Je pense que:
Dès que les sociétés humaines se sont structurées et que la division du travail est apparue, les hommes se sont posés la question du partage des richesses produites et de la contestation des aliénations et des exploitations. Les multiples révoltes d’esclaves dans l’Antiquité et les nombreuses jacqueries au Moyen-âge en témoignent. L’ordre social posait déjà les termes de sa remise en cause radicale et de son dépassement.
Le « soulèvement des Travailleurs anglais » en 1381, est une véritable révolution populaire qui ébranle le pouvoir féodal. John Ball, principal leader de ce mouvement, se place, sur le terrain de la lutte des classes avec la célèbre apostrophe, «lorsque Adam bêchait et qu’Eve filait où était l’aristocrate », mais appelle aussi, à la construction d’une « société communiste » : « Les choses ne peuvent bien aller en Angleterre, tant que les biens n’iront pas en commun, qu’il y aura des serfs et des nobles et que nous ne soyons tous unis. » .
Mais c’est avec l’apparition progressive du capitalisme, la multiplication des révolutions bourgeoises et le développement du Mouvement ouvrier, que la question du communisme vient véritablement à l’ordre du jour
Avec la Révolution de 1789, une multitude d’organisations, de cercles de réflexion et d’action se développèrent en se réclamant explicitement de l’idée communiste. C’est d’abord, le « cercle Social » de Leclerc et de Roux qui demandaient que la terre fut distribuée en parcelles égales, que la grande propriété fut limitée et que tous les bourgeois fussent mis au travail. Mais c’est aussi « la conspiration des égaux » de Gracchus Babeuf qui voulait construire une société où la richesse fut distribuée également, la propriété commune, le travail et l’éducation obligatoire pour tous, le « bonheur commun ».
Une rupture est marquée en 1848 ( année des révolutions en Europe), avec la parution du « Manifeste du Parti communiste » de Karl Marx et Friedrich Engels qui développent la conception du communisme qu’ils avaient défini dans « l’Idéologie allemande » : « Le communisme, n’est pas pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel ».
C’est à dire le rejet du fatalisme, fruit d’un matérialisme mécaniste pour qui l’homme est condamné à l’impuissance. Mais aussi rejet du volontarisme, fruit de l’idéalisme pour qui les hommes pourraient réussir ce qu’ils désirent ( ou ce qu’une infime minorité désire) sans tenir compte des conditions de temps et de lieu. Pour Marx et Engels « il s ‘agit de révolutionner le monde existant, d’attaquer et de transformer l’état de chose qu’il a trouvé. »
Le Manifeste affirmait que « le but immédiat des communistes est ( …) la constitution du prolétariat en classe, le renversement de la domination bourgeoise et la conquête du pouvoir politique par le prolétariat". L’objectif étant d’organiser la société de telle sorte que chacun de ses membres puisse développer et exercer l’ensemble de ses facultés en toute liberté et cela sans porter atteinte aux fondements de la dite société. Il s’agit d’aller vers une société sans classe sociale fondée sur la libre association des producteurs où le salariat serait aboli.
. ..etc...
Vive le PC! Robert Hue à la tête de la France!