Après avoir discuté longuement (et c´est peu dire) avec Saika et profiter de son expérience concernant les fictions, je peux aujourd´hui vous présenter la nouvelle version de "S.T.A.R.S. After the Suspension" sous le nom de "Prix de l´incompétence". Quelques modifications scénaristiques ont été apportées et les textes totalement repensés.
Bonne lecture !
Easter Egg caché quelque part...
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Chapitre 1
25 Septembre, 6h00, appartement de Jill
Il est six heures du matin. Je suis dans mon lit et j´ai du mal à me réveiller après la nuit que j´ai passée dans ce bar proche du commissariat. J´y étais déjà allée une fois après le boulot pour siroter une bière avec Barry. Mais hier soir c´était différent; j´ai rencontré un homme dans le bus. Il s´appelle Smith. Cet homme m´a entraînée dans le bar sans que je puisse refuser vu que je le trouve mignon. Il me plait, mais je sais très bien que je ne pourrai jamais concilier un homme, mon travail et les enquêtes personnelles que je mène sur Umbrella. Il était presque vingt heures quand nous sommes entrés. Nous avons bu quelques bières et nous avons discuté pendant un moment. Il était minuit quand il a décidé de rentrer chez lui. Smith m´a donné son numéro mais je ne sais pas quoi en faire. J´avais besoin de respirer après avoir senti l´odeur de cigarettes toute une soirée. Sur le chemin, un clochard m´a accostée.
- M´dame ! Une petite pièce s´il vous plaît, débuta-t-il.
- De quoi ? répondis-je.
- J´voudrais une pièce pour m´acheter de quoi manger.
- Et quoi encore...
Il m´attrapa au bras gauche. Aussitôt, ma main droite alla chercher le manche de mon Beretta. Les yeux de l´homme s´ouvrirent en grand puis il me lâcha en une fraction de seconde. Prenant peur, il se mit à courir et faillit tomber. Il tourna au coin de la rue en direction du commissariat.
Sur ces pensées, j´ai ensuite regagné mon appartement au plus vite, oubliant Smith. Ce matin, Irons nous a convoqués. Nous ne sommes plus que trois agents S.T.A.R.S. apparemment encore en vie à Raccoon. Chris, Barry et moi-même. On a du mal à imaginer que tous nos camarades sont morts dévorés dans ce manoir. Rebecca quant à elle doit avoir explosé avec la baraque, accompagnée de Wesker. Morte à dix-huit ans, quelle horreur. J´ai encore des visions des corps en putréfaction sur le sol boisé du manoir. Je tourne la tête vers mon réveil, celai fait quinze minutes que je suis perdue dans mes pensées. Je dois être là-bas à sept heures. Il me reste 45 minutes pour me doucher, passer chez Emmy pour acheter les donnuts et faire le plein. La douche, cinq minutes en étant rapide, m´habiller, cinq minutes aussi, passer chez Emmy, vingt minutes, faire le plein et aller jusqu´au commissariat, dix minutes. Au total, quarante bonnes minutes en me pressant. Ça va être difficile.
J´arrive devant la porte du bureau du chef. Deux minutes de retard. J´entre et... Chris et Barry sont déjà là. Chris cherche dans son gilet un briquet ou une boîte d´allumettes. Il les trouve puis allume une cigarette. Barry lui, boit un café. Il n´est pas au mieux de sa forme depuis l´opération du manoir. Irons a l´air quant à lui plutôt fâché.
- Valentine ? Vous êtes en retard. Vous et la ponctualité ça fait deux, commence-t-il.
Rapidement, je cherche une excuse, mais rien ne me vient à l´esprit si ce n´est les donnuts. Mes joues rougissaient. Autant ne pas trop l´énerver avec une réplique stupide, je ferais mieux de me taire.
- M´enfin, peu importe dorénavant... continue-t-il comme s´il parlait seul.
- Vous êtes réunis ici car j´ai une nouvelle qui vous concerne.
L´ambiance est tendue.
- Souvenez-vous du manoir Spencer. Vous avez perdu de nombreux agents là-bas. De plus, vous n´avez apporté aucun élément décisif dans l´enquête sur les meurtres non élucidés.
Il prend un dossier au hasard puis l´ouvre et fouille quelques secondes.
- Après avoir relu vos rapports, j´ai remarqué que vous y faites état à plusieurs reprises de "zombies", "cannibales" ou encore "chiens mutants". Pensez-vous franchement que la police peut croire cela ?
Barry lance un regard à Chris qui me le renvoie.
- Burton... Vous accusez Wesker de trahison dans votre rapport. Encore une dénonciation calomnieuse.
Irons avait jeté un regard noir à Barry quand il avait dit ça et, d´après la tête de Barry, il se fiche d´avoir l´avis d´un chef fainéant qui n´était même pas sur les lieux.
- Après votre apparente incompétence, j´ai pris la décision de vous suspendre de vos fonctions. Vous n´avez plus rien à faire ici. Remettez-moi vos plaques. La réunion générale a été avancée au 28 septembre à neuf heures précises, dit Irons en se tournant vers moi.
- Amenez vos armes à la réunion. Un seul d´entre vous gardera son emploi de S.T.A.R.S.. Vous pouvez quitter la pièce.
Je me retourne sans demander mon reste et sors la première. Je fonce dans la cour de l´immeuble pour me changer les idées. Je passe la grille sans faire attention à la refermer et je vais m´asseoir sur le banc le plus proche. Je pose mes coudes sur mes genoux et prend mon visage entre mes mains. Je sens que quelqu´un s´asseye à mes côtés puis me serre contre lui. Je reconnais les bras de Barry...
Nous restons quelques minutes ainsi, sans qu´aucun bruit à part le gazouillis des oiseaux ne vienne nous déranger.
- Jill ? Tout va bien ?
- Oui, oui... Ne t´en fais pas...
- Tu veux aller vider quelques chargeurs ?
- Chez Kendo ? Si tu veux...
J´ai commandé des armes et des munitions il n´y a pas longtemps. Je les ai payées sur le compte de la police. Je me lève et Barry en fait de même. Il commence à marcher puis se retourne pour me regarder. Faisant de même, je me mets à ses côtés et marche. On arrive enfin devant la porte de Kendo après plusieurs minutes de balade. Barry m´ouvre la porte puis j´entre en saluant Kendo.
- Salut Kendo, comment ça va ?
- Ça fait si longtemps Jill ! Moi ça va, sauf si on exclut les bruits de détonation des nouveaux Beretta en arrière-salle, répond-il un sourire accroché au lèvres.
- J´ai reçu ta commande hier, j´ai été débordé et j´ai pas pu appeler...
- T´en fais pas, c´est rien, un jour de plus ou de moins.
Il se retourne et va farfouiller dans un placard. Il en ressort avec deux boîtes métalliques et les examine.
- Samouraï Edge, M4 et munitions ?
Je m´approche du comptoir et ouvre les boîtes d´une main fébrile. D´abord j´ouvre la boîte du Edge. Je m´émerveille en voyant cette crosse chromée et ce canon si imposant. C´est le même qu´utilisait Barry avant d´acheter son Magnum. Malgré ça, plusieurs améliorations techniques sont au rendez-vous ; un recul moins important, une plus grande cadence de tir, un nouveau canon, une culasse plus légère et un chargeur plus imposant pour une meilleure répartition du poids dans l´arme.
La deuxième arme, un puissant M4 accompagné d´une lunette de visée et d´un laser. Une arme conventionnelle, aucune modification. Barry s´est approché de moi et admire les armes, tel un enfant devant un camion de pompier. Il a quand même pris la peine de saluer Kendo en entrant.
- Je peux les essayer ? dis-je à l´armurier.
- Bien sûr, combien de chargeurs par arme ?
- Trois.
- Et moi je prendrai trente balles de Magnum, dit Barry.
- Cadeau de la maison ! s´exclame Kendo.
Je prends les boîtes d´armes et je commence à marcher vers l´arrière pièce. Barry me suit de près, avec les chargeurs. Cela fait depuis le manoir Spencer que je n´ai plus tiré...
Du côté de Chris...
Je descends les escaliers et me retrouve dans la salle de réunion dans laquelle, dans trois jours, nous serons confrontés à Irons et à son verdict. Un bonhomme en train de planter une affiche sur le panneau d´affichage m´attire l´oeil quand j´entre. Je ne suis pas encore allé lire de quoi il s´agissait. D´ailleurs je ferais bien d´aller voir avant que tous ceux qui sont là envahissent le tableau. Je prends mon élan et me poste devant le tableau.
- De quoi est-ce que ça parle...
! Annonce du chef Brian Irons !
A partir d´aujourd´hui, les STARS sont sous suspension. Dix à douze agents de la police seront sélectionnés pour les remplacer. Les bureaux des membres seront vidés le 28. Veuillez ne plus donner aucune autorité aux membres de l´escouade. Vous êtes priés de vous rendre dans le hall pour de plus amples informations quant aux identités des dix à douze nouvelles recrues. Merci de votre travail, à bientôt, le chef Irons.
- Connard...
L´injure est partie toute seule et mon poing est tellement serré que je ne sens plus le sang circuler. Je me mets à courir jusqu´à la porte. C´est à la limite de la défoncer que je la passe. Je cherche depuis un moment mon paquet d´allumettes sans le retrouver.
"Dans le bureau d´Irons..."
Je me demande ce qu´il peut bien y faire. Une fois devant la porte, je m´arrête et l´entends parler à travers le mur.
- Quand ça ?. ..
Il est au téléphone.
- Le 28 ?. .. Tout a déjà été planifié... Bien monsieur... Au revoir monsieur...
Qui était au bout de la ligne ? Le 28, le jour de la réunion principale. Nous devons être vigilants. Je dois prévenir Jill avant que quelque chose n´arrive. Je quitte le bâtiment et je m´assieds sur un banc proche. J´appelle Jill. Aucune réponse. Où est-elle ? Soudain, j´entends un grognement étrange. Comme ceux des chiens mutants rencontrés dans le manoir Spencer.
Je me mets à marcher en direction de l´arrêt de bus, une légère brise sur mon visage. Rien de bien méchant, mais le froid est là. J´arrive devant le bus. Il s´apprête à partir sans moi. Je monte et prends place aux côtés d´une jeune femme en manteau, un bonnet sur la tête. Elle me rappelle quelqu´un, mais qui ?
- Bonjour madame.
- Salut Chris.
- Comment connaissez-vous mon nom ?!
Je suis légèrement choqué mais en même temps, je sens qu´elle ne m´est pas inconnue. Sa voix, je l´ai déjà entendue; solide et sûre d´elle. Son visage n´est pas visible.
- On se connaît, dit-elle.
- Comment ça ?
Elle ôte son bonnet puis se tourne vers moi, son visage enfin visible. Il s´agit de...
- Rebecca ?
- Oui.
- Je te croyais...
- Morte ? Officiellement, oui, mais je suis bien là et j´agis dans l´ombre.
- Mais pourquoi ne pas travailler à découvert ?
- Tu crois que c´est aussi simple ? Wesker me croît morte, autant qu´il soit conforté dans son idée. Ce n´est pas simple de vivre dans l´ombre du monde, d´enquêter sans laisser de traces.
Elle est solide, c´est vrai. Elle ne bronche pas et son ton était resté régulier quand elle a dit ça.
- Tu vas où comme ça ? me demande la jeune femme.
- Je rentre chez moi, et je pense que tu m´accompagnes ?
Elle ne répond pas mais me fait signe de me lever, nous sommes arrivés devant l´immeuble. Nous avons gravi les escaliers pour enfin arriver au troisième étage. J´ouvre la porte après l´avoir déverrouillée.
- Tu veux quelque chose ? lui proposais-je.
- Un chocolat chaud s´il te plaît.
Je ne réalise pas bien qu´elle est là, devant moi, se tenant droite dans mon appartement. Comment a-t-elle pu survivre a une telle explosion ? Encore une question à laquelle je ne peux pas répondre à l´heure actuelle. Tant de mystères qui planent sur cette affaire de S.T.A.R.S. et le manoir. Elle est en train d´examiner l´appartement. Elle avance dans le couloir principal; sur la gauche, une porte donnant sur une grande pièce, apparemment la chambre, sur la droite du couloir, deux portes, la salle de bain et la cuisine en deuxième position. En face du couloir, une autre porte donnant sur une pièce servant de bureau. Une grande vitrine abrite également une collection de leurres. A la hauteur de cette porte, le couloir tourne à gauche et donne sur un grand salon, dont le plafond est surélevé. Une grande cheminée, un comptoir et derrière, des bouteilles d´alcool fort à moitié vides. Deux longs sofas, une table basse ainsi qu´un troisième petit sofa, un pouf et un large écran plat. Un appartement dans lequel il fait bon vivre.
Elle a disparu de ma vue mais je sais qu´elle ne fera rien. Elle n´est jamais venue chez moi, et elle n´est pas stupide au point de faire une bêtise. Une tasse dans chaque main, je me rends dans le salon. Elle s´est assise sur un des grands sofas. Je dépose sa tasse sur la table basse puis je m´installe sur le pouf.
- Alors ? Qu´est-ce que tu fais encore à Raccoon ? Tu aurais pu t´en aller ?
- Je suis restée pour enquêter sur Wesker et Umbrella. Je sais des choses sur la police et ses liaisons avec l´entreprise...
(C´est Wang et Sothon Sama sous un autre pseudo)
Lisible, cool, avec de l´intrigue, mieux rédigé que précédement. Continue comme ça.
Oui pas mal c´est bien penser continue ![]()
ouais j´ai lu...alors c´est pas mal mais toi tu critique mon texte alors que t´as deux coms...Jte dit c´est bien ce que tu fais mais arrête de dire que ce que je fais est nul...
Y avait un autre topic avant, j´ai demandé la supression pour refaire les chapitres. Je dis pas que c´est nul, c´est juste quelques erreurs que j´ai citées dans ton topic.
![]()
je voulait pas critiqué en parlant des deux coms mais j´avais juste mal pris ce que t´avais dit ( documentaire sur la loutre par exemple )
Lol c´était de l´humour.
Je continue sûrement la fic dans la journée.
J´ai décidé que je lirai seulement si c´est moi qui trouve la réponse à l´énigme en cours.
Lol ! Un indice plus explicite à la prochaine page.
tres bie la fic . le senario tien la route . en attendant la suite bon courage
Ecrit un livre a la harry potter mdr ![]()
Lol c´est que de l´amateur, c´est pas assez talentueux pour être édité. ![]()
J´ai commencé le prochain chapitre.
Cette fic est un bide, CQFD
Lol je plaisante, mais dépêche-toi pour le deuxième chapitre. (S)
C´est bon, j´en suis à la moitié, je finis dans l´aprèm.
Chapitre 2
25 Septembre, 9h34, salle de tir chez Kendo
Je pousse la porte quand soudain un frisson me prend. Rien que la pensée de tirer me procure une excitation et en même temps un doute. Suis-je encore une bonne tireuse ? Tel est la question qui me tracasse. J´arrive près des box de tir. En tout, il y en a quatre identiques, tous formés d´une tablette pour poser les munitions et les armes, un crochet avec des caches oreilles et quelques boîtes de munitions entamées. Je dépose les armes et aide Barry avec les munitions. Je prends celles qui m´appartiennent et me retourne. Il se place dans le box 2 et moi dans le 3. A partir de maintenant, nous ne nous voyons plus. J´entends qu´il charge son magnum d´une main sûre vu la rapidité dont il fait preuve. J´ouvre la boîte du Samouraï Edge et sors le chargeur. Il est plein, quinze balles. J´ôte la sécurité puis le lève. Un système de visée normal ; une rayure blanche sur le guidon, à aligner avec les deux parties de la hausse. Je l´abaisse et met les caches oreilles. Je le reprends puis vise. Je mets le doigt sur la gâchette, puis, au moment de tirer, le coup de feu de Barry me surprend. Un autre, puis encore un... Je me mets à mon tour à tirer dans l´abdomen de l´homme en papier. Première détonation. L´arme tressaute dans mes mains avec un recul impressionnant. Je continue de tirer, puis arrive au bout du chargeur. Je n´appelle pas la cible tout de suite et change de chargeur. Je vise à nouveau mais cette fois dans la tête. Je vide le chargeur. J´appelle maintenant la cible. Sur trente balles, quinze entassées sur la ceinture abdominales, 12 autres dans la tête et 3 de justesse hors de la tête. Pendant que j´examine les impacts de balle, une autre cible prend la place de la précédente. Je plie la cible en quatre puis recharge mon arme. Pour des premiers tirs, c´est plutôt pas mal. Cette arme est fantastique. Je range la cible puis tire encore. Une fois le chargeur vide, j´appelle la cible. Quinze balles dans la tête. Je suis pas si mauvaise après tout. Je n´ai plus envie de tirer et je repose les caches oreilles. Il me reste : trois chargeurs de Samouraï Edge vides, trois de M4 pleins et un autre de Samouraï Edge plein. Je commence à ranger les armes dans leur étui en regardant les boîtes de 9mm. Après tout, qui remarquerait qu´une boîte a disparu ? J´en emporte une avec moi. C´est dans les gênes, mon père était voleur, et moi je suis la reine des crocheteuses. Barry semble lui aussi prêt à partir.
- Tu as gardé des chargeurs au cas où ? demande-t-il.
- Bien sûr... On part ? sans rien lui dire de la boîte volée.
- D´accord.
Nous quittons la pièce et saluons Kendo avant de retrouver l´air frais.
- Tu viens chez moi ? demande-je.
- Si tu veux. Je commence à avoir faim. Tu as à manger chez toi ?
- Bien sûr, lui réponds-je sans en être vraiment sûre.
Nous nous mettons en route.
Arrivés devant l´immeuble, nous entendons des grognements, semblables à ceux des chiens mutants rencontrés dans le manoir. L´angoisse commence à me prendre.
- Barry, t´as entendu ça ?
- Oui, très bien...
Je voudrais ne pas l´avoir entendu mais il semble que quelque chose nous guette.
Un frétillement de buisson tout proche. Nous entendons également une poubelle tomber au loin. Le buisson frétille de nouveau. Il est à cinq mètres de nous. Je vois Barry dégainer son arme. Il se met à marcher en direction de l´arbrisseau. Je veux en faire de même mais il me fait signe de rester à ma place. Je dégaine mon arme en regardant alternativement Barry et le buisson. Une puissante ombre canine saute soudain du feuillage en grognant. D´un réflexe j´esquive l´assaut. Il a failli m´attraper au bras. Barry tire une fois mais loupe sa cible. Il semble plus agile que ceux rencontrés dans le manoir. Le chien se met à courir dans la direction de Barry. Je lève mon arme puis fais feu à trois reprises. L´ombre s´écroule sous l´impact des balles puis se relève, apparemment bien atteint. Barry lui tire dessus encore une fois. L´animal déchaîné meurt. Tout s´est passé si vite que j´en ai oublié les précautions de sécurité. C´est un doberman, mais il a perdu énormément de chair. Plus que les autres que j´ai vu. Barry le regarde d´un air anxieux.
- C´est reparti pour un tour... dit-il.
Je ne peux pas y croire. Non. Nous avons tout fait explosé avec le manoir Spencer, ça ne se peut pas. A moins que... ; les cerbères qui nous avaient coursés et nous avaient obligés à nous replier dans ce fichu manoir.
- Allez, il faut se mettre à l´abri. Montons chez toi, continue Barry quelques instants plus tard.
Je prends la direction de la porte de l´immeuble, la passe puis monte les escaliers trois par trois jusqu´au deuxième étage. Je cherche d´une main tremblante mes clés dans mes poches puis l´insère dans la serrure avant d´ouvrir. J´entre et retrouve la chaleur de mon chez moi. D´abord, une petite pièce d´entrée avec un buffet rempli de chaussures et au-dessus, quelques crochets pour mes manteaux. Puis, une large pièce. Sur la droite, un salon meublé de deux sofas, d´une table basse et d´un buffet télévision. Sur la droite, une cuisine et un comptoir séparant les deux parties de la pièce. En face, deux portes, celle de gauche donnant sur ma chambre et celle de droite sur unr salle de bain.
- Je pense que nous ferions mieux de sortir un minimum, propose Barry.
- Tu as raison, dis-je en me dirigeant vers la cuisine pour préparer à manger.
J´ouvre la porte du réfrigérateur. Quelle déception en voyant seulement un pack de bières et un paquet de jambon.
- Désolée mais on devra commander une pizza.
- Je croyais que tu avais de quoi préparer un repas, s´exclame Barry sur un ton distrait.
Je lui souris puis sors mon portable. Je n´ai jamais eu de numéro fixe. Quatre appels en absence, tous de Chris. Je n´avais pas entendu la sonnerie, à l´heure à laquelle il a appelé, j´étais en train de tirer. Je compose le numéro de la pizzeria la plus proche. Aucune tonalité. J´essaie une autre pizzeria. Cette fois, on me réponds. Je commande...
Du côté de Chris...
- Tu sais quoi exactement ? demande-je à la jeune S.T.A.R.S.
- Qu´une autre taupe est parmi les agents de police. Son nom n´est cité nul part. Sur les quelques fichiers où il apparaît, Umbrella le surnomme "la taupe" ou "l´intrus". J´ai quelques soupçons sur Irons, mais comme nous savons bien qu´il trafique avec Umbrella, son nom ne serait pas si caché.
Cela ne m´étonne pas que plusieurs agents aient été corrompus par Umbrella. L´argent facile, peu de personnes peuvent y résister.
- Tu sais quelque chose d´autres ?
- Que de nombreuses expériences ont encore lieu à Paris. Ils ont développé une nouvelle arme appelée Nemesis. Encore une fois, ils cachent quelque chose : son image et les détails de l´avancement des expériences.
- Et comment as-tu appris tout ça ?
- J´ai quelques contacts à Exeter qui enquêtent également sur Umbrella. Notamment David Trapp, agent S.T.A.R.S. là-bas. Il a accès à tous les dossiers que la police a sur Umbrella.
- Et pourquoi Nemesis ?
- Simplement car il s´agissait de la Déesse Grecque de la vengeance. La société pharmaceutique cherche à se venger de nous, c´est à cause de ça.
- Donc une arme de sexe féminin.
- Pas forcément, je ne sais rien d´autre sur ce truc.
Difficile d´imaginer une arme biologique avec ces quelques renseignements. Qu´est-ce que ça peut bien être ? Un vautour-alligator ? Un tigre géant ? Un lézard croisé avec un gorille ? Dieu seul le sait... Et Umbrella.
- Quel est notre objectif ? continue-je.
- J´en sais rien. Peut-être rejoindre David à Exeter ? Partir à Paris sans savoir à quoi nous attendre ?
- Trouvons déjà ce David, on verra ensuite.
Je sais que quitter la ville sans prévenir n´est pas forcément une bonne idée, mais au moins, nous serons en sécurité.
- J´en informe Jill et Barry ?
- Non, il ne vaut mieux pas. Il ne sont pas sensés savoir que je suis là.
Ils me croiront mort. Mais si c´est notre dernière chance d´éliminer Umbrella, il faut faire tout notre possible.
- On ferait mieux de se reposer un moment pour avoir les idées claires, dis-je en regardant ma montre. Il est midi et demi.
- Tu as raison, on reprendra plus tard et on organisera un "plan d´évasion".
- J´ai besoin d´un bain pour me détendre. Ca fait presque une semaine que je suis obligée de courir pour fuir aux hommes d´Umbrella.
- Tu sais où c´est.
- Oui j´ai vu. Merci de m´accueillir.
- C´est rien, on doit se serrer les coudes entre agents.
Elle ne dit rien mais me répond d´un sourire. Elle est déjà dans le couloir. Un gros coup de fatigue s´empare de moi.
- Fhoooouuuuu...
Un long soupir s´échappe. J´ai besoin de sommeil. Très... sommeil... dormir.......
a continué
oui c´est très bien ![]()
la suite est tres prométeuse de mieu en mieu. j´aime baucoup .bo courage j´espere que lasuitene tarderapas trop aller a+
je vais te frapper ta tjrs pas posté la suite xD