Union Fédérale des Républiques d’Australie (« Ufra ») 
Néo-Australie
Aujourd’hui, les grandes villes de l’île-continent, pour ne citer que celle de Sidney par exemple, bénéficient d’une architecture mirobolante et moderne, complexe mélange de tours d’acier et de verre entre quelques très rares espaces verts et autres écrans publicitaires lumineux de toute part. A chaque recoin, les plus sombres ou non, de haut en bas, des lumières éclatantes et froides, des écrans géants encastrés sur les imposantes façades d’immenses bâtiments, des caméras de vidéosurveillance ou encore de grands palmiers cernent et emprisonnent les villes en elles-mêmes. La technologie est partout, omniprésente, des excès de grandeur où le gouvernement fédéral vous observe, prêt à bondir sur la moindre anomalie…
Le phénomène s’est brutalement accéléré au cours des dernières années, la mégalopole s’étend de plus en plus sur la côte sud-est de l’île-continent, telle une ceinture humaine face à la si vaste étendue désertique, représentée et assimilée à présent comme une véritable « ruche », en contraste avec le reste de l’Union, plus décentralisée et isolée, des points relais en quelque sorte…
La première ligne souterraine transcontinentale a représenté l’un des défis majeur du gouvernement fédéral lors des années deux mille-vingt, un tel exploit que de relier de bout en bout l’île-continent, large de plusieurs milliers de kilomètres et emprisonnée dans de trop vastes déserts arides et désertiques. Bien sûr, cet immense succès a représenté le premier d’une longue série de travaux tous plus incroyables les uns-que-les-autres ; la dite-ligne souterraine transcontinentale s’est multipliée, via un réseau de lignes souterraines, telle une toile d’araignée passant outre l’hostilité du milieu aride et désertique de la nation, ou encore une nouvelle ligne souterraine en plein mer de Tasmanie, reliant si rapidement l’île-continent qu’est l’Australie à la Nouvelle-Zélande…
La république de Nouvelle-Zélande est à présent « conquise » persistent à dire certains mégalomanes, glorifiant l’île-continent à travers mille et une bribes indescriptibles ; officiellement, c’est la voie parlementaire qui l’a emporté, de force peut-être, un ou deux documents sensibles ont circulés quelques années plus tard après l’unification, parlant d’une sombre et mystérieuse affaire de corruption, entre quelques paroles assez menaçantes. Quoi qu’il en soit, la déroute administrative a porté ses fruits…
Le pôle-sud Antarctique est devenu le théâtre de démonstrations urbaines toujours plus folles, partir à la conquête de l’eldorado blanc, en guerre contre la nature… Quoiqu’aucune ville ne surgisse de terre, le nombre de stations de recherche souterraine et sous-marine a explosé, nombre d’australiens s’en vont en Antarctique le temps de quelques semaines de voyage à bord de luxueux paquebots de croisière. Un triste constat s’impose cependant, l’Antarctique a perdu une très grande partie de sa banquise, la glace ne cesse de fondre depuis des décennies déjà ; malgré tout, l’Union fédérales des républiques d’Australie, via l’annexion du territoire néo-zélandais d’Antarctique (la Terre Scott) conserve le plus vaste territoire d’Antarctique.