Après une nuit passé, mes doutes sont effacés, ma rage de vaincre intact, mon envie de combattre plus grande encore. Mon épaule ne me fait plus souffrir, je sens la puissance affluer en moi. C´est dans cet état que je me dirige à la salle d´entraînement dans l´espoir de pouvoir m´entraîner un peu.
Là un orc fait des histoires parce qu´il veut se faire engager et qu´il vente ses "talents" de combattant. Les recruteurs ne veulent le recruter en raison de sa carrure, trop faible.
A mon entrée, un des recruteurs dit à cet orc:
-Tu veux nous montrer tes talents? Affronte cet homme là bas! Dit-il en me désignant.
L´orc prend son épée et me charge, je sors mon épée, évite son coup, le prend par sa tunique d´une main, le soulève et le jette contre la paroi. L´orc, sonné, se relève difficilement. Le recruteur décide qu´il en est trop. Il va vers l´orc pour l´aider à se relever mais ce dernier, comme s´il avait retrouvé sa force, lui coupe la tête et se relève en riant. Sans mot, je m´avance vers lui et d´un coup précis, je lui coupe un bras, puis l´autre sans qu´il n´ait pu réagir avant de lui planter mon épée dans son thorax dans un bruit d´os cassés effroyable. Il tombe à genou puis s´écroule, mort. Cet orc n´était pas très intéressant à combattre.
Je sors et décide d´aller voir vers les éleveurs, on ne sait jamais ce que l´on peut trouver.
Une certaine agitation semble régner autour des cages à trolls. Un troll fait de la résistance. Il a déjà tué une vingtaine d´orcs et aucun n´ose aller le tuer. Je m´approche de l´enclos quand l´orc qui m´avait recruté me voit. En me désignant, il dit:
-Toi, là-bas! Va tuer cette sale bête!
Satisfait, je m´engage dans l´enclos. Le troll haut de cinq bons mètres est effrayant. En me voyant, il me fonce dessus tout en criant. Je sors mon épée et cours vers lui. Au dernier instant, je me jette sous ses jambes, je me relève rapidement et j’essaye de lui sauter dessus mais sa peau n’accroche pas très bien et cinq mètres ne sont pas facile à grimper. De plus, il commence à se débattre furieusement. Au bout d’énormes efforts, je parvins à atteindre sa tête. Il essaye de m’attraper avec ses bras mais je les repousse avec mon épée. Le troll à tout à coup une idée. Il se lance contre un mur, la tête la première pour m’écraser. Surpris, je chute, et j’entends un énorme bruit sourd au moment ou le troll heurte le mur. Le mur a désormais l’empreinte de la tête du troll et ce dernier s’effondre assommé. Je demande au dresseur si je dois l’achever ou non. Il me répond que ce n’est pas la première fois qu’il se rebelle et qu’il vaut mieux l’achever. Le sang coule de la tête du troll, je repère d’où vient le sang et je pose doucement la pointe de mon épée à l’entrée de l’orifice. Je regarde le dresseur pour savoir si je dois vraiment l’achever, il me répond affirmativement d’un signe de la tête. J’enfonce mon épée. Le troll gémit, son corps est pris de spasme puis il ne bouge plus. Il est mort.
Le dresseur me remercie. Ce deuxième combat, m’emplit de joie. Je décide d’aller voir l’office de mission pour voir si je peux me rendre utile. Je pousse la porte et découvre un Hourouk-Haï qui m’informe de ma promotion. Il me donne aussi une nouvelle mission :
Mission 3
Un campement Nain a été repéré non loin Minas Morghul. Il faut aller le détruire rapidement. Considérant ceci comme une urgence, je cours à la caserne, demande cinquante hommes et au pas de course, nous quittons la forteresse. La route n’est pas très longue. Nous sommes après une heure de marche rapide, à une centaine de mètres du camp. Personne ne nous a vus. Nous repérons les lieux et décidons d’aller observer les mouvements en grimpant sur la falaise qui surplombe le camp. Une demi-heure plus tard, nous pouvons les observer et planifier une attaque meurtrière. Une des sentinelles voit un panache de fumée au loin, des bataillons approchent. Impossible de dire si se sont des humains, des elfes ou des orcs. On les estime à deux heures de marche de l’endroit où nous nous trouvons. Pour éviter tout risque, on va attaquer d’ici une demi-heure. Vingt hommes attaqueront d’un côté et vingt autres hommes de l’autre. Les dix hommes restant et moi, attaqueront face à la falaise. Ainsi l’ennemi sera encerclé et il ne pourra rien faire. Tout semblait parfait. A notre descente de la falaise, un de mes hommes fit maladroitement tomber un caillou. Ce caillou, descendit la falaise et s’arrêta, ô malheur, au pied de la sentinelle nain. Elle leva les yeux et nous aperçut. Aussitôt elle cria :
-Aux armes, on nous attaque ! Lanceurs de haches, envoyez une volée dans ces rochers !
Les haches se fracassèrent un peu en dessous de nous mais malheureusement les haches firent volés des éclats de fines pierres autour de leur zone d’impact. Mes hommes furent coupés à de nombreux endroits. Nous disparâmes de leurs vues. Et nous nous mîmes comme nous l’avions prévu. Certains nains pensèrent que nous n’étions que des éclaireurs, mais ils n’avaient pas vus les 40 hommes descendus avant nous. Ils retournèrent à leurs occupations tout en restant attentif.
Nous qui étions désormais découverts, il nous fallait faire, à coup sûr, une attaque meurtrière. Nous refîmes notre organisation. A mon signal nous attaquions. Les nains, trop petits, trop lents, succombèrent à nos attaques rapides mais en corps à corps ce sont de terribles guerriers. Nous perdîmes quelques hommes mais les nains furent tués. A mon grand étonnement, il n’y avait aucun chef. Cela ne me rassurait pas du tout, je réfléchissais pour savoir où il pouvait être. Nous finissions de brûler les tentes et autres matériels quand un sifflement strident se fit entendre dans l’air. Nous levions les têtes et là, une partie de mes hommes tombèrent, morts pour la plupart. Des elfes ! Criais-je au plus fort de ma voix.
Depuis que nous étions sur la falaise en train de planifier notre attaque jusqu’à maintenant s’était écouler environ une heure et trente minutes. Les bataillons que nous avions aperçus au loin étaient maintenant ici. Il nous fallait lutter contre eux alors que nous n’étions que quarante-deux et eux sans doute plus de cent. Dans un coin retiré du camp nain, se trouvaient deux catapultes chargées. Si nous pouvions gagnés, c’était grâce à ses catapultes. Je pris quatre hommes et demandait aux autres de se préparer à la bataille. Ils formèrent une ligne, prêt à charger. Nous poussâmes les catapultes juste derrière eux. En regardant de plus près, je vis que le système pour les recharger était simple. Il nous fallait juste de la pierre. En vitesse, nous fîmes des tas de pierres qui en nombre pouvaient faire beaucoup de dégâts. Restait la balistique, aucun moyen ne nous permettait de savoir où nous tirions exactement. Juste une corde, si nous la tirions, elle se tendait, et inversement, cela devait avoir un effet sur la portée. Je fis une rapide estimation environ cent mètres nous séparait de l’endroit où les troupes de l’ennemi arriveraient. Je tendis la corde un peu au hasard. Un cor retentit et nous vîmes les ennemis arriver. J’ordonnai aux catapultes de tirer. Quatre pierres s’envolèrent pour atterrir à l’endroit que je voulais, causant ainsi chez l’ennemi de lourdes pertes, stoppant ainsi la première vague. Pendant ce temps on s’activait à recharger les catapultes, un troll aurait été la bienvenue ! Le cor retentit à nouveau et cette fois des rohirrims chargeaient. Les catapultes tirèrent et toute une ligne tomba mais il restait encore une ligne. Dans quelques secondes, qui nous paraissaient une éternité, les corps allaient s’entrechoquer, les lames trancher, les corps virevolter au-dessus du champ de bataille, les hommes mourir. Leur charge fut dévastatrice dans mes rangs, une brèche fut littéralement ouverte mais intelligemment, mes hommes plaçait leurs épées au niveau des genoux des chevaux, ainsi à leur passage, les chevaux se faisaient littéralement couper les pattes. Les cavaliers ne valaient pas grand-chose au sol et se faisaient facilement tuer. Cette attaque fut meurtrière, vingt des mes hommes avaient succomber aux cavaliers. Nous n’étions plus que vingt-deux. Les catapultes furent rechargées. J’ordonna à trois de mes hommes de monter sur la falaise et d’essayer de faire tomber des rochers sur les troupes ennemis. Ils montèrent rapidement et arrivèrent à l’endroit où la falaise surplombait l’ennemi. Il poussèrent avec leurs pieds des rochers plus ou moins gros. Un de archers ennemis, sentit du gravier lui tomber dessus, il releva la tête pour voir un rocher gros comme deux orcs, s’abattre sur eux. Ils avaient perdu un bataillon d’archers mais cela n’était pas suffisant. Mes hommes me revinrent. Cette fois deux cors sonnèrent : l’assaut final.
C’est une cinquantaine d’elfe qui se présenta face à nous. Les catapultes tirèrent en même temps que les archers ennemis. Les pierres firent de gros dégâts tout comme les flèches. Si nous devons perdre autant perdre dignement. J’ordonna à mes hommes de charger. 18 hommes contre 36 elfes : 1 contre 2. Le combat fut terrible, nous perdions des hommes eux aussi et ils avait l’avantage des archers. Un de leur volée fut bénéfique pour nous. Les rangs qui se trouvait devant eux étaient encore en formation. Les archers tirèrent mais environ 90% des flèches allèrent transpercer les nuques des soldats devant eux. Je combattais avec rage quand le chef nain m’attaqua, son lourd marteau m’avait loupé de peu, j’allai lui assener un puissant coup d’épée mais ma lame vint heurter la pierre de son marteau, rageusement, j’attendis que le nain abatte sur moi pour me décaler légèrement, son marteau frappa le sol, profitant, je me mis derrière le nain et le poussa parterre. Il était sur le dos et me regardait. Un regard qui mélange peur et rage. J’abattis mon épée dans son cœur. Il était mort. Tous étaient morts sauf un archer qui me courai dessus pendant que je me relevai, d’un geste habile, je le fis passer par-dessus moi, il tomba et je l’achevai. J’étais le seul survivant. Heureux et vivant.
Je rentrais à la forteresse, j’étais exténué. A peine eus-je fait mon rapport que j’alla me coucher.