RESIDENT EVIL 4 ( jadore )
e jeu diffère beaucoup des autres épisodes de la série :
les décors ne sont plus fixes mais en 3D temps réel, la vue est une vue objective où le personnage principal est vu de dos, légèrement de côté.
Le jeu est maintenant davantage basé sur l'action et la maniabilité a été entièrement repensée à cette fin : elle est plus souple, permet un meilleur contrôle et une meilleure immersion. Dans certaines situations, un menu contextuel apparait afin de proposer des actions spéciales : monter à l'echelle, sauter par la fenêtre, donner un coup de pied, se cacher, sauter, etc. Ces actions se réalisent tous à partir d'un bouton unique, à la manière des Zelda en 3D ou de Shenmue. Des Quick Time Events (ou QTE) donnent un surcroît de dynamisme au jeu : afin de se sortir de certaines situations critiques (éviter un coup, s'enfuir etc.) le joueur doit presser rapidement une combinaison de touches affichée à l'écran. S'il échoue, l'issue de la séquence est généralement fatale.
La vue de dos autorise désormais le tir de précision et la localisation des dommages. Lorsqu'ils sont atteints sur une partie de leur corps, les ennemis réagissent de façon appropriée (touchés à la jambe, ils tombent etc.) ce qui permet de développer des stratégies de combat pour venir à bout d'ennemis tous très différents, notamment les boss, souvent spectaculaires.
Enfin, les temps de chargement à chaque passage de porte, marque de fabrique de la série, ont disparu au profit d'une action ininterrompue. Les décors se chargent en effet en continu, ce qui renforce encore le caractère immersif du jeu.
Le joueur dirige Leon Scott Kennedy, personnage déjà accessible dans Resident Evil 2 et centre de l'histoire de Resident Evil Gaiden, qui doit sauver la fille du président des États-Unis, Ashley Graham, qui a été enlevée et se retrouve détenue dans un sombre village de l'Espagne profonde. L'organisation qui la détient aurait trouvé un parasite appelé « Las Plagas », selon certains documents trouvés par Leon au cours de l'aventure. Ces parasites détourneraient la personne inoculée de sa volonté et la transformeraient en une sorte de marionette obéissant aux commandes des chefs de l'organisation : Bitores Mendez (chef du village Pueblo), Ramón Salazar (8e gouverneur du château du village Pueblo contrôlé par un culte religieux, « Los Illuminados ») et lord Osmund Saddler (maître en chef de la secte contrôlant toutes les personnes affectées par les « Las Plagas » tel que les chefs précédemment cités). Au cours de ses investigations, Leon trouvera Luis Sera, un mystérieux chercheur qui a collaboré avec la secte. Ce dernier semble en savoir plus qu'il ne veut bien l'admettre mais aidera Leon de temps à autre tout en collaborant avec un troisième groupe.
Le jeu se déroule en trois étapes bien distinctes.
* L'action commence dans un village espagnol, où l'on combat principalement des villageois atteints de démence (les Ganados). L'ambiance est celle d'un endroit insalubre, avec des vers, des cadavres, et où la saleté est omniprésente. On y rencontre un monstre marin énorme (Del lago , qui signifie Du lac), ainsi que « des êtres autrefois humains », El Gigante (Le géant), qui ressemble aux trolls du Seigneur des Anneaux et parfois des parasites hébergeant dans les Ganados . La fin de cette partie sera quand vous traverserez le pont , après avoir éliminé le premier boss : Bitores Mendez
* Le joueur se retrouve ensuite dans un château, où il est entouré de fanatiques psalmodiant continuellement (Zealots), de monstres de plus en plus puissants, à l'image du Garrador - « Homme avec griffes »), contrôlé par un Plagas dorsal ; l'ambiance est médiévale et les pièges nombreux. Le jeu est là moins violent, mais plus angoissant: on retrouve un peu de l'ambiance des premiers épisodes de la série. Quand vous réussirez à vaincre Salazar, la partie suivante se débloquera automatiquement .
* L'île. La troisième partie est de loin la plus oppressante, avec des ennemis nombreux et très puissants, notamment les angoissants Regeneradores — monstres obèses et horriblement silencieux, aux allures de zombies et aux membres régénérants — et leur évolution les Iron Maiden, du nom de la torture dite de la Vierge de fer (aucun rapport avec le groupe de Heavy Metal). Ambiance un peu commando, magnifiée lors du combat contre un Krauser fou et mégalomane (censé être mort deux ans plus tôt dans un accident d'hélicoptère) et lors du combat dans la base militaire avec un hélicoptère Américain en soutien de Leon. Une ambiance également de laboratoire par moments, où l'on découvre les innommables expériences des Illuminados.
'histoire du développement de Resident Evil 4 ressemble en quelque sorte à la tumultueuse histoire de Resident Evil 2 qui avait connu une première version non finalisée, nommée par les fans de la saga Resident Evil 1.5 avant d'être totalement remise à zéro pour devenir la version que l'on connaît aujourd'hui.
En ce qui concerne Resident Evil 4, il n'y a pas eu une version très différente avant de sortir sur le marché mais en fait quatre (voire cinq) autres ! Le jeu a mis plus de quatre ans à aboutir et ce n'est que la cinquième version du jeu qui a été retenue par l'équipe du développement.
L'objectif était clair : Resident Evil 4 ne devait pas ressembler aux précédents épisodes de Resident Evil.