"Ca amene juste la déroute du systeme critiqué depuis 20ans par Kojima."
C'est très exactement ce que je lui reproche.
Il y a toujours plusieurs manières de faire les choses, de passer un message.
Si MGS était une révolution du jeu vidéo pour ce faire, si MGS2 portait le principe à la quintessence, si MGS3 - quand bien même il s'asseyait sur les acquis de la série - ne s'abaissait pas à un niveau moindre que MGS dans sa construction, MGS4 c'est un scénar' de série B avec pour uniques rebondissements des éléments des trames secondaires, mais au final le fil scénaristique de l'histoire c'est une ligne droite, y'a pas de tromperie, pas de faux-fuyant, pas de vérité voilée, pas de rôles complexes, pas de personnalité fouillée.
MGS4, c'est l'ode du mercantilisme "hollywoodien" (après tout, rendons à Kojima ce qui est à Kojima, y compris ses inspirations) sous couvert de fan-service pseudo hardcore.
Un scénario plus en adéquation avec la série était parfaitement envisageable sans pour autant apporter de nouvelles questions cruciales, mais Kojima a préféré finir le titre avec de la branlette Shadow Mosienne et Big Shellesque.
Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, ou comment privilégier la forme au détriment du fond.