Moaurf les paragraphes ont pas fonctionnés sur le copier-coller depuis word^^
je remet l´histoire avec les paras sinon ça donne envie de dégueuler^^
Le soleil se levait à peine, et déjà nous reprîmes notre marche. La faible lueur de l’aube guidait nos pas, encore maladroit après un sommeil léger, la nuit ayant été humide et courte. La pâleur des hommes était presque maladive, et contrastait avec la crasse des capuchons et des armures de cuir. La fatigue expliqua sans doute notre mésaventure. En effet, alors que le soleil réchauffait nos âmes et nos corps, nous empruntâmes la route d’Angmar. Nous venions de traverser l’Anduin, et nous pouvions voir les montagnes brumeuses se dresser devant nous, d’épais remparts, avec qui nous eûmes dû livre une âpre bataille.
Alors que le dernier homme avait franchis le gué, une grêle de pierres s’abattit sur nous, et, bloqués entre le fleuve et la forêt, d’où l’on nous canardait, nous fûmes dans une situation difficile. Mais, alors que notre situation devint plus critique, les réflexes durement acquis et depuis souvent mis à l’épreuve s’emparèrent de mes hommes, et sans que je leur intime le moindre ordre, coururent jusqu’au couvert du bois. Une première flèche siffla alors et alla se ficher dans le poitrail de l’homme à ma droite, que je ne pus reconnaître sur le moment. La hargne s’empara alors de moi, et je m’élança dans le bois, suivant mes hommes, l’épée à la main et la vengeance au cœur. Parmi les « Pour l’honneur de Harad » et les « Sus à l’ennemi », je pouvais discerner quelques grognements et plaintes. La plupart de notre groupe se fit faucher dans sa course folle, cependant un groupe restreint atteint l’orée du bois.
Nous nous regroupâmes alors, et purent enfin voir nos assaillants. Nous fûmes décontenancés : il s’agissait d’orcs, probablement autrefois sous la domination de Sauron et voulant aujourd’hui lui faire payer leur captivité. Sauf que Sauron n’était plus. Intimant un bref ordre à mes hommes, nous nous déplaçâmes furtivement jusqu’à un ruisseau proche de notre position. Les orcs semblaient avoir perdus notre trace. Ils grognaient, nous cherchaient de leurs yeux porcins. Nous bandâmes nos arcs, et une pluie mortelle s’abattit sur les orcs. Ils se mirent à courir en tout sens, et, complètement affolés et désorganisés, ne parvenant à nous voir, ils étaient des cibles faciles. Les flèches les fauchaient dans leurs courses, et du sang noir s’épandît alors sur le lit de feuilles mortes de la forêt. Satisfait, je félicita mes hommes. Mon second, Milako pleurait les morts. Mais il était temps de repartir.
Cependant, le groupe d’orcs situé de l’autre côté de la forêt, de par le chemin partant du gué, alors que nous partions, sans prendre de précautions, pensant l’ennemi détruit, des orcs bondirent des fourrés autour du chemins. Tirant nos dagues, nous nous battîmes de notre mieux, mais je vis les hommes tomber petit à petit, et alors que nous ne fûmes plus que trois et que l’espoir m’abandonnait, j’entendit un cor. Un cor du Harad. Avec vigueur, je trancha alors le cou d’un orc, et un jet noir m’atteint au visage, du sang d’orc. Alors que je m’essuyais d’un revers de manche, une épée me fendit mon carquois et, me retournant, je planta ma dague dans l’œil de mon vis-à-vis. Celui-ci poussa un horrible grognement, et s’effondra sur le sol. Mes forces m’abandonnaient, les ennemis semblaient toujours plus nombreux, et nous n’étions plus que deux. Le cor retentit à nouveau, suivant d’un martèlement sourd. Des bruits de sabots. Des Haradrims débouchèrent alors du tournant du sentier et, le sabre au clair, foncèrent sur nos assaillant. Leur charge furieuse renversa nos assaillants, les chevaux les piétinèrent et les épées les tailladèrent. Quelques instants plus tard, la fatigue eût raison de moi, et mes forces m´abandonnant, je tomba à genoux. C´est alors que je vis que j’étais le dernier. Le dernier…. Puis ma vision devint noir, et je sentît à peine mon visage taper contre le sol.
___________________________La suite demain^^_____________________________