- Jill, qu´est-ce que tu fous ?! Ouvre cette porte !! Hurla Barry, paniqué.
- Mais...c´est verrouillé ! Lui dis-je.
Barry sortit un truc de sa poche et me le lança.
- Tiens, attrape !
Je refermais ma main sur l´objet qui arriva à proximité de mon visage. C´était un passe partout.
- Sert toi, de ça pour crocheter la serrure, en attendant le capitaine et moi utiliserons notre réserve de munitions pour te couvrir !
Sans plus attendre, je me mis au travail. Alors, comment on fait déjà ? Ah oui ! D´abord la pointe vers le haut, ensuite redescendre légèrement sur la droite, enfoncé la partie centrale ici, pivoter dans ce sens, et voilà le tour est joué !
- Jill ! Putain, accélérez le procesus ! Dit Wesker, qui ce vit dans l´obligation de geuler.
- C´est bon capitaine ! Lui dis-je d´un ton sûr.
Wesker tira encore quelques balles pour assurer sa protection et celle de Barry, avant de me rejoindre dans le gigantesque hall d´entré. Mais à mon grand étonnement, Chris n´était plus là !
Ils refermèrent brusquement la porte derrière eux, nous entendions les cognements répétés des créatures sanguinaires qui n´attendaient que le moment où nous ferions demi-tour.
Sans plus attendre, j´engageais la conversation par rapport à Chris :
- Capitaine, où est Chris ? Demandais-je à bout de souffle.
- Ecoutez Valentine, il se peut que dans ce métier vous perdiez des collègues, des amis ou bien...
- Vous voulez dire que Chris est mort ?
Wesker qui insiprais et expirais profondément pour reprendre son souffle, haussa les épaules et employa deux mots dont il avait l´habitude d´utiliser :
- Peut être.
Cette courte réponse me fit tomber à la renverse sur le carrelage du hall. C´était pire qu´un coup de poing. Je tournais la tête vers Barry qui semblait lui aussi, profondément touché.
- Allé, debout Valentine ! M´ordonna Wesker.
Barry m´aida à me relever quand soudain, un hurlement des plus coriace ce fit entendre dans toute la pièce. Il semblait provenir de l´endroit où deux portes se trouvaient sur notre gauche.
Nous nous métions tous les trois en positions de défense, nos flingues bien empoignés et attendions le moment où un autre bestiau s´apprêterait à nous attaquer. Mais à notre grande surprise rien ne se passa, il n´y eu plus aucun bruits, le silence restait ainsi.
- Allés voir ce qui c´est passé. Dit Wesker qui rabaissa son arme.
Et sans un mot, Barry et moi nous dirigions vers les deux portes où le cri de tout à l´heure c´était produit. Je tournais doucement une des poignées, je suais et suais encore en pensant douloureusement au mystère qu´il y avait derrière. Finalement, j´ouvrais d´un mouvement ferme et constatait...qu´il n´y avait rien !
Barry avança doucement, le pas hésitant, son revolver à la main. Une perle de sueur venait l´accompagné dans cet effrayant parcours. Je le suivais de très près, tout en oberservant la vue dégagée de cette gigantesque sale à manger. Sobre, originale, une longue table de bois vernie, munie d´une nape rouge, venait décorée l´endroit choisie par notre destin. C´était si froid que j´en oubliais quelques détails : il y avait un peu plus loin, une horloge qui parraissait très ancienne, mais lorsque l´on regardait de plus près, on pouvait y apercevoir quelques trucages, elle n´en restait pas moins d´une valeur inestimable. Une machine à écrire venait compléter l´environnement silencieux. Je la regardais de plus près, il y avait un ruban encreur et des feuilles vierges. Je tatais d´un doigt une des touches, elle avait l´air de marcher. Peut-être pourrais-je l´utiliser pour prendre quelques notes, et pourquoi pas même y écrire ce qui c´était passé. Juste au cas où nous viendrions à mourrir, auxquel cas des preuves écrites seraient là pour prévenir ce qui se passait ici. Oh, et puis, il y avait aussi des bougies posées proprement sur la table, elles étaient allumées.
Tiens encore autre chose que j´oubliais : la cheminée en briques, où un feu de bois crépitait et éclairait chacun de nos mouvements. Mais plus nous avançions et plus j´avais l´impressions de distinguer une autre horreur. C´est Barry qui alla voir cela le premier.
- Jill, tu devrais venir voir ça ! Me dit-il.
Ca grosse voix qui résonnait dans la salle, me fit sursauter. Je le rejoignais sans perdre un instant. La cheminée en brique blanche, qui s´accompagnait d´un doux feu de bois rassurant, venait s´ajouter le plat de résistance maccabélique : le sol macculé de sang, des traces de mains dont cette peinture naturelle rouge avait réussi à provoquer, il y avait aussi des tripes, des bouts de chairs arrachés, le tout présenté sur un carrelage blanc (maintenant rouge). Les organes gisaient jusqu´à une porte entre-ouverte, où une trainée de sang nous conduisait à la salle suivante. Apparemment, dans ce manoir nous n´étions pas plus en sécurité que dehors.