Bon, c´est pas grave, je verrai plus tard pour le Kut-Ku. En attendant :
Chapitre IX : Il ne faut jamais…
Plusieurs jours avaient passé depuis mon combat contre le Cephadrome, et je pouvais seulement de sortir de « l’hôpital » aujourd’hui. Je n’avais presque plus aucune séquelle. La plaie sur mon mollet avait complètement cicatrisé, même si il restait une trace. J’avais dû faire plusieurs exercices durant ces derniers jours pour remettre les os de mon épaule en place, et maintenant ça allait mieux, pareil pour ma colonne, qui ne me lançait plus du tout.
J’étais donc prêt pour affronter mon prochain ennemi. Je ne savais pas encore de quel monstre il s’agissait, mais j’étais prêt…
J’ouvris la porte, et j’étais maintenant à l’air libre, enfin. Je retournais chez moi. Mon armure était sur le porte-armure et mon arme était accrochée au mur. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais l’impression que mon épée avait… Changée… Je me suis dis que c’était peut-être parce que je ne l’avais pas vu depuis longtemps quand Tika arriva dans mon dos.
« Dis bonjour à ta nouvelle arme Arthas, la Agito Dragon ! S’exclama-t-elle.
- Que… bafouillais-je.
- Oui, je t’ai rien dis je voulais te faire la surprise. Après que le Cephadrome soit mort et que je t’ai ramené à la charrette, je suis revenu le dépecer, j’ai pris plusieurs composants, dont quelques Moyen Os Monstre et Croc de Nageur pour ton arme. Moi, je me suis fait l’armure Cephalos.
- Merci beaucoup Tika…
- Mais y’a pas de quoi Arthas. Bon, moi je vais rentrer, donc je te laisse une journée pour te reposer, et demain on fait notre prochaine quête, tu es d’accord ?
- Sans problème, à demain !
- Bye ! »
Qu’est-ce que je ferais sans elle… C’était limite je serais pas déjà mort contre le Velocidrome… Il faut à tout prix qu’il ne lui arrive aucun malheur, sinon j’aurai beaucoup de mal à continuer sans elle… Roh et puis il faut que j’arrête de penser des trucs comme ça, ça porte malheur… Je décidais maintenant d’aller faire trempette à la fontaine, en espérant que cette fois-ci il ne m’arriverait rien… Je traversais le village, continuais quelques mètres et j’étais arrivé. Une fois déshabillé, j’entrais tranquillement dans la fontaine, m’adossais aux rebords, fermais les yeux, et attendais. J’attendais longtemps, longtemps…
Puis une fois le crépuscule arrivé, je décidais de sortir. C’était un miracle, pensais-je, il ne m’était rien arrivé cette fois. Aucun Bullfango, aucun rongeur, rien… Je levais une jambe au-dessus du rebord et la posais par terre. Je voulais ensuite enlever l’autre, mais apparement quelque chose la retenait… Je sentais une sorte d’algue m’entourer le pied. Je tirais, presque de toutes mes forces, mais j’étais toujours coincé. Alors je pris les grandes résolutions : Je posais ma jambe (celle qui avait pu sortir) contre le rebord de la fontaine, puis je poussais dessus de toutes mes forces.
Je n’avais plus pied à terre. Je poussais, je poussais, et au bout d’un moment, j’avais enfin réussi à me libérer ! Seule chose auquelle je n’avais pas pensé, c’était que, une fois « libre », j’avais continuer de glisser par terre, donc sur la terre… J’étais maintenant encore plus crasseux qu’avant. Je dus retourner me nettoyer à nouveau, en faisant attention à ne pas marcher dans une algue cette fois…
J’étais encore en train de me nettoyer quand quelque chose me tomba sur la tête. C’était apparement une noix. Je regardais au-dessus de moi, il n’y avait rien, seulement les arbres… Je me disais que cette noix avait seulement dû se détacher d’une branche, quand j’en recevais à nouveau une ! Puis encore une autre ! Je regardais encore une fois au-dessus de moi, et je distinguais une sorte de petit… Rongeur !
Je pris les noix qu’il m’avait lancé, puis les lançais le plus fort possible dans sa direction. Je l’avais raté de peu, quand j’entendis plusieurs bruits venant d’en haut. Ça faisait « toc toc », puis je vis une noix descendre, puis deux… Suivie d’une avalanche de noix ! J’avais sûrement dû toucher au passage plusieurs branches… Je mis mes mains sur la tête, puis attendait que ça passe, il a bien fallu quelques secondes… J’avais quelques écorchures un peu partout… Une fois fini, je vis que la fontaine avait été… Envahie de noix ! Puis quelque chose de plus gros qu’une noix tomba pile devant moi, dans l’eau.
Il était remonté à la surface, c’était le… Rongeur !
« Je te l’avais bien dit que je t’aurais ! Lançais-je en le laissant là où il était. »
Je me rhabillais et rentrais au village. Le chef était toujours devant sa maison, j’essayais de l’éviter, on sait jamais…
« Bonjour Arthas, lança-t-il.
- Euh… Bonjour chef, répondis-je, pas très rassuré.
- Tu vas bien ?
- Hum… Ca va et vous ?
- Très bien merci. Juste pour te dire que ta prochaine quête sera le Yian Kut-Ku, ta première Wyvern. Je t’attends ici au lever du soleil demain. J’ai déjà prévenu Tika.
- D’accord. Je vais y aller, je vais aller dormir pour être en forme demain.
- Ok, bonne nuit ptit.
- Merci, vous aussi. »
Ça va, ça c’est mieux passé que je l’espérais. Je rentrais chez moi quand une femme m‘aborda :
« Dis-moi jeune homme, l’eau de la fontaine n’est pas trop froide ?
- Euh… Non ça va… Marmonnais-je.
- Trèèèèèèès bien, je vais pouvoir aller nettoyer mes vêtements dans ce cas.
- Euh… Non je ne vous le conseille pas…
- Bah pourquoi ?
- Bah en fait, je n’ai pas été me baigner vu que dès que je suis arrivé il y avait… Plein de noix dans l’eau !
- Ah ? Je signalerai le problème dans ce cas. Merci jeune homme. »
Je l’avais échappé belle ! Je rentrais cher moi, sautais sur mon lit, et commençais à m’endormir. J’avais fait des rêves cette nuit-là, je me voyais en train d’affronter le Kut-Ku, un gros dragon noir, avec des yeux rouges, des grandes ailes ainsi qu’un longue queue. On peut dire que je n’allais pas être déçu par le vrai Kut-Ku…
Je fus encore une fois réveillé par les marchands. Le soleil allait bientôt se lever. J’enfilais mon armure, mis mon arme sur le dos, et j’allais en direction de la maison du chef.
« Ah Arthas, je t’attendais, dit-il. Pour une fois tu es arrivé avant Tika, elle ne devrait pas tarder. »
Et elle arriva pile à ce moment-là.
« Bon, vous êtes tous là, continua-t-il. La charrette est prête, elle vous attend. Vous trouverez comme d’habitude les objets dont vous aurez besoin sur place. Il me semble que je n’ai rien oublié… Ah si ! Ne vous fiez pas à l’apparence du Yian Kut-Ku, surtout toi Arthas…
- Euh… Pourquoi moi ? Lui demandais-je.
- Tu comprendras sûrement. Allez, du balai les jeunes ! »
Nous montâmes dans la charrette puis partîmes. Notre quête se déroulait dans un nouveau territoire que je n’avais encore jamais visité : la Jungle. Quand nous arrivâmes, nous fûmes scotchés. La vue était magnifique, on dominait la forêt de plusieurs kilomètres de haut, et il y avait aussi des collines avec de magnifiques et surtout immenses cascades. Je pris dans la boîte à fournitures 3 Bombes Flash, 3 Petites Bombes Baril, 1 Marqueur et quelques Aiguisoirs. Je n’ai pas eu besoin de les utiliser jusqu’ici, mais qui sait…
Nous sortîmes de la « base » et prîmes une sortie au hasard. Nous marchâmes quelques minutes puis nous tombâmes sur quelque chose. C’était un volatile couleur rose pétante, avec une tête de dragon enfantine, des ailes roses sur le rebord et bleues sur la plus grande partie avec des griffes au bout, une carapace avec des petits piques sur son dos, une queue un peu longue, et un peu plus grand que moi de taille.
« Je pense que c’est le Yian Kut-Ku, dit Tika à voix basse.
- T’es sûre ? Lui demandais-je.
- Oui il me semble.
- Hmmm… Parce que moi je m’attendais à… Autre chose…
- Il ne faut jamais se fier aux apparences Arthas, ça se trouve il est très fort.
- Mouais… Il faut juste le tester un ptit peu !
- Honneur à toi. »
Je courais vers lui, l’arme à la main. Il me regardait, immobile. J’avais la nette impression qu’il louchait, comme si il me regardait tout en regardant son museau en même temps. J’esquissais un sourire, puis après je commençais à avoir la bouche grande ouverte. J’étais à quelques mètres de lui, prêt à frapper, quand tout à coup je m’arrêtais.
« Hahaha !! Tika il est trop drôle ce mec !! T’as pas vu comment il louche ? Nan mais regarde bien, en plus il a la tête de travers, je sais même pas si c’est moi ou son museau qu’il regarde ! Hahaha !! Mais t’es sûre que c’est vraiment le Kut-Ku ?
- Ben oui, t’as qu’à te retourner… Lança-t-elle.
- Pourquoi me retourn…
Et là, SBAM ! Je me pris sa queue en plein dans la tête. Je fis un parfait saltôt arrière, hormis l’atterrissage.
« Tu l’as ta preuve ? Dit-elle.
- Moui, enfin le Cephadrome était plus fort, lui… Répondis-je. »
Bon, au moins maintenant j’avais plus trop de quoi rire et j’avais la preuve que c’était un Kut-Ku… Je me relevais, avec sûrement une bosse au front, mais prêt à attaquer cette fois-ci. Le Kut-Ku me regardait, l’air incrédule, et surtout ridicule. J’avais encore envie de rire, mais j’essayais de me retenir pour ne pas paraître ridicule moi aussi…
Je passais maintenant à l’attaque. Je mis mon épée vers l’arrière pour prendre de l’élan et l’abattit au niveau de sa mâchoire inférieur, ce qui lui fit une grande coupure. Il n’avait émis aucun bruit, aucun son, seule sa tête avait bougée. Il la remis en place, me regarda dans les yeux (enfin je crois), puis commença à sautiller tout seul. Il avait l’air un peu concon sur les bords ce Kut-Ku, il se tapait une petite course tout seul…
Il s’arrêta, se tourna dans ma direction, mit sa tête en arrière puis la remis en avant. Une petite boule de feu en sortit, petite, mais puissante ! Mon arme para le choc sans trop de difficulté, mais il y avait maintenant une trace noire dessus… Enfin pour le moment je n’y faisais pas trop attention, je la nettoierai plus tard.
Tika tirait sur lui, avec des munitions normales apparemment. Je courais vers lui. Il voulut à nouveau m’avoir avec sa queue, mais je mis mon épée à la verticale, en espérant pouvoir la couper. Ça n’avait fait que rebondir, mais au moins, je ne m’étais pas pris sa queue une nouvelle fois dans la face…
Tika visait principalement son bec, mais apparement ça ne lui faisait pas grand-chose. Il était tourné vers elle et moi j’étais toujours derrière. Je donnais un coup sur son aile et j’avais tranché le bout. Il cria. Son cri était assez marrant, il ne donnait même pas mal aux oreilles.
Ce qu’il fit ensuite était assez… Bizarre ! J’avais tranché le bout de son aile droite, donc logiquement, il aurait dû se tourner vers la droite. Mais apparement il en avait décidé autrement. Il se tourna vers la gauche, et sa queue me projeta à côté de Tika. Il était maintenant dos à nous, et ne bougeait plus, comme si il me cherchait. Il n’aurait pas pu devenir professeur celui-là…
Tika prit une des petites bombes qui était accroché à ma taille, la posa sous son ventre, puis l’enclencha. Je ne voyais pas trop bien à quoi pouvait servir cette manœuvre vu la faible puissance de ces bombes, jusqu’à ce qu’elle explose. Le Kut-Ku leva la tête au ciel, puis ne bougeait plus.
« Mais qu’est-ce que tu attends Arthas, attaque-le !! Me dit Tika. »
Je me mettais devant lui, tandis que elle tirait sur son dos. Sa tête était trop haute pour que je la touche, alors j’attaquais le ventre. Je fis d’abord un coup de haut en bas qui penchait vers la gauche, puis encore un autre de haut en bas qui penchait vers la droite, puis pour finir un coup de droite à gauche. Ça faisait un magnifique A, comme Arthas…
Il se « réveilla » peu après. Il projeta Tika avec sa queue, puis moi avec sa tête. Je planais pendant encore 4 ou 5 mètres puis retombais par terre. Il commençait maintenant à me taper sur les nerfs.
« Bon, tu commences à me souler la dinde rose, maintenant on va en finir ! M’exclamais-je.
Il me regarda, et mit sa tête de travers, comme si il n’avait pas compris.
« Hahaha !! Mais franchement Tika tu devrais voir sa tête !! Nan mais regarde sa… Hum… J’ai rien dis… »
Je me suis repris après avoir vu le regard noir que me lançait Tika… Je revenais vers le Kut-Ku, l’épée dans le dos. Je l’abattais vers lui en faisant un coup circulaire. Il eut le temps de baisser sa tête, mais une partie de ses oreilles avait été coupée, ce qui, apparemment, l’énerva. Il poussa sa tête au niveau de mes genoux, ce qui m’éjecta sur son dos, là où il y avait les piques…
« MES FEEEEEEEEEEEESSES !! »
Heureusement encore qu’il y avait mes Tassettes pour amortir le choc, sinon… J’avais laissé mon arme au sol. J’étais maintenant sur un Kut-Ku comme si j’étais sur un cheval, sauf que je n’avais aucun endroit où m’attacher à part son cou. Tika tirait dans ses pattes, sûrement pour le faire tomber, mais apparemment ça ne marchait pas…
Il se retourna, et se mit face à un espace libre, comme si il allait courir… J’avais peur de bouger, n’ayant pas envie de me faire mal au fesses… Et là, ce fut le drame… Il commença à courir ! C’était une nouvelles fois assez… Bizarre ! Il levait les ailes, je ne sais pour quelle raison, et à chaque fois qu’il levait ses pattes pour faire un pas, c’est comme si il avait des palmes accrochés au pied, donc il faisait une sorte de petit saut à chaque pas… Et moi impuissant, je ne pouvais rien faire à part…
« ARREEEEEEEEEEETE !! TU VOIS PAS QUE TU ME FAIS MAL AUX FESSES SALE POULET DIFFOOOOOOOOOORME !! »
À un moment, il me semble qu’il avait trébuché sur une pierre. Donc nous fîmes un grand vol, moi avec mes fesses complètement pointées vers le ciel, lui avec ses ailes pointées vers le haut. Quand nous retombâmes, le choc fut très grand, surtout pour…
« MES FEEEEEEEEEEEEEEEESSES !! »
Il était à plat ventre par terre, donc j’en profitais pour m’enlever de son dos. Mes fesses me lançaient, j’avais même du mal à marcher… Je vis Tika arriver, l’arbalète dans le dos et mon arme dans les mains.
« Ca va ?! Tu n’as rien ?! Me demanda-t-elle, affolée.
- Non rien du tout, juste un peu mal aux fesses, mais ça passera t’inquiète pas… Répondis-je d’un ton héroïque.
- Tiens, ton arme. Évite de la perdre la prochaine fois.
- J’essaierai… »
Je prenais maintenant ce Kut-Ku au sérieux, il était plus fort que ce que je pensais... Je vengerai mes fesses !
Et avec 21 minutes d´avance 