Voilà mon histoire du siège de rnegroth Khor`Ighan :
Le siège de Rengroth Khor`Ighan, point de vue de Salaùdin :
Je devais me charger d’une quelconque attaque contre les armes de sièges. Je décidai de me cacher, et de surprendre l’ennemi, sachant que les ingénieur pourraient tout de même contenir un petit moment les ennemis… Nous attendîmes.
J’entendis des cris venant au loin. Le village ! Loki avait attaqué. L’effet ne tarda pas à se faire sentir, et les cors du Rohan se firent bientôt entendre. Une troupe de 70 hommes environ sortit de la bâtisse. Dès que la troupe fut loin, l’assaut fut lancé. Les trébuchets firent pleuvoir les lourdes munitions rocheuses sur les remparts, détruisant en partie une tour et un bout de rempart… Pourvu qu’ils n’abîment pas trop la cité de Khor`Ighan…
Les archers, ayant une portée moindre à celle de nos machines de siège, durent souvent se replier. Alors que les artificiers et les porteurs d’échelles tentaient de détruire la porte ou d’envahir les remparts, le gros de l’armée attendait. Patiemment.
Puis, me surprenant dans une demi-torpeur dans laquelle j’étais tombé, une mine, dans un fracas épouvantable, explosa. Des débris de rochers tuèrent quelques-uns de nos guerriers, mais rien de grave. La brèche était ouverte ! Les fantassins ennemis se ruèrent à l’intérieur pour contenir nos troupes à pied, tandis que ces dernières, se protégeant des volées de flèches comme elles le pouvaient, se jetaient à corps perdu dans la mêlée, en poussant des cris de guerre effrayant.
Pour la deuxième fois durant le siège, le cor du Rohan sonna. Et la porte, sans nul besoin de la défoncer, s’ouvrit, lassant passer les défenses, je l’avoue, plutôt impressionnante ! Des piquiers, des épéistes, des archers, des cavaliers. Tout cela formait un bloc qui semblerait impossible à percer pour un simple commandant du mal. Mais pas pour Khor`Ighan. Lui, il avait toujours été courageux, et avait toujours cru en ses hommes. Il les savait fidèles et bons combattants. Et ses guerriers le lui rendait bien. Ils se battaient toujours pour lui, et quoi qu’il arrive, aucun ne désertait, du moins pas de ceux qui composaient sa garde rapprochée (ce que j’entends par là, c’est le hommes sous ton commandement, comme moi et mes 20 cavaliers Haradrim). J’entendis les clameurs des cavaliers du semi-troll, qui furent poussées après un discours dont j’avais, même en n’en saisissant que quelques brides, été des plus admiratifs. Il chargea. Cela fut étonnant. Jamais je n’avais vu de wargs aussi agiles, et leur course percuta violemment la blocus de la porte, rattrapé par les autres cavaliers, se défaisant rapidement des ennemis de la porte.
Mais bientôt, autre chose attira mon regard, une masse entouré d’un nuage de poussière arrivait. Je reconnus de suite le bruit de sabots de chevaux, et fus surpris d’une attaque si soudaine. Je comprenais de moins en moins bien les hommes de Rohan et de Gondor. Ils avaient par deux fois affaiblis leur défenses, et ce durant un siège des plus difficiles, l’assiégeant assiégeant (le jeu de mot lol) sa propre cité.
Mais le temps n’était plus aux questions, il était à la guerre !
J’analysai rapidement la situation, et en déduis qu’une trentaine de cavaliers du Rohan arrivaient. Ils étaient bien fous, car les ingénieurs défendent chèrement leur machines, et 20 cavaliers, et pas des moindres, des cavaliers Haradrim. Je pensai cela, mais au fond de moi je n’en étais pas persuadé… Je n’hésitai plus. Je ne voulais l’utiliser qu’à la bataille ultime des rescapés du mal contre les ultimes forces du bien, mais il y avait urgence.
-Je vais devoir t’utiliser maintenant, marmonnai-je
D’un geste vif et fort, je plantai ma lance dans le sol, point en l’air, puis sorti un bout de tissu de mon sac. En essayant de dissimuler au mieux les décorations sur le tissu en question, je l’enfilai au bout de ma lance, puis brandit cette dernière fièrement. Des chuchotements circulèrent tout de suite parmi mes cavaliers :
-C’est la bannière…
-Oui, c’est l’authentique, la vraie, celle que … (c’est normal que je coupe)
-Oui, c’est celle de notre défunt roi, Sùladan ! dis-je avec un soupçon d’orgueil dans la voix.
Voyant la bannière du seigneur du Harad, les Rohirrim tressaillirent. Puis mes cavaliers et moi traversâmes parmi les ingénieurs, et nous fîmes face aux cavaliers. L’un d’eux, le capitaine, je suppose, me dit :
-Qui es-tu, Haradrim, toi qui brandis la bannière du Roi Sùladan, il est mort, et ne peut être ressuscité.
-Je suis son frère.
Les Rohirrim chuchotèrent, certains disant que c’était faux, d’autres disant que cela était étonnant.
-Cela vous paraîtra difficile à croire, mais c’est vrai ! J’étais à la bataille des Champs du Pelennor, j’ai combattu votre peuple pour notre salut, et sans la compagnie grise vous auriez tous péri ! Pourquoi cet Aragorn, ou Elessar, qui ne mérite son titre que par sa lignée, est-il allé chercher les Dùnedains ! Mais enfin, ce n’est pas a question, que vous me croyiez ou pas, vous allez périr comme vous auriez dû !
Je donnai mes derniers ordres à mes cavaliers, ils devaient prendre les cavaliers au flanc, tandis que les ingénieurs se archers qui étaient avec les ingénieurs tireraient sur les guerriers. L’un de mes cavaliers me dit :
-Vous allez donc chargez seul ?
-Oui, seul mon second sera avec moi, et vous irez sur les flancs.
Le plan se mit en marche, je chargeai, brandissant ma lance avec la bannière de mon frère, et la baissait petit à petit, mon second m’imitant.
Mes cavaliers se ruèrent sur les flancs, comme animés d’une soif de combat, sûrement encouragée et augmentée par la bannière de Sùladan. A moi aussi la bannière me donnait une animosité hors du commun, je voulais venger l’honneur de mon frère. Le choc fut renversant, et je transperçai déjà l’un des leurs à la charge. Mon second fit de même et mes cavaliers les prirent de flanc quelques secondes après notre charge, à mon second et moi.
Je me battais plus férocement que jamais, transperçant les corps de Rohirrim, lorsque ce fut au tour du capitaine de me charger. Etant aux prises avec un de ses guerriers, je ne le vis pas arriver, et il me planta sa lance au flanc, et mon coup dévia de sa trajectoire, ratant sa cible. J’avais donc contre moi un capitaine et un cavalier. Mais mon second abattit le cavalier, ma laissant seul contre le capitaine. Nous étions de bon cavalier, mais les Rohirrim étaient experts et dextres, et pour la seconde fois, après les Champs du Pelennor, je reconnus la valeur de ces guerriers. Mais l’animosité habitant mes hommes grâce à la bannière nous laissai une chance. Je fus tiré de mes rêveries par un coup violent du capitaine, qui buta de justesse sur mon bouclier, puis je renvoyai un coup de lance qui blessa au flanc mon ennemi, avant de me saisir de ma dague et de blesser au cou mon adversaire, en ayant évité de justesse un coup d’épée bien placé. Mon adversaire tomba au sol, piétiné par les chevaux, puis je continuai le combat. Ce dernier tournai à notre désavantage, et les Rohirrim prenaient le dessus. 10 de mes hommes étaient déjà tombés, et je ne comptais plus les blessés.
C’est ce moment-là que choisi l’archerie de nous aider. Avec une volée bien placée, elle tua 5 de nos agresseurs. Puis elle fit deux autres volées, qui tuèrent chacune 2 et 3 hommes. 10 hommes en moins. Nous n’en avions pas tué beaucoup au combat, et ils restaient 15 contre 10 pour nous. Je redoublai d’efforts. Et dans un élan de désespoir, je brandis la bannière, tachée de sang, de Sùladan. Et je criai :
-Pour le seigneur défunt, pour l’honneur du Harad, pour les terres du Sud, pour nos foyers, pour les Haradrim !! ! Répliqueeeez !
-Yaaaah !
Nous redoublâmes d’efforts, les archers ne purent faire qu’une volée avant de devoir viser l’infanterie. La volée abattit environ 5 chevaux et 2 cavaliers du Rohan. Cette volée nous dépanna fortement, et nous sentions que l’espoir n’était peut-être pas perdu. Dans la confusion de la bataille, les malheureux qui tombèrent de cheval furent piétinés.
La victoire était proche, très proche… Mais cela était trop beau. Des flèches transpercèrent deux de mes hommes, qui moururent avant de pourvoir entraîner leurs adversaires dans leur mort inutile. Nous étions au même nombre, une grosse partie des ingénieurs chargèrent les archers, les occupant, pendant que nos archers et le reste des ingénieurs s’occupait de l’infanterie. 15 archers et 45 guerriers contre 80 ingénieurs et une dizaine d’archers (je suis pas sûr des chiffres). Nous devions en découdre rapidement avec nos adversaires. J’en transperçai un, puis je remarquai que je suais. Oui, je suais beaucoup. J’étais fatigué, ma lance était lourde, et mon bouclier semblait être tout de pierre. J’avais un mal de crâne inimaginable, et mon ardeur a combat avait chuté.
Je jetai un regard sur la bannière de mon frère. Je l’avais toujours admiré. Il était tellement fort aux armes et au dressage de Mûmak que je le considérai plus comme un exemple plutôt qu’un frère. J’ai remarqué trop tard que j’avais de l’attachement pour lui. (les hommes, même les Haradrim, ne sont pas comme les orques et ont des sentiments)
Ma vue devint floue, mon regard se brouilla, et je donnai des coups de lance au hasard. J’embrochai l’un, blessai l’autre, et ratai certains. Je tenais à peine sur ma selle. Je vacillai. J’avais l’impression de quitter ce monde et d’entrer en transe. Mais je me ressaisi, trop tard. Une épée d’un cavalier toucha mon bras qui portait mon bouclier. Je lâchai ce dernier, avant de tomber en arrière sur le sol. Je me réveillai quelques instant plus tard, aux côtés de mon second, et je vis les 6 derniers cavaliers se battre aux côtés des ingénieurs, ils allaient tuer les derniers cavaliers. Je me relevai, pris ma lance et soutins mes compagnons à distance, embrochant un cheval fébrilement. A ce moment, les archers tirèrent la volée décisive, réduisant les effectifs ennemis à un stade où ils ne pouvaient plus tenir. Ils furent tous tués. Je remontai à cheval, tenant ma lance à l’horizontal pour montrer ma bannière, et vit flotter le drapeau de Khor`Ighan. Ils avaient réussi. Un sourire se dessina sur mes lèvres : « Peut-être un jour irons-nous porter la guerre au Harad, délivrant les terres du Sud de mes ancêtres » pensai-je.
Puis je rejoignis Khor`Ighan, et nous fêtâmes note victoire.
Bilan des pertes : Il me reste 7 cavaliers, et pour les autres pertes faut voir avec saydark.