Voici enfin mon point de vue de la bataille :
L’escorte des mumakils, point de vue de Salaùdin :
Quelques semaines après le siège de Rengroth, où j’étais grimpé dans l‘estime de Khor`Ighan -que j’avais d’ailleurs perdu à cause de mes absences en mission- le semi-troll nous confia une mission. « Des dresseurs de mumakils sont sortis de l’ombre pour nous aider à renforcer nos rangs ». Les paroles de Khor`Ighan résonnaient encore dans ma tête, nous allions vers le Harad, enfin plutôt au Rhûn, car le Sud est tombé… Mais j’allais enfin voir la carrure imposante des bêtes que mon peuple a dompté. Je fus placé sous les ordres de Kanor, le cavalier gobelin, en tant que second, emportant seulement 5 cavaliers avec moi. Mon rôle était de partir en même temps que Kanor, ce qui était logique vu qu’il était mon supérieur, en éclaireur pour arrêter les éventuelles patrouilles ennemies.
Nous partîmes de bon matin, la route allait être de plusieurs jours, même plusieurs semaines. Nous traversâmes les endroits les plus dangereux, les plus couverts, les plus inconfortables, mais cela m’importait peu, tant que nous voyions les Mumak. Bref, nous voyageâmes sans encombres pendant environ une semaine, avant de vois les premiers remparts si typiques du Rhûn, nous touchions au but ! Nous voyageâmes encore deux jours, avant d’atteindre une ville du centre du Rhûn.
Nous ne fûmes accueillis que par deux gardes sur les remparts, « Les régions du Sud et de l’Est se vide… » soupirai-je.
-Bonjour à vous, nobles orientaux, commençai-je à dire
-Que venez-vous faire ici ?
-Une troupe Haradrim nous attends, avec 4 mumakils, cela se remarque, ils devraient être ici
-Vous savez, on est plus très nombreux ici, une centaine d’habitants, dont 50 guerriers, tout au plus. Ca se vide, ici, Sauron est tombé, et l’espoir s’affaiblit… Alors on fait plus très attention à qui vient. Mais bon, entrez.
-Merci, conclus-je
La cité n’était pas aussi impressionnante de l’intérieur que de l’extérieur, les rues n’étaient pas pavées, les maisons de simple pierre. Nous ne tardâmes pas à voir les tissus rouges des Howdah, surplombant les bâtiments de la villes. Je pressait le pas –si je peux appeler ça comme ça pour un cheval- et bientôt, nous arrivâmes vers les hommes du Harad. Après une petite discussion, un déjeuner rapidement pris, nous partîmes en vitesse, quittant la ville qui serait sans doute dans quelques semaines, ou quelques heures même, envahie…
Nous passâmes au début du voyage par des plaines, Kanor et moi rencontrions parfois des patrouilles d’environ 20 hommes parfois, mais rien de bien embêtant, nous les tuions sans aucune perte. Mais à une semaine de l’arrivée, nous dûmes traverser une forêt, une forêt touffue. Nous n’avions pas pensé à l’aller que le retour avec les mumak serait aussi difficile. Les premières heures dans la forêt furent dénudées de toute action. Dénudée de toute action ? Non… Une première fois, Geki se prit les pattes dans une racine, ce qui fit tomber son cavalier. J’éclatai alors d’un rire moqueur, avant de me prendre une branche dans la tête, et d’être jeté à bas de ma monture. C’était alors au gobelin de s’esclaffer. Plusieurs nous fûmes jetés à terre, couvert par les rires de l’un ou de l’autre. Mais bientôt Kanor ordonna la dispersion, soi-disant pour couvrir plus de terrain… je savais bien qu’il ne supportait pas de me voir rire aux éclats…
Bientôt, Kanor vint m’annoncer qu’un de ses cavaliers avait repéré une patrouille vers le Nord. Là ou nous allions. Nous nous dirigeâmes vers l’endroit montré par l’orque. Nous vîmes un camp, formé de tentes disposées sur quelques mètres carrés de façons grotesques. Des guerriers ainsi que quelques archers. L’un d’eux fumait de l’herbe à pipe, ce dernier s’adressa à un archer. A ce moment-là, les gobelins ayant une ouïe extrêmement sous-développé, Kanor me demanda de lui dire ce que j’entendais, je lui transmis phrases après phrases leur conversation :
-Allez, on rentre, il n´y a rien ici d´inquiétant.
-Tu en es sûr?
-Oui, bon, d´accord, il y a quelques loups, mais sinon quoi d´autre?
-Tu as raison. Allez les gars, retour à Minas Tirith.
-Qu´en est-t-il des autres patouilles ?
-Ils vont rentrer aussi, je suppose. Ils n´ont rien dû voir de spécial sinon on aurait entendu le cor.
Kanor me fit comprendre que nous n’avions plus rien à fait ici, nous étions prêt à repartir quand nous entendîmes un barrissement.
BRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
Je retins un juron, avant de me promettre de me venger de l’incapable qui venait de mettre en péril toute la mission. Puis, perçant le silence de mort qui s’était installé suite au barrissement, un cor sonna… deux… trois… quatre… cinq… six… sept… huit… neuf… dix. Dix cors ont résonnés en tout.
-On rentre à Minas Tirith! a hurlé le fumeur sans se soucier de baisser la voix.
-Ah non ! Hurla alors Kanor.
Et, suivant Kanor de près, les chevaucheurs et mes cavaliers ainsi que moi-même, qui encerclions le camp, nous nous jetâmes au combat. Les tentes furent abattus, emprisonnant dans une prison de toile leurs occupants. Les soldats à l’extérieur furent vite exterminés, et les tentes furent bientôt transformés en prison de pics. Le camp fut donc rasé avec aisance, sans aucune perte de notre côté.
-Un groupe en moins! Toi, beugla Kanor en désignant au hasard un chevaucheur, va prévenir l´escorte de ce qui va se passer. On se divise ! Toi, Salaùdin, avec tes hommes et vingt chevaucheurs de wargs, essaie d´abattre les patrouilles qui se dirigeront sur les mumakils ! Et essaie de les prendre une à la fois! Moi, je prends le reste.
-Ca va, lui répondis-je, agacé. Je ne suis pas bête.
Avant de repartir dans la forêt, je pris la bannière de Sulàdan, la mis au bout de ma lance et commençai une course effréné à travers les branches qui venaient se mettre sur mon chemin. Après quelques minutes de course, je tombai nez à nez face à une troupe d’une vingtaine d’hommes, composé de 5 gardes de la tour, et de 15 guerriers environ. Je donnai rapidement et clairement mes ordres, 10 chevaucheurs attaqueraient les piquiers, et les 15 restant attaqueraient les guerriers. La charge fut rapide, les guerriers ayant aperçu ma bannière était apeurés, mais il n’eurent que le temps d’être transpercé par ma lance, par celles de mes cavaliers, et déchiquetés par les mâchoires des wargs. A 15 contre 15, leur compte fut vite réglé. Pendant ce temps, les autres wargs étaient tenus à distance par les longues piques des gardes de la tour, et ils avaient déjà 3 wargs en moins., mais les chevaucheurs jetés à terre pouvaient plus facilement attaquer les piquiers, qui avaient une aisance de mouvement très réduite. Les orques qui s’étaient retrouvés à pied avaient vite tués 2 piquiers, ouvrant une brèche dans leur petite ligne, et où le wargs s’engouffrèrent, tuant aussi bien les orques que les hommes. Puis nous fûmes rejoins pas les 7 chevaucheurs de warg restant, et les épéistes furent décimés.
Nous avions quatre pertes au niveau des chevaucheurs de wargs, dont une contre les épéistes, et un cavalier tué. Nous n’étions donc plus que 20 en tout. Nous continuâmes en direction des mumak, et bientôt je pus voir que Loki subissait des assauts incessants, et que Haradel était lui aussi attaqué. Je voulus leur prêter main forte lorsqu’une flèche me toucha la jambe.
Je me retournai, le regard plein de haine, tout en m’arrachant, dans une douleur insoutenable, la flèche de ma jambe. Là je vis une quarantaine de soldats du Gondor, une vingtaine d’épéistes, environ 10 piquiers, et 10 archer. Tous menés par un capitaine qui sonnait de son cor, ce bruit me mettait hors de moi, et j’ordonnai rapidement à 10 chevaucheurs de wargs d’attaquer les archers et piquiers, pendant que nous contiendrons les épéistes et le capitaine. La charge fut donné. Encore uen fois, ma bannière au serpent doré sema la peur dans les rangs, et encore une fois je transperçai le corps d’un soldat, puis ce fut au tour de mes cavaliers de transpercer, déchiqueter, étriper, faisant déjà 7 morts à la carge. Les wargs, qui semblaient avoir un appétit féroce, étaient animés d’une envie de chair étonnante, et ils causaient des ravages chez les épéistes. Mes 4 cavaliers qui restaient se ralliaient sous ma bannière, puis chargeaient de tout côté, avant de se rallier encore. Pour les autres chevaucheurs, ils étaient au plus mal. Les archers, protégés par les longues piques de leurs congénères, bombardaient les pauvres wargs et orques, pendant que ceux qui tentaient de charger s’empalait avant de tuer, ou étaient stoppés par les piques.
Je combattais comme un diable, faisant gicler sang et entrailles, semant la pagaille dans les rangs ennemis. Mes cavaliers se battaient merveilleusement bien, et les mumakils n’y étaient pas pou rien ! ces immenses bêtes étaient comme des emblèmes pour les Haradrim, et grâce à cela, aucun de mes cavaliers n’étaient encore mort. Les loups de l’Isengard avaient 2 pertes pour le moment, et les épéistes n’étaient plus que 10, et ils faiblissaient. Les derniers wargs envoyés contre les piquiers eurent la bonne idée de rejoindre les autres, au lieu de ne servir à rien, ce n’était que deux chevaucheurs de wargs en plus, mais cela pesait son poids, et les épéistes furent tous tués. Restait leur capitaine. Je lui plantai ma lance dans le flanc gauche, et une flèche inattendue lui transperça le cœur, venant du Howdah, bientôt suivi d’une vingtaine de flèches qui tua 4 piquiers et 6 archers. Le reste de mes troupes se regroupa autour de ma bannière, pendant que ce capitaine de pacotille agonisait sur le sol.
Nous chargeâmes une ultime fois, à 10 contre 4 archers et 6 piquiers, mais les archers étant pris à revers, ils furent facilement tués, mais les gardes de la tour se mirent en formation porc-épic, et nous commençâmes à tourner autour du cercle. Quelques minutes s’écoulèrent, avant que je ne dise discrètement à un chevaucheur de sauter au dessus des piques baissées, et de nous créer une faille dans leur attention, pour que nous puissions les tuer. Nous continuâmes à tourner, puis, soudainement, le chevaucheur que j’avais désigné sauta d’un coup au dessus des guerriers du Gondor, les surprenant, et baissant leur garde. « A la charge, pour Khor`Ighan » criai-je.
Nous eûmes un morts à la charge, dans mes cavaliers, mais les 6 piquiers ne résistèrent pas longtemps au 9 cavaliers qui se jetaient rageusement au combat. Dès que nous eûmes fini de les achever, nous retournâmes vers les mumak, tous étaient en vie, et le combat était fini. Nous avions un assez grand nombre de pertes, et nous accusions le coup.
Nous attendîmes quelques minutes avant de voir arriver Kanor, que je m’empressai d’aller voir, pour lui présenter mes excuses.
-Je suis désolé, mas seul 6 chevaucheurs ont survécu, et j’ai deux pertes. J’ai jeté 8 de tes hommes à une mort certaine, en leur disant d’attaquer à 10 une troupe de 10 piquiers et 10 archers, mais nous étions trop peu.
-Je laisse passer pour cette, les mumak sont en vie, mais tâche de faire moins d’erreurs à l’avenir, sinon plus jamais mes hommes ne t’accompagneront.
-Je m’en souviendrai.
Le reste de l’escorte fut tranquille, et nous arrivâmes bientôt dans les terres d’Angmar, où nous allions faire notre rapport au semi-troll Khor`Ighan.
Bilan : J’ai perdu 2 cavaliers sur 5, ainsi que 14 des chevaucheurs qui m’avaient été confiés par Kenion.