La nuit à été longue, je traîne la patte durement jusqu´à la sortie. Me lever du comptoir est vraiment un calvaire...surtout le verre vide. Je pousse la porte, celle-ci grince, elle me fait serrer les dents, la tête qui tourne, je vois la Lune...ou plutôt deux Lunes...je cherche de mes yeux vitreux un buisson, n´importe quoi pour que je puisse gerber.
Tiens, là il y en a un. Je m´approche, la puissance dévastatrice de la thunderbolt III fait encore un sacré effet car le buisson semble frémir.
Je me penche, il y a déjà quelqu´un dedans, je vômis longuement dans un dégueulis d´une couleur non-identifiée. J´ai pas payé, tant pis, ça sera mis sur ma prochaine note...mon appareil est tout prêt, je sens déjà la forte odeur du carburant.
Mon hamac est tendus entre les deux roues du train arrière. J´y suis presque, ça y est je m´affale dedans...
Pité...c´est dur la vie de pilote...