse les arbres tropicaux de la jungle de Zeindia avaient laissé place à ceux d’une forêt septentrionale. Il ne manquait plus que la neige et le froid, et l’on se retrouvait en plein pôle.
Une masse noire passa sous mes yeux. Je frappais de ma lame cette existence, qui s’affaissa rapidement. Je pus distinguer un lapin de garenne. Toujours intéressant à cuir ça. J’entrepris de le nouer sur le bord du sac de chasse par les oreilles, en imaginant déjà l’odeur de la cuisson titiller les narines des gros dormeurs. Je poursuivis ma route jusqu’à parvenir au bord d’un lac. Je m’assis sur un roc et regardais l’eau scintiller sous les dernières étoiles qui flottaient encore dans les cieux. Une étoile filante vint tracer une courbe sur les flots. Un remous vint l’onduler, brisant la plasticité de cette eau sombre mais brillante. Une bulle perça la surface, suivie d’une autre. Bientôt me dis-je, un geyser allait surgir de nul part. Un éventail surgit de l’eau. Je le connaissais trop bien pour rester assis sur mon roc paisiblement.
J’attrapais mon sac et me mit à courir en direction du camp. J’entendis le rugissement de la bête dans mon dos. La terre se mit à vibrer sous mes pas, m’indiquant que le monstre avait entamé sa course. Je jetais un vif coup d’œil derrière. La masse devait bien faire une dizaine de mètres facile, et une vingtaine en longueur. Ce Plesioth n’était pas aussi petit que ceux de notre région. Celui là était d’un bleu saisissant, bien plus gros et bien plus dangereux. Un instant j’avais pensé à l’affronter seul comme j’avais coutume de le faire, mais mon instinct me conseilla d’en faire autrement. Je fonçais donc tête baissée sous les pins, sautant par-dessus bûches et fourrés de ronces, manquant de m’écraser au sol maintes et maintes fois. Mon sac virevoltait derrière moi, le lapin volant, accroché par ses oreilles, pouvait me faire passer pour un gosse qui avait volé une peluche. Mon arme tintait du fer avec mon armure, me ralentissant. Le Plesioth rugit de nouveau, m’envoyant en pleine narine un flot d’odeur pestilentielle de poisson en décomposition. Je m’efforçais de penser au bon lapin que j’allais cuir après en avoir fini avec lui.
J’arrivais au camp, avec une certaine longueur d’avance sur le Plesioth. J’envoyais mon sac sur la tronche d’Ekud, qui bondit instantanément sur ses pieds en brandissant son arc.
« WAAAHOOUU !! ! Let’s Rock ! » Rugit-il à peine en équilibre sur ses jambes.
« T’es bien matinal dis donc… lui dis-je pendant que je sortais mon arme de son fourreau et fourrais un coup de pied dans l’estomac de Plasma. Ekud se chargea de réveiller Yami en le secouant violemment. L’arme à la main, je partis me poster devant Yuri et Oriane, et bientôt, nous firent un cercle autour d’eux.
« Si ça c’est pas une preuve que je suis douzé, je sais pas ce que je fais » marmonna Plasma.
« On est tous dans la même merde, seule la profondeur varie » dis-je.
« Alors ça, c’était puissant » rétorqua Yami.
« Fini de rigoler « now » » acheva Ekud.
Il décocha une flèche qui vint se planter au milieu du crâne du Plesioth. Ce dernier trébucha et s’écrasa devant le camp. Il gémit et essaya de se remettre sur ses pattes. On chargea tous, excepté Ekud qui nous couvrait avec ses flèches tirées par lot de huit qui inondaient le dos du Plesioth. Certaines ricochaient, d’autres venaient se planter dans les ailerons. Yami sauta sur le dos et planta l’une de ses duals et lança l’autre sur le haut du crâne. Le Plesioth fit une impulsion et se remit sur ses pattes, fou furieux. La dual plantée dans le crâne lui donnait l’air légèrement ébréché. Plasma et moi-même nous contentions de lui faucher les articulations des pattes, le plaquant de nouveau à terre. Yami matraquait la tête de ses duals récupérées, libérant un flot de sang continu.
Ekud tira une flèche à la substance dont il a le secret, dévoilant une jolie déflagration qui enflamma sur le champ toute la partie ventrale du monstre. Yuri était recroquevillée sur Oriane, la protégeant d’éventuels débris. Le Plesioth s’écroula, charcuté de toutes parts, la langue pendante. J’entrepris de lui enfoncer une bonne fois pour toute mon arme dans la mâchoire, ce qui lui fut fatal. Sa tête vint heurter le sol dans un nuage de poussière, Yami avec. Plasma quant à lui était en train d’essayer d’éteindre le feu qui prenait sur son armure. Yuri lui lança une bouteille d’eau de source qu’il déversa sur lui-même, réduisant le feu au silence.
« Tu foutais quoi Kali ? » me demanda Plasma, rouge de sueur.
« J’étais parti chasser, je trouvais pas le sommeil. D’ailleurs je ne reviens pas les mains vides, j’ai trouvé un lapin ! »
« Bon, bah on le cuit ce lapin ? » suggéra Yuri, histoire de calmer la tension qui montait dangereusement.
« Boarf, un lapin ou un Plesioth, quelle différence » marmonna Ekud en rangeant son arc.
« Moi j’en vois une, j’appellerais même ça un douzage intempestif » conclut Yami.
Chapitre XIII : enfin des soins
Yami attrapa le lapin de mes mains, l’embrocha et alluma un feu.
« Vous trouvez pas qu’il a un regard vitreux ? »
« Mmh… Ca se pourrait en effet » répondit Plasma, qui était avachi par terre à regarder son armure carbonisée. N’empêche c’est abusé, vous avez vu comment elle a flambé ? J’aurais pu crevé ! Ekud, la prochaine fois que tu fous le feu, tu préviens, sinon c’est ta face qui va flamber ! »
« Et celui là tu le vois ? » dit Ekud en montrant son majeur levé.
« Raaaaaaaaaaaaaaaah ! »
On mangea le lapin en silence, chacun ruminant dans son coin.
« Bon allez tu vas pas faire la gueule toute la soirée Plasma ? » lançais-je au bout d’un moment.
« Il en faut plus que ça pour me réduire au silence… »
« Tu m’en vois réjouis. »
Après avoir mis les choses au point, je repris conscience que Yuri avait besoin de soins. On ne pouvait pas retourner en ville, il fallait donc en trouver une autre, ou la soigner nous-même. Je réfléchis à la situation. Elle avait une balle enfoncée dans l’estomac, il fallait donc l’extraire au plus vite. Ensuite, il faudrait désinfecter la plaie et la bander. C’était possible de la soigner nous même.
« Eh les gars… Il y aurait moyen que vous m’aidez deux secondes ? »
« Pourquoi ? » répondit Ekud en se tournant vers moi.
« On va extraire cette putin de balle »
Yuri me regarda instantanément, la peur dans le regard. Elle eut un petit mouvement de recul, Oriane dans ses bras.
« Euh Kali… Je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée, si tu vois ce que je veux dire… » émit Yami, doucement.
Je marchais vers Yuri et l’allongea sur le sol. Elle se débattit un peu mais croisa mon regard et sut que tout allait bien se passer. Elle attrapa une branche qui était parterre et la mis entre ses dents. Je m’agenouillais à côté d’elle.
« Tiens Plasma, tu peux prendre Oriane deux secondes le temps que l’on extraie la balle ? »
« Euh ouai, du moment qu’elle ne me pisse pas dessus… »
Il eût comme seule réponse un regard foudroyant de Yuri.
« Mais c’est pour rire roooh… »
Yami et Ekud s’agenouillèrent aux côtés de Yuri. J’entrepris d’enlever le bandage doucement. Le sang avait beaucoup coulé et avait séché sur le bandage. En décollant le pansement, je tirais la peau sans le vouloir. La branche crissa sous la force des dents de Yuri. Elle grimaçait. Le bandage enlevé, je pris la main de Yuri, et mon couteau de chasse passé sous le feu pour la désinfection. Je regardais par-dessus la plaie. La balle était assez profonde, mais il y avait moyen de l’extraire en faisant pression.
« Yuri, regarde moi dans les yeux » fit Ekud. N’hésite pas à serrer la main de Kali. Tout va bien se passer ok ? Ne quitte pas mes yeux. »
« Quelqu’un n’aurait pas une pince pour maintenir la plaie ouverte ? » demandais-je.
Yami alla en chercher une dans la trousse de soin et me la donna. Je l’appliquais pour écarter la peau, et commença à enfoncer le couteau. Pour le moment je ne touchais aucune paroi, seule la pince endolorissait la plaie. Yuri commença à gémir. Je touchais la balle du bout du couteau. Yami écarta la pince, et je parvins à passer le bout de la lame sous le cul de la balle. Yuri hurla, la branche lui échappa de la bouche.
« Regarde moi Yuri ! Regarde moi ! » hurla Ekud.
Ma main était broyée par la sienne Je remontais la balle tant bien que mal, et Yami relâcha la pince. Un flot de sang remonta, bientôt arrêté par le bandage qu’entreprit de poser Ekud. J’allais chercher des herbes désinfectantes dans le sac, et en disposa les gouttes dans la plaie. On refit le bandage par-dessus. Yuri n’avait pas lâché ma main. Je la regardais, et lui souris en lui montrant la balle.
« Tu as été courageuse. »
Des larmes coulèrent sur ses joues, et elle s’endormit doucement.
Plasma jouait avec Oriane, il lui barbouillait le visage de ses doigts, et elle riait. L’aube commençait à pointer le bout de son nez. On attendit encore un peu avant de lever le camp. Yuri avait eu le temps de récupérer un peu de forces. Elle se leva difficilement, mais avait moins mal qu’auparavant lorsqu’elle marchait. Elle ne sentait désormais plus la balle dans le ventre. L’inconvénient était qu’elle devait garder le torse nu, hormis un soutien gorge. Pour le moment ce n’était pas gênant, nous étions en climat tropical, et il faisait bon. Nous nous remîmes donc en marche sans la forêt, aux aguets depuis l’affrontement avec les gardes. Nous surveillions régulièrement nos arrières au cas où une patrouille avait trouvé nos traces dans la forêt. Nous avions éparpillé toutes nos traces théoriquement, mais on n’était pas à l’abri d’une erreur.
On arriva bientôt devant un cours d’eau puissant, qui se jetait dans un vide immense avant de rejoindre un lac tout aussi impressionnant.
lol trop marrant^^ Au moment ou je lisais ton histoire mon père regardait un film pourri avec une musique genre triste (pitoyable^^) alors vu ce que tu racontes ça me faisait trop marrer tellement ça allait bien ensemble^^
Bon comme à mon habitude, voici l´avant dernier chapitre pour rafraîchir les mémoires, et le dernier en date. J´informe les amateurs d´action que ce sont des chapitres qui font surtout avancer la trame de l´histoire, l´action c´est pour un peu plus tard (n´est-ce pas kud
)
Chapitre XIII : enfin des soins
Yami attrapa le lapin de mes mains, l’embrocha et alluma un feu.
« Vous trouvez pas qu’il a un regard vitreux ? »
« Mmh… Ca se pourrait en effet » répondit Plasma, qui était avachi par terre à regarder son armure carbonisée. N’empêche c’est abusé, vous avez vu comment elle a flambé ? J’aurais pu crevé ! Ekud, la prochaine fois que tu fous le feu, tu préviens, sinon c’est ta face qui va flamber ! »
« Et celui là tu le vois ? » dit Ekud en montrant son majeur levé.
« Raaaaaaaaaaaaaaaah ! »
On mangea le lapin en silence, chacun ruminant dans son coin.
« Bon allez tu vas pas faire la gueule toute la soirée Plasma ? » lançais-je au bout d’un moment.
« Il en faut plus que ça pour me réduire au silence… »
« Tu m’en vois réjouis. »
Après avoir mis les choses au point, je repris conscience que Yuri avait besoin de soins. On ne pouvait pas retourner en ville, il fallait donc en trouver une autre, ou la soigner nous-même. Je réfléchis à la situation. Elle avait une balle enfoncée dans l’estomac, il fallait donc l’extraire au plus vite. Ensuite, il faudrait désinfecter la plaie et la bander. C’était possible de la soigner nous même.
« Eh les gars… Il y aurait moyen que vous m’aidez deux secondes ? »
« Pourquoi ? » répondit Ekud en se tournant vers moi.
« On va extraire cette putin de balle »
Yuri me regarda instantanément, la peur dans le regard. Elle eut un petit mouvement de recul, Oriane dans ses bras.
« Euh Kali… Je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée, si tu vois ce que je veux dire… » émit Yami, doucement.
Je marchais vers Yuri et l’allongea sur le sol. Elle se débattit un peu mais croisa mon regard et sut que tout allait bien se passer. Elle attrapa une branche qui était parterre et la mis entre ses dents. Je m’agenouillais à côté d’elle.
« Tiens Plasma, tu peux prendre Oriane deux secondes le temps que l’on extraie la balle ? »
« Euh ouai, du moment qu’elle ne me pisse pas dessus… »
Il eût comme seule réponse un regard foudroyant de Yuri.
« Mais c’est pour rire roooh… »
Yami et Ekud s’agenouillèrent aux côtés de Yuri. J’entrepris d’enlever le bandage doucement. Le sang avait beaucoup coulé et avait séché sur le bandage. En décollant le pansement, je tirais la peau sans le vouloir. La branche crissa sous la force des dents de Yuri. Elle grimaçait. Le bandage enlevé, je pris la main de Yuri, et mon couteau de chasse passé sous le feu pour la désinfection. Je regardais par-dessus la plaie. La balle était assez profonde, mais il y avait moyen de l’extraire en faisant pression.
« Yuri, regarde moi dans les yeux » fit Ekud. N’hésite pas à serrer la main de Kali. Tout va bien se passer ok ? Ne quitte pas mes yeux. »
« Quelqu’un n’aurait pas une pince pour maintenir la plaie ouverte ? » demandais-je.
Yami alla en chercher une dans la trousse de soin et me la donna. Je l’appliquais pour écarter la peau, et commença à enfoncer le couteau. Pour le moment je ne touchais aucune paroi, seule la pince endolorissait la plaie. Yuri commença à gémir. Je touchais la balle du bout du couteau. Yami écarta la pince, et je parvins à passer le bout de la lame sous le cul de la balle. Yuri hurla, la branche lui échappa de la bouche.
« Regarde moi Yuri ! Regarde moi ! » hurla Ekud.
Ma main était broyée par la sienne Je remontais la balle tant bien que mal, et Yami relâcha la pince. Un flot de sang remonta, bientôt arrêté par le bandage qu’entreprit de poser Ekud. J’allais chercher des herbes désinfectantes dans le sac, et en disposa les gouttes dans la plaie. On refit le bandage par-dessus. Yuri n’avait pas lâché ma main. Je la regardais, et lui souris en lui montrant la balle.
« Tu as été courageuse. »
Des larmes coulèrent sur ses joues, et elle s’endormit doucement.
Plasma jouait avec Oriane, il lui barbouillait le visage de ses doigts, et elle riait. L’aube commençait à pointer le bout de son nez. On attendit encore un peu avant de lever le camp. Yuri avait eu le temps de récupérer un peu de forces. Elle se leva difficilement, mais avait moins mal qu’auparavant lorsqu’elle marchait. Elle ne sentait désormais plus la balle dans le ventre. L’inconvénient était qu’elle devait garder le torse nu, hormis un soutien gorge. Pour le moment ce n’était pas gênant, nous étions en climat tropical, et il faisait bon. Nous nous remîmes donc en marche sans la forêt, aux aguets depuis l’affrontement avec les gardes. Nous surveillions régulièrement nos arrières au cas où une patrouille avait trouvé nos traces dans la forêt. Nous avions éparpillé toutes nos traces théoriquement, mais on n’était pas à l’abri d’une erreur.
On arriva bientôt devant un cours d’eau puissant, qui se jetait dans un vide immense avant de rejoindre un lac tout aussi impressionnant.
Chapitre XIV : un événement qui me ramena un an auparavant
Lorsque plusieurs événements de grande envergure s’enchaînent, on a tendance à en oublier d’autres qui vous ont pourtant marqués. Et dans ce cas là, le choc est rude. Des événements qui vous ont bouleversé pourtant, peuvent être oubliés un moment. Mais ils ressurgissent toujours. Quoi qu’il arrive. On refoule, et un jour ça ressort du néant, au moment où l’on s’y attend le moins. Il est impossible d’oublier totalement quelque chose. Surtout lorsque ça nous a marqué.
Nous marchions au bord des falaises surplombant le lac, et nous arrivâmes bientôt à un sentier qui contournait le vide immense qui séparait les falaises et le lac en contrebas. On l’empruntait pour descendre, moi et Yuri en tête.
« ‘Fait chaud… »
« Ta gueule »
« J’ai faim »
« Ta gueule »
« J’ai envi de faire pipi »
« Ta gueule ! »
Ekud était en mode chieur, pour changer. Je surveillais Yuri du regard, car le retrait de la balle ne l’avait pas laissée indifférente. Certes la balle n’était plus là, mais une plaie est une plaie.
Nous allions quitter les berges du lac lorsque je sentis ma tête tourner légèrement. Je crus à un mauvais tour joué par la chaleur, mais c’était par à-coups. Ca ne pouvait pas être ça. Un flash violent m’aveugla un instant. Je secouais la tête pour chasser l’image de Yuri qui venait de surgir de ma tête, mourrant dans mes bras, et dû m’appuyer contre un arbre pour ne pas tomber à la renverse.
« Wow wow wow, qu’est-ce qui t’arrive Kali ? » demanda Yami qui accourait.
Je voulus répondre mais je n’en eus pas le temps. Je m’affalais, face contre terre, en entendant les hurlements de Yuri et des interrogations dans mon dos.
Lorsque je repris conscience, toutes les têtes étaient penchées sur moi.
« Curieux air de déjà vu, hein Kali ? » me fit Yuri.
« Déjà vu… Surtout ce flash… »
Les spores… Les spores que les monstres rejettent. Plus on chasse, plus on devient sauvages, et plus on perd la mémoire. C’est ce que le « vieux » nous avais dis, à Yuri et moi, il y a de cela près d’un an. Tout s’était enchaîné depuis, et je n’y avais guère pensé. Et maintenant, ça revenait.
« Il faut qu’on évite un maximum les monstres. » dis-je au reste du groupe.
« Eh oh vous allez nous expliquer ce qui se passe bordel parce que je comprends rien perso » répondit Plasma.
Yuri se contenta de leur résumer ce qui nous avait été dit il y a un an. Je comptais me rendre dans les montagnes au nord pour en savoir plus, les villes y sont plus développées que dans les régions tropicales, peut être que là-bas les gens sont plus au courant.
« Je sais qu’au nord il y a la guilde des chasseurs qui y est extrêmement développée, on pourrait y faire un tour ? » suggéra Yami.
« Ouai, comme ça on pourrait retourner dans notre ville natale, ça vous dit ? » proposa Plasma aux deux autres.
« Et on en profiterait pour rendre visite aux chasseurs qui nous avaient aidé il y a une dizaine de mois à repousser le Lao. Je pense que c’est ce qu’il ya de mieux à faire, tu ne crois pas Yuri ? »
Elle hocha de la tête, inquiète. Yami sortit une carte de son sac, et entreprit de tracer notre itinéraire. Il était facile de voir où nous étions étant donné que le lac était largement visible sur la carte.
Nous nous mîmes en route vers le nord, prêts à affronter ce qui allait nous tomber dessus. Les pins qui avaient commencé à prendre place dans le paysage depuis quelques lieues, avaient à présent remplacé les imposants baobabs tropicaux. Yuri se couvrit le corps d’une peau animale, car elle avait dû jusqu’à présent rester torse nu avec un unique soutien-gorge pour améliorer la cicatrisation. Nous marchions calmement, en échangeant d’une humeur joyeuse diverses aventures qui nous étaient arrivées. Nous fîmes une halte à la lisière d’une forêt de pins, sombre et étouffante de végétation. La nuit était tombée, un loup hurla, et la lune, pleine, se couvrit d’un nuage sombre et menaçant. La plaine que nous avions laissée derrière nous paraissait plus sympathique que la forêt qui se trouvait devant nous. On installa de quoi faire un feu, et nous préparâmes pour l longue route nocturne dans ce vaste territoire hostile.
« J’ai faim » ![]()
Tu vas pas tarder à arriver toi en plus
(chez moi et dans la fic
)
Voilà la suite, d´ici vendredi chapitre XVI et pourquoi pas XVII
Chapitre XV : Andelys
Le long sentier qui s’enfonçait dans les pins n’avait absolument rien d’attrayant. Nous avons bien mis plusieurs minutes avant de nous engager dans l’obscurité oppressante du bois d’Andelys. Andelys ? Un bois de pins qui s’étend jusqu’à la capitale régionale Maanselkä, au pied des montagnes du nord. La faune était silencieuse, mais parfois le silence était brisé par le hululement d’un hibou.
Cela faisait plusieurs heures que nous marchions lorsque Oriane se mit à sangloter. J’entendis Yuri essayer de la calmer, en vain.
« Fais taire ce bébé, ça me stress » commença Plasma.
Yuri lui jeta un regard en biais qui voulait tout dire. Plasma se rangea à mes côtés, sans ajouter un mot.
Je crus sentir de l’eau sur le bout de mon nez. Je touchais avec ma main ce qui m’était tombé dessus. C’était un flocon de neige. Il commençait à neiger, nous nous rapprochions de notre but. Le vent commençait se lever, et l’air s’était drôlement refroidi. Yuri tremblait dans sa peau animale. Je l’entourais bientôt d’une couverture qui restait dans mon sac, Oriane dans ses bras. Les trois autres restaient côte à côte pour se tenir chaud. Personne ne parlait, la fatigue et l’appréhension de chaque pas nous plongeant dans ce mutisme inquiétant. Je décidais de le rompre.
« Dites moi les jeunes, vous avez déjà rencontré l’Amour ? »
Tout le monde s’arrêta à en juger le bruit de pas qui s’était interrompu. Je me retournais vers la troupe.
« Bah quoi, je me renseigne, on se connaît si peu finalement… »
Tous me regardaient d’un air absent.
« Kali… Ca va aller hein… » Me fit Ekud.
« Non mais c’était juste une question, si ça vous paraît déplacé dites le hein, moi je voulais juste détendre l’atmosphère… »
« Ca va aller ok ? » enchaîna Plasma.
« C’était si hors propos que ça ?? ? » dis-je en me rapprochant d’eux.
« Disons que tu as quelque chose d’assez imposant dans ton dos, et ce serait plutôt bête que tu fasses un pas de plus » m’interrompis Yami.
Je m’arrêtais, les sens en alerte. Je sentis le souffle chaud d’une créature sur ma joue. Je plongeais au sol, dégainant mon arme. Tous firent de même. Je me retournais en frappant l’air derrière moi. Un hurlement semblant venant des entrailles de la terre me figea sur place. Un quadrupède géant se dressait sur ses pattes arrière, hurlant de rage et de douleur. Je venais de lui perforer son épaisse fourrure blanche, au niveau de l’épaule. Ses poils blancs de neige se teignirent bientôt en rouge sang à l’endroit ou mon arme avait tranché. La créature tendait un peu vers le macaque des neiges, sorte de gros molosse aux énormes canines blanches. Il reculait, courbant le dos, prêt à bondir vers nous. Un sifflement dans mes oreilles, puis un rugissement. Une flèche s’était plantée dans l’échine du monstre. Ekud en préparait une autre déjà, les épéistes attendaient une initiative du monstre. Yuri protégeait Oriane contre sa poitrine, et se plaça derrière moi.
« J’en ai marre, je peux me battre ! »
« Non c’est trop risqué, et puis Oriane ne peut être laissée seule »
Elle baissa la tête, en signe de réponse. Un hurlement dans les rangs, et Plasma charge, son épée en avant. Yami le suit de près. Le monstre grogne une dernière fois, et s’élance vers nous. Je me place devant Yuri, bande mes muscles au maximum, prêt à encaisser le moindre choc, la lame de travers. Ekud déverse un flot continu de flèches, s’avisant avec précision d’atteindre les articulations du monstre. Ce dernier attaque avec une de ses pattes avant, et d’un coup balaye le terrain devant lui. Un nuage de neige nous tombe dessus. Yami et Plasma sont enneigés, devant nous. On tente de sortir de la neige qui nous couvre les jambes et nous aveugle. Oriane crie, Yuri essaie de la calmer.
Je passe à l’offensive, aux côtés des flèches signées Ekud. Je fais sortir Plasma et Yami d leur pétrin, et fonce vers le monstre. Il abat sur moi une de ses pattes avant, massive. Je mets ma lame de travers, et parvient avec difficulté à contenir la puissance. Je suis encore sous le choc, et Yami et Plasma sont déjà sur lui. Le combat fait rage. Je me relève péniblement, en reprenant mon souffle. Une lame vole près de moi, et vient se ficher dans la gueule du monstre. Je me retourne pour voir d’où elle vient. Je vois Yuri, une main tenant une dague, l’autre Oriane. Le monstre mugit une fois, titube, et s’écrase par terre.
« J’avais plus besoin de ces Duals, je referai le plein en ville. »
« T’étais pas obligé de faire ça Yuri. »
« J’en a marre de faire la nounou en cas de problème de ce type. »
Je la serrais contre moi, l’embrassais. Je rangeais mon Katana, et fis l’état des lieux. Personne ne semblait en piteux état. J’avas une douleur aigue à l’épaule droite, et Plasma se plaignait d’un mal de jambe.
« Dodoburango… » Fit Yami, la mine sombre.
« Hein ? »
« Dodoburango. Je ne pensais pas en revoir depuis que j’ai quitté cette région. D’habitude ils sont en montagne. »
« Ouai, quand on habitait ici on en voyait peu. » continua Ekud.
« Vous habitiez ici c’est vrai… On arrive bientôt en ville au fait ? » Demandais-je.
En guise de réponse, il me montra le sentier enneigé et sombre qui montait vers une colline boisée.
Une faible lueur orangée perçait les ténèbres au loin.
Je ne me suis pas relu parce que je dois partir mai je voulis à tout prix le poster, donc si il y a des boulis de mots je vous demande de pas trop hurler, j´ai recopié mes scripts mais je dois absolument partir, je reviendrai ce soir pour un autre chapitre. Bye!
Chapitre XVI : Maanselkä
On reprit la route après avoir nettoyé les traces de la lutte et dépecé quelques morceaux du monstre. On ne sait jamais, peut être qu’en ville on trouverait de quoi améliorer notre équipement, du moins pour se protéger du froid lors de la traversée du Col Vyrilyas. Le point culminant fait plus de 9000m, mais personne ne s’y aventure. Nous pensions le traverser par des routes moindres comme celle qui contourne le col, par le Nord-Ouest. On arrivait bientôt aux portes de la ville, discrètement. J’espérais que la ville n’avait pas été alertée par nos « antécédents judiciaires ». Les imposantes portes de la ville nous laissèrent un instant bouche bée. Ils devaient avoir l’habitude des monstres aux alentours, vu les hautes fortifications qui entouraient la ville. Les portes principales portaient chacune un énorme flambeau, où des flammes rouges vif dansaient dans les ténèbres. Une tour de garde était aussi éclairée, à la droite de l’entrée. Un garde nous héla lorsqu’il nous vit arriver.
« Vous cherchez un lieu pour dormir ? Bienvenue à Maanselkä. Je vous ouvre dès que mon collègue aura vérifié vos identités. »
Je déglutis avec difficulté.
« Et on fait comment là ? » commençais-je.
« T’inquiète Kali, c’est là que nous intervenons » répondirent en cœur les trois nordiques.
Ekud devant, ils allèrent à la rencontre des quatre gardes qui venaient vers nous, armés jusqu’aux dents.
« Bonsoir. Vous n’êtes pas d’ici vous… Je peux voir vos papiers ? »
« Euh… Je suis Ekud, j’habitais ici avec les deux gus derrière moi jusque l’année dernière, lorsque nous avons reçu l’annonce du village attaqué par le Lao, vous vous souvenez ? »
« Ne bougez pas, je vais demander au service de gestion des chasses. »
Ekud répondit avec un formidable bouzon. On patienta quinze bonne minutes jusqu’à ce qu’un garde plus grand que les autres arrive vers nous.
« Ekud ! Yami ! Plasma ! Que faites-vous ici ?? ? »
« Cronos ! Ca alors ! »
Je m’écartais pour mieux voir l’homme qui se dressait devant eux. En effet, c’était bien lui, le chasseur qui avait fait couler de l’encre durant la chasse au Lao, il y a un an et demi.
« Kali ! Yuri ! Vous êtes là vous aussi ! Quel bon vent vous amène ? »
« Boarf » commençais-je, gêné « rien de spécial, si tu veux on t’expliquera une fois rentré, si ça ne t’embête pas… »
« Laissez-les, ils sont dignes de confiance »
En réponse à ses mots, les gardes ouvrirent les portes, et nous firent entrer dans la capitale. L’hôtel de ville fait de pierres blanches s’imposait face à nous. Deux rues partaient en diagonales à partir de la rue principale, qui menait aux portes de l’hôtel de ville. Cronos nous mena à la taverne du coin, « La Sangrya ». Elle était faite de bois, tout était très pittoresque. On se posa à une table, et on commanda de quoi boire et se réchauffer. Yuri se mit à l’écart pour donner du sein à Oriane. Elle l’avait enveloppée dans une épaisse couverture chaude. Elle s’assit à une table près de la cheminée, à proximité de la notre.
« Alors Kali, explique ce qui vous amène ici. » me dit doucement Cronos.
« Boarf… En gros, j’ai fais une boulette et entraîné tout ce beau monde avec moi. »
« Mais non… » Me fit Yuri en me regardant fixement.
« Ouai elle a raison, t’y peux rien non plus quoi » enchaîna Ekud.
« Pis si on t’a suivi c’est pour ne pas te laisser tomber non plus » répondis Yami.
Plasma se contenta d’un énergique « ouai » ; il somnolait sur sa chaise.
« Non mais je t’explique Cronos. Lorsque vous êtes partis après la chasse du Lao, Ekud, Yami et Plasma sont restés avec moi et Yuri pour nous aider à reconstruire ce qui avait été détruit. Pis bon, arrivé à un moment on en a eu marre du village, et la naissance d’Oriane n’allait pas tarder. On a décidé de traverser la jungle pour rejoindre Maanselkä et vous retrouver. Le problème c’est qu’il fallait l’autorisation de Mr. Hang. Tu sais comment il est… Le résultat c’est qu’après une dispute entre nous, j’ai fracassé un peu trop fort son crâne, et tous les gardes de la ville nous sont tombés dessus. On a réussi à s’échapper tant bien que mal, non sans morts du camp adverse. Ensuite, Yuri a commencé à perdre les eaux dans la jungle, peu après notre fuite. Ca a été la grosse panique, inutile de le nier. Ca s’est finalement plutôt bien passé. Oriane s’est vite adaptée à notre rythme de vie… Peu après, on a été poursuivi dans la jungle par un Kusha, qui nous a valut pas mal d’ennuis. Nous sommes arrivés en ville en pleine nuit, où là j’ai vécu la pire épreuve de ma vie. Si tu vois Yuri fatiguée aujourd’hui, dis-toi qu’elle a échappé à la mort in extremis. Elle s’est pris une balle dans le ventre. Bref, après pas mal d’émotions, on a réussi à arriver ici je ne sais comment… Toujours est-il que nous sommes dans la merde, il n’y a pas d’autres mots, car nous sommes toujours recherchés et j’aimerais que Yuri reçoivent des soins dignes de ce nom… »
Il y eut un silence pesant autour de la table. Yuri fixait les flammes de la cheminées d’un regard vide ; Oriane tétait sein calmement ; Ekud jouait avec la corde de son arc ; Yami regardait l’entrée de la taverne en grattant la lame d’une de ses duals ; Plasma matait d’un air absent la serveuse et Cronos me regardait intensément.
« Kali… Viens, on va aller au centre de santé, on va apporter des soins à Yuri. Et t’en fais pas, vous êtes en sécurité ici. »
« Je sais pas comment te remercier… »
Il nous fit signe de le suivre. Je rejoignis Yuri, l’aidant à prendre Oriane pendant qu’elle relevait sa couverture au niveau de la poitrine, et sortis de la taverne. La nuit était froide mais agréable. Le ciel était parsemé d’étoiles, et une aurore bauréale se dessinait au dessus de nos têtes.
On entra bientôt dans le centre, éclairé et actif. Plusieurs infirmières parlaient entre elles dans l’entrée.
« Excusez-moi !! ! Pardon !! ! »
Je me retournais pour voir qui criait. C’était une infirmière. Elle poussait un lit où un homme se tordait de douleur, le bras ensanglanté. Elle passa devant nous en trombe. Je regardais le lit, et vis un jeune homme blond, aux cheveux relativement courts, mi-longs, et les yeux bleu. Je reconnus instantanément Wodryu.
« Eh mais c’était… »
« Wod… Qu’est-ce qu’il a encore fait cet abruti ? » Marmonna Cronos, le sourire aux lèvres.
« Il n’a pas changé » éclata de rire Ekud.
lol mais c´est quoi ce truc tu sais bien que je suis trop fort comment j´aurais pu etre blessé??? ![]()
toujour aussi super kali continue comme sa s´est super