Ouais, moi je voulais préciser que les mots tels que " noob " ou " upgrader " sont des mots que Plasma, yami, Kali et moi >_>même<_< utilisons dans la vie courante. Donc, le fait de les utilisés dans cette fic n´est pas du tout dérangeant étant donné qu´il veut reprendre au maximum la personnalité de chacun.
Voila juste pour dire ça.
Donc...
1°) Ah, bon. Dans ce cas...
2°) Pour quelqu´un qui a l´habitude de voire le mot "ouais" écrit avec un "s" -peu de personnes l´écrivent "ouai"...-, le fait de le voir sans est dérangeant et peut être considéré comme une faute, ce qui provoque un "blocage" et diminue l´immersion. Expliqué comme ça, ça passe?
=> Pour en revenir au 1°), Tu dis "j´essaie de remettre en premier lieu le caractère de personnes que je connais". Tiens, Ekud à écrit "Ouais" et pas "Ouai"...
3°)En écrivant "Bon, ce n’est pas grand chose, mais quand même...", je veux expliquer que ce genre de changements ne modifierait pas la face du monde, mais qu´ils pourraient renforcer l´immersion.
=> L´avis des autres t´importe peu? Tu devrais être candidat aux prochaines présidentielles...
=> Hypocrite? Ouch... Si c´est l´impression que je donne, je devrais peut etre me faire pousser la barbe.
Pour le plaisir de te contredire...
Elektroman ![]()
Pas la peine de se vexer KaliLockheart. Elektroman essayais juste de donner son avis sur ta fic. Moi personnelement j´ai donné mon avis sur la sienne et il m´a répondu correctement.
Acceptes donc l´avis des autres ça aide toujours à avancer.
Ca me fait plaisir que tu réagisses comme ça, ça montre que ce forum a évolué depuis le temps que je le fréquente. Je ne vous cache pas que ça m´aurait paru surnaturel d´imaginer ceci il y a de cela un an et demi.
2°) Pour quelqu´un qui a l´habitude de voire le mot "ouais" écrit avec un "s" -peu de personnes l´écrivent "ouai"...-, le fait de le voir sans est dérangeant et peut être considéré comme une faute, ce qui provoque un "blocage" et diminue l´immersion. Expliqué comme ça, ça passe?
=> Pour en revenir au 1°), Tu dis "j´essaie de remettre en premier lieu le caractère de personnes que je connais". Tiens, Ekud à écrit "Ouais" et pas "Ouai"...
Comme je l´ai dis ce mot n´existe pas, bien que tout le monde porte un "s" dans la langue courante, mise à l´écrit, (ce qui suit est mon avis) je ne pense pas qu´un "s" oublié (volontairement?) va te descendre l´immersion comme on plombe un mur à coup de mortier. Non parce que, mettons nous d´accords, un "ouaiS" mal écrit; c pa com si jfesé d fotes a tt lé mo.
Tu ne crois pas?
Pour en revenir au "j´essaie de remettre en premier lieu le caractère de personnes que je connais", ça me paraît intéressant d´expliquer quelque chose que tu me sembles avoir erroné. Le caractère d´autrui se trouve-t-il seulement à l´écrit? Aux dernières nouvelles, non, mais lorsque je les entends parler, j´ai l´impression d´entendre tout sauf un Français qui va étaler sa connaissance linguistique. C´est pour ç que même s´il met un "s" ça ne traduit en rien son caractère, soyons clairs. Il aurait suivi ce qu´il est d´habitude, il ne t´aurait même as répondu, je ne sais même pas ce qu´il fout là pour te dire.
L´avis des autres m´importe peu?
alors ça, c´est très fort, très très fort. Tu te permets de dire ça, alors que tu as peu d´éléments qui pourraient justifier cela. Tu vas me dire: "tu me traite bien d´hypocrite toi". Faux, j´ai bien mis le mot "paraître" devant, ton poste m´apparaissait comme hypocrite. Rien d´autre.
Je prends note de ce que l´on peut me dire tous les jours. J´écoute. J´ai toujours été le premier à écouter les autres. D´ailleurs, beaucoup trop d´après certains. Je ne penserais même pas assez à moi. Alors que tu me dises ça, c´est assez... Disons... Risible... M´enfin, si c´est l´impression que je donne, je devrais peut-être arrêter directement d´écrire des histoires...
Pour finir, tu pourrais m´éclairer sur le rapport "hypocrite <==> Barbe", je n´ai pas compris, mais ça m´intéresse. Je suis à l´écoute pour apprendre de nouvelles choses après tout.
Au fait, si je me vexais pour ça... On n´en serait pas sortis
L´avis des autres forums m´ont beaucoup aidé dans mes fics, alors c´est pas un avis des plus constructifs comme celui que tu m´as fais qui va me faire fondre en larmes pendant des jours. Quoique...
Au plaisir de te faire comprendre que tu t´es trompé, et que même si je n´ai pas employé le mot qu´il fallait "pour toi", je garde ma position, en l´ayant expliquée, ce que ne fait pas forcément un homme politique de nos jours
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Kali
Ok a tout bien tout honneur.
Bonne continuation Kali.
kali: ne change rien à ta fic, elle est de loin la meilleure du forum pour moi quoi que dise les autres. ![]()
"Comme je l´ai dis ce mot n´existe pas, bien que tout le monde porte un "s" dans la langue courante, mise à l´écrit, (ce qui suit est mon avis) je ne pense pas qu´un "s" oublié (volontairement?) va te descendre l´immersion comme on plombe un mur à coup de mortier. Non parce que, mettons nous d´accords, un "ouaiS" mal écrit; c pa com si jfesé d fotes a tt lé mo."
=> Si ça plombait l´immersion à ce point là, je ne lirais pas cette fic. Ca procure juste un blocage, une pesée:"Tiens, il a écrit "ouais" sans "s", faute." Et moi je consideres ça comme une GROSSE faute, meme si ce mot n´a pas d´othographe fixé officielement.
"Pour en revenir au "j´essaie de remettre en premier lieu le caractère de personnes que je connais", ça me paraît intéressant d´expliquer quelque chose que tu me sembles avoir erroné. Le caractère d´autrui se trouve-t-il seulement à l´écrit? Aux dernières nouvelles, non, mais lorsque je les entends parler, j´ai l´impression d´entendre tout sauf un Français qui va étaler sa connaissance linguistique. C´est pour ç que même s´il met un "s" ça ne traduit en rien son caractère, soyons clairs. Il aurait suivi ce qu´il est d´habitude, il ne t´aurait même as répondu, je ne sais même pas ce qu´il fout là pour te dire."
=> Tout à fait. Mais il a écrit "ouais" et pas "ouai". Na.
"L´avis des autres m´importe peu?
alors ça, c´est très fort, très très fort. Tu te permets de dire ça, alors que tu as peu d´éléments qui pourraient justifier cela."
=> Je sais, c´était juste pour dire quelque chose en rapport avec les présidentielles.
"Tu vas me dire: "tu me traite bien d´hypocrite toi". Faux, j´ai bien mis le mot "paraître" devant, ton poste m´apparaissait comme hypocrite. Rien d´autre."
=> Quand à moi, j´ai bien mis le mot "impression".
"Pour finir, tu pourrais m´éclairer sur le rapport "hypocrite <==> Barbe", je n´ai pas compris, mais ça m´intéresse. Je suis à l´écoute pour apprendre de nouvelles choses après tout."
=> Mais il n´y a évidemment aucun rapport! C´est juste une façon débile de dire "Ah.".
Pour le plaisir d´être borné dans mon optique de contradiction.
Elektroman ![]()
J´ai franchemet du mal à comprendre ton optique en effet, qui me semble vraiment particlière et exposée pour énerver les gens... Je lis ça j´ai même plus envi d´y répondre tant les arguments étaient bateaux et dénués de cohérence.
Donc, je ne vais pas m´étendre là-dessus, et plutôt corriger cette ENORME ET GIGANTESQUE FAUTE qu´est d´oublier le "S" à "ouai". C´est une véritable faute de la langue française mes amis, je ne vais plus en dormir.
Et ta manière pompeuse de signer me donne plutôt l´impression que tu fais ça pour avoir le dernier mot sans te rendre compte que tu t´es profondément enfoncé en postant ceci. Personellement, c´est ce que je retiens.
Chapitre XX : le départ
On se posa à la taverne pour échanger quelques paroles, avant d’aller se préparer à l’hôtel.
« Ce sera ? » nous demanda une charmante serveuse.
« Boarf… Pas soif. » Répondis-je.
« Un saké bien serré. » se contenta Cronos.
« Ah bah ça va tu ne fais pas dans le léger toi. » lui dis-je.
« Non ça va, je ne trouve pas ça trop fort, c’est buvable, pis ça a ce léger goût relevé mmmh, succulent. »
Les autres commandèrent divers boissons, histoire de s’occuper. Je décidais finalement de me prendre un bon petit jus de citron, comme à mon habitude. Elle revint nous les servir quelques minutes après. La taverne n’était pas trop bondée, c’était agréable. Yuri était assis à mes cotés, Ekud de l’autre. On parlait de tout et de rien, mais on était motivés. Yami ne se sentait plus depuis qu’il avait acheté ses duals flambant neuves. Elles étaient rouge orangé sur les bords, et l’une d’elles était plus épaisse. Elles avaient l’élément dragon, autant dire que Yami avait déboursé une somme gastronomique là-dedans. Mais aucuns doutes qu’avec ses capacités au combat et ses connaissances (étranges ?) de la région, il n’allait vraiment pas être de trop. Ekud discutait avec Yuri qui avait Oriane dans ses bras, de notre situation et essayait de la rassurer. J’étais occupé à embêter Cronos qui ne s’arrêtait pas lui aussi de m’embêter sur divers sujets, comme à son habitude. Plasma lui, se trémoussait sur son siège, guettant l’entrée de la taverne, dans l’espoir de voir sa dulcinée arriver. Sauf qu’il ne vit pas de dulcinée arriver. Il vit un paumé de la vie, blond avec des cheveux en épis, vous savez, comme ceux qui sortent d’une boîte à surprise. Aucuns doutes, c’était Wod. Sa gigantesque GS sur le dos et des barils tout autour de la ceinture, il poussait les portes de la taverne avec un sourire à faire rougir de jalousie Ségolène Royal. Il nous vit de suite, et s’avança vers notre table.
« Hey you !! ! » s’exclama-t-il.
Un silence religieux pesait maintenant dans la taverne. Je me levais et contournais la table pour arriver face à lui. Il me dépassait légèrement, c’est qu’il avait grandi ce p’tit bambin. Il souriait toujours, en train de titiller une mèche d’un de ses barils.
« Comment ça va ? »
« Eh bien comme tu le vois, on se prépare pour aller dans la montagne » répondis-je avec le sourire.
« Ouais je sais, l’autre folle d’infirmière là, comment elle s’appelle déjà… Ayri ouais c’est ça… Bah elle m’a dit que vous alliez tenter la traversée du Pic Ancestral mais euh… Comment dire… Je ne la croyais pas trop en fait… »
Cronos venait d’exploser sa choppe d’une poignée un peu trop brutale. Il se leva et empoigna Wod par le collet, le souleva de terre et le mit à plat contre le comptoir.
« Hmm Wod, tu sais que je t’aime toi hein… Mais alors beaucoup… J’ai beaucoup de respect pour ta connerie sans limite, mais il y a aussi des limites à ma patience… C’était qui tu dis, cette « folle d’infirmière » ? »
« Bah Ayri » répondit Wod, qui n’avait pas perdu de son superbe sourire.
« Bien bien… Bon tu sais qu’elle et moi nous avons une relation disons… Qui ne tolère pas de tels propos devant moi, si tu vois ce que je veux dire. »
« Aaaah ok !! ! Bah fallait le dire plus tôt ! Non parce que m’enfoncer une seringue de trois mètres de long dans le bras ça l’a pas dérangé, au contraire elle avait l’air de prendre son pied !! ! Et je ne parle même pas de celle qu’elle m’a foutu dans le c** parce que… »
« C’est normal, c’est ma femme. » coupa net Cronos
Nouveau blanc dans la salle. Cronos le souleva une nouvelle fois et l’assis d’un coup sur l’un des bancs qui entourait la table.
« Bon bah voilà, ça c’est fait » souffla Plasma. Et si on y allait, parce que je suppose que l’autre noob là il n’est pas prêt du coup, et qu’il va venir avec nous n’est-ce pas ? »
« Ah mais si je suis parfaitement prêt, vous n’avez qu’à chercher vos affaires à l’hôtel, je vous attendrai aux portes de la ville si vous voulez. J’ai fais le plein de barils hier, et ma GS est aiguisée et prête à trancher du dragon ».
« Dans ce cas c’est parfait » dis-je. On te rejoint là-bas d’ici une demi-heure histoire qu’on regroupe les affaires. Cronos, tu te prépare de ton côté et on se rejoint pareil là bas ? »
« Ca marche ».
Il finit la moitié restante de son Saké cul sec, se leva, empoigna son Eternal et poussa les portes avant de disparaître de notre champ de vision. Wod le suivit de près, après nous avoir fait un bref signe de main.
Je regardais l’ensemble des visages restants, ils avaient tous l’air prêt, mais la peur ne semblait pas être absente dans les yeux. Je fis un signe de tête, et on se leva pour prendre la direction de l’hôtel.
Arrivés à l’hôtel, Yami, Plasma et Ekud entrèrent dans la chambre 12 pour y remballer leurs affaires. Je fis de même avec Yuri, Oriane toujours sur son dos, qui tétait son pouce. Je ramassais les vivres et le mettait dans le sac en peau de Khelbi que j’avais fais durant ma première année de chasse. Le sac sur le dos, je regagnais le hall, ou Ekud, Yami et Plasma nous attendait, les sacs aux pieds. On sortit, le soleil en plein visage. Je respirais l’air frais mais agréable de la ville à plein poumons, et me mis en marche, Yuri à mes côtés. On rejoignit rapidement Wod et Cronos qui attendaient déjà aux portes de la ville. Ayri était à ses côtés, et une larme perlait sur sa joue.
« Bon les gars… C’est peut être la dernière fois qu’on met les pieds dans une ville. Peut être la dernière fois que l’on a dormie au chaud dans une couverture… » Commençais-je.
« Non mais Kali, on n’a pas tous dormi. » dit Ekud, le sourire aux lèvres.
« Non mais ce que je veux dire, c’est que on sait pas ce qui nous attend là haut. On n’en sortira peut être pas tous vivants de là. Alors voilà, je voulais juste vous dire que vous êtes les personnes qui comptent le plus dans mon cœur. Tous. Toutes ces choses qui se sont passées, je vous demande juste de ne pas les oublier. On ne sait pas ce qui nous attend là haut. A partir de maintenant, on ne laisse tomber personne, et si UNE personne a un problème, on se replie, on ne la laisse pas tomber. »
Cronos tendit la main au centre du cercle que l’on avait formé. Je posais la mienne sur la sienne. Ekud me rejoignit bientôt, suivit de Yuri, Wod et les autres. On resta quelques minutes dans le silence.
Ayri rejoignit Cronos pendant que les portes s’ouvraient face à nous. On les laissa faire leurs adieux. Cronos semblait confiant, et pas du tout inquiet. Il avait l’air de faire une corvée qui lui prenait du temps, alors qu’Ayri était au bord de la crise cardiaque. Je me posais sur une berge en attendant. Le cours d’eau s’écoulait au loin, je le suivis du regard un instant, jusqu’à voir qu’il rejoignait le pied de la montagne. Elle se dressait devant nous, guère loin de la ville. Je regardais le sommet, et vis que des nuages sombres semblaient cacher quelque chose d’inquiétant au dessus. Ils s’éclairaient de temps à autres, frappés par la foudre. Les bruits de tonnerre nous parvenaient de temps à autres. Je me relevais finalement, péniblement, et rejoignis le reste du groupe, bientôt suivit par Cronos, qui, le regard déterminé, fixait au loin le Pic Ancestral.
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Chapitre XXI : le Pic Ancestral
Je menais la marche. Le petit groupe était compact, et bien armé. Ayri était restée aux portes de la ville, et laissait échapper son chagrin. A mes côtés, Yuri tenait Oriane dans sa poche kangourou. Ekud huilait ses flèches tout en marchant, juste derrière nous. Plasma et Yami discutaient vivement de leurs tactiques de combat qu’ils avaient élaboré pour contrer toutes sortes de dangers. Cronos fermait la marche, sa gigantesque Eternal sur son dos, le regard vagabond. Je m’aperçus que quelqu’un manquait.
« Quelqu’un a vu Wod ? »
« Mouk mouk !! ! »
Il surgit de mon dos, un formidable sourire aux lèvres.
« Ne refais plus jamais ça. »
« Boh, on ne sait pas trop ce qu’il ya là haut, faut bien profiter de la vie nan ? »
On suivait le cours d’eau, l’adrénaline montant dans les corps peu à peu. L’ambiance se faisait électrique, comme si les nuages qui couvraient le sommet nous partageaient leurs charges. Les conversations vives d’il y a quelques minutes s’estompaient. Un avant poste se dressait devant nous, à peine quelques centaines de mètres des premiers reliefs. Un garde vint à notre rencontre.
« Vous ne devriez pas traîner par ici. Vous foutez quoi ? »
Avant que j’ai pu répondre, une main se posé sur mon épaule, et m’écarta légèrement sur la gauche.
« Vous nous laissez passer, point barre. » répondit Cronos, qui était passé devant.
« C’est ça, pour que je sois responsable de vos morts ? Ah ah ah! Elle est bien bonne celle là ! Dis-moi, sais-tu seulement ce qu’il y a là haut ? »
« Parfaitement, et je crois que je suis plus au courant que toi de ce que je dois faire de ma vie. »
« Nous ne vous laisserons pas passer de toutes façons. »
Cronos se tourna vers nous, le regard blasé.
« Kali, je suis désolé d’avoir à faire ça, mais bon. Wod, viens deux secondes par ici. »
Wod s’approcha de lui. Il n’eût rien le temps de faire. Cronos attrapa un des barils que Wod, avait accroché à la ceinture, ce qui l’alluma, et le brandit fermement en direction du garde.
« Vous ne nous laissez pas passer, soit, mais il faudra, je crains, ajouter vos vies aux nôtres au registre des responsabilités, si vous voyez ce que je veux dire… » Enchaina Cronos, le regard fixé sur le garde. Entre eux, la mèche se consumait rapidement, jetant des étincelles ici et là.
« Jetez ça espèce de fou !! ! »
« Je n’attends que ça, mais avant j’aimerais juste avoir une autorisation pour passer. »
« Cronos, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée… » Essayai-je.
« T’inquiète pas, je connais parfaitement la durée de vie de ces mèches. » me murmura-t-il.
« Ok !! ! C’est bon !! ! Jetez ça maintenant ! »
« Très bien. »
Cronos cassa la mèche de son index, et tendit le baril à Wod, qui avait pâli, comme le reste du groupe d’ailleurs.
« Messieurs, merci. » Dit Cronos en traversant l’avant poste, suivit de près.
« Inconscients !! ! Vous ne savez pas ce qu’il y a là-haut !! ! »
Les paroles du garde s’évanouirent dans le vide.
C’est ici que commença la longue ascension. L’herbe sèche de la région commençait à disparaître, la neige la recouvrait peu à peu. L’air devenait de moins en moins supportable, l’oxygène se faisant rare. On trouva un plateau qui nous permit de faire une halte. On s’assit en groupe, pour se tenir chaud autour d’un feu. On sortit des vivres pour casser la croûte et reprendre des forces. Nous devions être en fin de journée, car le soleil était déjà bas. Je le regardais disparaître derrière un pic rocheux. L’air se faisait plus froid. Je décidais de bouger tout le monde pour se remettre en marche, et ne pas rester trop longtemps immobile. On reprit nos affaires et on entama de nouveau une escalade longue et périlleuse. J’aidais du mieux que je pouvais Yuri, qui, avec Oriane, avait des difficultés à monter. Je décidai de prendre Oriane, pour économiser les forces de Yuri. Nous étions tous en fil indienne, escaladant les parois rocheuses de la montagne, Cronos et Wod menant le mouvement, car ils connaissaient les dangers de la montagne mieux que quiconque.
Il faisait nuit à présent, et nous avions fais une bonne partie de l’ascension. L’oxygène était rare, nous faisions attention à nos mouvements pour économiser notre énergie et ne pas s’essouffler. Personne ne parlait, la montagne était silencieuse, seuls les flocons et le vent semblaient troubler par moments l’ordre des éléments. De temps en temps une voix brisait le silence, soit parce que Plasma jurait, soit parce que Plasma se plaignait de ne pas être à me place, c´est-à-dire derrière Yuri, à faire attention au moindre au faux pas de la jeune demoiselle, profitant d’une jolie vue. Mais en dehors de ceci, tout le monde s’attelait à sa tâche.
Au dessus de moi, je vis Cronos disparaître sur une corniche. J’entendis peu après la voix de Wod, qui l’avait rejoint.
« On va s’arrêter ici pour la nuit les gars, c’est tranquille. »
Tout le monde avait l’air du même avis. On se hâta de les rejoindre sur le plateau. J’aidai Oriane à se hisser sur le rebord, qui m’aida à son tour. On aida les autres qui arrivaient, à bout de souffle. Je me retournai enfin, pour voir où nous avions mis les pieds. Une gigantesque tour se dressait devant nous. Je regardai derrière moi, pour voir à quelle hauteur nous étions. Des nuages blancs masquaient les landes qui entouraient Maanselkä. Il était donc évident que cette tour était invisible d’en bas, puisque les nuages qui entouraient la montagne la cachait.
« Cronos, qu’est-ce que fout cette tour ici ? « demanda Yami.
« D’après les gens du village, cette tour est un ancien lieu de culte. C’est ici que les Ancien se retrouvaient pour célébrer leurs dieux. Enfin, ce ne sont que de simples suppositions. Mais tout porte à croire. Tiens regarde : ce sont des ruines. » Répondit Cronos en montrant des restes de pierres au pied de la tour. Un village semblait enfoui dans le sol et sous la neige.
« Et c’était quoi comme « dieux » ou autres fantaisies qu’ils célébraient ? » demanda Plasma.
« Ils avaient peur, semble-t-il, de deux entités. Ils les vénéraient et faisaient régulièrement des sacrifices pour s’en protéger. On n’a jamais su quelles entités c’était, car personne n’est jamais revenu de cette tour. Ce ne sont donc que des rumeurs infondées. » Rétorqua Cronos, un sourire aux lèvres.
Tout le monde semblait pendu à ses paroles, légèrement aux aguets.
« Boah ! Balivernes tout ça moi j’dis » clama Ekud, en secouant la tête pour chasser les flocons de ses longs cheveux noir de jais.
J’étais sceptique. En général quand une civilisation établit un culte, c’est toujours à partir d’un élément précis et solide. Ils le déforment à cause de l’interprétation qu’ils en donnent et au culte qui s’en suit, mais le fondement est toujours là. Toujours.
On décida finalement d’entrer dans la tour. Il y avait de grands courants d’air à l’intérieur, mais l’air y était plus chaud tout de même. Nous étions dans une sorte de hall. Un grand escalier s’étendait devant nous, et conduisait en contrebas à une gigantesque salle. Elle était rongée par la végétation, et les pierres semblaient abimées par le temps. On descendit les marches, tout en contemplant ces vestiges des temps passés.
« C’est énorme, ça me rappelle les bouquins mystiques de mon père » murmura Wod.
« Chacun son trip » répondit Plasma.
Je vis un autel au bout de la salle. Après m’en être approché, je vis du sang séché sur la pierre qui servait d’autel, avec un crâne qui gisait sur le côté.
« Charmant, fis-je avec une grimace. Je berçais Oriane dans mes bras, lui susurrant une berceuse. C’était d’ailleurs plutôt drôle, si on regardait l’environnement macabre et mystique des lieux, et un père qui chantait une berceuse à son bébé qui ne semblait pas du tout se rendre compte de ce l’entourait.
« Tenez, ce sont les escaliers qui mènent au sommet. » Nous montra Cronos, un bras tendu vers un escalier tout aussi imposant que le dernier. Il s’engageait vers les hauteurs de la tour, en montant en spirale. Instinctivement je levai les yeux, et vis qu’il n’y avait pas de plafond, mais en effet un gigantesque escalier qui montait en spirale jusqu’au sommet. Le plafond de la salle semblait si loin. D’imposantes colonnes soutenaient les marches à certains endroits. Elles étaient usées, et la végétation avait pris possession des lieux.
« C’est magnifique. » Commenta Ekud.
« Ca en revanche, ça l’est moins… » Dit Yami.
Je me tournai vers lui.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Regardez les murs. »
Je regardai celui qui était le plus proche. Cinq hommes armés de lance étaient représentés. Ils combattaient une imposante créature ailée. Plus sur le côté, une autre gravure montrait les cinq hommes morts, sur le sol, avec la créature au milieu d’eux. Soudain, je réalisai quelque chose.
« Wod, viens par là. C’est quoi que tu devais aller chasser en montagne ? »
« Le Kusha pourquoi ? »
« Ca ne ressemble pas à ça n’est-ce pas ? »
« Non en effet, ça je ne sais pas ce que c’est… Et je n’ai aucune envie de faire copain copain avec cette bestiole. »
« Merde alors ! Qu’est-ce que c’est ? »
« Kali, la secrétaire du centre hospitalier de la ville t’a dit quoi au sujet de l’expédition de Wod qui a tourné au désastre ? » me demanda Yami.
« Elle m’a dit que Wod était le seul survivant d’une chasse au Kusha, et à priori… »
« A priori non, c’est une certitude : il n’y avait pas qu’un foutu Kusha je vous dis !! ! » le coupa Wod.
« Bah voilà, on sait ce qui est représenté, hein Wod ? Lui dis-je.
« Ecoutez les gars, je suis le mieux placé ici pour savoir ce qu’il y a dans cette montagne, on est d’accords ? Ce que je sais c’est que l’on nous a ordonné de chasser un Kusha qui faisait des ravages dans le coin. Nous avons donc commencé une ascension au Pic Vyrilyas, le point culminant du Pic Ancestral si vous voulez. On n’est donc pas passés par ici, on a pris l’autre côté de la montagne. On s’est retrouvés face au Kusha, et quand j’ai vu comment mes coéquipiers se sont fait charcuter, j’ai tenté de battre en retraite. Et vous le savez très bien, lorsque l’on combat un Kusha, le temps change. Lorsque j’ai essayé de m’échapper, un monstre qui n’était pas le Kusha est arrivé à travers la tempête de neige. Le Kusha a donc tourné son attention vers lui, et j’ai pu repartir sans trop de peine. Mais nom de dieu, je ne sais pas si c’est cette bestiole qui est représentée, je ne l’ai pas vue ! »
Tout le monde l’avait écouté en silence. A présent, personne ne disait mot. Je regardai à nouveau les gravures, sentant mon cœur battre dans ma poitrine. Je touchais machinalement la gueule de la bête représentée. Elle était imposante, et avait quatre pattes. Ses ailes semblaient puissantes. Elle avait une tête qui ressemblait à celle d’un lion. Je retirais doucement ma main du mur, et me tournai vers les autres. Tous semblaient un peu abattus.
« On reste ici se reposer ou pas ? » proposai-je.
Un bruit sourd retentit dans le hall. Il semblait venir de dehors. Cronos tourna la tête vers l’entrée.
« Merde. »
« Quoi ? » demanda Yuri.
« On va avoir des ennuis. Il arrive. »
« Qui ça il ? » demanda Plasma.
En guise de réponse, un rugissement fit trembler les pierres autour de nous, accompagné d’un souffle chaud qui envahit la salle. Un torrent de feu traversa la salle, une dizaine de mètres au dessus de nous. La bête savait que nous étions à l’intérieur, et avait bien l’intention de se remplir la panse.
« Nana… » Commença Cronos. « Un Nana n’est jamais seul. Putin Wod, c’était un Nana que tu avais vu, comment ais-je pu ne pas y penser plus tôt ! Et là, on va avoir en prime le Teo. Le duo Nana/Teo, véritable récit de légendes, nous attend… ».
pas mal j´aime bien...
euhh..desolé de interompre ce mouvement..mais si je me lance dans une histoire vous promettrez de pas vous moker?
Yes enfin la suite après 1 an d´attente ![]()
Un an c´est un peu exageré non?
A quoi bon poster la suite si personne ne la lit ou la critique sans aucun intérêts?
Voilà pourquoi je la poste que maintenant sur ce forum.
Il est vivaaaant!
Le changement de donne était assez plaisant! J´ai hate de connaître la suite des évenements.
De plus, pas un seul "ouai" ou "come on baby!". La lecture a donc été des plus agréables!
J´ai toujours été vivant.
Il n´y a eu aucun changement de donne, c´est comme ça depuis trois ans
Il n´y a pas eu de "ouai" certes, mais moi je préfère utiliser ce genre de "procédés" linguistiques plutôt que d´inclure tout un forum dans une fiction.
Cette semaine je devrais poster tous les jours un chaptitre, pour rapidement finir ces deux mémoires de chasseur qui ont commencé il y a maintenant trois ans.
Un troisième tome est peut être en préparation, mais il y a le temps. Et si il y en a un, il sera à part, et beaucoup plus léger. Marre de me prendre la tête ^^
Au fait Elektroman, je viens de relire mon post et je ne me suis pas rendu compte, tu peux le prendre mal et ce n´était pas mon but. Donc voilà, ne le prends pas mal parce que ce n´était pas mon intention.
Chapitre XXII : Nana Teskatory
Je plongeai au pied des marches pour éviter le torrent de flammes qui partait du haut des marches et qui balayait la pièce. Tout le monde fit de même.
« C’est chaud… » Commenta Yami.
Une violente secousse vint ébranler les fondations de pierres. De la poussière commençait à tomber du plafond.
« Je crois qu’elle veut essayer de rentrer, elle aura un peu de mal. Le hall est grand à l’intérieur, mais l’ouverture ne l’est pas assez pour elle. » Remarquai-je.
« Oui c’est ça. Et on a plutôt intérêt à dégager vite d’ici si on ne veut pas se prendre quelques milliers de tonnes de pierres sur la gueule. » Enchaîna Cronos.
Wod partit devant, deux barils de poudre dans les mains. Ekud tenta de l’attraper par la jambe, en vain.
« Eh reviens s’pèce de malade !! ! »
Wod était arrivé à quelques marches de l’entrée lorsqu’il y balança ses barils de toutes ses forces. Il tenta de revenir vers nous, mais une violente explosion suivit d’un rugissement hors du commun le projeta un peu plus vite que prévu en bas des marches. Il atterrit à mes côtés, amorti par son armure de Rathalos supérieur des régions du nord.
« J’aime ce bruit, pas vous ? »
On le regarda tous, allongés sur les marches, incrédules.
« La voie est libre à présent, on peut sortir ! » Enchaîna Wod, en voyant que personne ne parlait.
Tout le monde se leva au pas de course et bondit vers la sortie. Je tenais Oriane dans mes bras, la protégeant des débris tombant du plafond. Yuri courait à mes côtés, et semblait vouloir reprendre le bébé.
« Kali ! Une fois dehors, je vais rester avec Oriane, je préfère si tu veux bien que tu combattes, tu seras plus efficace que moi dans ce rôle. »
« Je ne t’aurais pas laissé le choix de toutes façons Yuri. Je ne veux pas que tu prennes un risque inutile. Mets-toi à l’abri dès que possible d’accord ? »
Je lui passai le bébé, pendant que les autres sortaient dans la nuit, armés jusqu’aux dents. On les rejoigna, après un long baiser. Un torrent de flocons nous accueilli, et le froid nous paralysa un instant. Je vis le Nana qui marchait face à nous, la gueule en flammes, du sang coulant de sa crinière. Les bombes de Wod avaient dû lui ouvrir la carapace. Elle attendait un geste suspect de notre part, et continuait de marcher en biais face à nous, comme pour nous empêcher toute issue du plateau. Yuri attacha Oriane chaudement au niveau de sa poitrine, et se positionna derrière moi, délicatement. Le temps semblait s’être arrêté.
Tout le monde avait sorti ses armes, et bandait ses muscles au maximum, prêt à plonger. Soudain, ce fut le déclic. Le Nana saute droit sur le groupe légèrement sur ma droite, composé de Yami, Plasma, Ekud. Cronos plonge en même temps et lui assène un coup d’Eternal dans le ventre, pendant que le Nana est encore dans les airs. Pendant ce temps Yami s’est décalé sur la gauche, ses Duals Dragon dehors, ainsi qu’Ekud. Seul Plasma ne bouge pas, et interpose au dernier moment sa large GS empoisonnée, faite de métal sombre et ultra tranchant. Le choc est violent. Le Nana s’écrase la mâchoire sur la lame, et Plasma recule pour ne pas dire vole. Les deux semblent sonnés. Ekud dégaine son arc nouvellement acheté, et commence déjà à tirer des flèches pleines d’huile. Elles viennent se planter sur le dos de la chimère, qui semble légèrement dépassé par la multitude des attaques.
« WOD !! ! BALANCE UN BARIL DANS CETTE HUILE POUR VOIR !! ! » Crie Ekud.
Wod jette plusieurs barils consistants sous la bête, pendant que cette dernière est occupée avec Cronos à débattre sérieusement sur le sujet de l’efficacité de l’Eternal Annihilator. Au vu des gémissements de la bête, Cronos mène vivement le débat. L’explosion est formidable, le Nana est projeté sur le côté, et s’affale violemment dans la neige. Je me mets à courir vers Plasma et l’aide à se relever.
« Pfu, elle a failli avoir ma peau cette conne… »
« Sois poli tout de même ! Allez viens ! »
Je dégaine enfin mon Katana rouge sang mêlé de noir. Je fonce vers les pattes de la chimère, tandis que Plasma se place derrière elle. La chimère me voit approcher et détourne sa gueule de Cronos pour me projeter un joli jet de flammes. Par pur réflexe je plonge dans la neige qui git à ses pieds. J’ai l’impression qu’on m’arrache la peau du dos. Les flammes semblent se déverser à l’infini, et je ne peux rien faire, le dos à découvert, la tête enfouie sous la neige. Une explosion retentit au dessus de ma tête, la bête gémit, et la brûlure s’arrête. J’ose péniblement un coup d’œil au dehors. Je sens un liquide chaud couler sur mon visage. Une main puissante me hisse sur mes pieds. Je ne vois plus rien, la douleur de mon dos m’aveugle. Je trébuche, cours, et m’affale le dos sur la neige. Les couleurs reviennent, les formes deviennent plus distinctes. Je vois à présent que c’est Cronos qui m’a aidé à me relever et que c’est Ekud qui a interrompu le jet de flamme du Nana grâce à une flèche explosive. Wod a sorti sa GS et s’attaque à la queue avec Plasma, tandis que Yami fauche le ventre de ses Duals. Mes sens reviennent peu à peu, et je tente de me redresser avec mon Katana. Mon dos est à vif, et je sens que mon armure dorsale n’est plus. Yuri se tient à côté de moi, les yeux plein de larmes.
« Fais attention !! ! Ca a à peine commencé, t’es fou ou quoi ?! »
« Désolé… Mets toi à l’abri derrière ce rocher s’il te plaît, je n’ai pas la conscience tranquille… »
Yuri suit mon conseil et se recroqueville derrière un piton rocheux, Oriane dans ses bras. Je me remets sur pieds, respire profondément, et me remets en conditions.
Le Nana fauche l’air de ses pattes, ne voyant quasiment plus rien, car Ekud a réussi à l’aveugler avec ses flèches. La pauvre bête gémit, saignée à blanc par toutes ces armes. Je n’avais pas le dos brûlé gravement, j’aurais de la pitié. Je vois la chimère se dresser sur ses deux pattes arrière, émettre un puissant grognement et gonfler sa poitrine.
« Elle va cracher du feu, foutez vous à couvert ! » criai-je.
« Non. Elle met moins de temps que ça d’habitude. » Me répondit Cronos.
En effet, elle restait grogner, sur ses deux pattes. D’un coup, je sens ma gorge se serrer, je suffoque. Je regarde autour de moi, dans l’espoir de comprendre ce qui m’arrive. Je vois les autres tituber, cherchant à s’éloigner de la bête. Une aura est apparue autour de nous, et des particules jaunes flottent dans l’air. Je n’arrive plus à respirer, et je sens des nausées me remonter dans l’estomac. Je m’écarte des pattes et cherche à sortir de cet aura. Yami tombe à terre, à mes côtés. Je le traine avec moi. Je sors de l’aura avec lui, et respire une bouffée d’air frais.
« PUTIN SORTEZ DE LA !! ! SORTEZ !! ! » Criai-je aux autres.
Cronos arrive à m’atteindre, mais Ekud, Plasma et Wod sont à terres, et n’arrivent plus à respirer.
« J’y vais ! »
Je retourne les chercher, je sens ma trachée brûler, ainsi que les écailles de mon armure fondre doucement. C’est une fournaise. Cronos vient avec moi. Il attrape Wod par le collet, et traîne Plasma d’une autre main. Je choppe Ekud par les épaules et commence à le traîner dans la neige. Je le sors péniblement de là, tout en voyant le Nana me fixer dans les yeux. Elle repose ses quatre pattes, et replie ses ailes. L’aura disparaît. On respire plus facilement, mais nous sommes gravement affaiblis. Tout le monde s’est remis sur pieds, et fait front commun à la bête, qui ne semble pas vouloir faiblir ses coups. Seul le vent balaye le plateau, les flocons de neige brouillant notre vue. J’entends Oriane sangloter dans mon dos, et Yuri se retenir de foncer tête baissée dans la mêlée qui allait de nouveau se préparer. Je serre mon arme, chasse une larme de ma joue, ferme les yeux. Il n’y a plus un bruit, à part le vent, et les grognements de la bête. Elle est faible, mais ne se retiendra pas pour autant.
Personne n’ose bouger. Mon regard se tourne vers les cieux. Une ombre se dessine parmi les flocons. Je pense à une constellation mêlée aux flocons, mais elle bouge. Elle descend en cercle. Ce n’est plus seulement une ombre, mais une couleur rouge.
« MERDE LE TEO !! ! »
Musiques écoutées: Symphony of Destruction (Megadeth), My Favorite Game (The Cardigans), Don´t Say a Word (Sonata Arctica), Battery (Metallica).
Bon chapitre, rien à dire.
Pour ce post, tu as raison, il m´a profondément blessé. Si, si. A un point tel que je vais être obligé de répondre.
Primo, quand j´ai écrit "changement de donne", je parlais des personnages de l´histoire, qui, pensant tomber sur un Kusha, se retrouvent avec un Nana et un Téo sur le dos. Je trouve que c´est une agréable redistribution des cartes.
Mais bon, la faute est mienne, je n´ai pas assez dévelloppé mes propos.
Secundo, apprends "qu´inclure tout un forum dans une fiction" peut avoir certains avantages. Par exemple, moi qui manque cruellement d´inventivité pour trouver des noms aux protagonistes de mon histoire... Me voila avec de nouveaux personnages et de nouveaux noms! Et si un de ces noms manque cruellement de bon gout, ce n´est pas moi qu´on peut blamer! En parlant de blame, je pourrais te blamer, toi qui commente les effets d´un procédé sans les avoir constaté! Que connais-tu de cette histoire sinon une ou deux lignes -si ce n´est aucune!- lues hativement en premiere pages pour jauger imprécisément son contenu?
Donc réfléchis un peu avant de blesser injustement de pauvres gens dans leur amour-propre...
Euh... Bon. Pour parler serieusement: bonne continuation, et vivement que tu nous présente la suite de ces aventures!
Non mais Elektroman, je m´en suis rendu compte, et tu le sais.
Justement si je me suis excusé c´est parce que lorsque j´ai dis ça j´ai dis ce que j´avais pu constater, et justement je n´ai jamais critiqué ta fic´ parce que je ne l´ai jamais lue.
De plus, je n´ai jamais nié que cela n´avait pas d´avantages, parce que moi-même j´utilise des personnes de la réalité et tente de retranscrir leur personnalité dans une histoire. Quelque part, c´est donc la même chose. Ce que j´ai voulu dire ce n´était même pas contre toi. Ce que je trouve un peu injuste de nos jours c´est l´effet de masse. Je pense que tu peux le comprendre: les gens aiment ce qui les concerne, ils aiment ce que les gens en général aiment. C´est pour ça que je me suis excusé en te disant cela parce que ce n´est même pas toi qu´il faut blamer comme tu l´as dis, ce sont les gens qui suivent aveuglément ce que les autre suivent.
Dès qu´ils voient leurs noms c´est de suite plus intéressant, tu ne crois pas? Alors ce que j´ai voulu dre, c´est non pas contre toi, je te l´ai dis, c´est le fait que ces gens ne se rendent pas compte qu´ils peuvent passer à côté de plein de choses malgrés tout. C´est vrai, combien de fois avons-nous suivis l´opinion de masse alors que plusieurs belles choses se passaient à côté?
Bon j´espère vraiment sans rancunes, parce que je ne me suis pas permis de juger ta fic´, je ne l´ai pas lue.
Chapitre XXII : affrontement de Titans
Les flocons s’écartent, redoublent d’intensité, et le Teo s’impose comme étant le maître de l’arène. Il pose ses pattes sur le sol, aux côtés de sa femelle, replie ses ailes, et pousse un rugissement si puissant que le souffle nous atteint. Personne ne bouge. Le Nana semble en piteux état mais en état de combattre, le Teo est resplendissant, et nous sommes tendus, prêts à agir au moindre geste. Nous nous observons ainsi, plusieurs secondes, et d’un coup, les bêtes chargent au sol au même moment. Nous nous dispersons. Je décide d’attendre le dernier moment. Le Téo me prend pour cible. Lorsqu’il arrive devant moi j’ai le temps de plonger entre ses pattes et de lui planter un coup dans l’abdomen. Je rebondis avec force.
« Il est blindé ! »
« Kali, écarte toi, il peut activer son aura à tout moment, et celle-ci peut être permanente. Va falloir y aller aux armes à distance pour lui péter les ailes, ensuite on pourra l’approcher ! » Me crie Cronos.
Je m’écarte vivement de la bête, en profitant pour lui asséner des coups désespérés. Je vois sa gueule se diriger vers moi, et s’ouvrir. Je sens les flemmes monter en lui, mais elles ne sortiront pas. Une épée courte orange vif se plante sous son museau. Je tourne la tête vers la droite, d’où venait la Dual, et je vois Yami qui prépare sa deuxième dual au lancer. Je profite de ce moment de flottement chez le Teo pour retirer l’épée de sa gueule, et lui enfoncer un bon gros coup de pied dans la mâchoire. Il s’affale, sonné.
« Bien joué Yami. »
« Eh, une fois cramé, pas deux Kali ! »
Wod enchaîne le Teo en posant deux barils au niveau du ventre. Il se retourne pour éviter l’attaque violente du Nana qui avait profité de l’agitation pour le charger. Il l’esquive donc, et le Nana finit sa course contre le Teo, au milieu du stock de poudre. Une explosion retentit, et les deux Titans son violemment touchés. Le Teo semble encore plus réveillé, et crache des flammes régulièrement de sa gueule. Un hurlement primaire retentit dans mon dos, je me retourne et vois Plasma accompagné de Cronos charger le Nana qui est totalement sonné. Ekud quand à lui occupe le Teo qui semble surchargé de dédain. Yami fonce avec moi vers le Teo, bientôt suivis de Wod, sa GS dehors. Le Teo déverse ses flammes sur nous, mais nous avions anticipé. Un véritable torrent de feu s’abat sur le milieu du plateau. Nous plongeons sous sa gueule pour semer la confusion chez lui. Yami se relève et lui assène un violent coup sous la mâchoire inférieur, je me charge de rouler jusqu’aux pattes pour tenter de toucher ses points sensibles, tandis que Wod se décale sur le côté de la gueule et abat sa GS sur la tête. Le Teo rugit, et donne un violent coup de patte avant à l’aveuglette. Il ne touchera que de la neige. Un rugissement plus aigu retentit, je regarde instinctivement les autres, occupés au Nana. Le Nana gît, inconscient, dans la neige, une Eternal plantée de moitié dans la crinière, et la GS chromée de Plasma dans le dos. Plasma retire sa GS, et la secoue pour en chasser le sang.
« Mmmh… Elle a sali ma lame… » Fait-il rapidement. Il nous regarde, et voit que le Teo commence à perdre sa marge de supériorité.
« Cronos ? »
« Yep, allons-y. »
Ils chargent le Teo avec vivacité. Le Teo nous prend tous de revers en s’envolant subitement. Il prend de l’altitude, et semble prendre conscience du massacre. Sa femelle gît, inanimée, près des ruines de ceux qui les craignaient auparavant. Des Hommes. Les mêmes que ceux qui les affrontent aujourd’hui. L’Homme a évolué, il a su s’adapter aux contraintes de la Nature, et à se rendre plus fort. Il nous toise, la rage se lit dans ses yeux. Il rugit une nouvelle fois, et s’envole.
« C’est étrange… » Commente Ekud.
Il tente quelques flèches, qui finalement se perdent dans le vent et la neige. Elles n’arriveront jamais à destination. Le silence est peu à peu revenu sur le plateau. Je regarde rapidement si Yuri tient bon. Je vois qu’elle contemple la scène, horrifiée par ce qui s’est déroulé.
Les flocons sont plus gros à présent, et le vent redouble d’intensité.
« Oh non… Pas ça… Ca vous dit une revanche ? » Lance Yami, alors que tout le monde semble un peu perdu.
« De quoi tu parles ? » demande Plasma.
En guise de réponse, Yami pointe son doigt vers les cieux. Les flocons masquent toute étoile, le vent est puissant. Soudain, un rugissement brise la monotonie du vent. Une bourrasque me souffle. Je suis éjecté du plateau, mais je me raccroche instinctivement à une roche. Neuf mille mètres se trouvent sous mes pieds, et le premier rocher qui m’accueillerait volontiers se trouve quelques dizaine ne mètres en contre bas, acéré.
« Kali ! Kali tiens bon ! » Me crie Yuri.
Je me cramponne du mieux que je peux à ce qui ressemble à une pierre saillante. Mes pieds battent le vide, cherchant désespérément un appui. Mes yeux cherchent de l’aide, et malgré le visage de Yuri en larmes face à moi, je ne peux que voir ce qui a provoqué toute cette agitation. Le Kusha noir vient de se poser, dispersant le groupe sur le plateau. Et ma terreur se décuple lorsque je vois le Teo se poser à ses côtés. Yuri me tire vers le haut de toutes ses forces. J’arrive à me hisser, mon dos me fait de plus en plus souffrir. Je ramasse mon Katana qui gît quelques mètres plus loin. Yuri me tient toujours le bras, et ne semble pas vouloir le lâcher. Je me tourne vers elle, et lui fait comprendre que tout se jouerait ici. Il fallait en finir. Elle descend sa main pour prendre la mienne, la serre. Je l’embrasse, longtemps, tout en étant aux aguets. Le temps semble s’être de nouveau arrêté. Yuri retourne sur le côté, ne me quittant pas du regard. Je m’approche d’Ekud, qui a son arc bandé, prêt à tirer un énorme pieu sur la gueule du Kusha. Les autres sont tout aussi prêts. Des tornades entourent le Kusha, et envoient tout voler. Le Teo a son aura, ce qui n’a pas l’air par ailleurs d’affecter le Kusha. Ce dernier décolle soudainement du sol, et commence à attaquer en raz-motte. Le Teo charge Cronos et Plasma, bien décidé à les pourrir. Ils esquivent tous deux et frappent chacun un côté de la bête. Je me contente de courir pour éviter le Kusha qui charge tout en restant au raz-du sol. Yami tente de l’approcher, mais se ramasse à cause des vents puissants qui balayent la zone autour du Kusha, à la manière de l’aura du Teo. Wod essaie de balancer des barils à distance, mais ils n’atteignent pas leur cible. Ekud décide de passer aux choses sérieuses. Il se place devant Yuri et Oriane, s’agenouille et sort de son sac un fusarbalète personnel.
« Kali, Yami et Wod !! ! Attirez-le par ici, je vais le foutre à terre ! »
Il déplie son arme, et glisse une sorte de gros obus dans le canon. Yami envoie une de ses lames de toutes ses forces en direction du Kusha. Elle se fiche dans le haut du ventre. Surpris, il zigzag, et se tourne vers nous. On commence à courir vers Ekud, pendant que celui-ci charge son arme. Je n’ose pas me retourner, mais je sens le Kusha balayer l’air derrière nous.
« COUCHEZ-VOUS !! ! MAINTENANT !! ! »
Je plonge vers le rocher, aux côtés d’Ekud, tout comme mes deux équipiers. Ekud appuie sur la gâchette, il est propulsé en arrière, et un silo se dessine bientôt dans l’air. L’obus éclate contre la gueule du Kusha, qui s’écrase contre le sol, Il ne se relèvera pas.
« Euh… Je ne savais pas que j’avais mis autant de nitro dans cet obus. Ca peut être utile comme quoi… »
Pendant que nous reprenons nos esprits et chargeons de nouveau le Kusha, décidés à ne pas lui laisser un moment de répit pour qu’il reparte dans les airs ; Cronos et Plasma évitent tant bien que mal le Teo lorsqu’il s’approche d’eux avec son aura. Il est affaibli, plus lent, mais toujours aussi dangereux.
« Cronos, je ne t’ai jamais dis que t’étais un sacré chanceux ? »
« Euh, ça se pourrait ouais. »
« Non parce que bon, entre nous, Ayri, franchement… Non mais Cronos, écoute quand je te parle ! »
Cronos plonge pour éviter un torrent de flammes, qui bientôt se dirige vers Plasma. Ce dernier abat sa GS sur la gueule du Teo au moment où celui-ci tourne la tête vers lui. Les flammes s’estompent, et ils repassent à l’action. Cronos tente une nouvelle fois d’empaler la bête, mais il est repoussé par ses pattes. Plasma dévie l’attention de la chimère en agitant bêtement la main sous son nez. Cronos parvient à se positionner et plante de toutes ses forces son Eternal dans l’abdomen. Le Teo rugit, remue la tête violemment et propulse Plasma de sa patte contre le mur du temple. Cronos reste accroché à son arme. Le Teo Teskatory, blessé à mort, s’affale dans la neige, qui bientôt devient rouge sang.
Plasma se relève péniblement, secouant sa tête.
« Raaah mais à chaque fois je loupe le meilleur, ça me soule ça ! »
« VENEZ NOUS AIDER DANS CE CAS !! ! » rugit Ekud, occupé à décharger ses différentes créations d’artillerie lourde.
Le Kusha n’avait pas essayé de s’envoler une nouvelle fois, il gardait les pattes au sol, et multipliait ses puissantes attaques. Ses souffles d’airs pouvaient nous ensevelir d’un moment à l’autre sous plusieurs mètres de neige, ou nous expulser du plateau. Son aura nous empêchait toujours d’approcher, et ses attaques étaient redoutables et difficiles à esquiver. La fatigue commençait à envahir nos membres aussi, malgré l’adrénaline qui nous animait. Alors que Wod tenta une nouvelle approche, le Kusha changea subitement d’attitude. Il détourna son regard et le posa dans mon dos. Mon sang ne fit qu’un tour. Evidemment personne ne compris, sauf moi. Yuri. Le Kusha avait compris que c’était cela notre faiblesse. Elle ne résidait pas dans nos moyens employés, mais par ce que l’on cherchait à cacher depuis le début. Son aura disparut. Il bondit au dessus de tout le monde. Ekud n’eût même pas le temps de tirer une nouvelle fois, il était dans son dos. D’un coup de queue il l’envoya valser quelques mètres plus loin. Ekud atterrit dans la neige, inerte, son fusarbalète gisant près de lui. Je suivis mon instinct et n’eus même le temps de voir s’il était conscient ou non, je chargeais de toute mes forces le Kusha, et lui plantai mon arme dans le dos. Il rugit, mais ne se retourna pas pour autant.
« Yuri noooooon !! ! »
Le Kusha leva sa patte, mais fut aussitôt arrêté par une lame qui venait de mon dos. Yami venait de jeter une nouvelle fois une de ses armes, et Cronos en profita pour charger avec Plasma le dos, où je me tenais. Le Kusha, gravement blessé, semblait hésiter. Yuri se tenait toujours à ses pattes. Soudain, elle se dressa sur ses jambes, et sortit deux lames de mithril. Elle asséna plusieurs coups dans le ventre de la bête, qui tituba. Un nouvel obus explosa au sommet de son crâne, et Yuri en profita pour se dégager et nous rejoindre. La tête du Kusha heurta le piton rocheux, sa langue pendante. Il s’affaissa, la respiration faible mais saccadée. Tout le monde se précipita pour achever cette bête néanmoins formidable.
Je m’écroulai dans la neige, laissant tomber mon arme. Ekud fit de même, après s’être péniblement relevé, ainsi que les autres. Seule Yuri se tenait debout, une de ses Duals à la main, l’autre dans la neige pourpre. Je me relevai doucement, allant la rejoindre. Je la pris dans mes bras, fermant les yeux. Son bras libre m’entoura le cou, et de mes mains je caressai la tête d’Oriane. Yuri pesait de plus en plus lourd dans mes bras. Je rouvris les yeux pour la regarder. Elle avait fermé les yeux, soulagée.
Musiques écoutées: Live Shit - Blinge and Purge (Metallica)