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antoine bairton
Toute polémique sur d'éventuelles questions de racisme mise à part, Resident Evil 5 nous est apparu dans toute son horreur. Et comme il se doit, nous avons adoré ce que nous avons vu, petits ... que nous sommes... Mais, entre coups de feu et coups de soleil, quelques réserves demeurent.
"Bienvenue en Afrique !" Cette phrase entendue dans les toutes dernières secondes du trailer du prochain Resident Evil, mis récemment à disposition par Capcom, a au moins l'avantage de planter le décor. Comme on avait pu le pressentir dans Code Veronica, c'est autour du berceau de l'Humanité que tournera le scénario de RE5. C'est là que Chris Redfield viendra chercher l'origine du virus qui transforme tous ceux qu'il touche en zombis affamés de chair humaine. Vous avez bien lu et nous pouvons vous le confirmer, le héros du premier Resident Evil et de Resident Evil : Code Veronica fera son grand come-back avec cet opus. Et si c'est essentiellement lui qu'on dirigera dans RE5, précisons qu'il devrait être rejoint par son pendant féminin bien qu'on n'ait pratiquement pas vu ce personnage-ci en action durant le Captivate '08, l'événement organisé par Capcom pour présenter un panorama de ses futurs jeux à la presse.
La caméra à l'épaule est en passe de devenir incontournable dans la série.
Tout a débuté par la traditionnelle profession de foi durant laquelle les développeurs présents ont fait le point sur la philosophie de leur travail et leurs intentions sur ce prochain opus. On nous a promis par exemple plus d'action et de phases de furtivité que dans Resident Evil 4. Ça fait toujours plaisir à entendre même si cela ne mange pas de pain. Après ces belles paroles, la session de jeu à proprement parler s'est cantonnée à la visite guidée d'un niveau intervenant pratiquement au début du jeu. Chris Redfield s'y retrouve dans une cabane rapidement assaillie par des hordes de vérolés pas sympathiques du tout. Ceux-ci débarquent de tout côté : par les portes et en montant sur le toit pour finir par le faire s'écrouler, tomber dans la pièce et ainsi atteindre le héros presque par surprise. Armé d'un simple pistolet et d'une machette, Redfield fait tout ce qu'il peut pour juguler les vagues d'ennemis successives mais on sent bien que les circonstances jouent contre lui. Rebondissement inattendu : un mur de la cabane est abattu. Problème : il a été pulvérisé par un géant, dont le visage est recouvert d'un sac en toile de jute, maniant une énorme hache rougie de sang. La musique déjà bien angoissante gagne en basse et en rythme pour devenir oppressante. Le message est clair : on vient de sonner la récré, il est temps d'aller jouer dehors.
S.O.S Urgence Kiss Cool, parlez après le bip.
Dès que le personnage fait deux pas à l'extérieur, l'image est écrasée par la lumière que génère le soleil africain. Cela demeure très joli. On pourrait même dire que les développeurs font sortir leurs tripes aux consoles nouvelle génération (la présentation s'est déroulé sur la version Xbox 360). A l'écran, les dominantes très claires font la chasse aux zones d'ombre et réduisent celles-ci pratiquement à néant. Resident Evil 5 sera-t-il le premier titre auquel il faudra jouer en portant des lunettes de soleil devant sa télé ? Peut-être... En tout cas l'effet est réussi et on sentirait presque la chaleur suffocante qui règne dans ce village. Sans se préoccuper de la météo, Chris Redfield continue de tenter d'échapper aux zombis et surtout s'évertue à éviter la hache dévastatrice du plus impressionnant d'entre eux. Comme on y est habitué depuis Nemesis, ce nouveau boss ne semble pas craindre grand-chose. Il vacille a peine quand le héros lui tire une salve du pistolet-mitrailleur qu'il vient de récupérer. Les grenades, de leur côté, semblent quand même lui poser davantage de problème : elles le sonnent l'espace de quelques secondes alors qu'elles font un carnage dans les rangs de ses congénères plus modestes. La belle affaire ! Même chose pour les bidons d'essence que Chris, profitant de la gestion des éléments destructibles du décor, ne manque jamais d'enflammer en tirant dessus. Les "petits" zombis finissent en tartares flambés mais le premier de la classe, s'il ressent bien les brûlures et ne semble pas apprécier, finit toujours par reprendre sa marche inexorable vers Redfield. Il paraît qu'il existe un moyen de s'en débarrasser -c'est à espérer...- mais, comme de bien entendu, les membres de l'équipe de développement ont refusé de le révéler. On en découvrira sûrement davantage lors du prochain E3 où ils seront présents.
Va donc hé, chien de l'Enfer.
Sachez quand même que, pour les développeurs, l'idée est de créer une vraie différence entre les phases se déroulant en intérieur et celles ayant lieu en extérieur. Les premières sont conçues pour distiller une certaine angoisse tandis que les secondes seront davantage orientées action. A nouveau, nous ne pouvons que les croire et espérer que ces intentions intéressantes seront suivies de faits dans la version finale du jeu. Mais, encore une fois, la grosse info qu'il faut ressortir de cette présentation, c'est que le graphisme de RE5 va vraiment marquer les esprits. Faisons court : ce que vous avez vu dans les bandes-annonces est vraiment tiré du jeu. De plus, le rendu bénéficiera d'une profondeur de champ très respectable ce qui est un gros avantage pour un titre qui base une grosse partie de son principe sur des niveaux en extérieur. Franchement, quand Redfield est parvenu sur les toits du village pour échapper à ses ennemis et que le développeur a fait faire un tour d'horizon à la caméra, nous avons immédiatement pensé à Assassin's Creed. En la matière, on peut difficilement souhaiter mieux comme référence.
Une love story au pays des morts ?
Précisons enfin que ce titre qui devrait enfin faire toute la lumière sur les origines du virus (ce sont les développeurs qui l'ont promis) est prévu pour sortir durant l'année fiscale 2008/2009. En clair, cela signifie qu'on devrait le voir arriver avant le 31 mars 2009. Et si dans l'ensemble nous sommes plutôt satisfaits de ce que nous avons pu voir du jeu, nous aurions quand même un petit reproche à formuler. Cela concerne la démarche des zombis, toujours aussi robotique. En voir un faire un petit pas chassé dès les premières minutes passées dans le niveau de la cabane afin d'échapper aux tirs de Chris Redfield nous a fait remonter en mémoire la chorégraphie des compagnons de Michael Jackson dans Thriller. On aurait préféré éviter cela... La bonne nouvelle, c'est qu'il reste encore du temps pour faire de ces morts-vivants des prédateurs dignes de ce nom qui pourront compter sur autre chose que leur nombre déjà impressionnant pour nous faire frissonner. A suivre... avec un énorme intérêt en ce qui nous concerne.
Jihem
Capcom a profité de l'E3 2008 pour montrer de nouveau son Resident Evil 5. L'expérience est encore une fois très jouissive et permet même de faire connaissance avec Sheva, le personnage féminin du jeu.
Si vous avez suivi l'actualité autour de Resident Evil 5, vous avez certainement lu notre aperçu du jeu publié le mois dernier. Nous vous y racontions nos premières sensations sur ce jeu d'action peuplé de zombies. Le salon de l'E3 de cette année nous a permis de reprendre le pad et de repartir en Afrique, terre d'accueil de ce cinquième volet de la franchise. Deux niveaux de jeu étaient montrés dont un strictement similaire à celui que nous avions déjà parcouru il y a un mois. Nous avons ainsi retrouvé Chris Redfield enfermé dans sa cabane entourée de villageois en mutation. La grosse différence, c'est que Chris n'était plus tout seul dans la maison, mais en compagnie de la jolie Sheva, nouveau personnage féminin récemment dévoilé. Sheva se révèle être une aide précieuse. Fine gâchette, elle abattra comme une grande son quota de zombies et viendra vous prêter main forte si vous ne vous en sortez pas. Que ce soit par un tir bien placé ou par l'application de quelques soins, vous pouvez compter sur elle pour veiller sur vous. En retour, vous devrez aussi garder un oeil sur elle en sachant que si elle vient à mourir, vous serez aussi sanctionné par un game over.
Sheva ne se laisse jamais faire.
Dans ce niveau, Redfield et Sheva se retrouvent donc au beau milieu d'un groupe de villageois très en colère. A force de persévérance et de précision, les deux héros parviendront à se frayer un chemin à l'extérieur. Mais leurs soucis sont loin d'être terminés puisque le géant armé d'une hache de la dernière fois est encore là à les attendre. Ce colosse cagoulé est une brute à la peau épaisse. Vous pourrez le toucher et le retarder un peu, mais pas l'abattre aussi facilement que prévu. Même à deux. Un soutien aérien viendra heureusement vous tirer de ce mauvais pas, mais il faudra tout de même vous démener pour gagner du temps avant la pluie de missiles.
Voici le duo qu'il faudra diriger en mode 2 joueurs.
La seconde partie de la démo de l'E3 avait pour but de mettre en avant la coopération entre Chris et Sheva. Bloqués dans un immeuble (décidément), Chris doit lancer son amie sur le toit d'en face pour qu'elle puisse descendre et déverrouiller le premier bâtiment. Bien sûr, Sheva se retrouve propulsée dans un immeuble infesté de zombies. Chris doit donc l'aider de sa position et tirer de loin sur les ennemis en rut. Lorsque tous les zombies seront à terre, Sheva pourra venir libérer Chris. Ce passage illustre parfaitement la coopération entre les deux personnages et ouvre la porte à l'une des grandes nouveautés de ce volet : le multijoueur. Il est en effet possible de jouer à deux en contrôlant chacun un personnage. Le second joueur peut rentrer et sortir de la partie assez facilement. L'entraide entre les deux est toujours une nécessité de même que l'échange d'objets pour répondre à n'importe quelle situation. Pour le reste, la formule reste très proche de Resident Evil 4 avec une approche largement tournée vers l'action. Resident Evil 5 sortira le 13 mars 2009 sur PS3 et Xbox 360. Ce sera d'ailleurs la première excursion de la série sur une console de Microsoft.
Logan
Le Tokyo Game Show 2008 aura été l'occasion de toucher à nouveau à Resident Evil 5, le premier épisode de la saga à franchir les frontières de la New Gen. Si deux niveaux étaient proposés, cette passe d'armes aura également été utile pour voir de quoi est faite la nouvelle jouabilité dont on nous parle depuis quelques temps. Comme vous le verrez, si cette dernière n'a rien de révolutionnaire, elle constitue malgré tout un bon moyen de contenter le plus de monde possible.
C'est à coups de trailers bien sentis que Capcom mettait en avant son prochain killer 'ap au TGS. Si on avait même parfois l'impression d'en voir un peu trop, certaines images évoquant clairement la fin du jeu, comment rabrouer la société japonaise dans le sens où lesdites vidéos avaient tout pour contenter le fanboy de la série. Logiquement, nous en attendions tout autant de la démo qui nous aura permis de passer un peu plus de 30 minutes, entre les versions PS3 et Xbox 360. A ce sujet, autant dire que la jouabilité est la même sur les deux machines, les seules différences notables entre les deux supports intervenant au niveau de l'aliasing, plus présent sur la machine de Sony. Pour le reste, on pouvait donc choisir entre deux stages, tous deux à l'intérieur d'une sorte de favelas mais dont l'architecture était bien évidemment différente.
A cinq contre un, ce n'est vraiment plus du jeu les mecs !
D'ailleurs, autant commencer par l'aspect graphique qui impressionnait finalement moins que dans une vidéo bien montée. Il va sans dire que cela était principalement dû au fait que les environnements n'étaient pas les plus beaux du jeu qui nous propulsera dans des villes du tiers-monde, des déserts arides, des complexes high-tech ou bien encore un temple enfoui sous la Terre, peuplé de simili guerriers mayas, évoquant par moments un des décors de Resident Evil 4. A ce sujet, comment ne pas évoquer les très (trop) nombreuses similitudes entre les deux titres ? Presque choquant par moment même si on espère au bout du compte que cet épisode gardera un semblant d'émancipation avec ses pairs autrement que via le lieu de son action. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, rappelons brièvement qu'Albert Wesker signera ici son grand retour tout comme la société Umbrella à travers des reliques du passé dont une nouvelle société s'est fait la détentrice. Bref, pas de quoi sauter au plafond concernant l'aspect scénaristique même si les cinématiques, orchestrées par un studio américain, promettent de décrocher la rétine.
Les nouvelles méthodes employées pour sanctionner les excès de vitesse sont sévères.
A propos du gameplay, la plus grosse nouveauté reste le choix entre les modes Normal ou Shooter. Cependant, avouons que les différences sont minimes. En somme, outre des combinaisons de touches pour recharger ou les boutons utilisés pour tirer, la principale variante se situe au niveau des déplacements. Ainsi, en mode Normal, vous dirigez Chris uniquement avec le stick gauche, le droit étant utilisé pour bouger le viseur lorsqu'on tire sur un ennemi. En mode Shooter par contre, le stick gauche sert à faire avancer ou reculer Chris alors que le droit lui permet de tourner ou de straffer. Pour avoir joué dans les deux modes, le Shooter offre tout de même une plus grande souplesse de mouvements même si il faudra un temps d'adaptation pour s'y faire. Ceci dit, les réactions du personnage étant plus rapides, on sera d'autant plus efficace face à l'ennemi, surtout lorsqu'on se retrouve encerclé. Et croyez-moi, vous vous retrouverez vite entourés de villageois infectés ou de pseudo-boss armés d'une tronçonneuse ou d'un marteau géant à même de détruire un décor entier.
Techniquement, Resident Evil 5 va nous en mettre plein la vue.
Sur la question de l'action, Capcom a placé la barre assez haut. Alors oui, on retrouve ici aussi des copier/coller de scènes de Resident Evil 4 (la séquence de la prise d'assaut de la maisonnette étant reprise à l'identique dans RE 5, bloquage de fenêtres avec des étagères compris) mais on oublie vite cet état de faits. Il est malgré tout assez étonnant de retrouver des éléments de Resident Evil Zero synonyme ici-bas de partenaire avec qui il faudra parfois interagir. De fait, à des endroits précis, vous pourrez choisir d'aider la damoiselle Sheva en lui permettant d'effectuer un saut ou de grimper à des endroits en hauteur comme c'était le cas avec Ashley dans RE 4. Vous devrez aussi constamment vous entraider, en vous échangeant des armes, des munitions, des sprays, etc. Pour se faire, vous n'aurez qu'à appuyer sur un bouton pour faire venir la dame puis à transférer vos objets d'un inventaire à l'autre. En parlant de ça, notez que les mallettes de RE 4 ont été délaissées au profit de l'ancien système. Du coup, une mitraillette prend autant de place qu'une herbe. Peu crédible mais plus confortable pour le joueur. Enfin, à l'instar de Gears of War, si votre partenaire est mis à mal par un ennemi, vous aurez quelques secondes pour lui porter secours en lui faisant une piqûre d'adrénaline, ceci évitant alors sa mort et un fâcheux game over. Pour le peu que nous en avons vu, les réactions de Sheva étaient bonnes, à l'inverse de celles des ennemis qui étaient extrêmement lentes, ceci nous permettant de nous tirer de pas mal de faux pas. Toutefois, ceci était sûrement dû au niveau de difficulté non paramétrable de la démo. A par ça, rien d'autre à signaler, à commencer par l'idée de la déshydratation qui semble a priori avoir complètement disparu. Au final, on évitera de trop encenser ou fustiger ce Resident Evil qui bien que choisissant des sentiers déjà explorés devrait en avoir suffisamment sous le capot pour s'attirer les bonnes grâces des fans