Comme toute tragédie, ce remake de "La mouche noir" de Kurt Neumann, nettement différent mais loin d´être inintéressant, raconte un destin exceptionnel qui pose des questions universelles. C´est aussi une histoire d´amour boulversante. Après avoir goûté au vertige de la lègerté (séquence somptueuse que celle,silencieuse, des exercices de gym improvisés) et de la toute puissance sexuelle, Seth Brundle assiste, effrayé, à la dégénération de son corps, à la chute de ses organes (conservés comme des reliques).
L´animalité contamine ensuite son esprit: il doit résister jusqu´au bout pour montrer à la femme aimée un semblant d´humanité. Mine d´or pour les psychanalistes,cette fable noire, médicale, entomologique, poétique et métaphysique, touche tous les points sensibles de notre âme, explore ses angoisses, en créant des cauchemards pénétrants parce qu´éminemment réalistes.
J´adore Cronenberg 