Nom : Nashrâ
Race : Haradrim
Grade : Soldat
Spécialité : Corps-à-corps
Equipements : Lance(Haradrim, c´est à dire avec une lame au bout, non une pointe, un peu à la manière des Naginata japonaises), couteau, armure de fer.
Voici mon arrivée :
Les haradrims marchaient le plus vite possible que leur permettaient leurs armures. Les hommes qui formaient l’arrière-garde du contingent ne cessaient de jeter des regards inquiets dans leurs dos. Des éclaireurs montés sur les rares chevaux quittaient régulièrement la cinquantaine de fantassins, et prévenaient toute tentative d’embuscade de la part d’ennemis éventuels. Nashrâ se trouvait près du chef. Sa longe cape masquait entièrement son armure. Il avait enlevé son casque, et avait placé sa capuche sur sa tête, avant de rabattre un pan de sa cape sur son visage, ne laissant apparaître que deux yeux, pleins d’une détermination farouche pour tout ce que le haradrim entreprenait. Sa longue lance barbelée se trouvait dans son dos. Depuis la défaite de Sauron, les hommes du sud loyaux au Mordor n’étaient plus en sécurité nulle part. En tout cas certainement pas dans leur pays. Le nouveau roi du Gondor, pourrie soit son engeance, avait lancé un vaste assaut dans le sud afin de soumettre entièrement ces terres. Le détachement de Nashrâ avait participé à la bataille sur les champs de Pelennor, puis avait été mandé dans le nord. Ce fut cet ordre qui les sauva de la mort. Les armées de Sauron avaient étés entièrement détruites, celles du Gondor s’étaient lancées sur les traces de survivants. Les haradrims devaient renforcer le front du nord contre les nains. Mais la tournure de la guerre les avaient désorientés, jusqu’à ce qu’une puissance se forge de nouveau dans l’Angmar. Cela n’était qu’une rumeur, mais elle restait le seul espoir du contingent des hommes du sud.
Un éclaireur revint à plein galop, interrompant les réflexions de Nashrâ. Ce dernier marchant près du chef, il n’eut aucun mal à entendre le rapport. « Chef, un avant poste elfe !
-Les elfes ont quittés ces terres ! Etes-vous sûr ?
-Il semble occupé par ces maudit hommes de l’ouest !
-Le Gondor ? Ils seraient remontés jusqu’ici ? Nashrâ n’ignorait pas que les forteresses et avant-postes Elfes étaient particulièrement convoités par les hommes depuis le départ de cette race. Le chef reprit : Nous ne sommes pas loin de La Grande Cité, cet avant poste n’est finalement pas une surprise. Nous sommes assez nombreux pour passer la rivière en force. Après nous atteindrons facilement le royaume d’Angmar. » Le plan d’attaque fût mis-en place rapidement. La nuit tomba rapidement dans les terres du nord. Le capitaine Frengol se réveilla en sursaut lorsque le cor retentit. Sortant de sa casemate, le chef de la garnison vit ses hommes dans un corps à corps sauvage avec un ennemi qui semblait l’être encore plus. Le capitaine reconnut les féroces chants de guerres haradrims. Il empoigna son épée, et se lança dans le combat.
Nashrâ faisait parti du fer de lance de l’assaut, sur le parapet des murs. Lui et quelques-uns de ses camarades étaient montés sur les remparts, et devaient atteindre les portes afin de les ouvris pour le reste des troupes. Le guerrier haradrim s’accroupit et, d’un long revers de sa lance, faucha trois adversaires, qui furent promptement achevés par ses compagnons. Frappant du haut vers le bas, Nashrâ fracassa le crâne d’un quatrième soldat, puis enfonça la longue lame de sa lance dans le corps d’un cinquième. Le haradrim fit pivoter sa lance dans la direction des ennemis arrivant, puis projeta le cadavre d’un coup de pied sur ces derniers, qui furent grandement déstabilisés. Nashrâ décapita l’un d’entres eux, puis ouvrit une large faille béante dans le ventre de deux autres soldats à l’aide d’un long revers d’une main. Le haradrim emmenait l’assaut toujours plus profondément vers les portes. Ses camarades attaquaient avec la même férocité que lui, la victoire était proche, mais les hommes de l’ouest ne semblaient pas vouloir se rendre, ce qui faciliterait le passage de la compagnie. Nashrâ vit enfin la source de cet obstination : un capitaine flamboyant dans son uniforme exhortait ses hommes, et les encourageait. Nashrâ sauta directement du parapet, la lame de sa lance vers le bas, qui alla se ficher dans le crâne d’un soldat ennemi. Ses hommes s’occuperaient de prendre l’escalier pour descendre. Le capitaine vit un de ses hommes tomber près de lui. Il se tourna assez rapidement pour voir une tête voler dans sa direction. Il l’évita, et aperçut l’auteur de cette attaque. Un puissant guerrier haradrim s’était frayé un chemin vers lui. Poussant une grande clameur, le capitaine engagea le combat contre l’homme du Sud. L’épée du Gondor fut repoussée par la lame de la lance, et dut repousser la contre-attaque du haradrim, qui réitéra immédiatement, d’une longue estoc, qui fut écartée d’un revers du capitaine, qui manqua de décapiter le haradrim d’un coup droit, ce dernier s’étant reculé rapidement. Nashrâ se reposa quelques instants, puis se jeta de nouveau sur son adversaire : Le haradrim frappa puissamment du haut vers le bas, mais rata le capitaine qui se jeta sur le coté, au sol. Nashrâ tenta de l’embrocher à terre, mais ne fut pas assez rapide, et ne fit que planter sa lance dans le sol. Le capitaine se releva et attaqua, mais le haradrim s’appuya sur le manche de son arme fichée à terre, et envoya ses deux pieds dans l’estomac de son adversaire. Nashrâ dégagea son arme, et tailla le corps du capitaine d’un coup droit des deux mains, puis l’envoya au sol d’un revers. Voyant cela, les hommes du Gondor flanchèrent, ne se rendant pas, mais perdirent la hargne qu’ils avaient, ce qui permit aux haradrims de les vaincre facilement et d’ouvrir les porte.
Le combat de l’avant-poste, ajoutés à la rareté des vivres avait ramené le nombre des haradrims à moins d’une douzaine, mais après plus d’un mois de marche, les premières herbes flétries marquant le territoire du Royaume Magique d’Angmar se trouvaient sous les pieds de Nashrâ, ce dernier s’autorisa un sourire, masqué par le tissu de sa capuche…