Mea culpa sur la note que j´ai donné à ce jeu. Force est de constater que je l´avais un peu trop bien jugé.
J´ai terminé The Darkness hier soir et je suis bien content de pas avoir à y revenir. C´est l´étendu du pouvoir du Darkness à la fin du jeu qui m´a le plus dégouté. J´aurais aimé pouvoir faire ça pendant que MOI je jouais.
Je balance pelle-mêle mes frustrations:
Le contrôle du tentacule rampant est très contraignant, dommage parce qu´il est bien pratique. Dommage également que la vision qu´il offre ne permet pas plus de discerner les ennemis et dommage qu´il se heurte au moindre caillou qui traîne.
Les darklings ne sont pas ce qu´on attend d´eux. A croire que leur séjour dans les abysses leur a lobotomisé le cerveau. J´ai passé mon temps à leur signifier où aller. Et quand ils le font c´est pas avant d´avoir pris leur valium. Le mitrailleur mitraille les murs, le massacreur massacre le temps qu´il lui reste à vivre, le bomberman se fait trop souvent exploser avant d´avoir pu toucher sa cible. Le tueur de lumière finalement reste mon préféré. Il fait ce qu´il a faire et quand il le fait pas tu l´as déjà fait.
Il est malheureux de constater que les phares des véhicules sont à l´épreuve des balles. Que les ennemis ne sont pas térrorisé lorsqu´ils nous voient sous l´influence du darkness. Que les tentacules ne broient pas ce qu´ils saisissent (style docteur Octopuss, avancer sur des tentacules foutre en l´air le sol et les murs aurait été jouissif mais bon), que le vortex n´arrache pas des éléments de décor comme à la fin où on ne controlle plus le darkness et qu´il nous montre comment balayer une pièce d´un revers de membre, comment on peut saisir un hélico et lui faire manger le bitume et comment soudain les darklings ont cette vivacité pleine de cruauté qui nous a tant fait défaut pendant les niveaux.
Le système de visée héritée de celui de Riddick fait pitié. Impossible de placer un head shot correct (avec des ennemis en prime qui se relève sur leur guibolle toutes les trois secondes). Alors quand t´es dans un nid de guêpe et que cela tire dans tous les coins sans que tu saches d´où cela provienne (car bien-sûr la vision du darkness ne fonctionne pas comme un infrarouge avec la silhouette de l´ennemi bien détouré en rouge sang pour t´indiquer où est ton prochain quatre-heure!) et bien t´en chies pour rester en vie. (parce que bien-sûr, contrairement à la fin où tu te bouffes des rafales sur rafales et que cela te fait l´effet de goutelletes, deux bastos et tuvoies le monde en rouge!!!).
Parfois le jeu est cruellement lent. Le perso au charisme discutable certes est surtout abonné au sédatif pc et tout le gameplay loge à la même enseigne. Dévorer les coeurs devraient se faire automatiquement plutôt que d´attendre d´être bien situé au-dessus du corps d´un gus pour permettre l´appui sur la touche A, quelle perte de tempo, j´aurai bien vu aussi les darkilngs avancer comme une meute enragée, grimper partout et sur les murs, tout sacager sur leur passage comme des furieux (version overlord) et attaquer tout ce qui bouge de façon bien plus frénétique, bien plus sauvage.
Ce que j´ai le pus apprécier finalement ce sont les niveaux dans l´enfer du darkness. L´esthétique est un poil plus apocalyptique et cadre mieux avec l´ambiance du jeu.
A la fin j´aurais quand même bien aimé pouvoir déchainer le darkness et écrabouiller la tronche de Paulie. S´il faut se damner autant de le faire dans les régles.
Bref en résumé : un jeu un peu trop lent et pas assez investi du sentiment de pleine puissance que l´on découvre à la fin lors de l´assaut du phare avec les darkilngs qui déboulent tout seul sans que tu perdes du temps à essayer de rejoindre un puit, d´appuyer sur une touche et sélectionner ton gremlins pendant qu´on te saigne à blanc.
Je m´attendais à d´avantage de furie bestiale, d´adrénaline surboosté... je ne le referais pas. Quel intérêt? Il y Bioshock qui arrive.