Attention: je parle la première personne.
Le capitaine alla me voir alors que j´étais en train de méditer. Il me fit signaler que je n´avait toujours pas fait mon épreuve d´admission. Après m´avoir brièvement indiqué en quoi cela consistait et l´utilité (il ne doutait pas de ma puissance, mais il fallait que je prouve à tous que j´étais capable de me défendre), il me tint ces mots:
-Tu devras enlever ton armure et te séparer de ta lame. Pour ce moment la en tout cas. Ce serait trop simple sinon, ton armure doit être difficilement pénétrable.
Par ces mots je devinais aisément son intention: il s´agissait de savoir a quelle race j´appartenais.
-Très bien, je ferais comme tel. Mais pourrais-je porter d´autre vêtements?
-Aucune objection sur ce point la, tant que cela n´est ni arme ni armure, ni aucun objet pouvant aider dans la tâche.
-Très bien. Dans ce cas, où puis-je me changer?
Il m´indiqua alors une bâtisse assez éloignée du reste de la ville; après m´y être rendu, j´enleva mon armure pour la première fois depuis un long moment, et me reposa un peu. Je m´aperçut que des gens se dirigeait par ici, et je ferma porte et rideaux pour que nul ne puisse me voir. Puis je revêtis mes autres habits qui étaient dissimulés dans mon armure.
Lorsque j´entra d ans l´arène, il me fut évident que la capitaine était renfrogné, sans doute à cause du fait qu´il ne savait toujours pas ce que j´étais. J´avais en effet revêtir un ensemble d´habits comportant cape et capuche lui empêchant de voir quoi que ce soit d´autre que mes mains flétris et griffus. Et a en voir sa tête, cela ne l´aidait point.
Mes adversaires furent lâchés. Il ´agissait apparemment d´esclaves gondoriens à qui on avait rendu arme et armure. La tâche n´allait pas être si facile que je l´espérais, surtout sans ma lame.
L´un d´entre eux, le plus hardi, sans doute, se jeta sur moi en braillant et en gesticulant. Après m´être demandé s´il s´agissait de soldats ou bien de babouins armés d´épées, je me jeta sur le côté, évitant l´impact, puis lui planta mon épée dans la nuque en prenant soin de lui faire un croc-en-jambe afin qu´il soit sans défense.
Tout les autres se lancèrent à l´assaut. Je saisi l´épée du défunt, puis la lança avec force dans le tas. L´un d´eux s´écroula a terre, terrassé par la douleur, car j´avais bien visé un endroit assez douloureux. Puis je me jeta moi même sur eux.
Je donna un violent coup dans un bouclier en le faisant valser, puis je planta l´épée dans le coeur, arracha la sienne, et décapita un soldat à côté de moi. Je jeta le premier cadavre dans le tas, évitant ainsi une pluie de coups de lames, et je recula. Ensuite, je retourna a la charge, broyant le cou d´un soldat d´un simple coup de main. Habituellement, je tuais sur le cou, mais l´absence de mon armure me gênais. J´attaqua un autre adversaire, lui causant une hémorragie en lui plantant mes griffes dans les yeux, et je recula encore.
J´avais réussi à arracher une lance, et je pus ainsi recommencer l´attaque en parant les coups. Les adversaires se montraient plus brutaux que jamais, mais avaient en même temps peur, car je me plaisais à faire souffrir, ils le voyaient. J´empala quelqu´un avec la lance, puis arracha un bouclier avec lequel je sonnais es adversaires (une bonne chose: le bouclier et grand). Mais il m´arrivait parfois de me prendre des coups, même si ce n´était que des égratignures.
Plus que dix adversaires. Les autres sont morts ou agonisant. La tâche sera plus simple. Je propulsa mon bouclier comme un disque, coupant le souffle à certains (pourquoi ces soldats avaient des boucliers alors que j´ai toujours l´impression qu´ils ne s´en servent jamais?). Je chargea pour la quatrième fois et en mis cinq en pièces (ceux qui s´étaient pris le bouclier et ceux derrière). Mais je me retrouva encerclé.
Je ramassai un bouclier et je pus planer mon épée dans la foie d´un soldat, avant de manquer de me faire transpercer par un adversaire lâche. Ce fut lui qui connut ce sort. Plus que trois adversaires. J´ai alors arraché le bouclier d´un d´eux avant de lui broyer la nuque avec. Le second fut décapité. Quand au dernier, je lui taillada entièrement le corps en prenant soin ensuite d´arracher de son ventre tout ses organes.
Le capitaine vint vers moi et me dit:
-Non seulement tu es un puissant soldat, mais tu es cruel et impitoyable envers tes ennemis. Va, tu es accepté, en espérant que tu n´es pas de même avec tes alliés....