Lecavalier à l´heure des choix
Vincent Lecavalier vit probablement les semaines les plus stressantes de sa carrière.
L´attaquant du Lightning décidera prochainement s´il s´engage à long terme avec Tampa Bay ou s´il s´en tient à son contrat d´un an afin de tâter le marché des joueurs autonomes à la fin de la saison.
Des membres de son entourage, de même que des joueurs, ont déjà commencé à faire du lobbying auprès de lui afin de le convaincre de s´amener à Montréal pour septembre 2006.
Selon quelques sources dignes de foi, les dirigeants du Tricolore suivent avec attention le déroulement de ses négociations avec le Lightning. Ils accueilleraient Lecavalier avec joie l´an prochain, lui qui vient de s´acheter un condo au centre-ville.
«Je n´ai pas encore pris ma décision, confiait Lecavalier, hier, après son entraînement sur glace à l´aréna de Boisbriand en compagnie de joueurs de la LNH. Les négociations avec le Lightning commencent cette semaine, on va discuter des termes de l´entente et en négociant, on saura un peu plus où on s´en va.»
Pense-t-il au Canadien?
«C´est sûr que j´y pense. Mon entourage me parle beaucoup du Canadien. Tout le monde voudrait que je vienne ici. Il y a même des gens dans la rue qui m´abordent pour m´en parler. Non seulement Montréal est une grande ville de tradition pour le hockey, mais j´y ai grandi. Je sais que c´est une super belle place pour jouer.»
«Mais comme je le dis à tout le monde, j´aime Tampa. On a une excellente équipe, on a gagné la Coupe Stanley, ma soeur habite là-bas, mes parents y sont trois mois par année. Ça fait quand même sept ans que je suis à Tampa.»
«C´est tout de même une grosse décision à prendre, ajoute-t-il. Je vis vraiment une période stressante parce que ce que je vais décider dans le prochain mois déterminera ce que je ferai dans les quatre ou cinq prochaines années. Si je signe pour un an seulement avec Tampa, j´opte pour l´autonomie et je nage dans l´inconnu parce que je vais me retrouver quelque part où je n´ai jamais été. C´est ça qui rend la décision si difficile.»
Lecavalier, 25 ans, pose beaucoup de questions à ses confrères de travail ces temps-ci. «J´en discute avec d´autres. Des gars qui ont joué à Montréal, mais aussi des gars qui ont joué dans des gros marchés et dans des marchés canadiens. Je veux savoir comment c´est. Il y a des pour et des contre partout.»
Et la pression liée au fait de jouer pour le Canadien?
«J´y pense aussi. C´est quand même un autre monde. Tu passes d´une extrême à l´autre. Mais moi, la pression, ça ne me dérange pas trop. Je vais répondre au challenge si jamais quelque chose comme ça arrive.»
Sous l´ancienne convention collective, Vincent Lecavalier aurait eu à attendre encore cinq ans avant de jouir de l´autonomie complète. Mais selon la nouvelle entente, les joueurs de la LNH peuvent s´offrir à l´équipe de leur choix après sept saisons dans la ligue.