Partie 3:
3)Le Mordor tenait maintenant l’Osgiliath.
Les Orcs avaient pris possession du terrain, les cohortes d’orcs en bloc tenaient tout les ponts saufs un, les archers étaient postés sur les murailles, sur les tours, ou simplement à l’arrière, et au beau milieu de la place, au milieu d’hordes d’Orcs s’affairant comme des fourmis, au milieu d’une pluie de flèche, se tenait la cavalerie du Mordor.
Des assauts précédents, 13 chevaux, 19 wargs –que ces créatures sont résistantes !- 27 uruks et 11 orcs avaient succombés ou étaient trop gravement bléssés..
Au total, 145 de mes hommes se tenaient encore sur leur monture et 17 combattaient à pieds….les montures en questions étaient incontrôlable, et sans leur maître elles attaquaient sans ordre, et je me désintéressais de leur sort étant donné le contexte…..
Les humains déferlaient par le pont, mais celui ci n’était pas assez large pour permettre leur passage a tous d’un seul coups, et nombre d’entre eux périrent, le corps criblés de flèches….
Aidé de 30 de mes troupes, j’en repoussai en chargeant, les coupant du pont, et deux nouvelles cohortes d’Orcs purent reprendre place sur le pont.
Pendant ce temps, les Gondoriens se retrouvaient encerclés et moururent rapidement.
A nouveau, une volée de flèche s’abattit sur le pont, mais cette fois, les Orcs étaient prêt, et la plupart tint bon… de la brèche ne s’échappa qu ‘un mince filet d’hommes, qui fut contenu le temps que de nouvelles troupes bouchent les trous…
Les trébuchets s’approchaient dangereusement….nous allions être contraint de nous replier si les Féroces n’arrivaient pas rapidement…
Une escouade de Troll prit position à mes cotés…. ils n’étaient que simples bêtes, alors que moi, semi-troll, était major de l’armée du Mordor…j’étais satisfait.
A leur vue, le flux des hommes cessa quelques temps, et les archers purent se réorganiser et les orcs du pont se redresser.
Le temps mort fut brisé par une volée de flèches enflammées venant de notre camps, auxquelles répondirent les archers du Gondor, et le combat reprit de plus belle….
Soudain, un immense rocher s’écrasa à 3 mètres de moi, emportant deux orcs trop lent avec lui…
Apparemment, l’attaque des humains avait été une entière surprise, car aucune de nos catapultes n’apparaissaient à l’horizon.
Mes hommes le sentaient, si les trébuchets des hommes entraient en action, les ponts ne seront plus tenu et nous perdrions….
J’allais être contraint d’ordonner le repli de MES troupes, car tant que les ponts étaient tenus, nous n’avions pas grande utilité, et des que ces derniers seront pris, nous serons submergés par le nombre…
Non ; le Mordor vaincra sans le concourt de mes troupes, qui avaient déjà beaucoup fait..
Je me choisis une escorte de 15 uruks sur warg et 5 haradrims sur chevaux, et, confiant Morghot, blessé et fatigué, au gros de mes troupes, je mis pieds à terre ;
Levai haut ma bannière et la plantai fermement dans le sol, et tirai mon épée.
Un rocher s’écrasa sur le pont, qui céda, entraînant avec lui plusieurs orcs…
Certains eurent la présence d’esprit de faire un saut en arrière, d’autre n’avaient d’autre choix que de partir en avant, ceux la furent tués par des humains déchaînés…
Quelques secondes plus tard, une autre pierre s’écrasa au milieu de la place, et d’autres orcs moururent.
Pris de panique, une cohorte orque s’enfuit, abandonnant le pont, et à nouveau des Gondoriens s’engouffrèrent…ils s’éparpillèrent sur le site, certains attaquant de front les lignes de Soldats du Mordor au milieu de la place, d’autres attaquant par derrière les bataillons tenant le pont….
Nous fûmes contraint de nous replier, car les ponts étaient pris et les hommes avançaient en masse, bien que inférieur numériquement –je dirai moins de 800 à première vu-, ils rasaient tout….Les deux premières lignes des orcs maintenaient leurs positions, aidés par les trolls, et moi, aidé de quelques troupes, sans m’occuper des bataillons j’allais saborder les ponts, les brûlant, ralentissant un temps l’avancée ennemi…
Grâce à cette manœuvre, pendant de nombreuses minutes, les troupes humaines ayant pris pieds sur la place ne reçurent pas d’autre renfort, d’autre appuis que les flèches de leur alliés –et de temps en temps un rocher lancé par le trébuchet- et nous reprîmes l’avantage…
Des passerelles furent posés, afin de leur permettre de traverser le pont, mais nous ne pouvions les enlever en restant protégé, et quand on se risquait à poser son bouclier, on était accueilli par une volée de flèches.
Quelques-uns une des passerelles furent tranchées, d’autre prirent feu, mais au final, les hommes passèrent.
Mon épée flamboyait comme un feu dans la pénombre, volant de corps en corps en parant très rarement…mon armure était ébréchée, des traces de sang et de coups zébraient mon corps, de ci de la des traces sanguinolentes et de minces filets de sang, mon bouclier était fendu dans son milieu…
Ma vision s’obscurcissait, mais la lumière de mon épée me guidait, comme dans un rêve…un coup dans le dos me fit cracher du sang, un dans les jambes me fit tomber à genoux…même dans cette posture, je continuais à combattre, tailladant comme je pouvais, et quand mon épée fut brisée, j’en cherchais une a tâtons par terre…juste au moment ou ma mains se refermaient sur la garde, je sentais que l’on me tirait un peu en arrière…
« Non ! »suppliai-je…
Pourtant, ce répit me permit de rouvrir les yeux, et de changer mon équipement, et de me calmer un peu…
La bataille touchait à sa fin, mais l’issue semblait encore incertaine…
Plusieurs centaines d’orcs contre plusieurs centaines d’Hommes.
Le trébuchait semblait être à court de munitions…Mes yeux se fermèrent un moment, appréciant le bruit de combat.
Puis, dans un ultime effort, je me levai et retournai au combat, mon épée dans une main, un bouclier dans l’autre…
Le temps fila, et au matin, quand les hommes se replièrent, le ciel était rouge…rouge comme à l’image de la Terre gorgée de sang, rouge comme le fleuve dans lequel gisaient tant de cadavres...
Nous avions gagné la bataille, mais nous avions perdu bien plus de troupes, nous étions bien affaiblis. Osgiliath, point de passage entre Minas Morghul et Minas Tirith, faisait couler bien du sang, et elle était difficilement tenable, aussi fallait-il rapidement trouver un moyen plus rentable pour parer les attaques.