Après la présentation du nouveau NBA Street, et avant que le chef de produit ne nous lâche pour nous permettre de nous ruer sur les versions jouables, ce fut au tour de Def Jam : Icon de se dévoiler à nous. Autant le dire de suite, mon impatience et mon excitation vis-à-vis de ce jeu étaient telles que je n’avais qu’une envie, me ruer sur les PS3 pour l’essayer. Mais bon, en grand professionnel que je suis, j’ai rongé mon frein quelques minutes supplémentaires et écouté la présentation qui nous a été faites avec attention. Sachez d’abord que l’équipe en charge du développement d’Icon n’est autre que le tout nouveau studio d’Electronic Arts : EA Chicago. A l’heure actuelle, ce studio n’est responsable que d’un seul et unique jeu (hormi Def Jam) : Fight Night Round 3 (excusez du peu). C’est dire comme l’éditeur américain est parti confiant en leur refilant le bébé. Pourquoi je vous dis ça ? D’une part pour votre culture personnelle, mais aussi et surtout parce que d’un coup, lorsqu’on le sait, on comprend mieux ce nouveau Def Jam. En effet, pour ceux qui ont déjà pu s’essayer au merveilleux Fight For New York, ne vous attendez pas à trouver une version équivalente aux graphismes améliorés. Tout, ou quasiment tout, a été revu et repensé pour offrir un titre qui reste sur le fond dans la lignée de ses prédécesseurs, mais qui sur la forme, diffère complètement. Tout d’abord, l’histoire serait (selon EA, je n’ai pas pu le vérifier) beaucoup plus profonde avec diverses ramifications pour casser la linéarité. Dans Icon, vous incarnerez un jeune producteur (entièrement modélisé selon vos souhaits dans le menu « création de personnage ») désireux de monter un label hip hop. Pour le faire prospérer, vous aurez à recruter de nombreux rappeurs acquis à votre cause, mais les inimitiés entre certains vous entraîneront sur diverses voies, selon vos choix. Bon, du label hip hop au combat de rue, je ne vois que très vaguement le rapport, mais nul doute que les scénaristes d’Electronic Arts nous auront trouvé une subtilité pour ramener tout ça aux poings. Bref, c’est un premier soulagement, Icon comme Fight For NY, proposera un véritable scénario… ce dont on a pas l’habitude dans les jeux de combats habituels. Niveau création de personnage, c’est très classique, avec en plus le choix parmi sept styles de combats différents (il ne semble pas qu’on puisse les coupler comme dans FFNY) et une musique qui accompagnera votre joueur durant ses affrontements. Cette musique sera à choisir parmi une liste exhaustive correspondant à la bande originale du jeu, mais pourra aussi être importée depuis le disque dur de votre console, via les MP3 qui y figurent. Et là on touche à l’idée la plus novatrice jamais apportée à un jeu de combat depuis l’arrivée de la 3D, car dans Def Jam : Icon, la musique aura une part prépondérante dans le gameplay. En effet, les décors dans lesquels vous évoluerez sont entièrement interactifs et évolutifs. Des geysers d’eau ou de flammes jaillissent, des vitres éclates, des boites électriques implosent, des appartements prennent feu, des voitures viennent s’encastrer dans une pompe à essence, etc. Ces décors, réagiront de différentes manières. La première, la plus simple, c’est par le simple fait de projeter votre adversaire : Lancez-le sur une table basse en verre et celle-ci va exploser, sur une armoire électrique et il va s’électrocuter, etc. La seconde, et c’est là que réside la nouveauté, c’est que le décor va réagir à la musique, en fonction du beat et des basses à priori. Du coup, lorsque vous connaissez parfaitement le morceau qui accompagne votre combattant, vous pourrez déterminer l’effet que fait tel passage de la chanson sur le décor et l’anticiper en projetant votre adversaire sur un geyser de flammes que vous savez arriver à ce moment. D’où l’intérêt de connaître parfaitement la chanson qui vous accompagne et ses effets sur le décor. Mieux, plutôt que d’attendre un certain passage du titre pour déclencher un événement, vous allez le provoque à l’aide du, hip hop obligé, DJ Turntable Control. En effet, tel un DJ derrière ses platines, vous allez pouvoir scratcher la musique à l’aide d’une combinaison entre les gâchettes et le stick analogique droit, pour provoquer de véritables cataclysmes sur le décor qui vous entoure. Dès lors, les combats se feront sur deux niveaux : L’affrontement physique pur et la battle de DJ. Mais l’importance de la musique sur le gameplay n’est pas le seul changement opéré sur ce nouvel opus de Def Jam, et c’est là qu’on reconnaît toute la patte d’EA Chicago. Dans Icon, exit les grosses prises excentriques que l’on déclenchait lorsque notre joueur était « on fire », le déroulement du jeu se fait de façon bien différente. Les combats sont un poil plus lents et posés que dans FFNY, les coups se donnent à l’aide des quatre boutons de façade (X, Y, B, A) représentant deux coups haut (au visage) et deux coups bas (dans l’abdomen), respectivement coups rapide et coups puissants. Le stick droit vous permettra de donner des coups déstructeurs, via des combinaisons tel qu’un arc de cercle ou un tour complet, rappelant ainsi Fight Night. Même comparaison avec le jeu de boxe pour ce qui est des protections et de la garde puisque le système adopté par Icon n’est autre qu’une sorte de mix entre celui de FN3 et celui de DOA4 : La gâchette associée à une direction basse ou haute permet de se protéger au visage ou au torse, tandis que le timing précis permet de contrer l’adversaire. Il reste une dernière partie que je n’ai pas abordé, c’est la qualité technique du jeu (graphismes et animations). C’est simple, c’est juste un gros uppercut en plein menton qui vous laisse KO sur le macadam pendant quelques minutes. C’est juste absolument magnifique, avec des décors à tomber par terre qui évoluent au fil du combat pour finir en une sorte de champ de ruine, rappelant un peu l’état des niveaux de Stranglehold après une séance de gunfight. Les rappeurs sont parfaitement modélisés et ont tous prêtés leurs voix au jeu, les visages se tuméfient et saignent en temps réel, comme ce fut déjà le cas avec Fight Night 3, et les différents effets spéciaux qui rythment les combats sont d’une beauté implaccable. Bref, le jeu est toujours résolument violent, un poil (voire deux) plus technique que son